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Bang bank

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Publié le 19 août 2011
715 mots - Temps de lecture : 1 - 2 minutes
( 10 votes, 2,4/5 ) , 4 commentaires
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Rubrique : Editoriaux

 

 

 

 

Le monde bancaire est à nouveau en émoi, et nous avec. Non seulement en raison de sa nouvelle spectaculaire dégringolade boursière, mais tout autant pour ce qui l’attend encore devant.


Pour les Américains, le danger vient des filiales des banques européennes, le risque étant que leurs capitaux soient rapatriés d’urgence en Europe, pouvant ainsi les amener à manquer à leurs engagements et contaminer les banques américaines. Les fonds monétaires américains y contribuent, qui restreignent leurs prêts aux établissements européens – ou bien ne les accordent qu’à très court terme – accroissant leurs difficultés de financement.


En Europe, tous les signaux clignotent. Les dépôts des banques à la BCE restent très élevés (80 milliards d’euro cette semaine), signe qu’elles répugnent à prêter leurs liquidités à leurs consoeurs, tandis que le spread Euribor-OIS, indicateur de référence des tensions du marché interbancaire, est à son plus haut niveau depuis 2009. La BCE avait réactivé en mai dernier son offre en dollar et une banque non identifiée qui l’a utilisé aujourd’hui pour emprunter 500 millions de dollars à sept jours, signe que cette dernière éprouve des difficultés à s’en procurer pour honorer ses engagements, accréditant les inquiétudes de la Fed.


Les tensions financières ne sont pas au niveau de celles qui étaient subitement apparues lors de la faillite de Lehman Brothers, mais elles sont fortes et semble-t-il, installées. Plaçant la BCE dans l’obligation de faire feu de tout bois, en soutenant d’une main le marché obligataire par ses achats de titres italiens et espagnols, et en tendant son autre généreuse main secourable aux banques.


Les marchés bruissent de rumeurs à propos de ces achats et de leur poursuite. Convaincus que la BCE ne peut en rester là si elle veut montrer sa détermination. Ce qui revient à créer une situation nouvelle d’addiction pour l’Italie et l’Espagne, dont l’accès au marché obligataire est conditionné par la relance de ce programme que la BCE avait suspendu. Ainsi qu’à rendre pour le moins incertain le passage de relais qu’elle entend obtenir du Fonds de stabilité financier européen, vu les ressources limitées de celui-ci.


Le système bancaire européen marche à nouveau en crabe et le marché obligataire n’est pas en meilleure posture. Même si paradoxallement les taux des pays considérés comme les plus solides continuent de baisser, exprimant une profonde aversion au risque des investisseurs qui fuient les bourses et se ruent vers les seuls refuges disponibles. Les rendements des obligations américaines et allemandes sont même descendus en dessous du taux d’inflation, ce qui signifie que ceux qui les achètent préfèrent perdre de l’argent ! Il ne fait pas bon, ces temps-ci, de disposer de capitaux…


Les banques sont pourtant à la recherche des capitaux, mais elles ne représentent pas le meilleur des placements, comme on peut le constater, tandis que les investisseurs traditionnels menacent de faire défaut. En application de Solvency II, l’équivalent pour les compagnies d’assurance de Bâle III pour les banques, les groupes d’assurance pourraient en effet vite bouder les émissions de titres obligataires des banques, selon un rapport de l’Institute of International Finance (IIF), cette nouvelle réglementation entrant en vigueur en janvier 2013. Or les assurances détiennent environ 60% de la dette des banques, qui sont elles-mêmes à la recherche de 750 milliards de dollars pour répondre aux nouvelles exigences de fonds propres qui sont les leurs. Combinées, les deux réglementation produisent un effet inattendu et désastreux, ce que la Banque des règlements internationaux (BRI) avait déjà souligné. Des accommodements sont à prévoir.


Le balancier est à nouveau du côté du système bancaire, qui espérait l’avoir repoussé. La crise de la dette n’est pas seulement publique, elle est aussi privée et réclame tout autant d’attention. Elle intervient alors que se multiplient les signaux d’un nouveau ralentissement économique touchant l’ensemble du monde occidental, qui s’approche dangereusement de la récession. Ce fantôme que tous les responsables politiques cherchent à exorciser.



Billet rédigé par François Leclerc




Paul Jorion






(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.   

 

 

 

 

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Paul Jorion, sociologue et anthropologue, a travaillé durant les dix dernières années dans le milieu bancaire américain en tant que spécialiste de la formation des prix. Il a publié récemment L’implosion. La finance contre l’économie (Fayard : 2008 )et Vers la crise du capitalisme américain ? (La Découverte : 2007).
Publication de commentaires terminée
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"It's time for a new monetary revolution!" cet argent bidon (papier cul) créé par des voleurs/banquiers validés par des politiques immoraux n'a que trop duré (famines, guerres infinies contre les civils, inflation, etc). Il est temps de détruire les mensonges du 20eme siècle un à un.
Words, words, words... ( Shakespeare ).
Ce cher Paul n'apporte toujours rien que nous ne connaissions déjà ou qui puisse nous être utile en dehors de la voix pensée unique du système, mais c'est bien dit.
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Il vous faut lire le livre de G.Edward Griffin: The creature from Jekyll Island. ça résume.
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