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On pourrait appeler cet article, « Don’t cry for me
Argentina »
En effet, les déroulements récents en
Argentine ont apeuré beaucoup d’investisseurs et les cours de
bourses des titres dont l’activité principale (ou importante) se
déroule en Argentine ont subi quelques dégâts.
Il faut raison garder.
Le gouvernement argentin se plaint depuis quelques temps
déjà du manque d’engouement pour les investissements en
Argentine. Cette perte de patience est surtout due au fait que
l’Argentine, producteur de pétrole je le rappelle, se trouve
dans l’obligation d’importer de l’or noir. Pourquoi ?
Parce que les découvertes et surtout la production
sur territoire argentin, ne compensent pas la hausse de la consommation
indigène.
Il en a résulté des prises de
décisions – de la part du gouvernement de madame Kirchner - qui
ont échaudé les marchés, comme, -par exemple –
l’impossibilité de rapatrier directement dans leur pays
d’origine les bénéfices en dollar pour les
sociétés étrangères et l’abolition des subsides.
(pourquoi subsidier si rien n’est développé de plus)
On peut aussi comprendre les sociétés
étrangères qui voient en l’Argentine un risque, surtout
lorsqu’on sait que le pétrole extrait doit être vendu au
gouvernement argentin à un prix largement plus bas que celui du marché,
à savoir environ 60 USD (aujourd’hui parce que plus tôt c’était
même 40 USD) alors que le cours officiel est supérieur à
100 USD.
Dans mon billet précédent, j’avais
indiqué des articles positifs montrant que le prix offert par le
gouvernement allait être revu à la hausse, que BP était
intéressé par l’Argentine, etc.
Malheureusement, les derniers développements ont
révélé une querelle entre le gouvernement et les grandes
sociétés qui exploitent des concessions en Argentine, notamment
dans le Neuquen. Le gouvernement a annulé
des concessions (surtout à YPF). On peut considérer cela comme
une expropriation (pas comme une nationalisation, je le mentionne). Le but du
gouvernement est de faire investir ou de faire déguerpir.
Je continue de penser que c’est de la
négociation pure de la part du gouvernement pour obtenir de la part
des exploitants/propriétaires de concessions de plus grands
investissements pour parer aux manques de production.
Et cela marche ! YPF va- peut-être - se faire
racheter ses concessions par des chinois. De plus, Petrobras
est venu discuter avec le gouvernement et il semble qu’un retour en
arrière a été négocié.
Il n’est bien évidemment pas dans
l’intérêt du gouvernement Kirchner de se mettre à
dos le monde pétrolier, mais de faire valoir ses
intérêts. Laissons les choses se calmer, je reste positif sur
notre titre malgré le risque politique (que j’ai souvent
mentionné). Je mentionne aussi que le prix offert par le gouvernement
argentin sera certainement revu à la hausse si les chinois
débarquent car ces derniers seront d’accord de prendre le risque
moyennant un paiement plus élevé du baril.
Voici les derniers développements
http://www.romandie.com/news/n/_L_Argentine_d...0420122157.asp?
http://www.lanacion.com.ar/1463859-detras-de-...roleo-argentino
http://en.mercopress.com/2012/04/11/a-possibl...f-and-argentina
http://online.wsj.com/article/SB1000142405270...1726929778.html
http://www.swissinfo.ch/spa/suiza_y_el_mundo/...ml?cid=32453540
Il semble donc que les chinois pourraient reprendre les
concessions. Ces derniers sont riches, mais vont certainement demander en
contrepartie une hausse du prix que paie le gouvernement.
Je ne pense pas qu’il faille céder à
la panique, attendons de voir les prochains développements avec les
grandes sociétés. Je rappelle que CWV ré-investiti tout en Argentine et ne semble pas devoir
être la cible de tout ce battage médiatique.
Olivier Crottaz
Article
originellement publié ici.
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