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… aux syndicats comme cartel économique. (2/2)

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Publié le 25 décembre 2014
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Les succès obtenus par les syndicats dans les combats qui les opposent aux patrons vont leur permettre d’acquérir un oligopole sur le marché du travail. Progressivement, ils se constituent en cartel dans le but d’imposer des salaires au-dessus de l’équilibre de marché. Or, pour garantir des prix supérieurs au marché, la seule manière de s’y prendre est de réduire l’offre. Et sur ce point, une grande différence les sépare des cartels habituels.

 

En effet, les syndicats ne contrôlent pas matériellement le travail. Ce ne sont pas eux qui produisent le travail, ce sont les travailleurs, individuellement. Ils ne peuvent donc pas limiter de leur propre chef l’offre de travail. Leur seule approche possible consiste à obtenir une réglementation autoritaire du marché du travail.

 

Ainsi apparaissent, à la demande des syndicats, une kyrielle d’interdictions empêchant de travailler plus qu’un certain nombre d’heures, au-dessous d’un certain salaire, après un certain âge, etc. Alors qu’auparavant, le travail était un droit évident pour tous, la notion de travail illégal se répand progressivement. On oublie souvent qu’avant 1940, le travail était libre. Ce n’est qu’avec la deuxième guerre mondiale, qu’apparaît l’idée d’un travail clandestin (le fameux « travail au noir »). Ainsi, grâce à l’aide des gouvernements, les syndicats parviennent à monopoliser la négociation salariale (la fameuse « négociation collective »), et à pousser les salaires à la hausse.

 

Mais, si les salaires s’élèvent, les syndicats sont toujours incapables d’augmenter la productivité marginale du travail. Les employeurs réduisent donc leur production et leur demande de main d’œuvre. Indépendamment des cycles économiques habituels, le chômage s’installe du fait même de l’action syndicale. Comme le résume avec raison l’économiste Murray Rothbard : « Plus grande est l'influence du syndicalisme, plus un chômage de masse permanent aura tendance à se développer. » (À lire sur 24h Gold.) Dans cette seconde période, la hausse des salaires est donc factice. Car, si le salaire apparent augmente, tout un groupe de travailleurs voit ses revenus disparaître. Au final, le revenu moyen tend à diminuer. En pratique, des mécanismes de solidarité comme les allocations chômage contribuent à répartir la perte de revenu entre les différents travailleurs et à lisser celle-ci dans le temps, mais le résultat moyen reste le même. En entravant le marché du travail, l’action syndicale revient à diminuer les revenus des travailleurs.

 

Dans un période de forte croissance économique comme les trente glorieuses, les syndicats pouvaient encore faire illusion. La hausse de la productivité permet de compenser largement les pertes de revenus générées par leur action. La mise en place de la négociation collective et du travail règlementé s’accompagne alors d’une hausse des salaires réels et chacun d’imaginer un lien entre les deux. Dans ces conditions, il est politiquement hasardeux d’expliquer que la hausse des salaires réels s’est effectuée, non pas grâce aux syndicats, mais malgré les syndicats. Et il est extrêmement difficile de mettre en évidence que, sans l’action syndicale, la hausse des salaires aurait été encore plus importante.

 

Comme nous le voyons, l’histoire de l’action syndicale explique la croyance généralement admise de leur utilité pour augmenter les salaires. Il fut un temps où cette action était réellement utile en ce qu’elle fluidifiait le marché du travail. Ensuite, vint une époque où les effets de la cartellisation restaient invisibles et pouvaient même sembler positifs. Cette expérience de près d’un siècle sur « ce qui se voit » explique la difficulté à concevoir « ce qui ne se voit pas » aujourd’hui, à savoir que l’action des syndicats revient à baisser les revenus réels des travailleurs.

 

 

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