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Publié le 06 octobre 2017
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Notre pauvre vieux Karl Marx, harcelé par ses furoncles et ses démons paranoïaques, avait raison sur une chose : l’Histoire se répète deux fois, la première comme une tragédie, la deuxième comme une farce. Nous avons eu l’Empire romain, et nous avons aujourd’hui l’Empire des Etats-Unis d’Amérique. Rome s’est rendue face au temps et à l’entropie. Les Etats-Unis ont opté pour conduire une voiture de clown droit vers le précipice.

Êtes-vous intéressé par votre Salut ? J’ai une petite idée à faire part au parti politique déchu, celui des Démocrates, qui ont sombré dans un véritable marais Okefenokee d’identité politique et de paranoïa russe : légiférer pour que Citizens United puisse enfin cesser d’exister. Qui sait, une poignée de Républicains pourraient même se joindre à eux. Pour ceux d’entre vous qui seraient partis en vacances sur Mars avec Elon Musk, Citizens United est une décision qui a été prise par la Cour suprême à l’issue de l’affaire Citizens United v. Federal Election Commission 558 U.S. 310 (2010), qui stipule que les corporations ont le droit, en tant que personnes fictives, de donner autant d’argent qu’elles le souhaitent à des candidats politiques.

Ce « droit » découle du premier amendement de la Constitution. Selon l’opinion majoritaire, donner de l’argent à des candidats et à des causes politiques est synonyme de « liberté d’expression ». La décision Citizens United a ouvert la porte à des dépenses électorales illimitées de la part des corporations, et à de lourdes calamités pour notre vie nationale. Le président Obama, qui était alors au pouvoir – et était professeur de droit constitutionnel avant de se lancer en politique – s’est plaint de la décision de la cour quelques jours plus tard dans son discours sur l’Etat de l’Union, et expliqué qu’elle infléchissait un siècle de lois en permettant aux corporations, étrangères comme domestiques, à dépenser sans limites dans le cadre des élections.

Mais au cours des sept années qui ont suivi, il n’a rien fait pour y remédier, et la majorité démocrate du Congrès a suivi son exemple. Tous se sont contentés de tirer autant d’argent des entreprises que possible des Comités d’action politique d’un océan à l’autre, notamment lors de la campagne électorale de 2016 avec, dans le rôle vedette, Hillary C’est-Mon-Tour Clinton. Son tour lui est pourtant passé sous le nez, en grande partie parce que les électeurs se sont aperçus de l’odeur de corruption qui émanait de ces flux toxiques d’argent des corporations, qu’Hillary utilisait à tour de bras pour dépenser plus que son opposant milliardaire, troll qu’il était.

Bien évidemment, les corporations n’ont pas toujours été ce qu’elles sont aujourd’hui. Elles ont évolué au travers des activités de plus en plus complexes nécessaires aux économies industrielles. Elles ont un jour été autorisées – d’abord en Grande-Bretagne – à exister en tant que personnes légales, afin que les responsabilités de ces sociétés soient séparées et distinctes de celles de leurs propriétaires. Aux Etats-Unis, établir une corporation nécessitait généralement un acte du pouvoir législatif jusqu’à la fin du XIXe siècle. Après ça, il ne fallait plus que s’enregistrer auprès d’un Etat. Le Congrès a ensuite eu à s’occuper des problèmes additionnels des gros trusts et sociétés de portefeuilles (d’où les lois anti-trust, aujourd’hui largement ignorées).

Ainsi, la définition de ce qu’est une corporation et de ce qu’elle est autorisée à faire change constamment à mesure qu’évoluent les économies. Et dans la mesure où l’économie coule aujourd’hui plus vite que le Titanic – emportant avec elle notre république – le temps est désormais venu de redéfinir le rôle légal et la nature existentielle des corporations. Ce devoir à la maison devrait être rendu par les membres du parti démocrate, qui ne se préoccupent autrement que de chasser des Gremlins russes et de découvrir de nouvelles anomalies sexuelles à protéger et à défendre.

Le point essentiel de cet argument est que les corporations ne devraient pas représenter l’équivalent de personnes dans n’importe quel cadre légal. Selon la loi, les corporations ont des devoirs, des obligations et des responsabilités envers leurs actionnaires, ainsi qu’envers l’intérêt public et le bien commun. Il pourrait cependant transparaître que les intérêts des corporations et de leurs actionnaires soient en opposition à, et en conflit avec, l’intérêt public. Dans la mesure où les élections sont d’une importance fondamentale pour l’intérêt public, les corporations ne devraient pas avoir le droit d’en influencer le résultat.

Voilà le devoir à la maison que je souhaite donner à Chuck Schumer, Nancy Pelosi, et au reste des démocrates. Qu’ils fassent preuve d’un minimum d’initiative. Qu’ils rédigent des projets de loi. Qu’ils défendent enfin quelque chose qui soit susceptible de faire une différence dans ce pays en décrépitude. Ou qu’ils s’en aillent et laissent un nouveau parti faire le travail.

 

 

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James Howard Kunstler est un journaliste qui a travaillé pour de nombreux journaux, dont Rolling Stones Magazine. Dans son dernier livre, The Long Emergency, il décrit les changements auxquels la société américaine devra faire face au cours du 21° siècle. Il envisage un futur prochain fait de crises sociales à répétition, la fin de la Surburbia et du modèle économique associé et une guerre mondiale pour les ressources en énergie. Il prédit la déconstruction des empires européens et américains et pense que, lorsque les convulsions seront terminées, le monde reviendra à un modèle décentralisé et local.
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Article strictement illisible coupé par une bande "top articles" et des bndeaux publicitaires. Ca ne sert à rien de mettre un article où on ne peut lire que la première moitié de chaque ligne.
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En effet, c'est curieux.
Pour résoudre ce problème, mettre en surbrillance le texte et le copier sur une page word...il s'affiche ainsi dans son intégralité.
Je vous le restitue ici :

"Notre pauvre vieux Karl Marx, harcelé par ses furoncles et ses démons paranoïaques, avait raison sur une chose : l’Histoire se répète deux fois, la première comme une tragédie, la deuxième comme une farce. Nous avons eu l’Empire romain, et nous avons aujourd’hui l’Empire des Etats-Unis d’Amérique. Rome s’est rendue face au temps et à l’entropie. Les Etats-Unis ont opté pour conduire une voiture de clown droit vers le précipice.
Êtes-vous intéressé par votre Salut ? J’ai une petite idée à faire part au parti politique déchu, celui des Démocrates, qui ont sombré dans un véritable marais Okefenokee d’identité politique et de paranoïa russe : légiférer pour que Citizens United puisse enfin cesser d’exister. Qui sait, une poignée de Républicains pourraient même se joindre à eux. Pour ceux d’entre vous qui seraient partis en vacances sur Mars avec Elon Musk, Citizens United est une décision qui a été prise par la Cour suprême à l’issue de l’affaire Citizens United v. Federal Election Commission 558 U.S. 310 (2010), qui stipule que les corporations ont le droit, en tant que personnes fictives, de donner autant d’argent qu’elles le souhaitent à des candidats politiques.
Ce « droit » découle du premier amendement de la Constitution. Selon l’opinion majoritaire, donner de l’argent à des candidats et à des causes politiques est synonyme de « liberté d’expression ». La décision Citizens United a ouvert la porte à des dépenses électorales illimitées de la part des corporations, et à de lourdes calamités pour notre vie nationale. Le président Obama, qui était alors au pouvoir – et était professeur de droit constitutionnel avant de se lancer en politique – s’est plaint de la décision de la cour quelques jours plus tard dans son discours sur l’Etat de l’Union, et expliqué qu’elle infléchissait un siècle de lois en permettant aux corporations, étrangères comme domestiques, à dépenser sans limites dans le cadre des élections.
Mais au cours des sept années qui ont suivi, il n’a rien fait pour y remédier, et la majorité démocrate du Congrès a suivi son exemple. Tous se sont contentés de tirer autant d’argent des entreprises que possible des Comités d’action politique d’un océan à l’autre, notamment lors de la campagne électorale de 2016 avec, dans le rôle vedette, Hillary C’est-Mon-Tour Clinton. Son tour lui est pourtant passé sous le nez, en grande partie parce que les électeurs se sont aperçus de l’odeur de corruption qui émanait de ces flux toxiques d’argent des corporations, qu’Hillary utilisait à tour de bras pour dépenser plus que son opposant milliardaire, troll qu’il était.
Bien évidemment, les corporations n’ont pas toujours été ce qu’elles sont aujourd’hui. Elles ont évolué au travers des activités de plus en plus complexes nécessaires aux économies industrielles. Elles ont un jour été autorisées – d’abord en Grande-Bretagne – à exister en tant que personnes légales, afin que les responsabilités de ces sociétés soient séparées et distinctes de celles de leurs propriétaires. Aux Etats-Unis, établir une corporation nécessitait généralement un acte du pouvoir législatif jusqu’à la fin du XIXe siècle. Après ça, il ne fallait plus que s’enregistrer auprès d’un Etat. Le Congrès a ensuite eu à s’occuper des problèmes additionnels des gros trusts et sociétés de portefeuilles (d’où les lois anti-trust, aujourd’hui largement ignorées).
Ainsi, la définition de ce qu’est une corporation et de ce qu’elle est autorisée à faire change constamment à mesure qu’évoluent les économies. Et dans la mesure où l’économie coule aujourd’hui plus vite que le Titanic – emportant avec elle notre république – le temps est désormais venu de redéfinir le rôle légal et la nature existentielle des corporations. Ce devoir à la maison devrait être rendu par les membres du parti démocrate, qui ne se préoccupent autrement que de chasser des Gremlins russes et de découvrir de nouvelles anomalies sexuelles à protéger et à défendre.
Le point essentiel de cet argument est que les corporations ne devraient pas représenter l’équivalent de personnes dans n’importe quel cadre légal. Selon la loi, les corporations ont des devoirs, des obligations et des responsabilités envers leurs actionnaires, ainsi qu’envers l’intérêt public et le bien commun. Il pourrait cependant transparaître que les intérêts des corporations et de leurs actionnaires soient en opposition à, et en conflit avec, l’intérêt public. Dans la mesure où les élections sont d’une importance fondamentale pour l’intérêt public, les corporations ne devraient pas avoir le droit d’en influencer le résultat.
Voilà le devoir à la maison que je souhaite donner à Chuck Schumer, Nancy Pelosi, et au reste des démocrates. Qu’ils fassent preuve d’un minimum d’initiative. Qu’ils rédigent des projets de loi. Qu’ils défendent enfin quelque chose qui soit susceptible de faire une différence dans ce pays en décrépitude. Ou qu’ils s’en aillent et laissent un nouveau parti faire le travail. "
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En effet, c'est curieux. Pour résoudre ce problème, mettre en surbrillance le texte et le copier sur une page word...il s'affiche ainsi dans son intégralité. Je vous le restitue ici : "Notre pauvre vieux Karl Marx, harcelé par ses furoncles et ses démo  Lire la suite
Clepsidre - 12/10/2017 à 00:24 GMT
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