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Encore une fois, le gouvernement nous a bobardé sur la dette et les déficits

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Publié le 29 mai 2016
1019 mots - Temps de lecture : 2 - 4 minutes
( 8 votes, 5/5 ) , 3 commentaires
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Rubrique : Editoriaux

Oh non, encore une fois la communication du chef de l’état s’est pris les pieds dans le tapis de la réalité et le pachyderme présidentiel, agitant dans l’air vide ses petits bras potelés pour tenter de se rattraper aux rideaux, n’y sera pas parvenu. Le voilà qui s’étale de tous son long sur les tapis moelleux de la République et le carrelage froid d’articles de presse pas spécialement tendres.

Évidemment, je pourrais revenir en détail sur ce qui s’est passé la semaine dernière ou les péripéties de la Loi Travail qui se soldent pour le moment par un pays en plein blocage syndicaliste devenu presque rituel à cette période de l’année. Rien que les exactions de la CGT, depuis leur censure ouverte des médias nationaux jeudi dernier jusqu’à la pénurie de carburants actuelle, suffirait à remplir un billet, surtout si l’on devait se remémorer les prises de positions officielles de cette même CGT, il y a quatre ans, lorsqu’elle adoubait de son soutien le candidat socialiste d’alors, un certain François Hollande, qu’elle semble ne plus pouvoir encaisser actuellement.

cgt - si je n'étais pas là

Cependant, en marge de ces remarques sur ce qui fait, actuellement, le plus gros de l’actualité, les efforts faits par le gouvernement et le chef de l’Exécutif se traduisent par un assez remarquable plantage. Sur le front du chômage, l’annonce fanfaronnante d’un nouveau recul du nombre de chômeurs aura laissé assez froids la plupart des éditorialistes, journalistes et organismes de presse.

Une fois passée la joie très contrôlée d’annoncer une bonne nouvelle, il n’a pas fallu attendre longtemps pour que l’épluchage des chiffres ne laisse guère de doute : s’il y a moins de chômeurs, ce n’est pas parce qu’ils ont repris le travail, mais c’est plus simplement parce qu’un nombre croissant ne prend même plus la peine de s’enregistrer auprès d’un organisme qui, de fait, ne leur sert absolument à rien une fois arrivés en fin de droits. Seuls quelques habitués du soutien aveugle aux institutions continuent, vaille que vaille et avec toute la mauvaise foi nécessaire, à trouver des arguments plus ou moins latéraux pour expliquer de façon enthousiasmante la baisse de ce nombre.

Bref : malgré des efforts évidents en communication, l’écran de fumée hollandesque sur le front du chômage n’a berné que les plus nigauds ou les plus serviles des journalistes.

24hGold - Encore une fois, le ...

Mais ce n’est pas tout et de façon plus discrète, le gouvernement s’est tout autant planté dans sa communication budgétaire… Et ça s’est vu : alors que Sapin était tout fier, il y a quelques semaines de ça, de nous expliquer crânement être parvenu à réduire le déficit de l’État de 15 milliards d’euros en 2015, voilà que la Cour des Comptes réduit à quasi-néant la réalité de ces chiffres qui seraient en réalité 50 fois inférieurs si l’on excepte les éléments exceptionnels.

Pourtant, rappelez vous : tout le monde nous expliquait en long, en large et en travers que l’austérité s’était abattue sur le pays et qu’elle avait directement provoqué tout ce chômage. Manque de bol, en fait d’austérité, on a continué à dépenser comme avant avec la même décontraction, et à cramer de l’argent public des autres avec le même appétit féroce.

Tous calculs faits par les experts de la Cour, la baisse de déficit se monte non pas à 15 milliards, mais à… 300 millions. Fouchtra, voilà qui fouette du chaton mignon !

24hGold - Encore une fois, le ...

Et lorsqu’il s’agit de détailler ses positions, la Cour n’y va pas avec le dos de la cuillère. Pour cette dernière, les 15 milliards d’économie n’existent pas puisqu’il s’agit d’un pur effet d’optique, l’année 2014 comptant des dépenses exceptionnelles qui n’ont pas été reportées en 2015, soulageant d’autant un déficit de toute façon bien trop gros (l’équivalent d’un trimestre de dépenses de l’État, plus, même, que ce que rapporte l’impôt sur le revenu). Pour la Cour, la baisse observée est une évolution «peu significative», ce qui rend la mine réjouie du Sapin ministériel tout à fait déplacée.

D’autant qu’à cette évolution insignifiante, on doit ajouter des économies «mal définies, au final faibles et en majorité non reconductibles sur 2016», ce qui veut dire que les opérations « one-shots » pour épater la galerie n’ont pas du tout impressionné les Sages. Autrement dit, on bombe le torse et on rentre l’énorme bedaine étatique en espérant séduire la Commission européenne, les autres États ou les investisseurs qui passent à proximité, mais c’est peine perdue.

Et pour ce qui est de la dette de l’État, elle a malheureusement encore continué à grimper l’an dernier. Tout juste peut-on se réjouir qu’elle l’ait fait moins vite. En somme, on présente comme une rémission un cancer qui métastase mais aurait la mansuétude de n’être plus fulgurant. C’est consternant.

À l’analyse, la situation est même pire puisqu’en dehors des éléments exceptionnels et à périmètre constant, les dépenses ont en réalité progressé de 2,6 milliards par rapport à 2014. Oui, vous avez bien lu : alors qu’on a lu partout que l’État avait fait preuve d’un véritable ascétisme en réduisant ses dépenses, la réalité comptable est sans ambiguïté. Les dépenses ont progressé.

Toute cette tempête d’austérité de plus en plus évanescente n’empêchent cependant pas nos deux clowns ministériels, Michel Sapin et Christian Eckert (le secrétaire d’État au Budget), de contester «vivement l’analyse de la Cour sur le respect des cibles de dépenses et d’économies». Ils auraient tort de se priver, d’autant que leurs contestations ne seront pas plus entendues que le rapport de la Cour qui les a déclenchées.

En réalité, plus personne n’a rien à faire de ces chiffres, devenus trop abstraits par leur volume. Tant que les manquements de l’État ne se traduisent pas en problèmes physiques concrets, le peuple, soigneusement entretenu dans son ignorance par ses élites, ses médias et, douillettement, par lui-même, continuera de regarder ailleurs en attendant un hypothétique retour de croissance qu’il s’emploie pourtant à saboter consciencieusement.

« La France va mieux » nous serinait le chef de l’État il y a encore quelques jours, lorsque l’essence coulait à flot et les Nuits de Boue s’écoulaient, tranquilles. Personne n’avait compris qu’il voulait dire « La France va mieux… que l’année prochaine ».

24hGold - Encore une fois, le ...

Source : h16free.com
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H Seize écrit sur http://h16free.com ses chroniques humouristiques d’un pays en lente décomposition, et apporte des solutions dans son livre, Egalité, Taxes, Bisous. Dans un monde toujours plus dur, et alors que la crise, la vilénie, les aigreurs et les misères allant de la maladie aux bières tièdes font rage, un pays fait courageusement face et propose toute une panoplie de mesures plaisamment abrasives qui permettront d'aplanir les aspérités, gommer les difficultés et arrondir les angles. Ce pays, rempli de gentils et d'aimables tous les jours mieux pensant, est devenu un véritable phare scintillant dans la nuit noire de l'obscurantisme des méchants et des vilains. Et pour mieux scintiller, il s'est doté d'une devise qui est parvenue à se hisser au rang de slogan, d'accroche et de modus vivendi : pour chacun et pour tous, il faudra de l'égalité, des taxes, et des bisous.
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Bonjour Hache s’aise !...La hache qui prend ses aises à fendre les vilains, se fendant de bons mots pour fustiger les maux.

(Personne n’avait compris qu’il voulait dire « La France va mieux… que l’année prochaine ».)

Au delà de votre bon mot où l’on sent chez vous le deuxième degré approprié à certains coins du verbe, j’ajouterais que c’est parce que notre "guide étatique" est un visionnaire.

C’est qu’ils sont visionnaires la plupart des politiques de haut vol, ils voient l’avenir dans toute l’étendue plus que probable de son chaos à venir, alors ils sont obligés de nous mentir, bobarder…bombe harder, serais-je tenté d’extrapoler…nous larguer les bombes de l’endormissement dont ils veulent qu’elles nous en-sommeillent sur une réalité à venir dont ils maitriseront de moins en moins les conséquences inéluctables de la gabegie constituée par le non vrai rôle de guide dont ils se sont octroyés les compétences sans en avoir la légitimité.

Et d’où vient ce chaos probable ?

Je pense, dans l’immédiat d’un émotionnel guidé par - ce dont j’ai conscience – la relativité de l’incidence de mes observations, à deux causes principales :

- Le fait que chez l’humain, lorsque par des dispositions intellectuelles, d’origine sociétale, d’opportunisme calculé, etc…, il arrive à cette sorte de pouvoir, celui de s’être vu confié la marche de la Cité, son ascension et son accession est souvent du à la volonté de satisfaction de son propre égo et non à une intention réellement charismatique d’en être un guide désintéressé et essentiellement humaniste, comme il y en a ou eu quelquefois dans l’Histoire de notre humanité, mais ils sont ou furent rares.

- Le fait qu’une majorité de l’humain se laissant gouverner, vit souvent dans une obscurité de ce qu’il devrait voir. Et ce qu’il devrait voir, c’est cet endormissement qu’il a par rapport à divers aspects de sa vie, se réfugiant par exemple souvent dans le confort illusoire que lui procure une absence de combat à réellement remettre en question ceux qui le dirigent mais aussi à remettre en question ses propres exigences en regard de ce qu’il est prêt à donner ou ce qu’il est possible qu’il en soit. Et, là, l’élite citée plus avant, le sait bien que cet endormissement ou cette non volonté réelle à bousculer les choses par la plèbe, est le principal moteur de ce qu’elle se prête à vouloir faire de nous.

Nous vivons depuis si longtemps sur une illusion et ce qui est grave…autant à leur niveau, ceux qui nous dirigent qu’à notre niveau, nous qui subissons.

L’humain, animal ayant eut pourtant le privilège d’une conscience de son environnement, de son existence, malgré toutes les souffrances qu’il s’est plus ou moins directement infligé au cours de son Histoire, n’aura eut comme résultante que la probable et irrémédiable destruction de son humanité.

Tous les philosophes, ayant décortiqué avec force le signifiant du verbe, de ce verbe si important par exemple : le vivre et le comment le vivre, ne seraient-ils pas morts avant la lettre initiale de leur verbe si l’on pense à la résultante de ce que nous sommes devenus, de ce que nous avons fait de notre humanité ?

Tous les bruits, les cris, les joies, les pleurs, les envies, les espoirs, les réflexions et leurs remises en cause, tous ces écrits, toutes ces pensées…tout ce verbe, tout ce dire, parfois même "orgasmiquement" pensé et éjaculé mais parfois dans l’incertain de son réel positif devenir, n’aura-t-il pas, funeste musicien, orchestré la symphonie d’un ultime, note finale d’une œuvre dont la partition s’intitulait sans qu’on l’ai vu, le chaos ?

( C’était modestement et dans la fragilité de l’incertain dont il se pense être quant à la justesse d’une pensée, les réflexions d’un citoyen très ordinaire vis-à-vis d’une société dont il sent l’extraordinaire néfaste présent et à venir. )
Peut etre que c'est beaucoup plus simple que cela.

Vous vous etes déjà aperçu de la sottise crasse d'une personne moyenne.
Rendez vous compte désormais que la moitié de la population est d'un niveau en dessous de celui la.

Et notre système designe les élites à la majorité

Peut etre y a t'il une relation de cause à effet ....
Peut etre que c'est beaucoup plus simple que cela.

Vous vous etes déjà aperçu de la sottise crasse d'une personne moyenne.
Rendez vous compte désormais que la moitié de la population est d'un niveau en dessous de celui la.

Et notre système designe les élites à la majorité

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