Fermer X Les cookies sont necessaires au bon fonctionnement de 24hGold.com. En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez leur utilisation.
Pour en savoir plus sur les cookies...
AnglaisFrancais
Cours Or & Argent en
Dans la même rubrique

Comprendre le krach pétrolier

IMG Auteur
Publié le 12 mars 2020
1129 mots - Temps de lecture : 2 - 4 minutes
( 0 vote, 0/5 )
Imprimer l'article
  Article Commentaires Commenter Notation Tous les Articles  
0
envoyer
0
commenter
Notre Newsletter...
24hGold - Comprendre le krach ...

La brusque chute du pétrole est liée au coronavirus au départ… c’est le premier effet de ce nouveau virus. La Chine à l’arrêt, la demande de pétrole chute. Les cours du pétrole suivent.

Puis, le temps passe. L’OPEP et les pays producteurs tentent de s’accorder pour baisser la production afin que les cours se maintiennent.

Finalement, c’est l’échec et la guerre russo-saoudienne. C’est la seconde étape, et les cours du pétrole s’effondrent une deuxième fois.

Vous trouvez-ci dessous une analyse. Ce n’est pas la vérité, c’est une des façons de voir cette situation.

« Ceci est un article « presslib » et sans droit voisin, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

Responsabilité dans le krach pétrolier: «Tout dépend de l’angle sous lequel on se place»

Au lendemain d’une brusque chute des prix du pétrole, pour lequel Moscou et Riyad ont été désignés comme responsables, le géopoliticien Philippe Sébille-Lopez revient dans un entretien accordé à Sputnik sur les causes y ayant conduit et évalue les motivations et intérêts des acteurs majeurs du marché du brut.

Donald Trump a réagi lundi 9 mars sur son compte Twitter à la baisse record des prix du pétrole: «C’est bon pour les consommateurs, les prix de l’essence sont en baisse». Cette déclaration suit celle où il fait porter la responsabilité de la crise pétrolière à la Russie et à l’Arabie saoudite, à leur désaccord. Dans son analyse pour Sputnik, le géopoliticien Philippe Sébille-Lopez, spécialiste des hydrocarbures et directeur de Geopolia (cabinet d’études, conseil et formation en géopolitique et intelligence économique), précise que «par rapport au choc pétrolier auquel on assiste, chaque pays va avoir sa vision des causes de la crise».

«Quand M.Trump accuse l’Arabie saoudite et la Russie du choc actuel, on peut dire que c’est une des causes», précise Philippe Sébille-Lopez. «Si on remonte plus loin dans le temps, l’autre cause, c’est la forte hausse de la production des pétroles de schiste américains. Tout dépend de l’angle sous lequel on se place».
Pour l’expert, l’Arabie saoudite répond au refus de la Russie, de son côté la Russie a refusé parce que, depuis un certain nombre d’années, «à chaque fois que la production de pétrole de schiste américain augmente, c’est l’Opep plus la Russie et une dizaine de pays qui réduisent leurs quotas de production».

En se plaçant du point de vue de Moscou, Philippe Sébille-Lopez considère que son refus peut se justifier par le fait que la Russie voit la situation des pétroles de schiste américains comme «bien moins bonne qu’elle n’était lors de la dernière grosse baisse des cours du brut entre fin 2014 et 2016». La situation «moins bonne» s’explique par le fait que les compagnies pétrolières américaines officiant dans le domaine du pétrole de schiste «ne versaient à l’époque aucun dividende aux actionnaires et aux capitaux investis». Mais depuis les années 2018-2019, ces compagnies pétrolières sont obligées de verser ces dividendes aux investisseurs suite aux pressions des investisseurs.

«Le rapport de force aujourd’hui avec le pétrole de schiste américain n’est plus du tout le même qu’après le précédent choc pétrolier [de] 2014-2016», détaille Philippe Sébille-Lopez.

Mais qu’attend les grosses compagnies américaines, telles Exxon ou Cheron qui ne sont arrivées que récemment dans le secteur du pétrole de schiste? Comme l’explique Philippe Sébille-Lopez, elles bénéficient d’un avantage: elles ont des projets ailleurs et ne dépendent donc pas exclusivement d’une source de revenus.

«Comme [ces acteurs, ndlr] avaient beaucoup investi dans ces pétroles de schiste, ils vont avoir une année très difficile. Ils pourront en partie compenser par ce qu’il se passe ailleurs. La baisse est globale, cela va être très, très délicat pour ces compagnies».

Les seuls qui vont gagner à court terme, ce sont évidemment les consommateurs de carburant particuliers.

Les projets coûteux de Mohammed ben Salmane

Le directeur de Geopolia rappelle que pour le budget saoudien, «il faut un baril à plus de 80 dollars» et que tous les programmes de réformes économiques, ainsi que certains projets un peu pharaoniques du prince Salmane «ont besoin de beaucoup d’argent et d’investissements». Par conséquent, un baril à un prix au-dessous des 80 dollars requis par le budget saoudien pour engager ses réformes «va affaiblir l’économie saoudienne et les moyens d’action du prince Mohammed ben Salmane (MBS)».

Un point important: en février, MBS et la compagnie nationale saoudienne d’hydrocarbures Aramco ont décidé de se lancer dans la production de gaz de schiste sur un très gros gisement, parallèle à celui de Gawhar, historiquement le plus gros gisement pétrolier au monde.

«Ce gisement sera le second plus gros gisement de gaz de schiste dans le monde et les Saoudiens ont l’intention de le mettre en production, rappelle Philippe Sébille-Lopez. Cela va coûter plus de 100 milliards de dollars».
Un autre point important à prendre en compte, pour le géopoliticien: «le Koweit et l’Arabie saoudite ont réglé un contentieux datant de 2015 et désormais ce qu’on appelle « la zone neutre » -entre le Koweit et l’Arabie saoudite- pourrait être remise en activité et produire un demi-million de barils par jour».

L’incertitude demeure face à l’intention saoudienne de produire 12 millions de barils, puisque «cela ne se fait pas comme cela, il faut quelques mois,» précise l’expert.
«Est-ce que les Saoudiens ont réellement l’intention de le faire? On ne le sait pas du tout,» remarque Philippe Sébille-Lopez.
En proposant un raisonnement et calcul arithmétique simple: si on compare les prix d’un baril à 60 et à 50 dollars, en tenant compte d’un million de barils par jour d’exportation supplémentaire côté saoudien, «on perd de l’argent».

«Donc, l’intérêt de l’Arabie saoudite, ce n’est peut-être pas non plus de faire descendre les prix, conclut l’expert. Parce qu’ils vont perdre de l’argent tout en produisant plus».
L’expert n’exclut pas non plus que la propagation du coronavirus ait également un impact sur la baisse des prix du pétrole, en une phase qui «prend en gros à peu près 3 à 4 mois», après le passage «en Europe, dans les Amériques et se termine en Asie».

La situation actuelle dépendra, en gros, de la durée d’activité coronavirus et du rapprochement «inévitable à terme», entre Riyad et Moscou, estime l’expert.

«À un moment, les deux vont se dire: on a obtenu ce qu’on voulait ou partiellement ce qu’on voulait», assure-t-il, ajoutant que l’Arabie saoudite va se rendre compte que finalement elle n’est pas vraiment gagnante dans cette histoire.

Ce qui reste à savoir, souligne-t-il, c’est quand l’entente sur un quota suivra.

Source Agence russe Sputnik.com ici

<< Article précedent
Evaluer : Note moyenne :0 (0 vote)
>> Article suivant
Charles Sannat est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l’Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires Il a exercé les fonction de directeur des études économiques de la société Aucoffre.com de 2012 à 2015, et créé le Contrarien Matin un site de « décryptage quotidien, sans concession, humoristique et sarcastique de l’actualité économique ». Il a fondé en Septembre 2015 le site Insolentiae.com et se consacre depuis pleinement à ce nouveau projet éditorial.
Publication de commentaires terminée
Dernier commentaire publié pour cet article
Soyez le premier à donner votre avis
Ajouter votre commentaire
Top articles
Derniers Commentaires
Le gouvernement micromanage avec succès
27 maiCédric572
L'union soviétique arrive...
Les banques vont déclarer aux impôts si vous possédez un coffre à l...
25 maizelectron
Donc ça va en obliger certains à creuser au fond du jardin pour couler quelques tonnes de béton ferraillé pour faire un chouette bunker piégé, domm...
La division de la société ou distanciation sociale vue par Orwell. ...
11 maiLouis L.1
le "Grand Etre Lumineux qui a pour corps physique la Terre" *, n'en peut plus. Un nombre grandissant, parmi nous, est révulsé par ce sinistre a...
Et maintenant, une tempête de cerfas
08 maiPatrick W1
Déconfinement: J'adore l'image des administrations qui jappent des contraintes comme des Teckels sous cocaïne.... Humour décapant. Merci.
Démondialisation. Les États-Unis vont aider leurs entreprises manuf...
08 maiPatrick W
Excellent....!!
La division de la société ou distanciation sociale vue par Orwell. ...
08 maiC.3
Un vent de Jacquerie se lève.. Il faudra bien en passer par là, quel qu' en soit le prix à payer..
Bill Gates, futur maître de la planète?
07 maiPatrick W
et sur ' opednews.com" Sans vaccin vous ne serez plus autorisés à acheter, voyager, travailler, ou vous déplacer.....
Bill Gates, futur maître de la planète?
07 maiPatrick W
Bonjour Lucifer......et pour les âmes non-sensibles, on trouve à propos de ce groupe de maniaques délirants" des révélations à vomir.....sur le si...
Articles les plus commentésFavorisPlus...
Flux d'Actualités
TOUS
OR
ARGENT
PGM & DIAMANTS
PÉTROLE & GAZ
AUTRES MÉTAUX