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Covid : vacciner les enfants n’est vraiment pas raisonnable

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Publié le 01 septembre 2021
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Rubrique : Editoriaux

Par Nasier Ockham et h16

Et voilà, c’est la rentrée et avec elle l’occasion d’un bref regard sur un mois d’août particulièrement rempli de rebondissements qu’il sera difficile de lister et d’analyser les uns après les autres. Néanmoins, la pause estivale aura été l’occasion de quelques réflexions intéressantes et c’est grâce au remarquable travail d’un contributeur irrégulier de ces colonnes, Nasier Ockham, que je vous propose de revenir sur quelques données statistiques intéressantes au sujet de la situation actuelle du pays qui seront l’occasion de fournir plusieurs articles.

Dans ce billet, nous allons nous pencher sur la vaccination des jeunes de moins de 12 ans que notre gouvernement entend mener à bien fermement et avec beaucoup d’empressement, “quoi qu’il en coûte” comme le veut dorénavant l’expression consacrée par Macron.

Au passage, en allant éplucher les données d’OpenData disponibles sur les sites dédiés, il est intéressant de constater qu’à cette date et depuis l’arrivée du Covid en France (disons en Mars 2020 pour faire simple), trois enfants de 9 ans et moins sont morts du Covid, et quatre de 19 ans et moins. On pourra se référer à ce lien et cet autre pour trouver confirmation de ces chiffres. Le covid ne provoque pas d’hécatombe chez les enfants et représente même un risque extrêmement mineur.

Une fois ceci posé, notons qu’avec plus de 65 millions d’injections en France (dont 53 millions avec le vaccin Pfizer), la pharmacovigilance française commence maintenant à avoir un peu de recul sur les effets indésirables et immédiats des quatre principaux vaccins (Pfizer, Moderna, Astrazeneca, Janssen) pour les personnes âgées de plus de 12 ans ; or, sauf à considérer que ces données sont subitement plus mal remontées que les années et vaccins précédents, ou inversement que cette base serait subitement prise d’assaut par une saisie compulsive de tout ce qui passe, on devra – cas moyen raisonnable – considérer que c’est une source de données valable au moins pour indiquer les tendances.

Comme les autorités insistent actuellement assez lourdement pour que les jeunes (de moins de 12 ans) se fassent à leur tour vacciner, il apparaît logique de se pencher sur ces retours déjà existants pour extrapoler à cette partie de la population, au moins en première approximation.

Pour le vaccin le plus utilisé, le Pfizer, des événements indésirables pour les plus jeunes apparaissent globalement comme ceux des adultes. Si l’on s’en tient aux données issues des déclarations officielles, pour toute la population, ces vaccins ont été suivis de 0.8 à 2.4 décès par 100.000 injection, et de 15 à 72 cas graves (cas grave voulant dire ici décès, mise en jeu du pronostic vital, ou invalidité ou incapacité à vie, ou hospitalisation, ou cas médicalement significatif). Les suites plus lourdes suivent la prise du vaccin Astra-Zeneca, suivi par Pfizer.

Emmanuel Macron a choisi d’obliger pardon de “fortement inciter” tous les Français à la vaccination par le truchement d’un pass sanitaire économiquement discutable, socialement lamentable et juridiquement bancal. Si l’on part du principe que cette fine idée parvient finalement à son but, à savoir que toute la population française se retrouve vaccinée, on peut alors estimer le nombre de décès qu’on devrait observer en pharmacovigilance, et ce pour chaque tranche d’âge de population considérée, qu’on pourra ensuite comparer au nombre de décès que devrait causer le virus, toujours pour la même tranche de population.

La figure suivante réalise précisément cela :

Elle permet de montrer dans les colonnes noires les décès qui sont attendus dans la pharmacovigilance suite à la vaccination (il s’agit des taux de la pharmacovigilance appliqués à la population par classes d’âge obtenues ici et ), par rapport aux décès Covid recensés depuis le début dans les hôpitaux ici et ) dans les colonnes rouges du graphique.

Il est à noter que l’estimation est précise pour les jeunes (populations en dessous de 40 ans), mais sous estime les décès par Covid des plus âgés car les décès en EHPAD ne sont pas comptés ici.

En terme de bénéfice/risque, le graphique permet d’assez clairement illustrer que la vaccination est vraisemblablement bénéfique pour les personnes âgées, mais son bénéfice s’étiole d’autant plus qu’on s’éloigne des âges supérieurs au point que, pour les moins de 40 ans, la pharmacovigilance indique dès à présent un risque plus important des vaccins que du virus : ainsi, les données actuelles indiquent qu’il y a plus de risque à se faire vacciner qu’à subir le Covid jusqu’à 39 ans, et que la vaccination est clairement un énorme bénéfice après 70 ans.

Une autre façon de visualiser ces risques est proposée dans les figures suivantes : il s’agit de modèles phénoménologiques qui permettent de prédire comment vont se produire les cas graves pour les plus jeunes, si on fait l’hypothèse que la proportionnalité non linéaire observée entre 20 et 90 ans se poursuit de la même façon pour les moins de 20 ans.

Cela permet de placer des plages de prédictions (colorées) pour les différents vaccins dans lesquelles on est sûr qu’il y aura 95% des cas graves, à chaque tranche d’âge, et la même chose pour la maladie elle-même (afin de comparer).

Autrement dit, on représente la probabilité d’occurrence de cas grave à chaque âge. Par exemple, la figure suivante essaye de représenter que pour les personnes de 30 ans, on est sûr à 95% qu’on observera au minimum 9 cas graves et au maximum 24 cas graves par 100.000 vaccinations avec Pfizer. Au même âge, on observera dans la pharmacovigilance de 10 à 50 cas graves après 100.000 vaccinations Moderna.

Et lorsque la plage d’une vaccination ne chevauche pas celle du covid, la balance bénéfice/risque ne sera bonne que si le vaccin diminue effectivement le nombre de cas graves du covid d’au moins le maximum de la plage considérée. À 30 ans, cela veut dire que Pfizer doit diminuer les cas graves de 24, et Moderna d’au moins 50 cas.

Dans certains cas, la balance bénéfice/risque peut être négative avant que les plages ne se chevauchent si le vaccin ne diminue pas autant les cas graves que nécessaire.

Enfin, dès que la plage du covid et celle du vaccin se touchent, on sait donc qu’à ce point, on est perdant avec une vaccination de toute la population avec ce vaccin : à ce point, en ne vaccinant que les personnes à comorbidité, on n’aurait aucune chance de créer un cas grave parmi des individus sains (sans comorbidité).

Idéalement, la plage balayée par le covid devrait se trouver systématiquement au-dessus des plages des vaccins, assurant ainsi que le vaccin est toujours moins risqué que la maladie. La vie réelle étant plus compliquée, on peut admettre que les plages de risques se rapprochent un peu pour certaines tranches d’âges, mais dans la zone où les plages de risques se chevauchent, même un petit peu, on est certain (avec 95% de confiance) que la pharmacovigilance vaccinale rapportera des cas graves supplémentaires qui ne l’auraient jamais été par le covid, sans que cela soit compensé par la réduction de morts du covid par le vaccin dans ces classes d’âge là…

Et si on regarde la même chose pour Astra-Zeneca, on obtient la figure suivante qui corrobore le précédent graphique au moins pour les âges les moins élevés : si l’on s’en tient aux données de pharmacovigilance, le modèle suggère que les rapport bénéfice risque est mauvais pour les personnes sans comorbidité jusqu’à 76 ans, mais le vieillissement nuance fortement cela et il est probable que le rapport bénéfice/risque de ce vaccin pour toute la population devienne vraiment positif quelque part entre 60 et 75 ans.

Au passage, on notera que l’Astra-Zeneca n’est pas recommandé au dessous de 55 ans en France, et que cela correspond au point où les deux courbes (la rouge et la verte) se rejoignent. Peut-être certains décideurs, ayant les mêmes données, aboutissent-ils à la même conclusion ?

Bien évidemment, tout ceci ne tient pas compte de l’état de santé général de chaque individu : certaines comorbidités (obésité, diabète pour n’en citer que deux) modifient très substantiellement le tableau et rappellent pourquoi la décision de se faire vacciner reste toujours une décision personnelle.

Mais potentiellement, ceci veut dire qu’une population de 15 millions de personnes jeunes, globalement en bonne santé (en tout cas logiquement en meilleure santé que les plus de 70 ans) et qui ont très peu de risques de mourir du covid – on parle de 1 risque sur 1,9 à 2,4 millions – vont échanger un risque incertain (celui d’attraper le covid) contre la certitude de prendre un risque entre 36 et 44 fois plus élevé en se faisant vacciner et ce dans le but de rassurer une partie de la population apeurée par des médias et des politiciens en roue libre (pour le dire charitablement).

Concrètement, cela veut aussi dire qu’on peut s’attendre, si l’on applique les données actuelles de pharmacovigilance aux populations les plus jeunes, à y compter 270 à 280 adolescents ou enfants décédés lorsque toute cette population sera vaccinée.

Est-ce bien raisonnable ?

Est-ce bien raisonnable d’oublier le principe de précaution ?

Est-ce bien raisonnable de viser cette population alors que les données s’accumulent de façon défavorable ? Peut-être est-il très utile de se rappeler avec insistance des cas précédents de retraits de vaccin suite à des pharmacovigilances défavorables, comme aux États-Unis en 1955 où les données observées après l’usage d’un vaccin contre la poliomyélite remontaient 55 paralysies et 5 décès (sur toute la population américaine), ou encore, en 1976, lorsqu’une campagne de vaccination de la grippe avait été stoppée lorsque les données de pharmacovigilances avaient remonté 1 décès pour 100.000 habitants.

Et s’il est vrai que les vaccins ne sont pas, en général, complètement dépourvus d’effets secondaires parfois graves – les chocs anaphylactiques du DT-Polio s’établissent entre 0.065 et 0.3 par 100.000 – la comparaison avec les vaccins actuels laisse quelque peu songeur, les cas graves observés suite à Pfizer pour la tranche des 20 à 29 ans s’établissant actuellement autour de 11 pour 100.000 (soit 36 fois plus que pour le DTP).

Au delà de cette question, ces statistiques imposent de rappeler le devoir du médecin, “primum non nocere” qui semble s’être évaporé depuis un moment dans les pays occidentaux, l’Australie et la France pavant un chemin catastrophique vers l’enfer sanitaire.

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Source : h16free.com
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H Seize écrit sur http://h16free.com ses chroniques humouristiques d’un pays en lente décomposition, et apporte des solutions dans son livre, Egalité, Taxes, Bisous. Dans un monde toujours plus dur, et alors que la crise, la vilénie, les aigreurs et les misères allant de la maladie aux bières tièdes font rage, un pays fait courageusement face et propose toute une panoplie de mesures plaisamment abrasives qui permettront d'aplanir les aspérités, gommer les difficultés et arrondir les angles. Ce pays, rempli de gentils et d'aimables tous les jours mieux pensant, est devenu un véritable phare scintillant dans la nuit noire de l'obscurantisme des méchants et des vilains. Et pour mieux scintiller, il s'est doté d'une devise qui est parvenue à se hisser au rang de slogan, d'accroche et de modus vivendi : pour chacun et pour tous, il faudra de l'égalité, des taxes, et des bisous.
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