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Brexit : et maintenant, que va-t-il se passer ?

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Publié le 27 juin 2016
724 mots - Temps de lecture : 1 - 2 minutes
( 7 votes, 5/5 ) , 2 commentaires
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Rubrique : Editoriaux

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Bon, les marchés ont lourdement chuté vendredi dernier une fois les résultats connus, mais cela ne devrait pas durer, car finalement rien n’a changé !

Le soleil s’est levé sur l’Angleterre, et la Terre a poursuivi sa rotation. Personne n’est mort et au final, ce qui était jugé et affiché comme impossible, à savoir « quitter l’Europe », est devenu une réalité et une possibilité.

Je vous propose aujourd’hui une édition spéciale « Brexit » puisque les 5 articles du jour sont consacrés à ce sujet abordé sous différentes facettes et conséquences par exemple sur la politique extérieure de l’Union européenne ou encore le projet de Tafta lui aussi largement impacté par cette sortie anglaise !

Il va donc falloir laisser retomber la poussière néanmoins on voit déjà poindre deux grands phénomènes.

La vengeance de l’Europe à l’égard des Anglais ne sera financière mais politique en essayant de démanteler le Royaume-Uni !

Il est impossible pour l’Europe de punir financièrement la City, ce serait tout simplement suicidaire. La punition infligée par l’Europe est donc et sera politique en soutenant les mouvements indépendantistes comme le mouvement écossais afin de pousser le Royaume-Uni vers l’explosion.

Une réussite sur ce plan de l’Europe serait une immense victoire pour les europathes qui cherchent justement à détruire les nations là où le Brexit est justement une tentative des Anglais de conserver leur souveraineté face aux mondialistes qui exigent son abandon.

Casser le Royaume-Uni sera donc le grand objectif et cela validerait le modèle des régions pour casser les États car aucune région n’aura le poids suffisant pour lutter contre Bruxelles et les instances européennes.

C’est sous cet angle-là que vous devez comprendre les propos tenus par les autorités écossaises ou les nouvelles pétitions appelant à revoter 24 heures seulement après un vote aux résultats assez clairs.

La crise politique outre-Manche sera durable et profonde, et nos voisins profondément divisés.

Moins = plus ! Moins d’Europe avec les Anglais = plus d’Europe entre France et Allemagne

L’idée tout de suite mise sur le tapis de façon très « téléphonée » par l’Élysée et par le mini-président Hollande consistait à dire « faisons plus d’Europe avec l’Angleterre en moins entre la France et l’Allemagne ».

Compte tenu du poids politique du goinfrosaure élyséen proche du néant absolu, de son charisme d’huître (ce qui est méchant pour mes amies les huîtres), autant dire que côté allemand, c’est le service minimum et que l’on ne va pas se précipiter pour faire autre chose que de la communication, et encore… en prenant grand soin de ne pas servir la soupe au futur perdant de la primaire socialiste.

Donc la grande idée d’Hollande c’est « moins = plus », ce qui doit rappeler à certains quelques cours de math quand ils étaient plus jeunes.

Mais cette belle idée va se fracasser sur une réalité beaucoup moins belle, à savoir que la faiblesse de la France et de l’Italie, nos économies divergentes avec celle de l’Allemagne ne permettront pas un grand saut fédéral qu’au fond personne ne veut. Invendable en France alors que l’euro-scepticisme augmente, invendable en Allemagne où les Allemands, après avoir payé pour les Grecs, n’ont pas du tout l’intention de le faire pour les autres et le reste de l’Europe.

Au bout du compte, l’Europe va s’effondrer mais avant, il y aura encore de nombreuses étapes, bien que les événements vont aller en s’accélérant.

Souvenez-vous.

« Construction, union, intégration, désintégration, dislocation et explosion »

Voilà ce que j’écrivais il y a deux ans en septembre 2014. « Construction, union, intégration, désintégration, dislocation, et explosion… Voilà quelles pourraient être les différentes étapes de la vie à la mort de l’Europe tant l’ensemble européen est désormais à la croisée des chemins, coincé entre plus d’intégration (ce qui est actuellement souhaité) et la tentation de la désintégration où chaque pays membre, en particulier de la zone euro, souhaiterait pouvoir retrouver quelques marges de manœuvres monétaires pour adoucir des politiques budgétaires qui se doivent, face aux tombereaux de dettes souveraines accumulés et à l’absence de croissance, de devenir restrictives. »

Avec le Brexit, nous avons officiellement commencé la phase de désintégration. Ce sera la phase la plus longue des phases de fins. La phase de dislocation sera beaucoup plus rapide et terminera vite en effondrement.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous!

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Charles Sannat est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l’Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires Il a exercé les fonction de directeur des études économiques de la société Aucoffre.com de 2012 à 2015, et créé le Contrarien Matin un site de « décryptage quotidien, sans concession, humoristique et sarcastique de l’actualité économique ». Il a fondé en Septembre 2015 le site Insolentiae.com et se consacre depuis pleinement à ce nouveau projet éditorial.
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Mais non , mais non , nous sommes résilients ,il suffirait que la France change sa constitution ,ce qui ne serait pas un luxe ,où elle remettrait la faune de Bruxelles à sa juste place ,faisant passer les intérêts des populations avant ,bien avant celui ,de cette cohorte de fonctionnaires d'affairistes et de lobbyistes (encore qu'une cohorte ne compte que 500 hommes , disons alors :ces légions d'inutiles). Ou les politiciens de Bruxelles acceptent ou on s'en va et croyez bien que pour sauver leurs meubles ils accepteront chacun espérant n'être pas sur la charrette .car il faudra dégraisser à outrance car ils sont dix fois trop nombreux .
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Tout ça en espérant que le Brexit ait bien lieu.... c'est le chaos politique et démocratique depuis vendredi.
Je ne sais pas si cela a été relayé dans la presse francophone, mais sur la BBC ils disent que l'Ecosse peut et voudrait bloquer par veto la demande de sortie de la Grande Bretagne.

En cas de confirmation du Brexit, certains analystes se penchent sur le cas des Pays-Bas. Il faut savoir qu'au sein de l'UE, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne formaient une sorte d'alliance politique ayant pour but de contrebalancer les autres puissances, en particulier l'Allemagne.
Si la GB se casse, que vont devenir les PB ? Vont-ils s'allier avec quelqu'un, ou chercher également à se tirer ?

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Mais non , mais non , nous sommes résilients ,il suffirait que la France change sa constitution ,ce qui ne serait pas un luxe ,où elle remettrait la faune de Bruxelles à sa juste place ,faisant passer les intérêts des populations avant ,bien avant celui  Lire la suite
FROMONT - 27/06/2016 à 16:08 GMT
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