Fermer X Les cookies sont necessaires au bon fonctionnement de 24hGold.com. En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez leur utilisation.
Pour en savoir plus sur les cookies...
AnglaisFrancais
Cours Or & Argent en

Education française : le niveau s’effondre

IMG Auteur
Publié le 02 décembre 2019
1280 mots - Temps de lecture : 3 - 5 minutes
( 5 votes, 4,2/5 )
Imprimer l'article
  Article Commentaires Commenter Notation Tous les Articles  
[titre article pour referencement]
0
envoyer
0
commenter
Notre Newsletter...
Rubrique : Editoriaux

Ah, l’école française, l’Éducation Nationale de la République Française, celle qui aura amené tant de grands hommes et de grandes femmes dans les pages de l’Histoire de notre grand pays et qui aura permis à tant d’individus d’accéder à l’instruction, le savoir et la culture ! Ah, si elle n’était pas là, qui diable fabriquerait, comme des saucisses industrielles, du crétin et de l’analphabète dans la componction calculée d’une société qui refuse maintenant la réalité avec obstination ?

Ah, heureusement qu’on peut compter sur cette Éducation Nationale pour refuser la facilité des recettes d’antan, celles qui marchent et qui produisirent naguère des générations de Français parlant correctement, sachant lire, écrire et compter de façon efficace : de nos jours, il n’est plus question d’enseigner la lecture, l’écriture, le français, les mathématiques, les sciences et l’histoire comme le préconisaient jadis de poussiéreuses circulaires d’un autre siècle ni de suivre d’antédiluviennes pratiques qui garantissaient que l’élève entrant en sixième saurait conjuguer correctement le verbe être ou avoir, saurait ses tables de multiplication sur le bout des doigts ou les grandes dates de l’Histoire du pays et du monde.

Non : de nos jours, les méthodes ont été savamment choisies, les programmes affûtés de réformes en réformes, les matières ciselées auprès d’inspections académiques pointilleuses et scientifiquement investies, les sujets choisis avec un soin méticuleux pour garantir sur facture qu’enfin, tous les élèves, aussi imperméables soient-ils à toute logique, toute organisation, toute méthode ou tout apprentissage, finissent enfin par décrocher un diplôme, un certificat, une attestation ou un brevet quelconque.

Une fois fixé l’objectif de cette distribution unanime, parfaite et égalitaire, on pouvait au choix travailler ardemment à rendre les élèves moins stupides, plus organisés et plus affûtés. Mais c’est long et particulièrement coûteux en plus d’être extrêmement difficile. Ou, de façon nettement plus simple, on pouvait aussi choisir d’abaisser considérablement le niveau d’exigences pour l’obtention des bouts de papier officiels et autre reconnaissance de parcours.

Ce qui fut fait dès la fin des années 70, à petits pas et avec différentes tentatives et expérimentations loufoques timides, pour en augmenter progressivement le rythme dans les décennies suivantes et aboutir au pas de charge actuel où il n’existe à présent plus aucune prétention à fournir un savoir solide et pratique au peuple qui se contente maintenant d’ânonner quelques vérités révélées essentielles, depuis le petit bréviaire anticapitaliste jusqu’aux sourates sacrées écolo-conscientes.

J’exagère ?

J’aimerais bien, mais malheureusement, les signes s’accumulent avec une ponctualité inquiétante, comme en témoignent régulièrement les quelques notules journalistiques niaiseux qui tentent de faire la part des choses en constatant les dégâts sans jamais vouloir hurler au scandale (que c’est pourtant).

Dans un précédent billet, j’avais évoqué, au travers des chiffres, statistiques et graphiques issus du Ministère lui-même, l’état catastrophique du niveau d’enseignement en France : les enquêtes se suivent et la tendance à l’effondrement du niveau se confirme sans le moindre doute.

La consternation atteint cependant de nouveaux sommets lorsqu’on comprend que le gros-oeuvre de sabotage systématique de l’enseignement français n’est pas encore achevé : la disparition des mathématiques du tronc commun de l’enseignement des lycées et la réforme conséquente à ce changement commencent déjà à faire d’énormes dégâts. Comme le remarque un récent article du Monde, avec une décontraction qui frise la complicité, le niveau de mathématiques dispensé au collège est globalement si faible que l’écart à ce qu’il faut connaître et comprendre devient insurmontable lorsqu’il s’agit d’entrer en Première… Pour de nombreux élèves, c’est la déroute : bien que bons élèves en math au collège, le niveau d’abstraction, pourtant guère violent au lycée, leur est inaccessible.

Le retard accumulé semble difficile à rattraper.

La situation pourrait sembler ponctuelle et réservée à cette matière réputée difficile. Là encore, j’aurais aimé exagérer, mais il n’en est rien : le niveau de français est, lui aussi, en dégringolade constante avec, dans le fond, ce tintamarre de casseroles et de batterie de cuisines caractéristique d’une gamelle mémorable dont tout un peuple a généralement bien du mal à se relever.

On apprend en effet, dans un autre article du même journal (et de la même décontraction coupable) que les facs françaises sont maintenant obligées d’organiser de façon routinière des tests de français (grammaire et orthographe) pour les étudiants fraîchement arrivés : par exemple, depuis 2017, tous les étudiants de Nanterre de première année – 6 500 en 2019 – passent un test en ligne « de positionnement », qui évalue l’orthographe, le vocabulaire et la construction des textes. Les résultats sont consternants puisque plusieurs centaines sont suffisamment mauvais pour devoir reprendre des cours spécifiques…

Et au-delà de l’objectif dégoulinant de novlangue (« apaiser la souffrance face à l’écrit », les enfants, c’est mignon et ça cache gentiment l’illettrisme), ces « ateliers de langue française » donnent un aperçu terrifiant de ce qui se joue actuellement à l’échelle d’une nation : des étudiants se retrouvent à patauger en faculté dans une langue qui leur est difficile voire impossible à naviguer, qui confondent « se » et « ce », « à » et « a », « c’est » ou « ses » et qui peinent en somme à écrire et s’exprimer dans un français qui devrait être maîtrisé depuis leur sixième (i.e. six ou sept ans au minimum).

Et alors que l’administration éducative française frétille d’aise devant les résultats du bac, les professeurs de facultés sont formels : « ce dont on se rend compte depuis plusieurs années, c’est que l’écrit est de plus en plus défaillant ». Si l’on y ajoute le manque de vocabulaire et de cohérence des phrases, le tableau est complet : c’est une catastrophe.

Et lorsqu’on prend connaissance des projets académiques qui se dessinent déjà pour le prochain « plan quinquennal » (la France n’est décidément jamais sortie de la guerre froide), on comprend que la machine folle à décérébrer les enfants continuera encore un moment : la lecture attentive de la dernière circulaire à ce sujet (issue, dans ce cas, de l’académie de Nice) donne une assez bonne idée de l’étendue du foutage de gueule ; engagement des élèves dans des « défis sociétaux », construction de leur avenir en « définissant une stratégie de réussite », « équité territoriale », « justice sociale », autant d’expressions jetées dans une salade de mots rigolos, langue du bois dont on fait les pipeaux qui forment le squelette du cadavre administratif qu’on peine encore à appeler Éducation Nationale.

Le constat est sans appel : les Français paient d’énormes impôts, en retour de quoi ils ont maintenant une éducation catastrophique, pas même capable d’amener nos étudiants au niveau des pages les plus simples de Oui-Oui ou du Club des Cinq.

L’égalité devant l’éducation est devenue une farce tragique où les riches et les éduqués sauront envoyer leurs moutards dans les institutions échappant à la débâcle et les autres s’enfonceront dans la misère intellectuelle et les débouchés de plus en plus étroits dans une indifférence feutrée.

Pour nos « élites », cela n’est pas forcément un problème tant un peuple idiot (mais pas trop) est facile à manipuler. On lui donne donc tout juste les capacités de déchiffrer les messages essentiels, on lui dorlote l’ego avec des diplômes de valeur décroissante dans des filières fumeuses, ce qui permet d’avoir des soldats intellectuels ressassant toujours les mêmes âneries culturelles (marxisme, collectivisme, égalitarisme de bazar) mais disposant de bases scientifiques et économiques déplorables autorisant toutes les manipulations.

Forcément, tout ceci va très bien se terminer.

J'accepte les BCH !

qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6

Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
BCH : qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6
 

Source : h16free.com
<< Article précedent
Evaluer : Note moyenne :4,2 (5 votes)
>> Article suivant
H Seize écrit sur http://h16free.com ses chroniques humouristiques d’un pays en lente décomposition, et apporte des solutions dans son livre, Egalité, Taxes, Bisous. Dans un monde toujours plus dur, et alors que la crise, la vilénie, les aigreurs et les misères allant de la maladie aux bières tièdes font rage, un pays fait courageusement face et propose toute une panoplie de mesures plaisamment abrasives qui permettront d'aplanir les aspérités, gommer les difficultés et arrondir les angles. Ce pays, rempli de gentils et d'aimables tous les jours mieux pensant, est devenu un véritable phare scintillant dans la nuit noire de l'obscurantisme des méchants et des vilains. Et pour mieux scintiller, il s'est doté d'une devise qui est parvenue à se hisser au rang de slogan, d'accroche et de modus vivendi : pour chacun et pour tous, il faudra de l'égalité, des taxes, et des bisous.
Voir son site webS'abonner à ses offres
Commenter cet article
>Suivre tous les commentaires du site
Vous devez être connecté pour commenter un article8000 caractères max.
connectez-vous ou inscrivez-vous
Dernier commentaire publié pour cet article
Soyez le premier à donner votre avis
Ajouter votre commentaire
Top articles
Derniers Commentaires
Pourquoi la théorie du réchauffement climatique doit nous faire rir...
20 nov.Louis L.1
Saoulez vous et fumez sans la moindre retenue car il est formellement prouvé que cela est sans incidence sur le taux de mortalité qui demeure obsti...
L'illusion de la gratuité
19 nov.zelectron
Même Hollande s'était fendu d'un : c'est gratuit, c'est l'état qui paye.
Propriété menacée. La société de l’usage, c’est la société du serva...
19 nov.zelectron0
L'ignominie de cette proposition montre à quel point le communisme a laissé des traces quasi- indélébiles pour les débiles de la société.
Or, pourquoi ça baisse, pourquoi ça va monter ensuite !
14 nov.Alain J.
et pourquoi çà monte et çà baisse ensuite Il y a 10 ans l'article ci dessus aurait pu s'écrire ... mais autrement. Je suis les articles sur l'o...
Comment on a étranglé la Grèce. Mediapart
15 nov.Patrick W1
La video doit être absolument regardée. Je l'ai vue, et j'ai envie d'acheter le livre de Varouflakis " Conversations entre Adultes" et de voir...
Or, pourquoi ça baisse, pourquoi ça va monter ensuite !
13 nov.blitzel
Ahahah, ils veulent nous saborder le "mental." Erreur aujourd'hui mercredi 13 pleine lune sur la dégringolade des cours des banques, Elles ...
Pour « sauver la planète », l’industrie tue les campagnes. Reporterre
13 nov.blitzel
Article impeccable. Un 11 novembre dans les labours Quand j'entends cela, cela nous rappelle, "aux oreilles de nos ancêtres dans les tranc...
Pour « sauver la planète », l’industrie tue les campagnes. Reporterre
08 nov.Patrick W3
Tout ce que vous notez est trop vrai.!!!....trop sombre, et le véritable drame est que la machine ne s'arrêtera pas, quelque soient les actions men...
Articles les plus commentésFavorisPlus...
Flux d'Actualités
TOUS
OR
ARGENT
PGM & DIAMANTS
PÉTROLE & GAZ
AUTRES MÉTAUX