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* A CONTROLER Pourquoi l’économie autrichienne est importante

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Extrait des Archives : publié le 09 mars 2018
6480 mots - Temps de lecture : 16 - 25 minutes
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Rubrique : Editorial du Jour

 

 

 

 

L’économie, écrit Joseph Schumpeter, c’est « un omnibus dont les nombreux passagers possèdent un nombre incommensurable d’intérêts et de facultés ». C'est-à-dire que les économistes constituent un ensemble de personnes incohérentes et négligeables, à la hauteur de leur réputation. Pourtant, ceci n’est pas inéluctable, car les économistes tentent de répondre à la question la plus fondamentale concernant le monde matériel.

 

Faites semblant de ne rien connaître au marché et posez-vous cette question-ci: comment organiser au mieux les ressources disponibles, physiques et intellectuelles, du monde entier de manière à minimiser les coûts, à faire usage des talents de chaque individu, à pourvoir aux besoins et aux aspirations de chaque consommateur, à encourager l’innovation, la créativité et le développement social, et tout cela de manière soutenue ?

 

Cette question est digne d’un effort scientifique et ceux qui s’appliquent à en rechercher la réponse ont certainement droit à notre respect. L’ennui, le voici : les méthodes utilisées par la plupart des économistes n’ont qu’un rapport éloigné avec la réalité et donc, ces méthodes n’aboutissent pas à des conclusions qui sonnent vraies. Pourtant, ceci n’est en rien une fatalité.

 

Depuis la Grèce antique, les plus grands penseurs se sont intéressés aux questions centrales de l’économie. Et aujourd’hui, la pensée économique est divisée en de nombreuses écoles de pensée : les keynésiens, les postkeynésiens, les nouveaux keynésiens, les supporters du Public Choice de Chicago, les adeptes du Public Choice de Virginie, les expérimentalistes, les théoriciens de la théorie des jeux, les diverses branches des économistes de l’offre etc.

 

L’Ecole Autrichienne

 

Partie intégrante de cette variété, mais distincte et supérieure sur bien des aspects, il y a l’école Autrichienne. Ce n’est pas une spécialisation ans le domaine de l’économie mais une manière alternative, toute différente, de considérer l’ensemble de cette science. Tandis que les autres écoles de pensée se fondent essentiellement sur des modèles mathématiques idéalisés de l’économie et suggèrent de quelle manière le gouvernement peut influencer le monde à s’y conformer, la théorie autrichienne est plus réaliste et donc socialement plus scientifique.

 

Les Autrichiens voient dans l’économie un instrument leur permettant de comprendre de quelle manière les personnes à la fois coopèrent et se font concurrence dans le processus de satisfaction des besoins, d’allocation des ressources et de découverte de voies propices à l’édification d’un ordre social prospère. Les Autrichiens considèrent l’esprit d’entreprise comme une force indispensable au développement économique, la propriété privée essentielle à un usage efficace des ressources et l’intervention du gouvernement sur les processus du marché comme étant toujours et partout destructrice.

 

L’Ecole Autrichienne se trouve dans une phase d’essor majeur actuellement. Dans le monde  universitaire, cela est dû au recul de la mathématisation, à la résurgence de la logique verbale en tant qu’instrument méthodologique et à la recherche d’une tradition théorique stable dans cet asile de fous qu’est la théorisation macroéconomique. En termes de politique, l’Ecole Autrichienne devient de plus en plus attractive en raison d’une théorie des cycles continuellement mystérieuse, de l’effondrement du socialisme, des coûts et de l’échec de l’Etat-Providence qui est farouchement interventionniste et de la frustration populaire face à cet Etat omniprésent.

 

Points marquants de la tradition autrichienne

 

Au cours de ses douze décennies d’existence, l’Ecole Autrichienne a expérimenté divers niveaux de notoriété. Elle a joué un rôle central dans les débats sur la théorie des prix avant la fin du XIXème siècle, dans l’économie monétaire pendant la première décennie du XXème siècle, dans la controverse sur la viabilité du socialisme et sur la cause des cycles de crises dans les années vingt et les années 30. L’Ecole est ensuite passée à l’arrière-plan dans les années 40 et jusqu’au milieu des années 70. Elle n’était généralement mentionnée que dans les livres de classe de l’histoire de la pensée économique.

 

Menger a également engendré une nouvelle théorie de la monnaie en tant qu’institution du marché et a ancré l’économie dans un système de lois déductives que l’on peut découvrir grâce aux méthodes des sciences sociales. L’œuvre de Menger a fait de moi un économiste, rapportait Ludwig von Mises et elle est toujours d’une grande valeur.

 

La figure suivante d’importance de l’Ecole Autrichienne fut Eugène von Böhm-Bawerk. Il a montré que les taux d’intérêts, lorsqu’ils ne sont pas manipulés par les banques centrales, sont déterminés par les préférences temporelles du public et que le taux de retour sur investissement tend à être équivalent à ce taux de préférence temporelle. Il infligea également un coup fatal à la théorie de Marx sur le capital et sur l’exploitation et fut un ardent défenseur de l’économie théorique à un moment où les partisans de l’Ecole Historique de tous horizons étaient en train de la détruire.

 

L’étudiant le plus brillant de Böhm-Bawerk fut Ludwig von Mises, dont le premier projet d’envergure fut le développement d’une nouvelle théorie de la monnaie. La théorie de la monnaie et du crédit, publiée en 1912, a affiné et développé la théorie de Menger, montrant que la monnaie avait ses origines dans le marché mais également qu’elle ne pouvait en avoir aucune autre. Mises argumenta que le sort de la monnaie et du secteur bancaire devaient se jouer sur le marché et que l’intervention du gouvernement ne pouvait que causer des dégâts.

 

Dans ce livre qui demeure une œuvre de référence aujourd’hui, Mises a aussi planté les prémisses d’une théorie des cycles conjoncturels. Il défendait l’idée que quand les banques centrales baissent artificiellement les taux intérêts, elles engendrent une distorsion de la structure de production dans le secteur des biens d’investissements. Quand des « mésinvestissements » (des investissements non rentables) ont lieu, un ralentissement économique devient nécessaire pour épurer l’économie de tous ces mauvais choix d’investissements.

 

Avec l’aide de son étudiant, F.A. Hayek, Mises établit un Institut Autrichien de la Recherche sur les Cycles Economiques. Hayek et lui démontrèrent que les banques centrales sont la source [unique] des cycles conjoncturels. Leurs travaux se sont révélés être le moyen le plus efficace pour combattre les expériences keynésiennes de micro-management de l’économie au travers de politiques fiscales et monétaires qui impliquent la banque centrale.

 

La théorie de Mises-Hayek était prépondérante en Europe centrale jusqu’au jour où Keynes a gagné la bataille en rendant le marché lui-même responsable des cycles économiques. Le fait que la théorie défendue par Keynes recommandant davantage de dépenses gouvernementales, d’inflation et de déficits était déjà largement pratiquée par les gouvernements du globe n’a dérangé personne.

 

Le calcul socialiste

 

Au moment du débat sur les cycles économiques, Mises et Hayek étaient aussi impliqués dans une controverse sur le socialisme. En 1920, Mises publia l’un des articles les plus importants de ce siècle : « Calcul économique dans le monde socialiste » suivi de son livre « Socialisme ». Jusque là, il y avait eu de nombreuses critiques du socialisme mais personne n’avait défié les socialistes d’expliquer comment leur économie pourrait fonctionner en l’absence de prix et de propriété privée.

 

Mises plaida qu’un calcul économique rationnel exige un test de pertes-et-profits. Si une firme réalise un profit, elle utilise ses ressources de manière adéquate ; si elle réalise une perte, alors ce n’est pas le cas. Sans ces signaux, un acteur économique n’a aucun moyen de juger de la validité de ses décisions. Il ne peut pas estimer et comparer les coûts d’opportunité de cette décision d’investissement-ci ou de celle-là. Les prix et leurs corollaires, les « pertes-et-profits », sont essentiels. Mises a également démontré que la propriété privée des moyens de production est nécessaire pour que ces prix existent.

 

Le socialisme tient que les moyens de production doivent être collectivisés. Cela signifie qu’il n’existe pas d’achat ou de vente de biens d’investissement et donc que ceux-ci n’ont pas de prix. Sans prix, il ne peut y avoir de test de pertes et profits et donc pas de système économique réel. Doit-on bâtir une nouvelle usine ? Dans un système socialiste, il n’y a aucun moyen de le savoir. On en est réduit aux devinettes.

 

L’article de Mises déclencha un débat dans toute l’Europe et en Amérique. Un socialiste de premier ordre, Oskar Lange, concéda que les prix sont nécessaires pour un calcul économique mais il affirma que les planificateurs pouvaient établir des prix eux-mêmes, observer la longueur des files d’attentes devant les magasins pour estimer la demande des consommateurs ou donner eux-mêmes les signaux de production. Mises contra que « jouer au marché » ne fonctionnerait pas non plus et que le socialisme était voué à l’échec du fait même de ses contradictions intrinsèques.

 

Hayek utilisa l’occasion fournie par le débat sur le calcul économique pour élaborer et élargir l’argument misésien dans sa propre théorie de l’utilisation de l’information dans la société. Il affirma que la connaissance fournie par le processus de marché était inaccessible à tout esprit humain individuel et en particulier, à celui du planificateur central. Les millions de décisions nécessaires à une économie prospère sont trop complexes pour être appréhendées par qui que ce soit. Cette théorie devint la base d’une théorie plus dense de l’ordre social et occupa Hayek pour le reste de sa carrière de chercheur.

 

Mises rejoignit les USA après avoir fui les Nazis et fut aidé par une poignée d’entrepreneurs favorables au marché libre, surtout par Lawrence Fertig. Il aida à construire un mouvement autour de ses idées et la plupart des économistes de marché lui reconnaissent cette dette. Personne, comme l’a déclaré Milton Friedman, n’a fait autant que Mises pour promouvoir l’idée du marché libre dans ce pays. Mais c’était une période rude. Il eut beaucoup de difficultés à trouver le poste universitaire rémunéré qui aurait dû lui revenir et il était aussi difficile de gagner un public plus large à ses idées.

 

Pendant ces premières années en Amérique, Mises travailla à réécrire le traité qu’il venait juste de terminer en Allemand que serait « Human Action », l’action humaine, une œuvre universelle pour un public anglophone. Il y retravailla minutieusement la fondation philosophique des sciences sociales en général et celle de l’économie en particulier.  Ceci se révéla être une contribution significative : bien après que les dogmes naïfs de l’empirisme aient échoué, la « praxéologie », ou logique de l’action humaine, continue d’inspirer étudiants et savants. Ce magnum opus, cette œuvre majeure, a balayé les erreurs keynésiennes et les prétentions historicistes et a, de manière ultime,  rendu possible la renaissance de l’Ecole Autrichienne.

 

Le Renouveau

 

Jusque dans les années 70 cependant, il était difficile de trouver un économiste connu ne partageant pas les principes keynésiens: c'est-à-dire que le système de prix était pervers, que le marché libre était irrationnel, que le marché boursier était animé par des esprits bestiaux, que le secteur privé ne pouvait pas être digne de confiance, que le gouvernement était capable de planifier l’économie pour l’empêcher de tomber dans la récession et que l’inflation et le chômage étaient liés de manière inversement proportionnelle.

 

Une exception fut Murray N. Rothbard, un autre étudiant hors-pair de Mises qui a écrit, au début des années  60, un imposant traité « Man, Economy and State », ou L’Homme, l’Economie et l’Etat.

 

La stagflation des années 1970 a torpillé l’Ecole keynésienne en montrant qu’il était possible d’avoir à la fois une forte inflation et un fort taux de chômage. Le prix Nobel reçu par Hayek en 1974 pour ses recherches sur les cycles économiques avec Mises a fait exploser l’intérêt universitaire pour l’Ecole Autrichienne et l’économie de marché en général. Une génération d’étudiants de 3ème cycle commença à étudier l’œuvre de Mises et de Hayek et ce programme de recherches continue de grandir. Aujourd’hui, l’Ecole Autrichienne a pris corps dans sa forme la plus accomplie dans le travail du Mises Institute.

 

Au cœur de la théorie Autrichienne

 

Les concepts de rareté et de choix sont au cœur de la théorie économique autrichienne. L’Homme est constamment confronté à une palette de choix. Chaque action implique des alternatives que l’on délaisse, encore appelées coûts. Et chaque action - par définition - est conçue pour améliorer l’avenir du point de vue de l’acteur qui agit. De plus, chaque acteur économique possède un ensemble de valeurs et de préférences différentes, des besoins et des désirs différents, des calendriers différents pour les buts qu’il pense atteindre.

 

Les besoins, les goûts, les désirs et les calendriers de préférence temporelle des différentes personnes ne peuvent pas être additionnées ou soustraites de ceux des autres personnes. Il n’est pas possible de réduire les goûts et les préférences temporelles à une seule courbe et de l’appeler courbe de préférence des consommateurs. Pourquoi ? Parce que la  valeur économique est subjective et particulière à chaque individu.

 

De même, il n’est pas possible de réduire la complexité de l’ordonnancement du marché à d’énormes agrégats. On ne peut, par exemple, dire que le capital en actions de l’économie est une grosse tâche résumée par la lettre K et puis la mettre en équation et s’attendre à en retirer des informations utiles. Le capital en actions est hétérogène. Un certain montant de capital est peut-être destiné à être utilisé pour créer des biens à vendre demain et d’autres à vendre dans dix ans. Les calendriers temporels de l’utilisation du capital sont tout aussi variés que le capital en actions lui-même. La théorie Autrichienne considère la compétition comme un processus de découverte de méthodes nouvelles et meilleures servant à organiser les ressources, une manière porteuse d’erreurs, certes, mais qui est améliorée constamment.

 

Cette manière de considérer le marché est très distincte des autres écoles de pensée. Depuis Keynes, les économistes ont développé l’habitude de construire des univers parallèles qui n’ont rien à voir avec la réalité. Dans ces univers, le capital est homogène et la compétition est un état statique final. Il existe un nombre adéquat de vendeurs, les prix reflètent les coûts de production et il n’existe pas de profits en surplus. Le bien-être économique est déterminé par l’addition des utilités de tous les individus de la société, le temps qui passe n’est pratiquement pas pris en compte, sauf en ce qui concerne les changements d’un état statique à l’autre. Les différences entre les préférences temporelles des producteurs et des consommateurs n’existent tout simplement pas. A la place, nous avons des agrégats qui ne nous donnent que fort peu d’informations précieuses.

 

Un économiste conventionnel sera prompt à nous accorder que ces modèles sont irréalistes, les types idéaux n’étant que de purs instruments d’analyse. Mais cela est hypocrite, car ces mêmes économistes utilisent ces modèles pour faire des recommandations politiques.

 

Un exemple flagrant d’une politique basée sur un modèle artificiel de l’économie est utilisé par le Ministère de la Justice, département de la lutte antitrust. Les bureaucrates y prétendent connaître la structure exacte de l’industrie : quelle sorte de fusions et acquisitions nuisent à l’économie, qui a trop de parts de marché et qui en a trop peu, et quel est le marché pertinent. C’est ce qu’Hayek appelle la prétention à la connaissance.

 

La relation adéquate entre les concurrents ne peut être établie que par les achats et les ventes et non par une décision bureaucratique. Les économistes Autrichiens et en particulier Rothbard tiennent que les seuls véritables monopoles sont créés par le gouvernement. Les marchés sont trop concurrentiels pour permettre aux monopoles d’être durables.

 


Un autre exemple serait l’idée que la croissance économique peut être produite en manipulant les agrégats des courbes de la demande grâce à des dépenses gouvernementales accrues et plus rapides qui sont considérées être un moteur de la demande au lieu d’être considérées comme un réducteur de l’offre ou une action du gouvernement réduisant la consommation du public.

 

Si l’économie conventionnelle est caractérisée par des modèles irréalistes, l’estampille de l’économie Autrichienne est une profonde appréciation pour le système de prix. Les prix fournissent les données critiques nécessaires sur la rareté relative des biens et des services aux acteurs économiques. Il n’est pas nécessaire que les consommateurs sachent, par exemple, qu’une maladie a décimé la population des volailles pour qu’ils économisent les œufs. Le système de prix informe le public du comportement adéquat à adopter.

 

Le système de prix dit aux producteurs quand entrer et quand sortir du marché en relayant les informations concernant les préférences des consommateurs. Et il indique aux producteurs la manière la plus efficace, c’est à dire la moins onéreuse d’assembler les autres ressources pour créer des biens. En dehors de ce système, il n’existe pas d’autre façon de savoir ces choses-là.

 

Les prix doivent obligatoirement être établis par le marché libre. Ils ne peuvent pas être inventés à la manière de celle du Bureau de l’Imprimerie Nationale pour établir les prix de ses publications. Ils ne peuvent se baser sur les coûts de production comme le fait la Poste. Ces pratiques créent des distorsions et des comportements inefficaces. Les prix doivent plutôt émaner d’actions libres des individus dans un contexte juridique qui respecte la propriété privée.

 

La théorie néoclassique des prix, comme on la trouve dans de nombreux livres de cours du 3ème cycle, est enseignée sur presque tout le territoire. Mais, typiquement, elle estime évident que les prix sont précis, mais exclut leur fondement dans la propriété privée. Le résultat étant que, pratiquement tous les plans de réforme des économies postsocialistes parlaient de la nécessité d’un meilleur management, de crédits de l’Ouest, de formes nouvelles et différentes de régulation et d’une abrogation du  contrôle des prix mais pas de la propriété privée. Le résultat obtenu fut similaire, économiquement, au déraillement d’un train.

 

Des prix librement variables ne peuvent tout simplement pas remplir leur fonction en dehors d’un système de propriété privée et de la liberté concomitante de négocier des contrats. La théorie Autrichienne considère la propriété privée comme étant le principe fondamental d’une économie saine. Les économistes en général négligent le sujet et lorsqu’ils le mentionnent, c’est pour trouver une base philosophique leur permettant de violer ce principe.

 

La logique et la légitimité d’une analyse de « l’échec du marché » et de ses corollaires faisant état de l’existence de biens publics, sont des choses bien acceptées par les écoles de pensée qui ne se revendiquent pas de l’école Autrichienne. La notion de biens publics consiste à affirmer qu’ils ne peuvent être fournis par le marché et qu’au lieu de cela, ils doivent être fournis par le gouvernement et payés grâce à son pouvoir de taxation. Le cas d’école est celui du phare, bien que Ronald Coase ait démontré que des phares privés ont existé pendant des siècles. Certaines définitions celle des biens publics peuvent être tellement larges, que si l’on fait preuve de bon sens, des biens de consommation courante entrent également dans cette définition.

 

Les Autrichiens soulignent le fait qu’il est impossible de savoir si le marché fait erreur ou non sans l’aide d’un test indépendant et dont il n’existe aucune autre forme que celui des actions individuelles. Le marché lui-même est le seul critère qui puisse déterminer de quelle manière les ressources doivent être utilisées.

 

Disons que j’estime indispensable, pour des raisons sociales variées, qu’il y ait 1 barbier pour 100 personnes et que je regarde autour de moi et m’aperçoive que ce n’est pas le cas. Alors, je pourrais plaider qu’un fonds spécial pour barbiers doive être établi de manière à augmenter l’offre de barbiers. Mais la seule manière de connaître le nombre idéal de barbiers réside dans le marché lui-même. S’il en existe moins qu’un pour cent personne, il nous faut supposer qu’un nombre plus important n’est pas censé exister en utilisant un standard raisonnable pour un marché efficient. Il n’est pas convenable économiquement de développer une liste de souhaits d’emplois et d’institutions qui sont séparés du marché lui-même.

 

Externalités

 

L’économie conventionnelle enseigne que, si les bénéfices ou les coûts d’une décision économique d’une personne débordent sur les autres, il existe une « externalité » et qu’elle devrait être corrigée par l’action du gouvernement au travers d’une redistribution. Mais définies de manière large, les externalités sont inhérentes à toutes les transactions économiques parce que les coûts et les bénéfices sont, de manière ultime, toujours subjectifs. Je peux être ravi de voir des usines cracher de la fumée car j’adore l’industrie. Mais cela ne veut pas dire que je devrais être taxé pour avoir le privilège de les regarder. De façon similaire, je peux être offensé que la plupart des hommes ne portent pas de barbe mais cela ne signifie pas non plus que les hommes bien rasés doivent être taxés pour compenser mon désagrément.

 

L’école Autrichienne redéfinit les externalités comme n’ayant lieu que lors d’une invasion physique de la propriété, comme lorsque mon voisin jette ses ordures dans mon jardin. Alors la chose devient un crime. Il ne peut y avoir de valeur ajoutée à l’addition d’utilités diverses pour déterminer les coûts subjectifs ou les bénéfices d’une activité économique. Au lieu de cela, le critère pertinent devrait être de savoir si les actions économiques ont lieu de manière paisible ou non.

 

Un autre domaine dans lequel les Autrichiens se différencient, c’est celui de savoir comment le gouvernement est censé se comporter dans le problème pratique de corriger les échecs du marché. Supposons que le gouvernement soit en mesure de reconnaître un échec du marché -d’une manière ou d’une autre- il lui incombe quand même d’apporter la preuve qu’il est en mesure de remplir la tâche d’une manière plus efficace que le marché. Les Autrichiens redéployeraient l’énergie dépensée à détecter les échecs du marché à mieux comprendre les échecs du gouvernement lui-même.

 

Mais l’échec du gouvernement à réaliser ce que la théorie économique traditionnelle assure qu’il est en mesure de faire n’est pas un thème populaire. En dehors des Ecoles du Public Choice, il est généralement admis que le gouvernement est capable de réaliser tout ce qu’il souhaite faire, et de le faire bien. On oublie la nature de l’Etat qui est une institution avec ses propres desseins pernicieux sur la société. Une des contributions de Rothbard a été d’attirer l’attention des Autrichiens sur ce point et les modèles d’interventions susceptibles d’être mis en œuvre. Il a développé une typologie de l’interventionnisme et établit des critiques détaillées des diverses sortes d’intervention et de leurs conséquences.

 

Les diseuses de bonne aventure

 

La question est souvent posée, dans la formulation fameuse de James Buchanan, «Que doivent faire les économistes ? ». Les économistes conventionnels répondent, pour une partie d’entre eux : prévoir le futur. Cet objectif est légitime dans les sciences naturelles car les pierres et les ondes sonores ne procèdent pas à des choix. Mais l’économie est une science sociale qui s’occupe de personnes qui font des choix, répondent à des stimulations, changent d’avis et parfois agissent de manière irrationnelle.

 

Les économistes Autrichiens réalisent que le futur est toujours incertain, pas radicalement mais largement. L’action humaine, réalisée dans un monde incertain dans le cadre d’une rareté omniprésente, pose le problème économique en première place. Nous avons besoin d’entrepreneurs et de prix pour dépasser l’incertitude bien que cela ne puisse être complètement réalisé.

 

Prévoir l’avenir, c’est le travail des entrepreneurs, pas celui des économistes. Cela ne veut pas dire non plus que les économistes Autrichiens ne puissent pas prédire certaines conséquences de politiques particulières du gouvernement. Par exemple, ils savent que les prix plafonds vont toujours et partout créer des pénuries et que l’expansion de l’offre de monnaie va engendre une hausse générale des prix et des cycles conjoncturels, même s’ils ne sont pas en mesure de prédire de manière précise le moment et la nature exacte de ces événements auxquels on peut cependant s’attendre.

 

Les chiffres publiés par le gouvernement

 

Un dernier aspect théorique qui différencie les Autrichiens des économistes conventionnels sont les statistiques économiques. Les Autrichiens sont très critiques de la nature même des statistiques existantes pour jauger l’économie. Ils sont également critiques quant à leur usage. Prenons par exemple les élasticités qui sont supposées mesurer la réponse au changement de prix des consommateurs. Le problème réside dans la métaphore et ses applications. Elle suggère que les élasticités existent indépendamment de l’action humaine et qu’elles peuvent être connues avant d’en avoir fait l’expérience. Or, les mesures du comportement historique du consommateur ne sont pas partie intégrante de la théorie économique.

 

L’indexation est un autre exemple de statistiques dont la technique est douteuse, instrument par excellence grâce auquel le gouvernement calcule l’inflation. Le problème avec les nombres indexés, c’est qu’ils obscurcissent les changements de prix relatifs entre les biens de consommations et les biens d’investissements, or les changements relatifs de prix sont de première importance. Cela ne veut pas dire que l’index des prix à la consommation n’est pas intéressant, cependant ce n’est pas un indicateur solide car il est sujet à de larges abus et masque fortement les mouvements complexes de prix entre les secteurs.

 

La statistique du PIB est cousue d’erreurs inhérentes au modèle keynésien. La dépense gouvernementale est considérée comme un agrégat de la demande et aucun effort n’est fait pour rendre compte des coûts destructeurs de la taxation, de la régulation et de la redistribution. Si les Autrichiens le pouvaient, le gouvernement ne serait plus jamais habilité à compulser d’autres statistiques économiques. De telles données sont essentiellement destinées à planifier l’économie.

 

Politiques publiques

 

Pour les Autrichiens, l’intervention économique est toujours destructrice de prospérité car elle permet une mauvaise allocation des ressources, qu’elle est extrêmement destructrice de petites entreprises et qu’elle étouffe l’esprit d’entreprise.

 

Les lois afférant à l’environnement ont été parmi les pires ces dernières années. Personne n’est en mesure de calculer les pertes extraordinaires associées au « Clean Air Act » (loi sur la propreté de l’air) et les absurdités associées aux zones humides et aux espèces en danger.

 

Cependant, la politique de l’environnement peut atteindre son but affiché : abaisser le niveau de vie. En revanche, la politique antitrust, en contraste de ses objectifs déclarés, ne crée généralement pas une compétitivité plus grande. Un épouvantail comme par exemple une politique de prix prédatrice effraie toujours les bureaucrates du Ministère de la Justice, alors qu’une simple analyse économique pourrait réfuter l’idée selon laquelle un concurrent peut vendre durablement en dessous de son prix de revient pour prendre le marché d’assaut et vendre à des prix monopolistiques plus tard. N’importe quelle entreprise qui essaie de vendre en dessous de ses coûts de revient souffre de pertes à l’infini. Au moment où elle tente de relever ses prix, elle invite la compétition à rentrer dans le marché.  

 

Les lois sur l’Egalité des Chances représentent l’une des interventions légales les plus insidieuses sur les marchés de l’emploi. Lorsque les employeurs ne sont pas en droit d’embaucher, de renvoyer, de promouvoir selon leurs propres critères de mérite, des dislocations ont lieu au sein de l’entreprise et au sein du marché de manière plus large. De plus, la législation de l’Egalité des Chances, en créant une préférence légale pour certaine groupes torpille le sens de l’équité du grand public qui constitue la marque de reconnaissance propre au marché.

 

Il existe encore un coût propre à l’intervention économique : elle empêche le processus de découverte entrepreneuriale. Ce processus est basé sur la possibilité d’avoir une large palette d’alternatives ouvertes à l’usage du capital. Mais l’intervention du gouvernement limite les options des entrepreneurs et érige des barrières à l’exercice du talent entrepreneurial. La sécurité, la santé, les lois du code du travail par exemple, ne satisfont de restreindre la production existante, elles inhibent aussi le développement de meilleures techniques de production.

 

Les Autrichiens ont également développé des critiques impressionnantes de la redistribution. La théorie conventionnelle sociale affirme que, s’il est vrai que la loi des rendements marginaux décroissants est valide, alors l’utilité totale peut être facilement accrue. Prenez un dollar à un homme riche, son bien-être est légèrement diminué, mais ce dollar a moins de valeur pour lui que pour un homme pauvre. Donc, redistribuer un dollar pris à un homme riche pour le donner à un homme pauvre augmente l’utilité totale entre les deux. L’implication est que le bien-être social peut être maximisé par une égalité des revenus. Le problème, disent les Autrichiens, c’est que les utilités ne peuvent être ajoutées ou soustraites puisqu’elles sont subjectives.

 

Le « redistributionnisme » exproprie les propriétaires et les producteurs et, par définition, donne ces biens aux non-propriétaires et non-producteurs. Cela diminue la valeur de la propriété qui a été redistribuée. Bien loin d’augmenter le bien-être social, le « redistributionnisme » le diminue. En rendant la propriété et sa valeur moins sûres, les transferts de propriétés diminuent les bénéfices liés à la propriété et la production et donc réduisent l’attrait des deux.

 

Les Autrichiens rejettent l’usage de la redistribution pour stimuler l’économie ou pour manipuler la structure de l’activité économique. Augmenter les impôts, par exemple, ne rien faire d’autre que de nuire. Un raccourci pour « impôts » pourrait être « destruction de richesses ». Ceux-ci confisquent de force une propriété qui aurait pu être épargnée ou investie et ils réduisent donc le nombre d’options possibles pour les consommateurs. Par ailleurs, une taxe qui ne touche que strictement et uniquement les consommateurs n’existe pas. Toutes les taxes diminuent la production.
 
 

Les Autrichiens ne partagent pas le point de vue selon lequel les déficits ne changent rien à la donne économique. De fait, l’exigence même que les déficits soient financés par des obligations détenues par le public ou par des détenteurs étrangers, fait monter les taux d’intérêts et détournent des fonds de l’investissement privé. Les déficits créent aussi un danger supplémentaire : celui d’être financés par une inflation menée par la banque centrale. Or la solution aux déficits n’est pas une taxation plus importante - encore plus destructrice que les déficits eux-mêmes - mais plutôt un équilibre budgétaire réalisé par une réduction des dépenses. Où réduire? Partout et n’importe où!

 

La situation idéale n’est pas seulement un budget équilibré. Les dépenses budgétaires elles-mêmes, sans penser aux déficits ou aux excédents, doivent être également réduites autant que possible. Pourquoi ? Parce que les dépenses budgétaires détournent les ressources d’une meilleure utilisation sur les marchés privés.

 

Nous entendons toujours parler de cet « investissement gouvernemental-ci » ou de « celui-là ». Les Autrichiens rejettent ce terme comme un oxymoron. Un véritable investissement ne peut être réalisé que par la prise de risques que réalisent les capitalistes  avec leurs propres deniers dans l’espoir de servir la demande future des consommateurs. Le gouvernement limite la satisfaction de la demande des consommateurs en limitant la production dans le secteur privé. De plus, les investissements gouvernementaux sont des gâchis notoires de ressources et ne sont en fait que des dépenses budgétaires consommées par les politiciens et les bureaucrates.

 

La monnaie et les banques

 

Les économistes traditionnels pensent que le gouvernement doit contrôler la politique monétaire et la structure des banques à travers les cartels, les assurances de dépôt et une monnaie imposée flexible. Les Autrichiens rejettent ce paradigme dans sa totalité et argumentent que tout cela est bien mieux contrôlé par les marchés privés. En fait, s’il existe aujourd’hui dans une certaine mesure des propositions sérieuses et radicales  pour que le marché joue un plus grand rôle dans le secteur bancaire et la politique monétaire, c’est bien grâce à l’Ecole Autrichienne.

 

Le grand public a les assurances de dépôts à l’esprit depuis l’effondrement de l’industrie des « Savings and Loans Associations » (associations pour l’assurance des dépôts et crédits). Le gouvernement garantit les dépôts et les crédits avec l’argent des contribuables et cela rend les institutions financières moins prudentes. Le gouvernement fait avec les institutions financières ce qu’un parent permissif ferait avec son enfant : encourager un mauvais comportement en éliminant la menace de la punition.

 

Les Autrichiens élimineraient l’assurance de dépôt et, laisseraient les faillites bancaires exister, mais apprécieraient aussi leur rôle potentiel en tant que test de validité indispensable.

 

Une grande partie de la critique autrichienne de la banque centrale tourne autours de la théorie conjoncturelle de Mises et Hayek. Tous deux ont démontré que c’est la banque centrale et non le marché lui-même qui est responsable du comportement cyclique du monde des affaires. Pour démontrer leur théorie, les Autrichiens ont entrepris des études extensives de nombreuses périodes de récession et de reprise afin de prouver que chacune était précédée par des manigances de la banque centrale.

 

La théorie affirme que les efforts des banques centrales pour réduire les taux d’intérêts en deçà de leur niveau naturel incitent les emprunteurs de l’industrie des biens d’investissements à surinvestir dans leurs projets. Un taux d’intérêt bas constitue normalement le signal que l’épargne des consommateurs est disponible pour couvrir une nouvelle production. Cela signifie que, si un producteur emprunte pour construire un nouveau bâtiment, il existe assez d’épargne pour que les consommateurs achètent les biens et services qui seront produits dans ce bâtiment. Les projets commencés peuvent être achevés. Mais des taux d’intérêts artificiellement bas conduisent les entreprises à entreprendre des projets qui ne sont pas nécessaires. Cela crée un boom artificiel suivi d’une crise dès qu’il devient clair que l’épargne disponible n’était pas suffisante pour justifier ce degré d’expansion.

 

Les Autrichiens soulignent que la règle de croissance monétariste ignore les « effets d’injection », même de la plus petite augmentation de monnaie et de crédit. Une telle augmentation va toujours créer un phénomène de cycle conjoncturel, même s’il est possible de maintenir un index de prix relativement stable, comme cela a été le cas dans les années 1920 et 1980.

 

Que doivent donc faire les politiciens quand l’économie entre en récession ? Rien, ou presque. Il va falloir du temps pour que les « mésinvestissements » créés par le boom du crédit bancaire soient éradiqués. Les projets en cours vont faire faillite, les salariés employés par erreur vont perdre leur emploi et les salaires vont baisser. Une fois que l’économie est débarrassée de tous ces mauvais investissements induits par la banque centrale, la croissance peut reprendre, fondée sur des estimations réalistes du comportement futur des consommateurs.

 

Si le gouvernement veut favoriser le processus de convalescence, disons qu’il y ait une élection à venir, il y a certaines choses qu’il peut entreprendre. Il peut baisser les impôts, et de ce fait mettre davantage de richesses dans les mains du privé pour accélérer le processus de guérison. Il peut éliminer les régulations qui freinent la croissance du secteur privé. Il peut réduire les dépenses budgétaires et réduire la demande sur les marchés du crédit. Il peut abroger les lois anti-dumping et les droits de douanes et quotas, pour permettre aux consommateurs d’acheter des biens importés à des prix plus bas.

 

La banque centrale crée des incitations aux politiques monétaires inflationnistes. Ce n’est pas un hasard si depuis la création du système de Banque de Réserve Fédérale, la valeur du dollar a décliné de 98%. Le marché n’a pas causé ce phénomène. Le coupable, c’est la banque centrale, dont la logique institutionnelle conduit à une politique inflationniste tout comme le faux-monnayeur est enclin à continuer de faire fonctionner sa planche à billets.

 

Les Autrichiens réformeraient ceci d’une manière fondamentale. Les Misésiens sont en faveur d’un retour à un étalon or à 100%, ils souhaitent mettre fin au système bancaire à réserves fractionnaires et abolir la Banque centrale, tandis que les Hayékiens sont pour un système dans lequel les consommateurs eux-mêmes sélectionnent leur monnaie parmi toutes les alternatives possibles.

 

Le futur de l’Ecole Autrichienne

 

Aujourd’hui l’Ecole Autrichienne a le vent en poupe. Les œuvres de Mises sont lues et discutées dans toute l’Europe de l’Ouest et de l’Est et dans l’ex-Union Soviétique, ainsi qu’en Amérique du Sud et dans le nord de l’Asie. Mais l’intérêt récent en Amérique du Nord, où l’on a encore bien davantage besoin des découvertes de l’Ecole Autrichienne, sont plus encourageantes encore.

 

Le succès du Mises Institute est un témoignage de ce nouvel intérêt. L’objectif primaire de l’Institut est d’assurer à l’Ecole Autrichienne une place de choix dans le débat économique. A cette fin, nous avons formé et encouragé des centaines d’économistes, fourni des lieux de publication académiques et populaires pour leur travail et donné un enseignement à des milliers d’étudiants du supérieur dans la théorie Autrichienne, distribué des milliers de publications et formé des communautés de pensée intellectuelles et en particulier à l’Université d’Auburn et à l’Université du Nevada à Las Vegas, où ces idées fleurissent.

 

Chaque année nous organisons un séminaire d’instruction en Economie Autrichienne, appelé « The Mises University », qui rassemble un panel de plus de 25 professeurs et les meilleurs étudiants des quatre coins du pays.  Nous organisons aussi des conférences scientifiques sur des sujets théoriques et historiques et les savants de l’Institut participent fréquemment aux conférences professionnelles les plus importantes.

 

Transaction Publisher sponsorise conjointement avec l’Institut notre journal scientifique le « Quarterly Journal of Austrian Economics

 », le seul journal du monde anglophone dédié exclusivement à l’Ecole Autrichienne. Ils publient également quelques uns de nos livres. La « Austrian Economics Newsletter »,  la Lettre d’Information de l’Economie Autrichienne, est écrite et éditée par et pour les étudiants de 3ème cycle. Le « Free Market » (le Marché Libre) applique l’économie autrichienne aux politiques économiques du gouvernement.

 

Le Mises Institut aide les étudiants et les professeurs dans des centaines d’écoles supérieures et universités. Nous avons un programme pour des étudiants en visite qui terminent leurs thèses et pour les professeurs qui souhaitent poursuivre leurs recherches ainsi qu’un centre d’études pour étudiants de troisième cycle. A Auburn, le séminaire de l’Institut de l’Economie Autrichienne explore de nouvelles idées dans les domaines de l’histoire, de la théorie et des politiques et le séminaire hebdomadaire réunit étudiants et professeurs à appliquer la pensée autrichienne dans un contexte interdisciplinaire.

 

De nouveaux livres sur l’Ecole Autrichienne sont publiés régulièrement et les Autrichiens écrivent pour les journaux scientifiques les plus importants. Les connaissances apportées par Mises sont présentées dans des centaines de cours d’économie à travers le pays (alors qu’il y a vingt ans, il n’y en avait pas davantage qu’une douzaine). Les Autrichiens sont les étoiles montantes de la profession, les économistes avec des idées nouvelles qui attirent les étudiants, ceux qui sont à la pointe de la recherche avec des idées en faveur du marché et anti-étatistes.

 

La plupart de ces scientifiques ont été formés par les conférences organisées par le Mises Institut, ses publications et ses programmes d’enseignement. Avec l’Institut soutenant l’Ecole Autrichienne, la tradition et le radicalisme constructif se combinent pour créer une alternative intellectuellement très vivante face à la pensée conventionnelle.

 

Le futur de l’Ecole Autrichienne d’Economie est radieux et augure favorablement du futur de la liberté elle-même. Car, si nous souhaitons renverser les tendances à l’étatisme de ce siècle et rétablir le marché libre, la fondation intellectuelle doit être l’Ecole Autrichienne. Et c’est pour cela que l’Economie Autrichienne est importante.

 

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Llewellyn H. Rockwell, Jr., (rockwell@mises.org) est le président-fondateur du Ludwig von Mises Institute. Cet essai est basé sur une conférence qu’il a donnée à L’Heritage Foundation

 

 

Par  : Llewellyn H. Rockwell, Jr.

 

Editeur, LewRockwell.com

 

 

 

Llewellyn H. Rockwell, Jr. [lui envoyer un message] est le président du Ludwig von Mises Institute à  Auburn, Alabama, éditeur de LewRockwell.com et auteur de Speaking of Liberty.

 

 

 

Copyright © 2007 LewRockwell.com

 

 

 

 

 

 

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