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Barrick Gold et son partenaire bancaire JP Morgan
ont été la cible de procès intentés par les gros
négociants d’or, et plus récemment par Blanchard and
Company, pour la manipulation des cours par l’usage de ventes à
terme dans leurs livres de hedging. L’accusation était que la
vente était
utilisée pour manipuler le cours de l’or.
La ligne de défense initiale de Barrick a
été de dire qu’ils agissaient en concertation avec les
banques centrales, et qu’ils bénéficiaient de
l’immunité contre les actions en justice puisque les banques
centrales en bénéficiaient aussi. Les détails de cette
histoire peuvent être lus ici. Le document public que Blanchard
a mis en avant était effectivement choquant dans ses implications et
il peut être consulté ici.
Mais le manque d’intérêt
porté par la communauté financière, les
régulateurs du marché et les média à cette histoire
et ses implications est au moins tout aussi choquant.
On peut se demander si la direction de Barrick peut
prédire l’avenir sur les marchés de métaux
précieux maintenant, pour être en mesure d’accepter une
dilution significative des actionnaires et démonter ces contrats à
prix fixes maintenant.
Dans une note ayant trait à cette histoire,
on rapporte que le plus gros actionnaire de l’ETF sur l’or (GLD)
est J.P. Morgan, qui est aussi l’une des plus grosses positions courtes
sur le COMEX. Il y a eu un peu de remous l’année dernière
quand on a révélé que les règles
d’échanges autoriseraient les détenteurs de position
courte sur l’or de livrer la marchandise, attendez le meilleur, en ETF
GLD plutôt qu’en or physique.
Sur un marché idéal et efficient, il
existerait une divulgation transparente et symétrique des informations
sous les auspices du CFTC et de la SEC plutôt que de dures accusations
et des procès. Les détails exacts de ce qui
s’était ébruité ne sont pas connus puisque le
procès Blanchard a été réglé à
l’amiable.
Il se peut que la CFTC semble finalement d’accord
pour agir en faveur de l’établissement de limites de positions
sur certains marchés de matières premières, telle que le
pétrole brut, qui ont été l’objet de manipulations
spéculatives ces dernières années. Peut-être
qu’un jour, cela inclura également d’autres
réformes et tous les marchés de matières
premières.
Comme cela doit être doux pour les “gold
bugs” qui ont sans cesse cautionnés par la direction de Barrick
sur leur utilisation des hedges et des arrangements de prix fixes avec les
banques habilitées à négocier l’or (bullion bank).
Même pour un gros actionnaire ou pour un large
groupe d’actionnaires de Barrick, on pourrait penser qu’une
divulgation plus complète de la nature des pertes et des autres
contreparties serait
bienvenue. En quoi JP Morgan était-il impliqué ? Etait-ce
la Réserve Fédérale ou d’autres banques centrales,
une contrepartie ou un collaborateur de Barrick qui s’est
adressé aux tribunaux en 2003? Est-ce que cela aurait à voir
avec les positions récentes de la Chine sur les obligations
dérivées détenues par des Entreprises
d’Etat ?
On a véritablement l’impression maintenant que Barrick a place un put sous le cours de l’or, en plus
de celui de la Chine, ce qui veut dire un plancher sous le cours du
métal, sur le marché à terme et sur le marché au
comptant.
Dans ces marchés opaques, on peut toujours se demander ce qui
se passe derrière le rideau, concernant un certain nombre de ces
arrangements. Oui, on a le droit.
Jesse
Jesse’s Café American
Jesse est contributeur
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