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C’est
le cri poussé par la BNS !
212 milliards
 
et
les pièces:
 
Je
ne vais pas revenir sur mes différents articles à ce sujet.
La
question qui est importante devient: « Et maintenant que vais-je
faire ? »
La
BNS est bien empruntée, car elle n’a pas beaucoup
d’options.
- Elle peut
continuer d’essayer de lutter contre la hausse du franc suisse,
mais c’est peine perdue contre la puissance du marché. La
BNS va s’épuiser.
- Elle peut
mettre 100 milliards de CHF en circulation et s’essayer au
Quantitative Easing avec une risque énorme de surchauffe en
Suisse, car la situation économique de la Suisse n’est
pas identique à celle de ses voisins européens de
tout points de vue: chômage, dettes, etc..
- Elle
pourrait proposer de mettre des taux d’intérêts
négatifs sur les comptes détenus par les titulaires
résidant à l’étranger (comme dans les
années 1970)
- Elle
pourrait demander à la Confédération de
s’endetter comme les PIIGS (c’est plutôt mon
côté humoristique..)
- Elle
pourrait demander notre adhésion à la zone euro (aie, pas
sûr que le peuple soit très fan de cette proposition, lui
qui a déjà refusé cette idée à
l’époque. Je ne crois pas que tous ceux qui ont voté
OUI à l’époque feraient de même
aujourd’hui…)
- La BNS
pourrait demander de fixer un taux de change fixe avec l’euro
(là je doute très fort du succès, les tentatives
d’il y a quelques lustres de lier les pesos, reals etc..ont
largement échoué. La parité tient un moment avant
de lâcher très très fort comme un élastique
qu’on tend, il finit pas claquer sur les doigts).
La
seule solution…est que les Etats du monde passent la crise et arrivent
à se désendetter…..C’est pas gagné !
En
conclusion la BNS est bien mal prise. Peut-être qu’à force
de perdre de l’argent en accumulant des devises qui chutent, elle va
peut-être arriver à s’affaiblir elle même et
indirectement déstabiliser la Suisse et…sa monnaie.
J’ajoute
que – si par le plus grand des hasards - l’euro remonte
très haut, il se peut que certaines voix s’élèvent
pour critiquer la BNS qui s’est « fait des sous sur le dos
de l’Europe et que c’est gagner de l’argent sur le dos de
ceux qui souffrent de la crise ».
Ce
sera l’occasion de trouver une nouvelle devise pour la BNS
 
En
attendant les entreprises suisses souffrent d’après la BNS
toujours (le dit-elle pour justifier ses interventions ou est-ce vrai ? je
penche plus pour la deuxième réponse. Ce n’est pas une
bonne nouvelle, mais cela oblige les entreprises à se remettre
en question et trouver des parades)
Crottaz Finance
Né en 1967, marié,
trois enfants, Olivier Crottaz a plus de 18 ans d’expérience
dans le domaine bancaire et notamment dans la gestion de fortune.
Diplômé en tant qu’analyste financier, gestionnaire
de fortune et expert diplômé en finance et investissements, il a
été acquis son expérience professionnelle au sein des
deux plus grandes banques suisses, tout d'abord en tant que Portfolio Manager
et Tactical Asset Allocator, puis en tant que gestionnaire de fortune Senior.
Sur un plan plus personnel, attache une grande importance aux valeurs
familiales, à l’amitié et au tennis, sport qu’il
pratique à haut niveau.
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