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Autopsie du mal français : le conservatisme

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Chroniques en liberté
Publié le 21 septembre 2014
527 mots - Temps de lecture : 1 - 2 minutes
( 12 votes, 4/5 ) , 8 commentaires
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Rubrique : Editoriaux

Dans un monde ouvert, marqué par le changement, l'évolution incessante et l'innovation, la complexité, l'imprédictibilité, le conservatisme économique et politique constituent sûrement une posture suicidaire. Le conservatisme économique est grandement le fait de la puissance des corporatismes et des syndicats, arc-boutés sur la défense de leurs positions acquises (justifiées dans le passé mais intenables aujourd'hui).


De manière chronique, chaque profession (les cheminots, les pilotes, les huissiers, les taxis, les agriculteurs...) paralysent l'économie pour maintenir le statu-quo. C'est un rituel implacable devant lequel recule chaque gouvernement, qu'il soit de droite comme de gauche malgré les dégâts économiques que ces paralysies entraînent. Il va sans dire que les gouvernants s'empressent de nous rassurer que le "modèle social" français sera préservé alors même que l'implosion de notre économie est le plus sûr moyen de couler ce modèle.


 Au passage, si c'était véritable un "modèle", pourquoi le reste du monde ne s'en inspire-t'il pas. N'est-ce pas la définition d'un modèle ? Autre indice tout aussi significatif, quand on regarde les plus grandes entreprises côtées à Wall-Street aux Etats-Unis - ou le palmarès des 500 plus grandes fortunes publié par le magazine Fortunes - on constate un profond renouvellement tous les 20 ans. Quand j'étais étudiant en économie, Google, Facebook, Microsoft, Tweeter... n'existaient pas. Et bien malin celui qui peut nous dire quels seront les géants américains de demain.


Le contraste est grand avec la France alors que la plupart des grandes entreprises de CAC 40 étaient déjà là 30 ans plus tôt. Quant au conservatisme politique, c'est sans doute la pire caractéristique de l'exception française. Encore une fois, la comparaison avec les Etats-Unis (ou l'Allemagne) est sans appel. Là-bas, quand un président perd les élections, il se retire de la vie politique avec l'ensemble de son administration ainsi désavouée, à charge du parti de faire émerger un candidat nouveau. Chez nous, ce processus ne fonctionne pas au point que l'on voit réapparaître les mêmes en place depuis des décennies. A gauche, Laurent Fabius, ancien premier ministre de François Mitterrand, est aujourd'hui ministre des affaires étrangères de François Hollande. A droite, on retrouve Alain Juppé - on ne peut pas vraiment dire qu'il soit un nouvel arrivant - affiche ses prétentions présidentielles. Or, tous ces hommes et femmes politiques, qui semblent gérer une rente à vie, ont conduit la France là où elle est aujourd'hui. Il est vrai que l'on ne change pas une équipe qui perd.


Et que penser du retour de Sarkozy, battu par François Hollande, lequel envisage sans doute de se représenter... Si notre pays n'est plus à la pointe des innovations, de la croissance économique, il y a fort à parier que ces conservatismes en sont la cause majeure. Mais, on ne voit pas comment les dirigeants donneraient l'exemple, en supprimant les rentes politiques dont ils bénéficient. La monarchie française a été balayée par la révolution pour ne pas avoir voulu entreprendre les réformes défendues par Turgot (abolition des privilèges).


L'Union Soviétique s'est effondrée là encore parce que ses dirigeants, coupées de la base - n'a pas voulu faire aboutir les réformes lancées par Gorbatchev. C'est un avertissement historique : le conservatisme est un suicide économique et politique.


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Jean-Louis Caccomo est Maître de Conférences en Sciences Économiques à l'Université de Perpignan. Chercheur, il est expert international spécialisé dans les questions de croissance, innovation et tourisme international. Responsable de l'atelier tourisme au GEREM (Université de Perpignan). Il est par ailleurs responsable des programmes de coopération avec Prince of Songkla University (Phuket - Thaïlande), avec l'université de Tabasco (Mexique) etavec l'université de Moroni (Comores).
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Conservatisme en période de progrès est une erreur.
Conservatisme en période de décadence doit être une évidence.

Attention à ne pas mélanger conservatisme et immobilisme.
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Monsieur Caccomo,

C'est quoi cette prose avec des RACCOURCIS aussi gros qu'un éléphant ?

"Le conservatisme économique est grandement le fait de la puissance des corporatismes et des syndicats, arc-boutés sur la défense de leurs positions acquises (justifiées dans le passé mais intenables aujourd'hui). De manière chronique, chaque profession (les cheminots, les pilotes, les huissiers, les taxis, les agriculteurs...) paralysent l'économie pour maintenir le statu-quo."

C'est marrant ça ! Pourquoi n'incluez-vous pas les banques et les multinationales dans votre liste, là ? Parce que question "conservatisme économique", il me semble que leur puissance est bien plus importante que celle des syndicats qui, après avoir crié haut et fort que "c'est un scandale", finissent toujours par se soumettre à leurs diktats et jouent désormais un double jeu ! Et c'est bien là le problème.

Ah ben oui, parce qu'on montre toujours du doigt les cas où des syndicalistes demandent plus de droits, mais on ne parle jamais de ces syndicats qui au nom du "sauvetage" de leur entreprise ont demandé aux ouvriers/employés qu'ils représentaient d'accepter une baisse de salaire et de laisser tomber des avantages dits "acquis"... tout ça pour que leur entreprise finisse quand même par fermer et délocaliser sans aucune considération pour les efforts consentis par les ouvriers/employés qui y travaillaient.

Je ne sais pas en France, mais en Belgique, les trois cas les plus flagrants sont quand même le cas de l'usine Renault à Vilvoorde, le cas de VW à Forêt et le cas d'Arcelor-Mittal. Je crois savoir, néanmoins qu'Arcelor-Mittal n'agit pas mieux vis-à-vis des Français.

Quant aux agriculteurs, totalement écrasés par la PAC, ne devraient-ils pas s'en défendre ? Devraient-ils accepter de se laisser crever de faim au profit de certains intérêts supra-nationaux ? Le gros problème, c'est que chaque "corporation" est SEULE à devoir se défendre.

Dans une société solidaire qui ne s'est pas laissée diviser par la manipulation, tous les citoyens devraient faire grève en même temps pour défendre les intérêts de ceux qui les nourrissent, de ceux qui les soignent (secteur médical/infirmier en particulier), etc. ! Car, pour ne prendre que le cas des agriculteurs, ceux qui se rebellent sont souvent les "petits" agriculteurs et non pas les "GROS" qui rachètent tout ce qu'ils peuvent et deviennent des mastodontes à l'américaine tuant par la même tous ces petits agriculteurs "artisanaux".

Enfin, en 2008, c'est quand même bien les BANQUES qui furent à l'origine de leur propre "sauvetage" en urgence par les Etats sans quoi l'entièreté de tous les pays européens aurait été paralysée à un point que personne ne peut imaginer. Leur PUISSANCE et NUISANCE EN MATIERE DE PARALYSIE ECONOMIQUE EST SANS PAREIL. Et là encore, je tiens cette information du ministre Paul Magnette, énoncée par lui-même lors d'une intervention faite à la conférence donnée par Jean Ziegler à Charleroi le 27 janvier 2012 !

"C'est un rituel implacable devant lequel recule chaque gouvernement, qu'il soit de droite comme de gauche malgré les dégâts économiques que ces paralysies entraînent"

Vu les cas cités plus haut (Renault, VW, Arcelor-Mittal), j'aimerais bien avoir des exemples concrets où on voit un gouvernement "reculer". Les ministres font beaucoup de "blabla" pour donner le change, mais au final, eux aussi, finissent par accepter la situation. Jamais, en Europe, aucun d'entre eux n'a décidé de ne pas se laisser faire en décidant de "nationaliser" une entreprise malhonnête par exemple. J'entends par "malhonnête" qui a laissé entendre qu'elle pourrait être "sauvée" si les ouvriers/employés acceptaient de revoir à la baisse leurs salaires ou à la hausse les heures de boulot et que le gouvernement consentait à leur donner des "aides", puis de leur planter un couteau dans le dos en délocalisant quand même.

Et pire ! De nos jours, il arrive même qu'on en arrive à la coercition afin d'interdire toute manifestation de grève jugée "illégale" par des juges. C'est particulièrement le cas en Grèce, où on a été jusqu'à utiliser l'armée pour ce faire. Mais en Espagne aussi et dans d'autres pays européens également.

"Mais le consensus lié à l’Etat social, renforcé par les pratiques du « dialogue social », ont fini par créer une réglementation toujours plus pesante, où le contrôle du pouvoir politique sur le déroulement des grèves a grandi, et où le mouvement gréviste a renoncé à son droit d’autorégulation. A cette réglementation directe s’ajoutent les autres instruments de coercition anti-grèves du pouvoir politique et patronal, de la répression policière aux amendes gouvernementales, aux menaces de licenciement, etc." in http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2675:14n-greve-generale-en-espagne-et-au-dela&option=com_content&Itemid=53

"Encore une fois, la comparaison avec les Etats-Unis (ou l'Allemagne) est sans appel. Là-bas, quand un président perd les élections, il se retire de la vie politique avec l'ensemble de son administration ainsi désavouée, à charge du parti de faire émerger un candidat nouveau."

MDR ! Vous voulez tester la naïveté des lecteurs ou quoi ?

Depuis quand, aux Etats-Unis, un président qui perd les élections se retire-t-il de la vie politique avec l'ensemble de son administration ainsi désavouée ? Aux Etats-Unis, si vous observez un tant soi peu le système politique, vous verrez que ce sont toujours les mêmes qui sont au pouvoir et depuis très longtemps. Leur tête change, mais ce sont les mêmes ! Prenez les Bush, par exemple. Ils sont au pouvoir depuis AVANT la WWII (Prescott Bush, son fils George H. W. Bush, puis son petit-fils George W. Bush). Et ceux qui perdent les élections, comme John Kerry en 2004 par exemple, a été nommé le 21 décembre 2012 par le président Barack Obama à la tête du Département d'État (équivalent américain du ministère des Affaires étrangères), en remplacement d'Hillary Clinton. Belle preuve de désaveu et de retrait de la vie politique ! ^^

Vous êtes un petit comique, vous, non ?!

"Or, tous ces hommes et femmes politiques, qui semblent gérer une rente à vie, ont conduit la France là où elle est aujourd'hui. Il est vrai que l'on ne change pas une équipe qui perd. "

Idem en Belgique et dans de nombreux autres pays européens; mais je soupçonne tous ces gens d'obéir secrètement à ceux qui leur donnent de l'argent pour financer leur notoriété car, pour avoir été assesseur à plusieurs reprises, je peux vous garantir que ceux qui obtiennent le plus de voix de préférence lors des votes, sont ceux dont on voit le plus souvent la "trombine" à la télévision, même les plus "pourris" du moment qu'ils ont un "beau sourire". C'est FLAGRANT ! Et sans argent, pas moyen de se faire connaître. En outre, pour faire une campagne nationale, aucune fortune personnelle, à moins de s'appeler Rotschild selon l'expression populaire (et cette expression doit quand même venir de quelque part, non ?), n'est suffisante.

Avez-vous déjà tenté de faire imprimer des "toutes-boîtes" pour une petite exposition ou événement de quartier ? Quand vous voyez les prix, vous reculez, je vous le garantis. Vous êtes-vous déjà informé du prix d'une demi-page dans un quotidien afin d'exprimer un avis précis ? Quand des pages entières sont achetées juste pour y imprimer une photo... faudrait peut-être commencer à se poser les bonnes questions.

"C'est un avertissement historique : le conservatisme est un suicide économique et politique."

Le conservatisme de QUI exactement ?

Cet avertissement serait-il un sous-entendu ou une espèce de "chantage affectif" destiné à faire comprendre à la "base" de la pyramide qu'elle va bientôt être soumise à un esclavage forcé au profit de la pointe car ceux qui sont à la pointe ne "gagnent" plus assez pour assurer leurs illusions de puissance ?

?:-)
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Citation de Patrick Devédjian :"Le modèle social français n'est pas un modèle puisque personne ne le copie, il n'est pas social puisqu'il génère 10% de chômage et il n'est pas français puisque d'inspiration marxiste." Tout est dit et bien dit.
Pour le reste, la Françe finira commel'URSS de Gorbatchev ou la monarchie française. Parfaitement. Et j'espère que ce jour là nos politicards professionnels seront mis hors d'état de nuire....définitivement.
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Le français est conservateur à la folie, effectivement. C'est meme la raison pour laquelle lorsque son modèle ne fonctionne plus il ne peut en sortir que par une révolution violente.
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Pourtant ce sont bien les mêmes grandes banques qui contrôlent l’économie mondiale, depuis deux siècles: les mêmes qui ont financé Hitler, Lénine et Trotski et dont faisait partie la famille Bush, (à l'époque du grand père). Le terme de "corporatisme", s'applique bien mieux à ces "corporations", qu'aux revendications légitimes de ceux qui veulent vivre décemment. La compétition ne peut régner seule sans la libre coopération, car ce serait l'esclavage pur et simple. Et ça tu ne le justifieras jamais, quelque joli nom dont tu le décores... Comparer la défense des avantages d'un cheminot avec l'incruste odieuse et persistante de vieux parasites fébriles et gâteux comme Fabius ou Juppé montre assez la mauvaise foi arrogante de notre auteur. Les postulats voilés de cet articles sont faux: que dire de ses conclusions? Les véritables privilèges sont tout autres. Mais comme toujours la division est la meilleure méthode de gestion des mécontentements.

Dans l'adversité, la solidarité a toujours fait ses preuves. Aujourd'hui seuls les traîtres ou les idiots peuvent encore parler d'une croissance qui elle, est vraiment "suicidaire".
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Chaque français est CONTRE les injustices...dont IL ne profite pas !
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çà me rappelle un gauchiste syndicaliste dans ma jeunesse qui trouvait bien sûr que c'était les "bourgeois" qui en avaient de trop, et qui n'aurait pas fait un petit geste pour le tiers monde. Bien sûr, c'était pas à sa classe de contribuer à cela.
C'est toujours les autres qui en ont de trop...
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