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Cours Or & Argent en

Des subventions comme s’il en pleuvait

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Publié le 25 novembre 2013
1462 mots - Temps de lecture : 3 - 5 minutes
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Rubrique : Billets d'Humeur

Parfois, à force de réclamer la transparence des institutions publiques, on l’obtient. Ce n’est pas sans misères, mais le résultat en vaut la chandelle. C’est ainsi que, dans les données disponibles sur data.gouv.fr, on trouve le détail des subventions distribuées, d’années en années. L’analyse de ces distributions d’argent des autres est fort instructif.

En effet, n’importe quel citoyen un minimum attentif aux impôts qui lui sont prélevés doit se demander si, parfois, il n’y aurait pas comme un petit coulage dans la façon dont l’argent est dépensé. Et même si, bien sûr, l’évidente solidarité nationale impose un consentement à l’impôt des plus tendres, il est parfois nécessaire de s’assurer que l’un ou l’autre élu n’aurait pas malencontreusement ripé au moment de faire un chèque pour l’une ou l’autre association dont il serait fortuitement le président, ou dont le trésorier serait inopinément un membre de sa famille (au sens strict ou au sens politique)…

Et grâce à cette joyeuse manie de l’ « open-data », on se retrouve à présent avec cette possibilité délectable de fouiller dans les comptes de la Nation. Fouiller est ici le terme adéquat tant les données sont volontairement obscurcies dans le jargon administratif ; à ceci près, cependant, force est de constater qu’on retrouve bien tout comme il faut, dans les « jaunes » édités chaque année. Pour ce petit billet détendu de l’analyse économique succincte, j’ai choisi les années 2011 et 2012 (i.e. les jaunes du PLF 2013 et du PLF 2014).

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Quelques manipulations de données CSV plus tard, on obtient quelques jolis graphiques qui illustrent assez bien différents problèmes et soulèvent quelques interrogations.

D’une part, en ces périodes de restrictions, on a un peu de mal à comprendre pourquoi l’État distribue ainsi un peu plus d’un milliard d’euros en 2011 dans différentes associations qui vont de la formation professionnelle à celle des boulistes de telle localité. Après tout, la formation est quelque chose qui devrait être du ressort des entreprises, des individus, éventuellement d’un accord liant les premières aux seconds, et, pour tout dire, pourrait être envisagé dans le cadre de l’éducation nationale (on n’est plus à une propagande près). Pourquoi l’état finance-t-il cela ? Quant aux boulistes et autres associations sportives ou vidéo-ludiques, seules les contorsions actuelles du sens des mots permet de placer ça dans les missions de l’État et dans le cadre de son nécessaire soutien aux activités qui permettent d’entretenir le lien social, la paix sociale, le sport social et la distribution sociale de pognon social. Une fois débarrassé de la gangue de novlangue, les subventions correspondantes ressemblent largement à une distribution de bonbons pour réjouir les uns et calmer les autres…

D’autre part, l’analyse des chiffres de 2011 et 2012 laisse assez peu de doute sur la tendance générale de ces distributions. Tendance un peu alarmante puisqu’elle se traduit essentiellement par une véritable explosion des subventions distribuées. On découvre en effet que leur montant total s’établissait ainsi à 1.229 millions d’euros en 2011, et qu’il atteint 1.855 millions en 2012.

Sapristi ! Une augmentation de 50% (!), que voilà de la bonne grosse austérité bien violente ! Il semblerait, au vu de ces chiffres, que certains n’ont pas subi la crise avec la même difficulté que d’autres. Et si on comprend que certaines associations sont effectivement à 100€ de donation près, certaines autres ont tout de même trouvé dans le budget de l’État un secours … grossissant au cours des années.

Et lorsqu’on regarde un peu les grandes masses, l’impression de foutage de gueule s’installe franchement. Par exemple, si l’on rassemble par ministère les largesses qui furent distribuées, on se rend compte que ce qui relève du pur régalien (i.e. l’intérieur, les affaires étrangères, la justice et la défense) ne représente jamais une très grosse proportion de ce qui est donné par l’Etat. Pire : cette proportion tend à diminuer dans le temps. Ainsi, en 2011, les associations qui dépendent de ministères régaliens sont subventionnées à hauteur de 10% des montants totaux distribués.

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En 2012, les mêmes associations ne comptent plus que pour un petit 5% maigrichon. Décidément, il ne fait pas bon être attaché à l’un des piliers de l’Etat français lorsqu’on est une association demandeuse de subventions en France !

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On m’objectera sans doute qu’on peut très bien avoir une diminution relative des « subventions régaliennes » si les subventions, en général, augmentent largement (ce qu’elles font) sans pour autant avoir une diminution absolue des montants impliqués. Il n’en est rien : les associations qui dépendent des ministères régaliens voient bien le robinet à subvention se fermer ; seule la Défense limite un peu l’assèchement, mais sinon, les chiffres sont éloquents d’une année à l’autre et donnent ceci :

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Comme on le voit, on passe d’un total (régalien seul) de 133 millions d’euros à 88. Là, pour le coup, l’austérité commence à se faire sentir. Mais plus intéressant, ce qui n’est pas du régalien, lui, en profite dans le même temps pour remplir sa besace et même largement plus ; pour rire, j’ai réintroduit ce qui avait été retiré du précédent graphique. La différence étant sensible, cela écrase un peu les ministères régaliens, mais on distingue nettement que l’austérité, pour ces associations, c’est définitivement pas maintenant :

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Au delà de ces aspects de répartition un peu fastidieux qui montrent à qui en doutait encore que l’Etat n’est plus qu’un immense diffuseur d’ambiance à base de pognon cramé dans des associations colorées, citoyennes, festives et parfaitement limitées à des intérêts bien particuliers et non pas du tout collectifs, les données permettent des fouilles dont les résultats sont lourds de signification sur ce que ceux qui sont à l’embouchure du robinet sont capables de faire pour s’y abreuver sans complexe.

On aura un petit mouvement de recul lorsqu’on découvrira que les associations pour les loisirs des administrations financières touchent plus de 34 millions d’euros (6 millions pour l’ATSCAF et 28 pour l’EPAF). C’est vraiment mignon d’apprendre que les gens qui collectent nos impôts s’octroient eux-mêmes, après une consultation et d’âpres débats avec eux-mêmes, plusieurs dizaines de millions d’euros pour leurs loisirs.

On ne s’étonnera pas de découvrir par exemple qu’en 2011, les 10% des associations les mieux dotées (2198) touchent plus d’un milliard d’euros en tout, soit 514 K€ en moyenne pour celles-là. En revanche, les 90% restantes devront se contenter d’une dotation de 8486€ en moyenne. Si l’on voulait vraiment se moquer de nos solidaires à nos frais, on pourrait noter que le coefficient de Gini dans cette répartition montre clairement un écart très important entre les associations riches et les associations pauvres… En pratique, cette différence n’est pas amusante puisque quoi qu’il arrive, le contribuable en est de sa poche.

Mais de façon générale, ces chiffres montrent surtout l’incroyable décontraction avec laquelle les institutions jouent avec l’argent du contribuable. On peut se demander pourquoi autant d’associations Loi 1901 sont créées pour, par exemple, gérer les restaurants d’entreprises de la fonction publique ; pourquoi ces administrations emploient-elles un tel montage pour ce genre d’activités ? Pourquoi demande-t-on implicitement à tous les contribuables de participer de façon directe au financement de la Fédération Française de Ski (près de 4 millions d’euros) ? Le ski est-il un droit de l’homme ? Le ski peut-il décemment être mis au même plan que les Restos du Cœur (qui reçoit aussi sa part, modeste, de financements publics) ? Pourquoi tout le peuple français est-il ponctionné pour que seulement certains puissent s’adonner à leurs loisirs ?

Pourquoi, mais pourquoi donc ces associations ne se contentent-elles pas des cotisations de leurs nombreux membres ? Si elles intéressent tant de monde, elles n’auront pas de mal à rassembler les cotisations qu’il leur faut et dans ce cas, aucun besoin de subventions ! Et si elles ne peuvent survivre sans subvention, peut-être n’intéressent-elles pas suffisamment de monde et ne méritent-elles pas de recevoir l’argent public, de la collectivité, donc de tous ?

Mais surtout, comment ne pas voir dans cette distribution permanente et croissante d’argent des autres, qui échappe royalement à tout contrôle effectif du peuple, un parfait déni de démocratie ? Comment ne pas voir qu’en plus d’être des nids de prébendes et de sinécures pour amis du pouvoir, qu’en plus des sources évidentes de corruption que ces arrangements offrent à tous les élus, à chaque étage du mille-feuille français, ces associations, en venant téter aux subventions publiques, détournent l’argent de la collectivité pour des intérêts privés ?

Devant ces chiffres consternants, comment justifier le moindre consentement à l’impôt, expression dont s’abreuvent nos crétins gouvernementaux à mesure que la grogne monte ?

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Source : h16free.com
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H Seize écrit sur http://h16free.com ses chroniques humouristiques d’un pays en lente décomposition, et apporte des solutions dans son livre, Egalité, Taxes, Bisous. Dans un monde toujours plus dur, et alors que la crise, la vilénie, les aigreurs et les misères allant de la maladie aux bières tièdes font rage, un pays fait courageusement face et propose toute une panoplie de mesures plaisamment abrasives qui permettront d'aplanir les aspérités, gommer les difficultés et arrondir les angles. Ce pays, rempli de gentils et d'aimables tous les jours mieux pensant, est devenu un véritable phare scintillant dans la nuit noire de l'obscurantisme des méchants et des vilains. Et pour mieux scintiller, il s'est doté d'une devise qui est parvenue à se hisser au rang de slogan, d'accroche et de modus vivendi : pour chacun et pour tous, il faudra de l'égalité, des taxes, et des bisous.
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bon j'ai tout bien lu, et je vous fais une réponse à tous
d'abord j"aime bien en principe les éditos de H SEIZE, ensuite, je ne dénigre absolument pas les anciens combattants mais il est une évidence qu'ils n'ont pas du tout les mêmes besoins que nos gosses (de riches ou de pauvres)d'autant plus que leurs effectifs ne vont pas grandissants.
je vis très près de la Suisse, la bas, les enfants qui veulent pratiquer le sport que j'enseigne doivent payer 70 FR de l'heure mais il ne me semble pas que les sports gymniques soient réservés à une classe particulière de la population ni uniquement à unes classe défavorisée, dans le sport il n'est pas question d"argent mais de défit et de dépassement de soi qui sont des valeurs à donner à nos gosses non?
pour les subventions, nous sommes tous à la même sauce: la commune verse 2000 € par an (par exemple,mais c'est le chiffre que je connais) et demande 1980€ de location et frais d'entretient des locaux qu'elle met à disposition quelques heures par semaine puisque nous ne sommes pas les seuls utilisateurs de ces locaux qui pendant les vacances scolaires ne sont pas chauffés, mais puisque vous êtes subventionné vous êtes tenu de ne pas dépasser un montant "raisonnable" de cotisation annuelle, donc voilà le vieux travers habituel qui revient : on reprend d'une main ce qui a été donné de l'autre
les clubs en sont maintenant réduis à organiser des soupers dansants, des lotos et autre divertissements qui ne sont pas vraiment le fond de leur activité pour espérer pouvoir financer un peu de matériel neuf tout les cinq ans
quand au bénévolat, tous le font par passion et surtout pour permettre à leurs enfants la pratique d'un sport, mais dans vos remarque je n'ai pas lu une seule note concernant vos enfants , sans doute n'en avez vous pas (bien trop jeune ?) ou n'en avez vous plus '(bien trop vieux?)seriez vous aigris et égoistes (sans doutes) au point de ne pas vous soucier de ce que peuvent bien faire les parents de leurs enfants hors période scolaire (par exemple) quand ils doivent travailler !
Bonjour Nagio,

Pour info, j'ai des enfants (des ados pour être plus précise) et je parle donc en connaissance de cause.

"il ne me semble pas que les sports gymniques soient réservés à une classe particulière de la population ni uniquement à une classe défavorisée, dans le sport il n'est pas question d'argent mais de défi et de dépassement de soi qui sont des valeurs à donner à nos gosses non ?"

Entièrement d'accord avec vous de ce point de vue là. J'ai même envie d'ajouter "il ne DEVRAIT pas être question d'argent".

Néanmoins, ça me gave de voir que des communes construisent des salles de sport sous des motifs fallacieux du type "pour le bien des jeunes", "leur mettre un local à disposition", etc. ... et qu'ils font ensuite grassement payer car, certes, il faut bien amortir l'investissement.

Si les députés locaux ont construit un tel local sans avoir l'argent à disposition, ils ont dû le faire en empruntant (en créant une dette). Dans un tel cas, il ne fallait pas dire que c'était pour mettre un local à la DISPOSITION des jeunes, ni pour leur bien, etc. Une mise à disposition, selon moi, cela devrait être gratuit et cela ne peut l'être que si un local a pu être construit avec de l'argent disponible et non un emprunt. Bref, quelque chose de déjà amorti peut être mis à disposition gracieusement.

Maintenant, je suis d'accord qu'il y a des coûts d'entretien, de fonctionnement, etc. mais, rien n'oblige de faire du sport dans un local, chauffé qui plus est.

Bref, ce que je veux dire, c'est que de nos jours, nos gosses sont bien trop gâtés. Trop de confort, ça les rend mous et paresseux. Aller jusqu'au club de sport qui se trouve à 4 km de la maison à vélo, eh bien, c'est trop dur quand il pleut ou qu'il gèle ! Pourtant, s'il aime faire du sport (ah ben oui, puisqu'inscrit dans un club sportif), il devrait aimer faire du vélo (c'est du sport aussi) et en plus cela a l'avantage de réchauffer ses muscles...

Limite, ce type d'attitude est même irrespectueuse vis-à-vis des bénévoles qui mettent leur temps, leur énergie et leurs connaissances à disposition de ces enfants. Ils préfèrent ne pas se bouger parce qu'il fait froid et tant pis pour celui qui les attend. Mais allez leur faire comprendre cela, dès lors que "tous les copains" font/pensent pareil.

Donc, quand en tant que parent vous avez payé la cotisation demandée par le club sportif - outre l'équipement vestimentaire obligatoire - et que votre enfant ne veut pas y aller par ses propres moyens "parce qu'il fait trop froid dehors" le parent finit par aller le conduire en voiture, se transformant en chauffeur à DISPOSITION, parce que ça le fait passablement râler d'avoir payé... pour rien.

Ce n'est pas que je suis "rigide", mais notre société a évolué de telle façon que, maintenant, les enfants sont devenus des rois.

Les parents rechignent à laisser leur gosse se rendre à leur activité par leurs propres moyens parce qu'ils risquent de prendre froid (ou de se faire kidnapper) les pauvres; mais ils n'hésitent pas à leur donner pas mal d'argent de poche, même quand ils savent que cela sert à acheter des cigarettes ou autres m... très mauvaises pour la santé ! Comprenne qui voudra.

Quand vous leur expliquez que vous, vous vous rendiez à l'école à vélo, 5km aller et 5 km retour, par tous les temps (pluie, neige, tempête, etc.) ils vous rient au nez "faut s'adapter à son époque, hein ! Ca ne marche plus comme ça maintenant !" Et si vous résistez un peu de trop, vous risquez de mettre votre propre enfant au ban de la société parce que si les copains et leurs parents font tous "comme ça" et pas le vôtre, il sera rejeté ce qui alors risque de faire de gros dégâts et posera un sacré problème d'estime de soi pour votre enfant et ça, ce n'est vraiment pas bon pour son développement futur.

Tout compte fait, je pense de plus en plus que les scouts étaient une façon bien plus "démocratique" d'occuper les enfants, de leur faire faire du sport, de leur apprendre la débrouillardise et le courage et je ne pense pas qu'ils aient jamais eu besoin de subsides pour fonctionner. Autre avantage, cela était aussi un bon moyen de développer l'estime de soi des enfants car ils apprenaient à faire des choses par eux-mêmes (développement de la cfréativité en prime).

;-))
Pour le dire simplement, la subvention c'est de la corruption doublée d'un détournement de fonds publics et d'un abus de biens sociaux. On peut même parler de recel puisque l'impôt non consenti c'est du vol. Il faudra demander aux aigrefins de rendre l'argent et les pendre en cas de refus, ça aussi c'est simple.
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comment ne pas réagir à cet éditorial de H SEIZE !

mettre dans un même sac des associations d'anciens combattants et autres avec des associations sportives qui encadrent des milliers d'enfants pour leur permettre une pratique d'un sport choisit , au lieu de cours d' EPS en milieu scolaire , sans tenir compte de la sinistre réalité de ces clubs me force à une mise au point que je pense nécessaire.

Voyez vous , j'officie en tant qu'animateur bénévole dans une de ces centaines d'associations qui bénéficient de quelques subsides de la part des élus locaux (com-com)ces subsides se sont vu diminués de 50% ces dernières années, nous aurions donc du augmenter les tarifs d'inscription pour compenser mais cela n"est pas possible économiquement pour les familles des enfants dont nous avons l'adhésion, ce qui induit des comptes annuels en déficit , l'association si cela perdure sera déclarée en faillite d'ici quelques années , voilà la triste réalité de milliers d'associations et clubs sportifs , tous ne sont pas aussi bien lotis que les clubs de foot , beaucoup permettent de faire des sports que l'on peut qualifier , comme certaines maladies, d'orphelins.

quand les français vont aux JO, et gagnent des médailles , tout le monde s"en félicite, il ne faut pas perdre de vue qu"au départ ces sportifs ont tous commencé dans une de ces associations aux quelles vous contestez le peut de subvention qu"elles récoltent , et qui ne peuvent pas fonctionner qu'avec des bénévoles, pour avoir une qualité d'enseignement de ces disciplines sportives, il faut également des entraîneurs compétents qu'il faut bien rémunérer, toutes ces associations sont donc créatrices d'emplois durables , mais il est vrai que nous ne sommes pas essentiels et que l'obésité n'est pas un handicape pour des gosses qui jouent sur leurs consoles .

j"arrêterai là mes remarques !
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"quand les français vont aux JO, et gagnent des médailles , tout le monde s"en félicite"

Pas moi.

Je devrais ?



Si les sportifs ont de gros frais de voyage et d'hébergement pour se rendre à une compétition internationale, c'est à l'organisateur, c'est à dire au bénéficiaire de leur présence, de les aider.
Quand aux frais d'entraînement, ils doivent être pris en charge par ceux qui ont un intérêt à la qualité des entraînements.


Je vis en partie dans un pays, dans lequel les associations sont anciennes, riches et puissantes et ne vivent que de leurs adhérents.
Bien sûr, certaines cotisations peuvent atteindre chaque mois le niveau d'une cotisation annuelle en France.
Mais où est le problème si faute de prélèvements, le revenu disponible est d'autant plus élevé?

Car enfin, faire transiter l'argent du sportif vers le club EN PASSANT par le fisc, n'augmente pas les moyens disponibles pour le club.
L'illusion de richesse ne vient que du fait qu'on rackette tout le monde, c'est à dire surtout ceux qui n'avaient aucun intérêt dans la manip' au profit des seuls bénéficiaires.
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"toutes ces associations sont donc créatrices d'emplois durables "

Statutairement les associations ne font ni profit ni richesse marchande.
Leurs employés dépendent de flux d'argent dont ils ne sont pas la source mais les destinataires.
Comment peut-on dans ce système choisir l'épithète DURABLE.

Ni plus ni moins durable que les subventions...
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Si certaines subventions sont tout à fait justifiables et méritent considération,la situation financière du pays impose un état des lieux sur les innombrables subventions distribuées.La générosité exercée avec l'argent des autres doit enfin faire l'objet d'une surveillance.

Il est incontestable que des politiciens ont usé et abusé de ce levier pour ce constituer une clientèle électorale.On ne pourra enfin limiter la pression fiscale sans agir sur les dépenses.

Je n'ai pas d'idée toute faite.C'est de l'état des lieux que sortiront les pistes d'action.

nagio,on ne peut pas faire d'omelette sans casser des oeufs!Ceci ne veut pas dire qu'il faut fracasser des oeufs en"lapidant",par exemple, des politiciens avec eux...
Bonsoir Attilio,

"la situation financière du pays impose un état des lieux sur les innombrables subventions distribuées. La générosité exercée avec l'argent des autres doit enfin faire l'objet d'une surveillance."

Voilà un excellent commentaire et pourtant, voici un cas concret pour lequel on pourrait se poser des questions...

Dans ma petite commune belge, nous avons eu l'heureuse surprise de recevoir dans notre boîte aux lettres un document intitulé "Grande consultation de la population. Votre AVIS est important.". "Waow !" Me dis-je, quel miracle ! Normalement, on ne nous demande jamais notre avis et, en plus, la consultation populaire étant constitutionnellement interdite en Belgique, c'est bizarre, mais profitons-en !

En entrant plus dans les détails du dépliant, un autre titre apparaît "Donner un avenir DURABLE à votre commune RURALE". Bon, déjà en voyant le mot "durable" (mot que l'on met à toutes les sauces pour faire passer tout et n'importe quoi), ma petite antenne "méfiance" se déploie.

Mais comme je ne veux pas mourir idiote, je décide de me rendre à la fameuse dite "consultation populaire" en m'attendant à voir le bourgmestre (équivalent du "maire" en France) tout en ayant pris soin d'aller voir les "conclusions concernant le budget communal de 2012" et de préparer un petit document en relevant quelques inepties, notamment celle de lire que "la commune a une dette de 5.066.096,33 euros pour 3.300 habitants, soit une augmentation de 680.000 euros par rapport à 2011 et que LES INVESTISSEMENTS déjà réalisés en 2011 et reportés en 2012 et ceux prévus en 2012 AURONT UN IMPACT NON NEGLIGEABLE SUR LA DETTE communale !" (Et tout ça, alors qu'on n'en finit plus de sombrer depuis 2008, mais bon...). Je voulais aussi en profiter pour demander pourquoi on venait de remplacer le macadam de notre rue - à l'aide d'énormes machines que l'on voit habituellement pour refaire le revêtement d'autoroutes - alors qu'il était encore tout à fait acceptable sans trous ni affaissements nécessitant son remplacement, ce qui semblait pour tous les habitants de la rue une ineptie de premier ordre. Etonnamment, aucun voisin ne fut content de cette décision car tous savent pertinemment bien que d'une façon ou d'une autre il faudra bien payer...

Or, déception. Le bourgmestre n'était pas là pour écouter les citoyens, mais pour nous expliquer que le "FRW" (Fondation Rurale de Wallonie) - qui voulait avoir notre avis - avait fait appel à un bureau d'études ("Octogone" dont je ne trouve aucune info sur le Net) qui a répondu à un appel d'offre/un marché public et qui est une organisation PRIVEE (je me suis tout de suite demandé quel montant elle avait demandé pour faire ce boulot? Qui était derrière ? Et pourquoi maintenant ?) mandatée par la Région wallonne (un de nos 7 gouvernements) et dont le but était de créer un GAL ("groupe d'action local" composé de 3/4 d'habitants pour 1/4 d'élus) SUPRA COMMUNAL (ça c'est pire ! Un peu comme la Commission européenne qui est SUPRA NATIONALE, elle !) qui rassemble 7 communes et dont le programme a été approuvé par le gouvernement wallon pour accorder jusqu'à 80% de subsides aux communes !

Euh... ils vont venir d'où ces 80% de subsides si c'est la Région wallonne qui les octroie ? Il y a de quoi se poser la question sachant que la Wallonie est nettement moins riche que la Flandre. Alors, elle va aller chercher cet argent où pour payer un bureau d'études PRIVE et pour octroyer jusqu'à 80% de subsides ? Encore une fois de la poche des mêmes et en alourdissant la DETTE, sinon je ne vois vraiment pas où ! C'est juste un jeu d'écriture.

Le beau projet clinquant présenté est de développer des "projets concrets touchant à toutes les dimensions de la vie des citoyens tout en intégrant les principes de développement DURABLE... de 2014 à 2024.". Bref, du baratin, très attractif aux yeux des citoyens puisqu'ils auront l'illusion de participer activement.

Si, à la base, je pense que prendre part et s'intéresser à la vie de sa commune est un acte citoyen; dans le cas présent, je me retrouve désormais avec un cas de conscience car prendre part à quelque chose qui m'apparaît comme une ineptie - en particulier quand il n'y a plus d'argent - m'est impossible car j'aurais l'impression d'être complice; mais ne pas participer et risquer de râler ultérieurement sur les mesures qui seront prises me donnera l'impression d'être lâche car c'est facile de râler quand on n'a rien fait.

Alors, la mort dans l'âme, j'ai finalement opté pour la dernière solution, je préfère encore la lâcheté à la COMPLICITE !

Je pourrai toujours, de mon côté, faire d'autres choses utiles DANS ma commune POUR et, éventuellement AVEC mes concitoyens, mais surtout en dehors de toute organisation politique et/ou organisation privée payée par une organisation politique !

Et ainsi va la vie... :-(
Votre commentaire est très révélateur du déni de réalité et du bon sens perdu.

Désolé, mais :
1- Les anciens combatants que vous dénigrez ont permis aux jeunes que vous encadrez d'être libres et de pratiquer le sport subventionné !
Ma priorité fical va d'abord à celui qui a donné son sang pour moi !
2-La remarque de RUSS 65 est légitime.
Mon travail, mes impôts n'ont rien à faire pour offrir du sport au déshérités ! Désolé de le dire comme ça...
Redonnons du pouvoir d'achat en diminuant recettes fiscales et dépenses publiques iniques et l'on retrouvera la liberté du choix !
J'en reste là, c'est à dévelloper mais vous avez les grandes lignes de l'anti-communisme de base...
Bonne chance dans un monde qui va changer.
"Mon travail, mes impôts n'ont rien à faire pour offrir du sport au déshérités !"

Le sport en général est plein d'avantages et de qualités.
Mais il y a des sports plus chers que d'autres ! Et le fait qu'ils soient chers ne justifie pas en soi une aide financière de la part de ceux qui ne le pratiquent pas.

Exemple:
Alain Mimoun était un pauvre berger des Aurès. Pas un rond ! Pas un socialiste pour le victimiser et lui donner l'idée de revendiquer des subventions pour, je sais pas, un gymnase... une piscine olympique... ou un avion pour sauter en parachute.
Pugnace et décidé, il faisait comme le géant Atlas, il grimpait la montagne indéfiniment. Pieds nus !
Il n'a eu le luxe de recevoir sa première paire de chaussures qu'à l'occasion de son service militaire. Il les a aimées à en pleurer, tant elles lui donnaient des ailes.
Une fois champion reconnu, les seules aides qu'il souhaitait concernaient ses chaussures et les frais de voyage frugaux vers l'Australie ou les autres lieux de compétitions mondiales. Le reste? Du travail! Attaquer un marathon à 5h du matin! S'entraîner en montagne pour une course en plaine.
Une volonté de dépasser ses forces "pour le drapeau"...

Alors oui, ces médailles olympiques là imposent le respect et servent d'exemple à tout un peuple. Mais ce qui est éminemment respectable c'est la volonté de fer de l'individu, pas le coût (nul!) de ses entraînements.

Ca coûte cher de s'entraîner au golf à un niveau mondial? D'être numéros un dans les régates? Avec un terrain pourri on ne peut pas s'entraîner au tennis? Et alors?
En quoi cela concerne-t-il les non pratiquants ainsi que les sportifs qui ont choisi pour eux mêmes une discipline à hauteur de leurs moyens ?
@ Nagio

"j'officie en tant qu'animateur bénévole" & "nous aurions donc du augmenter les tarifs d'inscription"

Pourquoi, si vous officiez en tant que BENEVOLE dans le but louable de faire faire du sport à des enfants, faut-il qu'une telle association reçoive de l'argent (subsides, frais d'inscription ou autres) ?

Je ne sais pas moi, mais si je décide d'être bénévole, ça veut dire que je ne suis pas payée pour les heures que je décide de prester dans un but qui me semble louable. Je donne donc de ma personne pour quelque chose qui me tient à coeur et qui me fait me sentir "utile".

En outre, si c'est parce qu'il faut que ce sport se fasse dans une salle; eh bien, si ce n'est pas possible parce qu'il faut louer une telle salle - et que le bénévole qui donne déjà de sa personne ne doit pas non plus être plus catholique que le pape en payant un local pour ce faire en prime - le sport peut se pratiquer dehors, dans les parcs publics ou, pourquoi pas, sur des terrains de football lorsque ceux-ci sont inoccupés (ce qui est le cas les 80% du temps). Les enfants n'en deviendront que plus "solides" et s'oxygèneront convenablement.

En outre, question matériel, qu'est-ce qui empêche de passer une annonce dans le journal local pour demander à quiconque d'offrir une vieille raquette de tennis ou balles de ping pong etc. dont il n'aurait plus besoin afin que les jeunes puissent les utiliser ?

Vous me direz alors "oui mais il y a l'assurance". Ben oui, parce que j'ai déjà entendu cet argument pour le payement de cotisations et/ou frais d'inscription.

Voilà encore une de ces choses à la mode. Le gros problème de l'assurance, c'est qu'aujourd'hui, toute personne qui entreprend quelque chose se voit "obligée" d'être assurée car plus aucun parent n'accepte qu'un accident puisse se produire sans qu'il y ait forcément un COUPABLE qui va devoir PAYER ! Ne plus être capable d'accepter les aléas de la vie, alors ça, c'est bien une véritable invention des assureurs et de leurs copains les avocats du diable. Qui est coupable si un enfant se tord le pied et s'ouvre la tête en se la cognant sur le trottoir lors de sa chute ? Personne ! C'est la faute à pas de chance mais... même dans un tel cas il arrive que des parents réclament "Justice" autrement dit "Indemnité" (ce qui n'est précisément pas "JUSTE" dans un tel cas).

Encore une fois, pour éviter ce type de situation, si je suis bénévole, que je ne demande aucun frais d'inscription et que j'occupe leur enfant gratuitement en leur apprenant des choses qui leur sont UTILES pour leur développement physique ou leur estime de soi, je ferais signer un document aux parents qui me le confient certifiant qu'ils sont bien au courant qu'il n'y a pas d'assurance ou qu'ils sont priés de se charger eux-mêmes de cette formalité. Exactement comme un particulier responsable paye une assurance lui-même pour "gens de maison" lorsqu'il emploie une femme de ménage ou prend consciemment le risque de ne pas en prendre.

J'ai l'impression que, de plus en plus, les gens ne savent plus comment procéder "sans argent". Fini la débrouillardise, le don de soi, etc. Faut de l'argent, encore et encore.

Dans ce domaine, dans les pays où il n'y a pas/plus d'argent, j'ai vu des idées "brico" super géniales dans un pps. Ainsi, ils avaient fabriqué un kicker avec une boîte en carton trouée par des tiges de fer récupérée et tordues pour pouvoir taper sur une balle faite de papier alu chiffonné. Même plaisir de jeu qu'avec un vrai kicker si c'est bien le JEU qui est visé et non l'objet, avec le coût en moins.

D'autres personnes avaient mis une bâche dans la "malle" de leur pick-up et puis l'avaient remplie d'eau --> piscine improvisée (bon, juste pour faire trempette, mais bon, c'est l'idée qui est géniale).

Il y avait plein d'autres exemples de ce type. Alors j'ai envie de dire qu'il est urgent de commencer à "penser" autrement.

;-)

Petit sujet liminaire:

Les fédérations demandent un certificat médical avant de donner une licence.
Consultation de docteur... patient bien portant... Sécu !

La solidarité nationale (Sécu) doit s'appliquer en cas de malchance, de maladie, d'accident (si pas assuré par ailleurs).
La solidarité n'a pas à payer pour attester de la bonne santé d'un sportif, dans une démarche de laquelle lui seul est à l'initiative.

Celui qui passe commande, règle la facture !
Peu importe qui paye entre le sportif et sa fédé.
Mais pas la collectivité !
En un mot comme en cent,depuis des dizaines d'années les politiciens du système se sont montrés généreux avec l'argent des autres.Un clientélisme éhonté à été pratiqué depuis des lustres.Maintenant que les limites du supportable ont été franchies,il faudra revenir dessus.Ce n'est pas facile.Mais vu que c'est nécessaire,il faudra certainement changer le personnel politicien pour y parvenir.Ceux qui nous on mis dans la panade ne seront pas ceux qui pourront nous sortir de la m...

Peut-être que le printemps prochain amorcera le mouvement.Il va s'en dire que les médias subventionné à hauteur de 40 000 euros par poste de journaliste,vont tout faire pour sauver les politiciens qui les engraissent indirectement...

C'est sûr,il y aura des grincements de dents parmi ceux qui en croquent!
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Bonjour Nagio, Pour info, j'ai des enfants (des ados pour être plus précise) et je parle donc en connaissance de cause. "il ne me semble pas que les sports gymniques soient réservés à une classe particulière de la population ni uniquement à une classe  Lire la suite
Lolo27 - 27/11/2013 à 12:33 GMT
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