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Défendre la propriété privée en l’absence d’Etat

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Extrait des Archives : publié le 06 novembre 2012
2720 mots - Temps de lecture : 6 - 10 minutes
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De nombreux Rothbardiens se sont fait la promesse de ne pas aller voter aux élections, ni à aucune autre, puisque le vote ne supporte à leurs yeux que l’Etat. Je me demande donc s’ils seraient susceptibles de changer d’avis si l’un des choix qui s’offrait à eux lors des prochaines élections pourrait leur permettre de dissoudre le gouvernement et le remplacer par des institutions de marché libre. Ce choix ne nous est bien entendu pas disponible aujourd’hui et la plupart des gens s’en moqueraient ou mourraient de peur s’il nous était proposé. A mesure que les nations souveraines font glisser la luge Keynésienne vers l’abysse, leur dissolution pourrait de toute façon tomber d’un moment à l’autre du ciel. Aussi absurde que cela puisse paraître, nous pourrions bientôt avoir à organiser la société autour d’un autre système que de tous ces monopoles coercitifs qui nous mènent peu à peu vers l’extinction.


Heureusement pour nous, nous disposons à la fois des expériences et des théories dont nous avons besoin pour ce faire. Dans cet article, je me baserai sur deux sources : An American Experiment in Anarcho-Capitalism: The Not So Wild, Wild West, par Terry L. Anderson et P. J. Hill ; et La Théorie du Chaos, par Robert P. Murphy.


Grâce à Hollywood et à la littérature populaire, l’Ouest Américain (1830-1900) est souvent décrit comme un territoire violent et dénué de lois. Tant que vous avez une arme à feu et êtes déterminé à l’utiliser, vous êtes en mesure d’obtenir tout ce que vous désirez. La raison à cela n’est autre que la faiblesse et la non-existence du gouvernement. Au cours de leurs recherches littéraires, Anderson et Hill ont cependant déniché de nombreuses preuves du contraire. Par exemple, W. Eugene Hollon, dans son ouvrage intitulé Frontier Violence : Another Look, indique que l’Ouest des Etats-Unis était bien plus civilisé et pacifique que la société Américaine d’aujourd’hui (soit au début des années 1970). Un autre chercheur, du nom de Frank Prassel, a quant à lui découvert dans les années 1930 que si une conclusion pouvait être tirée des statistiques criminelles de l’époque, c’est que la frontière de l’Ouest ne laisse derrière elle aucun héritage particulier de violence en comparaison aux autres parties du pays.


Au départ, les habitants de l’Ouest protégeaient leur vie et leur propriété grâce à des agences privées. Ces agences comprenaient très bien que la violence était un moyen coûteux de résoudre les mésententes et employaient habituellement des méthodes économiques telles que les décisions arbitraires ou de justice. Ces agences n’avaient pas une idée commune de la justice. Les gens se faisaient des idées différentes des lois sous lesquelles ils voulaient vivre et étaient disposés à payer pour cela. La compétition entre les agences leur apportait un choix.


Anderson et Hill ont étudié quatre institutions de l’ouest des Etats-Unis qui ressemblaient à l’anarcho-capitalisme (AnCap) : groupes de revendication territoriale, associations d’éleveurs, camps de miniers et convois de roulottes.


Groupes de revendication territoriale


Présents de part et d’autre du Mid-West, les groupes de revendication territoriale présentent un exemple de la manière dont les pionniers nouvellement arrivés joignaient leurs forces dans un but commun et ce, sans nécessiter l’assistance d’un gouvernement.


Chacun de ces groupes adoptait sa propre constitution et ses propres lois, élisait des officiers chargés de gérer l’organisation, établissait des lois qui permettaient de régler les conflits et mettait en place des procédures d’archive et de protection des plaintes.


Bien que la violence était souvent une option utilisée contre ceux qui ne respectaient pas les règles, plus d’une organisation avait recours à l’ostracisme pour punir ceux qui ne se pliaient pas à ses codes.


Elles refusaient de s’associer ou de soutenir ceux qui ne respectaient pas la volonté des autres colons et refusaient de les intégrer à leur communauté et de commercer avec eux.


Certains pensent que ces associations ont été créées en vue de s’opposer aux ‘spéculateurs’, dans le même temps que d’autres encourageaient la spéculation, ce qui souligne bien l’idée que chacune d’entre elles disposait de ses propres préférences et objectifs.


Associations d’éleveurs et camps de mineurs


Tout comme les groupes de revendication territoriale, les associations d’éleveurs mettaient en place des règles formelles afin de gouverner leurs membres, bien que leurs méthodes exécutives s’avéraient souvent violentes. Ils employaient des hommes armés en tant qu’agents de protection pour éliminer les voleurs de bétail. Ces mercenaires n’étaient pas motivés par l’éthique, mais par le camp qui leur proposait la meilleure offre.


Ces mercenaires formaient-ils leurs propres associations criminelles, violant les droits de propriété et vendant leur protection à leur guise ? Cela pouvait se produire de temps à autre, mais ce type d’association était en général puni bien plus rapidement et sévèrement par les associations de protection de propriété privée que par les organisations gouvernementales.


La ruée vers l’or Californienne de 1848 attira des milliers de gens de l’est assoiffés de richesses, tout comme ce fut le cas plus tard dans le Colorado, dans le Montana et l’Idaho. De nombreux chercheurs d’or s’organisaient avant même de quitter leur ville et, comme pour les autres types d’organisations, les règles variaient en fonction du groupe. Les gens avaient le choix d’opter pour les règles qu’ils préféraient. Il est intéressant de noter que de nombreuses associations de mineurs bannissaient la présence d’avocats dans leur district et prévoyaient une sentence de 20 à 50 coups de fouet pour tout avocat s’y aventurant et tentant d’y faire respecter la loi.


Voici ce qu’en disent Anderson et Hill :

L’un des premiers Californiens à avoir existé écrivait que ‘les lois n’ont jamais été nécessaires avant que les avocats ne fassent leur apparition’. Un autre a ensuite ajouté ‘que seulement quelques crimes avaient été dénombrés avant que les cours de justice, armées de leurs délais et de leurs technicités, ne viennent prendre la place de la loi mise en place par les mineurs’.

Les cours de mineurs offraient un système judiciaire doté d’un juge et d’un jury qui étaient sélectionnés parmi les membres de la communauté. Tout mineur respectueux de la loi pouvait servir de plaignant ou de défendant de l’accusé.

Nous pouvons relever dans le Colorado des signes de compétition entre les différentes cours, ce qui prouve encore une fois que la justice prévalait.


Les convois de roulottes


Les convois de roulottes qui prenaient la route de l’Ouest sont sans doute le meilleur exemple d’anarcho-capitalisme dont dispose la frontière Américaine de l’époque. Réalisant que leurs convois seraient hors de toute loi, les pionniers créèrent leur propre machinerie d’établissement et d’application de loi avant même de prendre la route. Dans de nombreux cas, ils rédigeaient des constitutions similaires à celle des Etats-Unis. Une fois que les voyageurs se trouvaient en dehors de la juridiction du gouvernement fédéral, ils élisaient des commissaires chargés de faire respecter leur constitution.


Ces constitutions mentionnaient également l’éligibilité au vote et fixaient les règles de l’amendement, du bannissement de certains individus et de la dissolution du cortège.


Selon les auteurs, ce qui permettait à de tels arrangements de fonctionner était un respect profond pour les droits de propriété. Il n’en est pas moins que leurs constitutions n’abordaient pas ou très peu la question de la propriété privée. Le caractère inviolable des droits de propriété était tant respecté que les pionniers n’avaient que très rarement à recourir à la violence, même quand une famine était imminente. Citant John Phillip Reid et son étude sur les pistes de l’Ouest Américain, les auteurs nous indiquent que :


Bien qu’une poignée de ceux qui ont été destitués aient pu avoir employé la ruse pour obtenir de la nourriture, la plupart d’entre eux se contentaient de mendier et ceux qui étaient ‘trop fiers pour mendier’ faisaient de leur mieux pour trouver quelqu’un disposé à mendier à leur place.


Il est clair que la nature temporaire de ces communautés de voyageurs les rendait bien plus adaptables à l’anarcho-capitalisme. La question de la demande en ‘biens publics’ tels que les routes et les écoles n’a jamais été soulevée, bien qu’il ait de temps à autre fallu qu’ils se protègent eux-mêmes contre les attaques des Indiens sans se reposer sur l’aide de l’Etat. Dans une majeure partie des cas, les arrangements ont fonctionné. Les gens achetaient protection et justice, trouvaient la compétition auprès des producteurs et, en conséquence, jouissaient d’un ordre social bien différent que celui que l’on voit souvent associé à l’idée d’anarchie.


L’anarcho-capitalisme vu par Murphy


Dans La Théorie du Chaos, Robert P. Murphy présente la manière dont les forces des marchés ont la capacité de supporter l’apport privé de justice et de défense – deux domaines qui sont généralement perçus comme relevant de l’Etat. Selon Murphy, non seulement le marché est capable de fournir de tels services mais il s’avère également être un système bien plus efficace et équitable que celui que nous possédons aujourd’hui.


Voyons maintenant quelques-uns des arguments qu’il utilise afin de soutenir son idée.


Dans le monde d’aujourd’hui, tout comme au temps des pionniers, aucun système de loi n’est nécessaire à contenir les masses. Les gens pourraient aussi bien intégrer volontairement des contrats qui représentent les lois sous lesquelles ils désirent vivre. Tous les aspects de l’interaction sociale pourraient être régulés par ces contrats volontaires.


Qui ferait la loi ? Des experts privés qui entreraient en compétition directe avec leurs rivaux. Le marché est capable de la justice tout aussi bien que d’autre chose. Comme le note Murphy, ‘le marché est le sténographe de l’ensemble des interactions économiques entre individus libres. Permettre au marché de gérer la justice signifie que plus personne n’aurait besoin de recourir à la violence pour imposer son propre point de vue aux autres’.


Au sein d’une société AnCap avancée, les compagnies d’assurance devraient jouer un rôle majeur. Les gens achèteraient des assurances, par exemple pour dédommager leur victime s’ils se trouvaient jugés coupables d’un crime. Tout comme aujourd’hui, ces compagnies d’assurances emploieraient ensuite des experts pour déterminer les risques représentés par la prise en charge de chaque individu qui fait une demande de couverture. Si une personne est considérée comme représentant un risque trop important, elle pourrait se voir refuser l’accès à une politique d’assurance, ce qui permettrait aux autres de décider si oui ou non ils désirent interagir avec elle.


Certains disent qu’un tel système ne pourrait fonctionner qu’au sein d’une société composée de personnes pacifiques et rationnelles et non de voleurs et d’assassins. Un marché anarchique serait-il en mesure de gérer de tels individus ?


Toute propriété est privée


Comme le dit Murphy, ‘à chaque fois qu’une personne se tient dans une société libertaire, elle se trouve sur la propriété de quelqu’un d’autre’. Un tel système permet d’éliminer les criminels sans violer leurs droits naturels. Il cite l’exemple d’une personne pénétrant dans un cinéma, armé d’un contrat similaire à celui-ci :


Si je suis jugé coupable de crime par une agence d’arbitrage réputée [ou peut-être listée], j’autorise le propriétaire du cinéma à employer des hommes armés pour venir me chercher et m’extraire de sa propriété’. De cette manière, l’usage de la force serait donc autorisé à l’avance par la personne en possession de ce contrat.


Mais où ces hommes armés doivent-ils interpeller le criminel ? Dans un marché libre, un système similaire à celui des prisons ferait son apparition. Ces prisons ressembleraient cependant plus à des hôtels, parce qu’elles seraient en compétition les unes avec les autres ce qui, pour un AnCap, signifie qu’elle rechercherait à la fois à satisfaire le criminel et à garantir sa détention sécurisée. Contrairement aux prisons gouvernementales, il n’y règnerait pas de climat de cruauté injustifiée et il n’existerait aucun moyen de fuite. Si un criminel venait à s’échapper et à commettre un nouveau crime, sa compagnie d’assurance serait tenue pour responsable. Un prisonnier mécontent de la manière dont il est traité aurait le droit de demander à être placé dans une autre prison, sous accord de sa compagnie d’assurance.

La mafia pourrait-elle prendre le contrôle ?


Les gens qui supportent l’Etat parce qu’ils pensent que les associations de crime organisé prendraient rapidement le dessus sur une société AnCap feraient bien de se rendre compte que nous vivons déjà sous le contrôle de la plus importante association criminelle de tous les temps. Peu importe quels crimes la mafia a pu perpétrer jusqu’alors, ils ne sont rien en comparaison à la destruction et aux meurtres perpétrés par les Etats.


Il est également nécessaire de bien comprendre que c’est le gouvernement qui nourrit la violence, et non le marché libre.

 

Toutes les entreprises traditionnellement associées au crime organisé – la prostitution, les usuriers, le trafic de drogues – sont interdites ou réprimandées par l’Etat. Dans un marché anarchique, les entreprises dignes de ce nom élimineraient d’elles-mêmes ces compétiteurs peu scrupuleux.

 

Mettre en application l’anarcho-capitalisme


Murphy discute des nombreuses applications de l’anarcho-capitalisme dans le monde d’aujourd’hui, l’une d’entre elles étant l’accord de licences médicales. Nombreux sont ceux qui pensent que sans les régulations gouvernementales, nous serions à la merci des charlatans. ‘Les consommateurs ignorants s’octroieraient les services du chirurgien qui leur offre le coût le moins élevé et finiraient en pièce sur la table d’opération’. Nous aurions donc besoin d’un gouvernement à la poigne de fer pour que seuls les meilleurs puissent accéder à la profession médicale.


Tout cela n’est que pure fiction. Puisque la demande en médecine efficace et sans danger est universelle, le marché serait capable de développer des organisations qui n’autoriseraient que les médecins qualifiés à travailler. Les compagnies d’assurance n’emploieraient également que des médecins capables de faire leur travail, puisque toute forme de faute professionnelle pourrait leur coûter des millions.


Pour ce qui concerne le débat autour du port d’arme, Murphy pense que les deux camps ont des points de vue légitimes :

 

Il est clair que nous ne pouvons pas croire que le gouvernement sera là pour nous protéger une fois qu’il nous aura désarmés. D’autre part, je me sens un peu ridicule de dire que les gens devraient être autorisés à stocker des bombes atomiques dans leur cave.

 

Comment l’anarcho-capitalisme pourrait-il résoudre le problème ? Disons que Joe Smith veuille contracter une assurance qui soit d’accord de payer 10 millions de dollars à la famille de toute personne qu’il viendrait à tuer. ‘La compagnie chercherait bien sûr à savoir s’il détient des armes ou des bombes atomiques dans son garage’. Ainsi, les armes les plus dangereuses ne seraient autorisées qu’aux personnes désireuses de contracter une assurance au prix fort.


Bien qu’il soit difficile d’imaginer une entreprise capable de protéger un individu qui possède une arme atomique, il n’existerait pas non plus d’agence chargée d’en interdire la possession. Et sans assurance, une personne serait dans l’incapacité de garantir ses contrats avec les autres et de se forger une place dans la société.


Comment en arriver là


La possibilité d’établir une société anarcho-capitaliste dépend de l’histoire de chaque région. Les anarchistes de Corée du Nord, par exemple, pourraient avoir recours à la violence pour renverser le gouvernement en place, alors qu’aux Etats-Unis, l’érosion graduelle de l’Etat est une possibilité.

 

S’il est une chose que partagent toutes les révolutions, c’est un engagement des partis à respecter les droits de propriété privée.

 

Les gens savent tous que le meurtre et le viol sont des crimes – même les meurtriers et les violeurs. Ce qui est plus difficile, c’est de convaincre les gens que le meurtre est une mauvaise chose lorsque même ceux qui ont été élus y ont recours.


Nous pouvons construire une nouvelle société sur des notions intuitives de justice, tout comme le faisaient les mineurs de Californie.

 

Pour citer un exemple plus moderne, chaque ville accepte les règles intrinsèques à un match de basket, même sans arbitre.

 

Comme l'explique Murphy, les joueurs d’un match amical reconnaissent l’existence des règles de jeu, même lorsque le joueur fautif nie avoir commis une erreur.

 

La solution qu’offre le marché à de telles ambiguïtés est d’employer des arbitres chargés de faire appliquer les règles (qu’ils respectent donc également). Un monopole violent n’est jamais nécessaire pour achever un tel ordre.

 

Conclusion


Ceux qui défendent l’Etat comme moyen de protéger les droits de propriété privée devraient jeter un œil à l’Histoire de leur nation. Comme le dit Murphy :

‘Je demanderai à mes lecteurs de résister à l’envie de classifier mes idées d’utopiques sans m’avoir préalablement spécifié en quoi le système gouvernemental est un système ‘qui marche’’.

 

 

 


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On nous présente un joli modèle théorique très vertueux et qui a des possibilités réelles de fonctionner, à condition de ne concerner qu'une quantité restreinte d'individus dont l'objectif principal est la survie commune dans une contrée peu hospitalière. Mais ce modèle oublie un facteur primordial : l'humain et ses multiples facettes. Ainsi, dans le monde humain, il existe des gens qu'on nomme "égomaniaques" (narcissiques de haut degré), voire "anti-sociaux" (ou mieux connus sous le nom de psychopathes). Ils représentent de 2 à 5% de la population, en fonction des critères utilisés pour les définir. Ces gens ne pensent qu'à leur intérêt personnel et n'ont aucune empathie. S'ils peuvent tuer discrètement pour résoudre un problème, ils n'hésitent pas.
Là où je veux en venir : si une société devient anarcho-capitaliste, il se trouvera toujours des psychopathes pour tenter de prendre le pouvoir au mépris de l'intérêt commun. C'est la nature humaine, tout simplement.
La démocratie était censée nous protéger de ces malades, mais au cours du temps ils se sont arrangés pour y prendre le pouvoir aussi, ce qui mène notre système vers une fracture sociale monstrueuse et une fin violente toute proche.
Ce qu'il faut c'est trouver un système qui permette de contrôler ces dérives.
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Merci de ce commentaire qui nous ramène un peu sur Terre...
La fin de l'article est particulièrement intéressante, où Murphy prétend réfuter les critiques de son système (plus ou moins appliqué dans des situations très spécifiques et limitées dans le temps) en demandant de prouver que le système basé sur l'Etat "fonctionne"... N'ayant sans doute pas remarqué que les Etats survivent depuis plus longtemps que le Far West, et donc "de fait" fonctionnent !
Passons sur le manque de rationnalité de cette démonstration (l'alternative principale à ma théorie n'est pas parfaite, donc ma théorie fonctionne, ahem...). Le point faible principal, comme vous le notez justement, réside dans la conception un tantinet naive de la nature humaine qui sous-tend ces théories très libérales. Ces sociétés idéales semblent avoir existé... aux tous débuts de la civilisation quand les gens vivaient par groupes de 60, dès qu'on atteint les 100 individus ca commence à changer, et pourtant l'auteur ne se demande jamais comment et pourquoi, il semble suffire que l'on élimine cet entité vague, "l'Etat", comme si c'était un corps étranger, et tout se passerait bien sur le long terme.
D'ailleurs, pour contrer ces entités qui amassent trop de puissances et en abusent (les "mafias"), il nous est proposé une solution des plus obscures : "Dans un marché anarchique, les entreprises dignes de ce nom élimineraient d’elles-mêmes ces compétiteurs peu scrupuleux." Hé ben tiens ! Près de chez moi (à Milan) la police a fermé un restau dans le sous-sol duquel la mafia italienne torturait les entrepreneurs qui refusaient leur "protection" jusqu'à ce qu'ils acceptent le racket, ils seraient enchantés de savoir comment "éliminer ce compétiteur peu scrupuleux"... Que l'auteur n'hésite pas à développer...
Mais en fait le problème ne se résume-t-il pas à ce que ces modèles ultra-libéraux tentent de nier toute conception d'esprit de groupe, y substituant une montagne de contrats (là où probablement dans le Far West beaucoup de ces "contrats" étaient surement des accords généraux tacites), alors que vous notez vous-meme que ca fonctionne bien lorsque l'on a "[des] individus dont l'objectif principal est la survie commune dans une contrée peu hospitalière", donc un lien autre que contractuel ?

Quant à trouver un système qui empeche par "construction" les dérives, j'avoue etre un peu sceptique, il me semble que c'est plus une question de controle et de surveillance permanente des acteurs les plus puissants du système. Je ne crois pas beaucoup en un équilibre "statique" de société mais en de petits déséquilibres permanents que l'on contrebalance (et qui parfois s'amplifient considérablement), mais je laisse la porte ouverte à la surprise :-)
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Dernier commentaire publié pour cet article
Merci de ce commentaire qui nous ramène un peu sur Terre... La fin de l'article est particulièrement intéressante, où Murphy prétend réfuter les critiques de son système (plus ou moins appliqué dans des situations très spécifiques et limitées dans le tem  Lire la suite
Pierre Hosteins - 23/11/2012 à 11:46 GMT
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