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Ce que signifie la dévaluation pour les épargnants

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Publié le 28 juin 2011
574 mots - Temps de lecture : 1 - 2 minutes
( 11 votes, 3,7/5 ) , 2 commentaires
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Rubrique : Editoriaux





Alors que la crise grecque bat son plein, les avis divergent : comment sauver la Grèce de la faillite ? La renflouer avec l’argent des autres Européens et risquer de faire peser sur eux une charge si lourde qu’ils se retrouveront tôt ou tard, à leur tour, dans la même situation ?


Ou bien comme le proposent certains responsables politiques et économistes,  permettre à la Grèce de quitter l’euro, et de rétablir la drachme en dévaluant fortement sa monnaie ?


Le scénario inverse est proposé pour la France par Jean-Jacques Rosa, récemment auteur chez Grasset de L'Euro : comment s'en débarrasser ? et qui a accordé un entretien au Figaro Magazine dans l’édition du 10 juin dernier. L’économiste, opposant de longue date de la monnaie unique, prône la dévaluation de l’euro dans un premier temps, puis  le retour au franc. Les avantages à en attendre, selon lui ? « La dévaluation stimulera la croissance, et nous donnera par conséquent davantage de moyens pour le service de la dette », affirme-t-il.


Cela constitue sans doute une option intéressante, et il ne s’agit pas ici de discuter en détails la pertinence de l’analyse de Rosa. Le seul problème avec cette proposition, c’est qu’elle fait fort peu de cas des créanciers : une dévaluation de la part des États endettés, cela signifie la spoliation de ces créanciers. Au Café du Commerce, on dira que les créanciers, les banquiers, ont des revenus déjà conséquents et que payer un peu pour les pauvres Grecs (et bientôt pour les pauvres Français…) ne pourra pas leur faire de mal.


C’est oublier que les créanciers sont non seulement les intermédiaires financiers, mais aussi les épargnants, qui ont confié aux banques le soin de placer leur argent. Dévaluer l’euro et revenir à la drachme (ou l’inverse), cela veut dire pour les créanciers de l’État grec que sont les clients de la BNP, de la Société générale et du Crédit agricole, être privés d’une partie de leur épargne.


Cette perspective inacceptable est utilisée comme repoussoir par tous les partisans du renflouement par les contribuables européens des États surendettés. Plutôt que de laisser certains être spoliés par un État mauvais payeur, les gouvernants européens prônent la « solidarité », c’est-à-dire le fait de faire assumer par tous les erreurs d’une partie des acteurs, ce qui est tout autant inacceptable. Souvent, d’ailleurs, la « solidarité » sert de prétexte à des intérêts nationaux : si le gouvernement allemand a été si prompt à exiger de son homologue irlandais qu’il accepte le plan de « sauvetage » européen, c’est parce que les banques allemandes avaient beaucoup à perdre dans une éventuelle faillite de l’État irlandais.


Une alternative serait de traiter le problème à la racine : si des États comme la Grèce, l’Irlande, le Portugal sont hyperendettés, c’est parce que les dépenses publiques ont excédé de beaucoup les recettes fiscales. Traiter le problème à la racine signifierait donc réduire de façon draconienne les dépenses publiques de ces États, ce qui enverrait un signe fort à ce que l’on appelle par simplification « les marchés » pour leur faire accepter un rééchelonnement de leur dette, c’est-à-dire un remboursement plus tardif.


L’inconvénient d’appréhender ces problèmes avec un regard purement comptable, c’est que l’on ne voit plus « l’éléphant dans le salon » qu’est la dépense publique. La cuisine monétaire, ou budgétaire, sera toujours impuissante tant que les États seront incapables de limiter, puis de réduire leurs dépenses.



Roman Bernard




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Roman Bernard, 28 ans, est rédacteur en chef du Cri du Contribuable. Il est également investi dans plusieurs associations libérales
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Réduire les dépenses ? Ils se tireraient une balle dans le pied !
Pour réduire les dépenses, il faut réduire les emplois dans la fonction publique, réduire les aides, les niches fiscales, revoir l'ISF... 1 an avant les présidentielles 2012 !
Autant d'électeurs perdus !
Faire bouger les choses, en France ? C'est impossible !
En plus de réduire les dépenses, n'aurait il pas fallu augmenter des recettes par l'augmentation de la production de richesses ?
Allons, vous avez bien une autre option ... réfléchissez ... allez encore un peu ... là, ça vient. Et oui, ça va taxer à mort (et on va vendre tout ce qu'on peut également) !

pourquoi voulez-vous que les politiques arrêtent de pomper dans les caisses publiques pour alimenter les puissants qui en retour leur filent des dessous de table ? Il faudrait qu'ils craignent pour leur vie pour cela. Et pour en arriver à un tel niveau de crise sociale, la seule solution c'est la taxe à mort, l'étranglement du peuple. Donc 1/ il n'y aura pas de réduction du train de vie de l'état (pourquoi croyez-vous qu'en grèce le gouffre augmente plus qu'on ne le bouche ?) et 2/ il n'y aura pas de taxe jusqu'au point de rupture (ils sont en train de tester les grecs/espagnols/irlandais pour voir jusqu'où ils peuvent aller toutefois).
Reste la dernière option : 3/ la dévaluation. ça va spolier les ignorants qui possèdent du papier ou du numérique au lieu d'avoir du physique ? ben oui : comme dans toute guerre (puisque c'est de ça dont il s'agit en fait), l'information est essentielle pour éviter la débacle.
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Réduire les dépenses ? Ils se tireraient une balle dans le pied ! Pour réduire les dépenses, il faut réduire les emplois dans la fonction publique, réduire les aides, les niches fiscales, revoir l'ISF... 1 an avant les présidentielles 2012 ! Autant d'éle  Lire la suite
JRis2fun - 29/06/2011 à 06:04 GMT
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