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Cours Or & Argent en

2013 ou l’heure de vérité !

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Publié le 10 janvier 2013
1250 mots - Temps de lecture : 3 - 5 minutes
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Rubrique : Or et Argent

 

 

 

 

·         La Federal Reserve US n’a jamais pratiqué, dans l’histoire des banques centrales, une politique aussi laxiste en achetant pratiquement sans limite les obligations d’Etat émises par les USA ou les agences gouvernementales de ce pays et en imprimant tout aussi sans limite ex nihilo autant de dollars US que nécessaires pour lui permettre d’atteindre cet objectif, comme pour entretenir ad infinitum la surévaluation extrême des actifs US (actions comme obligations), ce qui gonfle son bilan devenu hypertrophié et pour l’essentiel composé de papiers pourris c’est-à-dire sans valeur réelle. L’Etat fédéral US n’a jamais connu, dans l’histoire en temps de paix, un déficit budgétaire aussi important ni n’a été aussi surendetté puisqu’il doit à nouveau solliciter du Congrès US un onzième relèvement consécutif du plafond de sa dette publique, dont le principal n’est plus remboursable, qui pourtant continue d’augmenter à vitesse exponentielle. Toute cette gabegie a été rendue possible par la cessation de la convertibilité du dollar US en or, la généralisation du mécanisme des réserves fractionnaires et la manipulation des taux d’intérêt à court terme que la Federal Reserve US (comme plusieurs autres banques centrales d’ailleurs) a réussi à fixer à un niveau négatif rendant ainsi pour le moment quasiment indolore l’endettement généralisé de la plupart des acteurs étatiques ou privés.

·        

Tant Bernanke qu’Obama et leurs supporters keynésiens estiment que les contraintes qui s’imposent à toute banque centrale et à tout Etat se trouvant dans des situations aussi dégradées ne s’appliquent pas à eux puisque, le dollar US étant la monnaie de réserve mondiale, ils disposent d’un blanc seing permanent pour imprimer de la fausse monnaie et pour s’endetter afin de financer le train de vie des Américains qui a depuis longtemps dépassé leurs moyens réels, sans que cela entraine à un moment ou à un autre la chute des actifs US, le dollar US en particulier, du fait d’un dérapage inflationniste majeur et/ou d’une perte de confiance généralisée à l’endroit desdits actifs se traduisant par exemple par une forte remontée des taux d’intérêt à moyen et long terme (que les banques centrales ne contrôlent que difficilement, ainsi que le montre l’exemple de la hausse de ces taux dans les Etats les plus endettés de la zone euro). 2013 nous dira s’ils ont eu raison ou s’ils ont eu tort. Ce sera, en quelque sorte, l’heure de vérité.


A supposer qu’ils aient eu tort, comme plusieurs membres du Conseil de la Federal Reserve et parlementaires US s’en inquiètent actuellement, et qu’ils doivent, pour ce qui concerne la Federal Reserve, cesser le « Quantitative Easing Forever » et, pour l’Etat US, massivement réduire les dépenses publiques tout en augmentant fortement les impôts des ménages et des entreprises, l’économie US, privée du double levier de la croissance illimitée des liquidités monétaires comme de l’endettement sans fin, entrerait dans une forte contraction cassant pour longtemps sa croissance artificielle selon le schéma –prévu par les économistes de l’Ecole autrichienne- qui s’applique actuellement à l’Europe et s’appliquera bientôt au Japon, eux-aussi frappés par l’effondrement keynésien. Voilà le risque qui guette l’Occident contre lequel il n’y a guère, pour un détenteur de capitaux, de moyens de se protéger à part de placer l’essentiel de son capital en biens réels (or, argent-métal, immobilier), qui garderaient mieux que les actifs de papier leur valeur intrinsèque en cas de krach boursier, obligataire et/ou monétaire, même si les manipulations actuelles des autorités monétaires parviendront peut-être encore pour un certain temps à enrayer toute appréciation majeure des prix des métaux précieux, parce qu’elle constitue le baromètre mesurable de l’échec de leurs politiques.


Certains nous reprocherons de bâtir un scénario noir qui n’a pas de chance de se produire puisque « Cette fois-ci, c’est différent ! » et que les leçons de l’histoire économique et monétaire doivent être remisées dans un musée, étant donné les connaissances et les instruments supposés infaillibles dont disposent les « grands argentiers » comme les gouvernements modernes. A notre avis, tout cela n’est qu’un écran de fumée visant à cacher une situation de risque systémique totalement inconnue jusqu’ici, puisque jamais une crise de l’ampleur de celle que nous connaissons n’a été aussi mal traitée par des banques centrales et des Etats ayant eu recours à la fuite en avant sans jamais mettre un terme aux processus destructeurs de la création monétaire artificielle et de la dette perpétuelle. Quant à la pratique des taux d’intérêt à court terme négatifs, ayant pour effet d’ « euthanasier les rentiers » comme le conseillait John Maynard Keynes puisque, lorsque l’argent ne coûte plus rien et ne rapporte plus rien, personne ne peut conserver son capital, constamment rogné par l’inflation ou la perte de pouvoir d’achat de la monnaie, c’est le meilleur moyen de tuer l’investissement et donc la croissance économique, tant il est vrai que l’épargne d’aujourd’hui c’est l’investissement de demain.


La réalité, comme l’écrivait Ludwig von Mises dans « L’action humaine » : c’est qu’« Il faudra bien que l’on comprenne que les tentatives d’abaisser artificiellement, par l’extension du crédit, le taux d’intérêt qui se forme librement sur le marché ne peuvent aboutir qu’à des résultats provisoires et que la reprise des affaires, qui intervient au début, sera forcément suivie d’une rechute profonde, laquelle se traduira par une stagnation complète de l’activité industrielle et commerciale… Un boom d’expansion du crédit doit inévitablement conduire à un processus que le discours commun appelle dépression… La dépression n’étant en fait qu’un processus de réajustement, de remise en ligne des activités de production avec l’état réel des données du marché… Toute tentative de substituer des moyens fiduciaires à des biens capitaux inexistants est vouée à l’échec… Il n’y a aucun moyen de soutenir un boom économique résultant de l’expansion à crédit. L’alternative est ou bien d’aboutir à une crise plus tôt par arrêt volontaire de la création monétaire, ou bien à une crise plus tard avec l’effondrement du système monétaire qui est en cause… Le résultat de l’expansion du crédit est un appauvrissement général… ». D’où sa conclusion dont on peut vérifier tous les jours l’évidence : « Les crises économiques sont provoquées par les politiques monétaires expansionnistes des banques centrales » !


Lire:


http://www.zerohedge.com/news/2013-01-03/bill-gross-ben-bernankes-latest-helicopter-flyover-and-money-nothing-debt-free


Lire aussi:


http://www.financialsense.com/contributors/lance-roberts/cliff-resolved-deficit-set-to-explode


http://news.xinhuanet.com/english/world/2013-01/02/c_132075820.htm


http://www.moneynews.com/InvestingAnalysis/Spiro-rally-misplaced/2013/01/03/id/469902


http://www.moneynews.com/InvestingAnalysis/experts-bonds-tumble-rally/2013/01/03/id/469874




http://www.bloomberg.com/news/2013-01-04/fed-debated-qe-end-in-2013-amid-concern-over-total-assets.html


http://fr.finance.yahoo.com/actualites/la-fed-sen-tient-%C3%A0-sa-politique-malgr%C3%A9-211548958–business.html


http://www.moneynews.com/Economy/Feldstein-Fed-quantitative-easing/2013/01/03/id/469908


http://www.moneynews.com/Newsfront/debt-crisis-shelby-cliff/2013/01/02/id/469821?s=al&promo_code=115EF-1



http://www.spiegel.de/international/world/massive-japanese-sovereign-debt-could-become-global-problem-a-875641.html


Notre scénario pour 2013:


http://www.businessinsider.com/byron-wiens-10-surprises-for-2013-2013-1


http://kingworldnews.com/kingworldnews/KWN_DailyWeb/Entries/2013/1/4_Yamada_-_Incredibly_Important_Chart_%26_Commentary_On_Gold.html


http://www.goldtradingexperts.com/1/post/2012/12/using-the-value-of-the-dollar-to-predict-gold-price-movements.html



http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-or-ou-actions-minieres-.aspx?article=4160227898G10020&redirect=false&contributor=James+Turk.




Cette semaine, les obligations d’Etat US ont fortement chuté pendant que les actions US se sont reprises (mais sans parvenir à casser leur plus haut). Ce qui est logique puisque à l’inquiétude du fiscal cliff (qui a été évité de justesse) a succédé celle du relèvement du plafond de la dette US (qui sera beaucoup plus difficile pour l’administration démocrate d’Obama à obtenir du Congrès républicain sans qu’elle consente à des réductions massives des dépenses publiques). D’où la hausse des taux d’intérêt US à moyen et long terme que réclament déjà les investisseurs. Une poursuite de la chute des obligations US couplée à une vive remontée des taux longs US constituerait le pire scénario pour l’économie US mettant en échec la Federal Reserve à maintenir les taux US le plus bas possible, ce qui finalement ferait chuter aussi les actions US et aussi le dollar US. L’euro/dollar US a un peu corrigé à la baisse, du fait de la forte hausse du dollar/yen organisée par le gouvernement et la banque centrale du Japon, ce qui implique que l’or et l’argent-métal sont restés dans leur canal baissier, tout en clôturant la semaine au dessus de leurs lignes de support respectives qui ont à nouveau tenu.













 


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Economiste, essayiste, consultant financier et gérant de fortune, Pierre Leconte préside le « Forum monétaire de Genève pour la paix et le développement ». Il a été membre des bourses des marchés à terme de Londres et de New York. Il a aussi conseillé plusieurs institutions publiques, dont une banque centrale sud-américaine, et travaille actuellement à la création de produits financiers peu risqués, adaptés aux besoins de placement d’investisseurs institutionnels comme privés et de gestion des réserves de change de pays émergents. Pierre Leconte a publié en 2007 : La grande crise monétaire du XXIe siècle a déjà commencé !
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Leconte à rebours est enclenché!
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Pierre Leconte rappelle les fondamentaux en matière d'acquisition de l'or.
S'il privilégie ouvertement sa position en tant qu'investisseur de court terme, il n'en reste pas moins vrai que l'or ne représente qu'un actif de type "bouclier" que sur le long terme. Si de réelles opportunités de spéculations ont pu et pourront encore apparaître, du fait de l'instabilité de la conjoncture mondiale, "aidée" en cela par une politique monétariste totalement irresponsable, malhonnête et un SMI qui devrait être entièrement et urgemment à repenser (ce qui n'en prend pas le chemin, hélas, pour le moment, mais cela viendra inéluctablement, et avec grand fracas...), il est bon de bien garder les pieds sur terre.
A ce titre, les points évoqués par l'auteur sont relativement pragmatiques. Pour moi, un bémol toutefois: si le dollar s'effondre, entraînant avec lui une crise systémique mondiale à nulle autre pareille, je pense, contrairement à l'auteur, que l'or, l'argent, les diamants et autres pierres précieuses n'auront "pas de prix", cad que leur prix sera celui de l'offre et de la demande exigées pour la survie du moment de ses heureux possesseurs , adaptées au contexte local, quasiment du cas par cas... Encore faudra -t-il en détenir...
Quant aux oeuvres d'art, elles, comment pourraient t-elles tirer leur épingle du jeu dans de telles conditions ? A ce moment, je pense que le snobisme culturalo-spéculatif sera ipso facto devenu une valeur obsolète, car n'ayant plus de place dans une réalité de survie... ou quand "sauver les meubles" deviendra l'expression à la mode la plus ubuesque... La tangibilité de leur fondement apparaîtra soudainement à sa juste valeur, celle qu'elle aurait dû toujours avoir, c'est à dire un certain prix, ni plus ni moins, en tout cas, tout à fait modeste et raisonnable, compte tenu du contexte (et non pas les "outrances vulgaires" d'un passé pourtant si proche...). De plus, le caractère évident de leur difficile mobilisation font de ces objets, leur extrême vulnérabilité: leurs natures si particulières (fragilité, poids, encombrement, etc...), allié au fait qu'ils ne peuvent être ni mangés, ni habités, ni rentabilisés fiscalement, ni même représenter "un remède pour l'esprit du riche" ce que j'appelle "LA RELIQUE NARCISSIQUE", ne pourront être d'aucun secours... A contrario, on peut aisément imaginer qu'elles puissent représenter une belle réjouissance destructive pour les vandales...
En fait, il nous faut dores et déjà nous préparer à l'inéluctable... Pour cela, rien ne vaudra de posséder de l'or, une maison de campagne avec l'eau de son puits, son potager, son bois alentour, un lien reconstruit à base d'échanges vrais avec les autochtones, etc... bref, rien de virtuel, comme la nuée de mirages illusionnistes dont notre système actuel, moribond, sait si bien nous inonder (en 3D, et même en 4, qui sait?).
Alors, l'or à 10000 USD ? très probablement, ... mais uniquement l'une des pièces nécessaires au puzzle de la survivance des plus prévoyants, lucides et perspicaces ...
Merci à Pierre Leconte pour son éclairage synthétique de pro.
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" L’alternative est ou bien d’aboutir à une crise plus tôt par arrêt volontaire de la création monétaire, ou bien à une crise plus tard avec l’effondrement du système monétaire qui est en cause… "
D'après vous qu'elle est l'option choisie par nos dirigeants irresponsables, lâches et corrompus ?
Peu leur importe que les démocraties soient en grand danger et que l'avenir de leurs citoyens en soit réduit à choisir entre la peste ou le choléra.
L'économie de Ponzi, la politique de la planche à billets, l'enrichissement des financiers sans scrupules, les Cac 40 opulents, des politiques "autruchiens" (à ne pas confondre avec "Autrichienne" (l'école)!, la haine d'une monnaie millénaire, saine, juste, anti-cupidité et magouilles (étalon-or/argent flottant, si facile à mettre en oeuvre, d'autant que le plus dur est acquis: nos banques centrales ont les stocks suffisants pour le faire...). Alors quoi ?
Qui a dit "gouverner c'est prévoir". Certainement pas ceux qui sont en poste et continuent de perfuser un système-mort né en 1913 avec la création de la Fed. Gouverner pour eux c'est plutôt : on fuit toujours plus en avant, on met la poussière sous le tapis, et après nous le déluge...
C'est ça, le courage de nos élites keynésiennes, dirigistes, et liberticides.
Les amis, préparons nous à voir notre civilisation régresser et faire revenir nos générations occidentales futures à l'esclavage. A moins que les peuples ne se révoltent. Alors "wait and see"! parce que ça semble "mûrir"...
Allez, une petite dernière comme je les aime, pour la route, en attendant :
" ... les manipulations actuelles des autorités monétaires parviendront peut-être encore pour un certain temps à enrayer toute appréciation majeure des prix des métaux précieux, parce qu’elle constitue le baromètre mesurable de l’échec de leurs politiques. " CQFD : Bravo "Monsieur" Pierre Leconte !
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LE TITANIC ETAIT SOIT DISANT INSUBMERSIBLE.
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Un billet lucide sur la situation actuelle.
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C'est justement quand on se croit invulnérable qu'on est le plus fragile... une petite leçon d'histoire : le fort de Eben-Emael en Belgique (près de Maastricht). Ce fort, construit dans les années 1930, était réputé imprenable, car construit en tenant compte des leçons de la première guerre mondiale, avec les meilleures techniques de défense connues à cette époque. Il était parfait, capable de contrôler toute une région, et de contenir 1200 hommes, c'était la clé de voûte de la "ceinture mosane" (ligne de défense belge).

Quand les nazis ont attaqué, ils l'ont neutralisé en 15 minutes et après à peine une demie journée, le commandant du fort a présenté sa reddition.

Pourquoi ?
- Les nazis avaient obtenu les plans du fort et construit une réplique pour s'entraîner à le prendre
- Les nazis avaient développé de nouvelles armes, en particulier des bombes à charge creuse, capables de détruire les dômes de béton. (Jamais les concepteurs du fort n'avaient envisagé qu'il soit possible pour une bombe de casser les dômes)
- Les nazis ont utilisé des planeurs (de nuit) pour atterrir sur le toit du fort sans se faire repérer.

Ensuite la voie était libre pour l'invasion de la belgique et de la france, qui a eu lieu à la vitesse de l'éclair (Blitzkrieg).

Retenons toujours les leçons de l'histoire, quand l'effondrement de notre système viendra, ce sera au moment où nous nous croirons invulnérables, et sa vitesse nous prendra par surprise.
(Même Hitler n'arrivait pas à suivre la vitesse de sa Blitzkrieg, ce sont de jeunes généraux qui menaient les opérations. Quand ils étaient sur le point de massacrer les 300.000 soldats français et anglais réfugiés à Dunkerke, c'est Hitler qui a ordonné une pause dans les opérations afin de reprendre le dessus sur ses propres généraux. Cette pause a permis aux soldats alliés de fuir vers l'angleterre, et est peut-être à l'origine de la défaite nazie en 44).


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JuCornet - 15/01/2013 à 19:20 GMT
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