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Joseph Stiglitz : un prix Nobel au service de l’idéologie keynésienne (1/2)

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Publié le 07 novembre 2013
1032 mots - Temps de lecture : 2 - 4 minutes
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Rubrique : Or et Argent

 

 

 

 

Friedrich Hayek a obtenu le prix Nobel d’économie en 1974. Lors du discours au banquet de remise des prix Nobel, le 10 décembre de cette même année, il se montra prudent : « je dois confesser que si on m’avait consulté sur la question d’établir un prix Nobel d’économie, je me serais exprimé fermement contre ». Il considérait entre autre « qu’un prix Nobel confèrerait à un individu une autorité qu’en économie nul homme ne devrait posséder. »


D’autres prix Nobel n’ont pas la même modestie ni la même retenue. Joseph Stiglitz fut nobélisé en 2001 en compagnie de George Akerlof et Michael Spence pour leurs travaux sur les marchés avec asymétrie d'information. Le moins que l’on puisse écrire est que Stiglitz ne manque pas une occasion de donner son avis, sur des sujets n’ayant au mieux qu’un lointain rapport avec son prix Nobel. Il profite de manière éhontée du prestige lié à son prix pour truster les médias et peser dans le débat public. Cet entretien accordé à La Tribune, dans lequel il exprime des avis tranchés et non argumentés sur une grande variété de sujets, en est une caricature frappante.


Les raisons de la crise actuelle ? Il pointe notamment la régulation financière et la prise de risque excessive de banques toujours « too big to fail » [1]. Quand Stiglitz incrimine la réglementation, il faut bien sûr comprendre que, selon lui, il n’y en a pas assez. Or, comme le démontre Vincent Benard, la régulation financière étatique est condamnée à échouer. Les régulations ne tiennent non seulement pas leurs promesses de stabilisation mais ont en plus de nombreux effets pervers. L’interventionnisme public est à l’origine de la formation de la bulle immobilière. La création de la Fed a débouché sur une instabilité bancaire plus élevée. Les accords de Bâle ont renforcé le risque systémique au lieu de le diminuer. Ils ont en outre incité les banques à acheter massivement de la dette souveraine ou à préférer les prêts immobiliers aux prêts aux entreprises, ce qui les a exposées aux crises des subprimes et de la dette, tout en compliquant le financement de l’économie.


Quant aux banques « too big to fail », pourquoi ne pas les laisser faire faillite ? En considérant qu’au-delà d’une certaine taille les établissements seraient systématiquement sauvés, les autorités n’ont-elles justement pas encouragé les comportements risqués ? Alourdir les réglementations coûte certes très cher aux grandes banques, mais pour les plus petits acteurs ce peut être létal (sans compter le fait que cela constitue une énorme barrière à l’entrée pour de nouveaux concurrents potentiels). Ainsi la banque privée suisse Frey, « financièrement saine », annonçait récemment mettre fin à ses activités. Markus A.Frey, président du conseil d’administration expliquait cette décision par les « conditions de marché de plus en plus difficiles, des règles prudentielles de plus en plus lourdes pour de petits établissements, ainsi qu’à cause du conflit fiscal aux Etats-Unis » en constatant qu’« au cours des derniers mois […] les coûts se sont tellement aggravés qu’ils ne sont plus supportables pour une petite banque privée. » Le nombre de banques en Suisse a ainsi été divisé par deux (de 625 à 312) ente 1990 et 2011.


Stiglitz poursuit par l’inévitable touche écologique : « l'économie de marché n'a toujours pas pris conscience de l'environnement. Nous consommons plus de ressources naturelles que ce que nous avons. » Nous consommerions donc des ressources que nous n’avons pas. Sans doute sont-elles apportées en soucoupe volante par des extra-terrestres…


Après un classique couplet sur les inégalités (se basant sur des indicateurs largement discutables), Stiglitz délivre son remède pour sortir l'économie européenne de l’ornière. La solution est bien évidemment keynésienne : « il faut des politiques de croissance et non des politiques d'austérité, comme c'est le cas aujourd'hui. » Stiglitz dresse là une classique mais factice opposition entre croissance et austérité, tout en affirmant implicitement que nous sommes actuellement en période d’austérité. Peu importe que le niveau des dépenses publiques atteigne un record (49,9% du PIB en 2012 pour l’Union européenne et 56,8% pour la France). Comme nous l’avons déjà vu, les seuls à supporter l’austérité sont les citoyens et non les États. Stiglitz enfonce le clou avec cette sentence définitive : « aucune économie n'est jamais revenue à la prospérité avec des mesures d'austérité. » On peine à le croire mais le prix Nobel l’a bien écrit : ça n’est jamais arrivé. Évidemment, ces propos ne sont pas passés inaperçu et sont du pain béni pour les partisans du laxisme budgétaire, comme Arnaud Montebourg, qui peuvent désormais citer le prix Nobel avec l’autorité qui y est liée. Joseph Stiglitz n’a sans doute jamais entendu parler de la Suède. Au bord de l’asphyxie financière au début des années 1990, le gouvernement suédois a réduit les dépenses publiques de près de 16 points de pourcentage de PIB entre 1993 et 2000 (la dette publique tombant de 72,5% en 1994 à 53% en 2000), ce qui permit un excédent budgétaire dès 1998 alors qu’il affichait un déficit à deux chiffres en 1993. Cela a-t-il débouché sur une croissance anémique ? Pas du tout : elle a atteint entre 1994 une moyenne de près de 3,5% par an. Plus proche de nous figurent les exemples allemands et lettons qui montrent les succès d’une politique d’austérité. De plus, des études récentes [2] ont démontré qu’il était économiquement plus efficient de jouer sur les baisses de dépenses plutôt que sur les hausses d’impôts pour ramener un budget à l’équilibre. Difficile dans ces conditions d’affirmer que cela n’a jamais réussi.


Dans un prochain article nous étudierons les autres ‘solutions’ proposées par Joseph Stiglitz ainsi que la suite de son interprétation de la crise actuelle.


[1] Certaines banques ont une taille si importante qu’elles présentent un risque dit systémique, c’est-à-dire que leur faillite entraînerait par effet domino la chute d’autres institutions financières. Ces banques sont dites « too big to fail », « trop grosses pour faire faillite ».

[2] Large Changes in Fiscal Policy: Taxes versus Spending, publié par Alberto F. Alesina et Silvia Ardagna

The Right Way to Balance the Budget, publié par Kevin A. Hassett, Andrew G. Biggs et Matthew H. Jensen

 

 

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Après un diplôme de Statisticien et d’Actuaire à l’Institut de Statistique de l’Université Pierre et Marie Curie (Université Paris VI), il a d’abord exercé la fonction d’économiste, avant de se tourner vers l’actuariat et l’ingénierie financière. Il travaille actuellement dans la direction financière d’une grande banque française.
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« Le premier objectif d'une politique monétaire doit être d'empêcher les gouvernements de créer et l'inflation et les conditions qui encouragent les banques à accroître le crédit. »
– Ludwig von Mises

Comment "empêcher", sans réglementer ?
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Zoppas, les banquiers vous on entendus, maintenant c'est intérêt pénal pour les épargnants: les élites financières veulent abolir la trésorerie. L'or à des beaux jours devant lui...

tp://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/&prev=/search%3Fq%3Dhttp://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de%26biw%3D1366%26bih%3D554


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Bonjour Rasputin, en fait je suis tombé sur une page en allemand en suivant votre lien et malheureusement je ne le pratique pas...
J'adore toujours quand les managers des banques dont vous faites parti, M. Henri, demandent moins de réglementation.

Moins de réglementation pour nous protéger des manipulations du LIBOR? Moins de réglementation pour nous protéger des arnaques sur les assurances des emprunts non redistribués aux contractants des prêts? Moins de réglementation pour protéger les petites entreprises (non protégées par la loi justement) contre les commissions prohibitives que vous prélevez à votre gré?

L'important, ce n'est pas la réglementation ou l'absence de réglementation. L'important, c'est de savoir qui la fait cette réglementation. Le législateur est-il corrompu ou pas, voila la vraie question. Le reste, c'est du glou-glou. Entre les islandais qui s'en sortent très bien après une grave crise financière et les grecs qui n'arrêtent pas de tomber, vous croyez que dans un cas il y a réglementation et dans l'autre il y a absence de réglementation ? Bien sur que non...dans un cas il y a des dirigeants honnêtes placés au pouvoir apres la crise, alors que dans l'autre, ce sont toujours les mêmes corrompus.

Quand vous dites "L’interventionnisme public est à l’origine de la formation de la bulle immobilière". C'est une blague ça je suppose ? La Fed étant une banque privée, dont les gouverneurs se vantent publiquement que le gouvernement américain n'a aucun pouvoir sur eux, comment pouvez vous rendre l'interventionnisme publique responsable ?

C'est la réglementation qui impose aux fonds d'investissement un ROE de 15%?
C'est la réglementation ou l'absence de réglementation qui a permis les subprimes?

Pour protéger des arnaques, il n'y a que la réglementation monsieur Henry. Ca ne veut pas dire qu'il faut tout réglementer, bien au contraire, il faut accepter qu'on mourra tous un jour ou l'autre et qu'on ne peut pas se protéger contre les accidents de la vie, au risque de voir la vie ne plus avoir de goût. Mais les usuriers, eux, ils faut les réglementer à mort, les surveiller et sauvagement les condamner. Malheureusement c'est tout l'inverse qui se produit.
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Bravo Zoppas.
On peut rajouter qu'il faut interdire totalement l'usure et instaurer le Jubilé pour les dettes actuelles.
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Je ne suis pas contre l'intérêt, vous le savez :=)
je suis contre l'absence de risque que prend le préteur en contrepartie de cet intérêt, c'est ce que j'entendais par usurier. Ce qui correspond au système de la Rome antique où vous vous vendiez vous même comme esclave pour payer vos dettes...le summum de la barbarie au coeur de la "civilisation"
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C'est votre point de vue.
Je pense que la perception d’intérêts par le système bancaire dans le cadre d'un fonctionnement à réserves fractionnaires et d'argent fiat est une invention crapuleuse qui devrait être formellement interdite.

Car ce système est non seulement immoral mais instable et prédateur de l'économie réelle qu'il vampirise au seul profit de la finance , comme nous le voyons actuellement.

Et pour rester cohérent , une fois acquis que le caractère frauduleux de la perception d’intérêts sur de l'argent parfaitement inexistant est démonté , le jubilé devient logique et indispensable.
Il est communément rependu, par raccourci, également par moi même, que la banque perçoit des intérêts sur les crédits accordés sans avoir à payer elle même un intérêt au prêteur. Il n'y aurait pas de prêteur étant donné que l'argent prêté aurait été entièrement créé par la banque.

Ce n'est que partiellement vrai. S'arrêter ici peut induire des raisonnement qui ne sont pas corrects.

Il ne faut pas oublier que lorsqu'une banque créée de la monnaie scripturale en accordant un crédit (et donc en créditant le compte à vu au passif du bilan de la banque) (et en créditant à l'actif une créance sur la clientèle), ce crédit à vocation à être dépensé. Donc l'argent sortira de la banque et sera transféré dans une autre banque. C'est au moment où les fonds sont transférés que la banque doit emprunter de la monnaie. Car l'argent qui est échangé au niveau interbancaire est la "monnaie centrale" (la monnaie émise par la banque centrale). Pour se procurer ces liquidités, la banque paye un intérêt à la banque centrale ou au marché. La banque réalise donc une marge sur intérêt entre intérêts perçus et intérêts versés.

L'arnaque ne se situe pas à ce niveau, mais dans le fait qu'on oblige tous les particuliers et toutes les entreprises à détenir un compte bancaire. Donc tous les crédits accordés sont dépensés, la monnaie centrale circule au sein du système bancaire et revient sur des comptes à vue, permettant à la banque de financer les nouveaux crédits accordés (c'est le multiplicateur de crédit). A l'époque où les entreprises payaient leurs ouvriers en liquide, on perçoit bien que ce multiplicateur était beaucoup plus faible. Lorsqu'un crédit bancaire était dépensé, la banque donnait des billets à son client pour qu'il les dépensent et qu'ils se retrouvent finalement dans un coffre chez un particulier ou une entreprise. Les billets sont de la monnaie émise par la banque centrale qui coûte un intérêt à la banque, car elle doit s'en procurer. Ces billets étaient donc en partie thésaurisé et sortaient du système bancaire. Aujourd'hui la mafia a organisé l'accaparement de cette monnaie en interdisant l'utilisation des billets et en stigmatisant la thésaurisation comme improductive. La banque récupère donc sans effort l'argent qu'elle a emprunté, puis prêté. C'est l'utilisation de la réglementation au service des banques et du fisc (qui travaille sans le savoir pour la finance) qui est ici condamnable.

Le deuxième point où se situe d'après moi l'arnaque est dans le statut de la banque centrale. Car si une banque commerciale doit payer un intérêt sur la monnaie centrale qu'elle emprunte, la banque centrale ne paye par contre jamais d'intérêt sur la monnaie qu'elle crée. Depuis que cette monnaie n'est plus convertible en or, elle est dans la situation où il n'y a que des intérêts qui rentrent sur de la monnaie monopoly créée de toute pièce. Avoir une banque centrale privée dans le système qui est le notre aujourd'hui est une abomination. Où alors, chaque individu qui nait devrait recevoir 1 action de la banque centrale avec impossibilité de la céder à un tiers autre que la banque centrale elle même, qui annulerait cette même action.

Le dernier point est tout simplement la libre concurrence pour mettre tous les citoyens sur un pied d'égalité. Celui qui veut créer une banque internet pourra le faire plus ou moins facilement, mais pour créer de la monnaie scripturale et bien vous repasserez. A l'époque où j'ai fait mes études, et ça n'a pas du beaucoup changé, je me souviens qu'il y avait un point qui m'avait marqué : il faut, et ne rigolez pas, quelque chose comme un certificat de moralité ou d'honnêteté, bref, il faut un coup de tampon de je ne sais pas qui, mais de toute façon que personne ne peut plus avoir si il ne s'appelle pas AXA (et il n'est même pas certain qu'AXA est obtenu le pouvoir de créer de la monnaie scripturale).


Le système bancaire à réserve fractionnaire n'est pas forcément mauvais lorsqu'il fonctionne pour le bien commun et qu'il n'empêche pas ceux qui préfère fonctionner avec de l'or ou n'importe quel autre bien comme monnaie. C'est le diktat pour le profit d'une poignée qui est intolérable. Mais il y a des situations où il est quasiment l'unique possibilité pour un pays de se développer.

Annuler la dette, le grand jubilé comme vous l'appelez, et je dois reconnaître que c'est une expression qui ne manque pas de panache (on a presque envie de le faire rien que pour le plaisir...), c'est pas très sympa pour ceux qui ont épargné toute leur vie en sicav ou en livret A.
J'ai vu, cher D, que vous vendiez un terrain qui à l'air superbe dans le Gers je crois. Imaginez que sur le même principe, quelqu'un décrète que la terre appartient à tout le monde parce qu'il n'y a aucune raison pour qu'un individu s'approprie un espace quel qu'il soit, à la manière d'une tribu amazonienne. Là, c'est un peu pareil.

Annuler la dette, c'est beaucoup plus profond que ça en à l'air. Ca revient en fait à annuler la monnaie. Car la monnaie est une dette. Lorsque la banque centrale imprime de la monnaie, elle la prête aux banques contre garantie (des titres), c'est les opérations d'open market. Je ne dis pas que vivre sans monnaie n'est pas finalement un idéal dont nous n'avons même pas conscience. Mais ça implique quand même un consensus que vous aurez du mal à obtenir mais surtout des conséquences immédiates en terme organisationnel incalculables.

Par contre il est possible, à mon avis, de la répudiez partiellement : par exemple la partie illégitime détenue dans les paradis fiscaux et qui ne peut pas être allouée à des personnes physiques (c'est à dire appartenant à une entreprise, détenue par un fond de fond de fond etc...). Une solution qu'on pourrait qualifier de poutinesque, en rapport avec l'ex pdg détenu en Sibérie dont j'ai oublié le nom, mais qui s'est fait holduper son entreprise de pétrole.
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Merci pour cette longue et technique réponse.
Il existerai donc une possibilité de prêt sans intérêt par une banque publique , qui satisferait le principe que je crois indispensable de condamnation de l'usure.
Chose qui se faisait couramment en ...Libye de Khadafi avant que ses "libérateurs" en bons démocrates, instaurent une banque centrale qui accepte le dollar virtuel en échange d'un bien tangible comme le pétrole.

Un banque publique qui ne pratique pas l'usure serait certainement un formidable accélérateur économique , car au lieu de payer deux ou trois fois le prix de la maison ,ne la payer qu'une fois laisserai pas mal de possibilités de faire tourner le commerce et le bien être général plutôt que d'enrichir le parasite bancaires.

Pour la répudiation de la dette selon vos critères il serait intéressant de connaitre la proportion de la dette détenue par les banques qui l'ont acheté avec de la monnaie centrale à 0,5 % pour faire une jolie culbute facile en finançant les déficit et le roulement des anciennes dette à 4%.
Ce qui est un profit scandaleux et inadmissible , une conséquence de la fameuse loi de 1973 , qui rend par ce biais et par construction , la dette odieuse.

Il serait juste de tout mettre à plat et de ne payer que le principal seulement augmenté de l’intérêt de financement de la banque auprès de la BC.
Je pense qu'alors , nous sous apercevrions que nous ne devons plus rien ou si peu.Certains ont déjà comparé la somme des intérêts indus versés avec un financement sans intérêt

NB
Pour le terrain, qu'il vienne l'indien...Pendant qu'il se lissait les plumes je travaillais et mettais en valeur.
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:=) Loool ça je me doute que le terrain est bien défendu !!

Je suis à 100% d'accord avec vous sur la stupidité de l'abrogation de la loi de 1973, qui vient 2 ans après que Nixon est mis fin à la convertibilité du dollars.

Par contre, sur le schéma emprunt à 0.5% pour prêter à 4%, je suis beaucoup plus sceptique (je pense que l'effet boule de neige vient d'ailleurs) et je vais vous expliquer pourquoi :

Le Comité de Bâle impose aux banques européennes de se conformer d'ici peu à des nouveaux ratios, dits de Bâle 3. Parmi ces ratio il y en a deux qui concernent la liquidité, le LCR et le NSFR.
Pour schématiser, le ratio LCR (liquidity coverage ratio) impose aux banques de détenir une réserve de titres d'état pour faire face à une crise de liquidité. Ces titres d'etat sont considérés comme une réserve de cash. La mise en application du LCR est prévu pour 2015 ou 2016 je crois, mais les banques n'ont pas attendu pour restructurer leur bilan pour s'y conformer.
Hors les banquiers se sont insurgés contre ces ratios, car justement, ils ne détenaient que peu d'emprunts publics. Ca rapporte peu (il ne faut pas oublier qu'ils visent un retour sur investissement ROE de 15%). Je pense qu'il était plus rentable avant la crise de prêter à un agriculteur à 6% pour acheter des machines en ayant comme garantie le terrain, les machines et la maison, de se faire rembourser la moitié et de rafler le tout pour une bouchée de pain une fois que l'agriculteur à bout s'est mis un coup de fusil en pleine tête.

Donc une banque comme la BNP, a multiplié la détention de titres d'état par environ 10 en 5ans (elle communique sur le sujet d'ailleurs).
La dette publique était, avant ces ratios, je pense, essentiellement détenue par des fonds d'investissement de type Sicav, des fonds de pension, des fonds basés dans les paradis fiscaux etc...

Donc le moyen utilisé par la finance internationale pour récupérer au final la timbale n'était pas majoritairement de faire faire une culbute tranquille d'emprunter à 0.5 et de prêter à 4% par les banques dont elle est actionnaire. L'accumulation se fait selon un autre schéma (que je ne connais pas, mais qui doit passer par les paradis fiscaux).
D'ailleurs, je tiens à préciser qu'il est extrêmement dangereux d'un point de vue du risque systémique de faire l'amalgame entre liquidité et titres d'état. Imposer aux banques de détenir de la dette publique, surtout en période de crise de la dette publique, en considérant que ce sont ces titres qui seront sa réserve de liquidité, c'est du tragicomique. Ces ratios (dont les banques américaines ne sont pas tenues de se conformer) annoncent la mise au tapis d'un certain nombre de banques européennes et/ou le rachat par des banques américaines : les loups vont se bouffer entre eux pour plus de milliards et pour le pouvoir, pendant que le peuple américain et européen crèvera encore un peu plus la gueule ouverte.
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Dobro vece Zoppas, ;-)

Félicitations pour cette magnifique sortie ! Ca fait toujours du bien de lire ce qu'a à dire un esprit lucide à un défenseur de voyous.

"Pour protéger des arnaques, il n'y a que la réglementation monsieur Henry."

Oui... à condition que ce ne soient pas les arnaqueurs qui règlementent. Or, aujourd'hui, les lois sont faites par... des amis d'usuriers, des complices de pillards, des amis de beaux-parleurs, des beaux-parleurs, des prometteurs de beaux rêves, bref par... des arnaqueurs et mafieux en col blanc.

"Ca ne veut pas dire qu'il faut tout réglementer, bien au contraire, il faut accepter qu'on mourra tous un jour ou l'autre et qu'on ne peut pas se protéger contre les accidents de la vie, au risque de voir la vie ne plus avoir de goût".

Alors là, 100% d'accord. La vie est un risque permanent, quoi que l'on fasse. Une fois accepté ce postulat, on ose enfin vivre ce que l'on à vivre et oser vivre, c'est ça la vraie liberté... à mon humble avis du moins.

A force de tout règlementer par des lois (qui sont si nombreuses qu'il n'est pas rare qu'elles se contredisent en prime ! Et ne parlons même pas des jurisprudences) faisant une intrusion de plus en plus grande dans la vie privée des gens - et souvent même à leur insu - tout le monde finira non seulement par en transgresser un jour au moins une et sera de plus en plus dégoûté et désespéré; toutes choses qui mènent à la violence qu'elle soit retournée contre soi ou tournée vers l'extérieur. Dans un cas comme dans l'autre, l'issue est mauvaise voire fatale.

Mais peut-être que c'est précisément cela que recherchent et désirent les arnaqueurs... histoire de diminuer un peu la population mondiale qu'ils trouvent trop importante (cf. paroles de Ted Turner, entre autres, lors d'une interview télévisée). Si les gens venaient à s'entre-tuer, personne n'y serait pour rien, n'est-ce pas ?

Même si nous savons tous ici que la crise que nous vivons est une crise voulue, ce ne serait que la faute à la "conjecture". Pas la faute des dirigeants, non; pas la faute des arnaqueurs non plus; et encore moins celle des banquiers si bons envers quiconque a besoin d'argent, voyons ! En tous les cas, on ne pourrait pas les accuser comme on a pu accuser Hitler ou Staline, puisque de la même façon qu'Al Quaïda est une nébuleuse informe à plusieurs têtes comme l'hydre de Lerne, les responsables de cette crise, cachés derrière des structures composées d'un ensemble de personnes (actionnaires à la responsabilité divisée) quand il ne s'agit pas d'écrans de fumées sur des îles paradisiaques représentent aussi une nébuleuse à plusieurs têtes sans tête principale à couper.

Et c'est bien cela une des pires choses, car cela complique sérieusement la tâche : pas d'ennemi précis à accuser, mais des "ils" tapis et oeuvrant dans l'ombre et intouchables faute de preuves ou quelques pantins visibles qui se réfugieront derrière les "événements" ou le "on ne pouvait pas prévoir" pour se justifier... Or, choper les visibles ne sert pas à grand chose si on n'arrive pas à atteindre et stopper le(s) cerveau(x). C'est le même problème qu'avec la guerre contre la drogue.

En attendant, il m'arrive souvent de penser à vous. En effet, je me souviens qu'il y a environ 12 à 18 mois, contrairement à la majorité des intervenants sur ce site qui prédisaient l'hyperinflation et que ça, vous aviez prédit une dépression pour bien lessiver les uns, suivie d'une hyperinflation, qui lessiverait les suivants, c'est-à-dire ceux qui auraient résisté à la dépression.

Eh bien, à l'analyse de ce qui se passe en Europe, c'est votre scenario qui semble primer sur tout ce qu'on a déjà pu lire sur le sujet. Vous aviez vu juste. ;-)
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Ca fait plaisir de vous lire Lolo ! Ca fait longtemps et vous nous avez manqué :=)

Merci pour votre petit compliment :=), mais je pense que j'avais indiqué que c'était un scénario possible (pas un pronostic) : cela permettrait de tondre les gens au maximum, en ruinant les emprunteur par la déflation, puis les épargnants par une hyper-inflation. Je ne fais pas de pronostic sur l'hyper-inflation car j'ai l'immense conviction qu'elle n'est pas un phénomène endogène, qui naîtrait de lui même. Pour arriver à des taux d'inflation de 1000 ou 10 000%, il est obligatoire qu'il y ait une volonté combinée des autorités monétaires, politiques et économiques car l'hyper-inflation passe nécessairement par une forte augmentation des salaires. Comme je ne sais pas ce que ceux qui tiennent la fed nous ont concocté, je préfère ne pas lire dans la boule de cristal...

Prenez l'exemple serbe, il est évident que cette hyper-inflation a été voulue et déclenchée par la clique de Milosevic qui ne souhaitait pas rembourser les épargnants qui avaient financé la guerre, attirés par des taux d'intérêt mirobolant.

J'avais lu que pendant Weimar, certains allemands avaient intérêt à ce que cette hyper-inflation se produise (d'ailleurs l'Allemagne était en croissance dès 1924, un an après la destruction monétaire).

On sait simplement qu'il va y avoir un cataclysme monétaire mais ça s'arrête là. Il faut être très méfiant avec les anticipations d'hyper-inflation. Moi je l'attendais dans les années 2003-2004 (car ça imprimait du dollar à gogo) et 10 ans après elle n'est toujours pas là. Le cas de la grèce est symptomatique. La déflation la ravage avec une baisse des salaires, baisse du prix des actifs, récession économique et baisse des prix d'un certains nombres de bien et service. Hors il y a 4 ans, la masse de monnaie créée aurait du mener à une forte inflation et non pas à la déflation. Regardez le Japon : ils impriment tellement de yens depuis 20 ans qu'on ne peut même plus les compter, et pourtant...déflation.

Donc méfiance, méfiance...on ne sait plus vraiment ce qui est de la monnaie et ce qui n'en est pas. Le cataclysme monétaire pourrait facilement prendre des voies que personne n'aurait pu imaginer.

Si demain les états font défaut sur leur dette, qu'est ce qui se passe en terme monétaire ? On a les banques commerciales qui font des pertes colossales et qui sont obligées de ponctionner les comptes pour équilibrer leur bilan => il y a donc une destruction monétaire (de monnaie scripturale = compte à vue au passif des banques). De plus, les banques ne peuvent plus apporter leurs titres d'Etat auprès de la banque centrale pour obtenir de la monnaie centrale (la vraie monnaie fiduciaire, the real one !!). Hors la monnaie a une durée de vie, elle naît lorsque la banque centrale la prête à une banque commerciale, en créditant le compte de cette banque, contre une garantie solide (titre d'état généralement). Elle "meure" (ou est détruite), lorsque la banque commerciale rembourse le crédit à la banque centrale par un processus inverse. On a donc des banques commerciales qui rembourseraient la banque centrale sur les crédits arrivant à échéance, sans pouvoir contracter de nouveaux crédits => destruction massive de monnaie centrale, théoriquement hyper-déflationniste.
On peut donc penser qu'on se situerait dans un scénario clairement déflationniste (tant que la banque centrale ne change pas ses critères d'éligibilité des titres aux politiques d'open market).

Donc méfiance, méfiance...l'hyper-inflation, c'est si ils l'ont décidés...
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"Le cataclysme monétaire pourrait facilement prendre des voies que personne n'aurait pu imaginer."

Peut-être que, cette fois, il n'y a qu'un physicien qui serait à même de résoudre l'équation, loi de la dynamique oblige ? Plus on pousse, plus il y a une contre-poussée. Oui, la loi de la dynamique, c'est mon dernier "dada" après avoir lu "Les dieux voyagent toujours incognito" de L. Gounelle.

Même si vous n'avez pas de boule de cristal, je pense que c'est quand même votre scénario auquel nous aurons droit : "cela permettrait de tondre les gens au maximum, en ruinant les emprunteur par la déflation, puis les épargnants par une hyper-inflation".

Quand on voit la mentalité des employés de Goldman Sachs qui s'est arrangée pour placer ses pions à la tête des institutions les plus "puissantes", fed, gouvernement US, Commission européenne, BCE, etc., tondre le maximum de gens est bien le but recherché !

Merci pour cette très intéressante mise au point en tous les cas.

;-)

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« J'adore toujours quand les managers des banques dont vous faites parti, M. Henri, demandent moins de réglementation. »
Merci de la promotion :-)

« Moins de réglementation pour nous protéger des manipulations du LIBOR? Moins de réglementation pour nous protéger des arnaques sur les assurances des emprunts non redistribués aux contractants des prêts? Moins de réglementation pour protéger les petites entreprises (non protégées par la loi justement) contre les commissions prohibitives que vous prélevez à votre gré? »
Ce que vous dénoncez a été permis par la réglementation, justement.
Moins de réglementation => + de concurrence => baisse des frais,
Quant aux fraudes, désolé de vous décevoir, elles ont toujours existé et existeront toujours. Réglementation ou pas.

« L'important, ce n'est pas la réglementation ou l'absence de réglementation. L'important, c'est de savoir qui la fait cette réglementation. Le législateur est-il corrompu ou pas, voila la vraie question. Le reste, c'est du glou-glou. »
Bah non justement.
Le pouvoir tend à corrompre, le pouvoir absolu corrompt absolument. Les grands hommes sont presque toujours des hommes mauvais. Lord Acton

« Quand vous dites "L’interventionnisme public est à l’origine de la formation de la bulle immobilière". C'est une blague ça je suppose ? La Fed étant une banque privée, dont les gouverneurs se vantent publiquement que le gouvernement américain n'a aucun pouvoir sur eux, comment pouvez vous rendre l'interventionnisme publique responsable ? »
La Fed n'est PAS privée, Ou alors nous n'avons vraiment pas la même définition du privé.
http://www.contrepoints.org/2011/08/06/38724-%C2%AB-la-fed-est-une-banque-privee-%C2%BB
D'ailleurs eut-elle été réellement privé, j'aurais été également contre son existence (dans un cadre ou elle a un monopole),

« C'est la réglementation ou l'absence de réglementation qui a permis les subprimes? »
Fed qui maintient les taux artificiellement bas.
+ Le ministère du logement (Department of Housing and Urban Development ou HUD) qui impose à Fannie et Freddie (institutions paraétatiques) des quotas de prêts aux familles à faible revenu qui n’auraient pas obtenu de prêts hypothécaires autrement. Ce quota est passé de 42% en 1995 à 56% en 2004.
En 1995, toujours afin d’augmenter l’accès à la propriété, Washington renforça le Community Reinvestment Act pour contraindre les banques à octroyer des prêts hypothécaires aux minorités défavorisées. (source : http://minarchiste.wordpress.com/2010/08/18/les-bulles-speculatives-partie-3/)
+ crédit d’impôt sur leurs intérêts hypothécaires et que leur responsabilité est limitée en cas de faillite
Je vous laisse conclure,,,

« Pour protéger des arnaques, il n'y a que la réglementation monsieur Henry. »
Parce que ?
Sans réglementation, il y a des règles. Et des juges seraient là pour les faire respecter et éventuellement condamner.
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...La Fed n'est PAS privée...

Votre réflexion est curieuse , en effet et par définition, si le système FED n'est pas public , il est donc privé , quelque soient les complications misent à opacifier et même le secret qui entoure les statuts ainsi que les propriétaires.

http://lereveilmondial.over-blog.com/pages/a-qui-appartient-la-reserve-federale-americaine-4180891.html

Merci d'expliciter et de documenter votre point de vue sur cet important sujet.
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La Fed est certes détenue par des capitaux privés mais les dirigeants sont nommés par le Président et le Congrès, ce qui veut dire qu'il est public.
Si je suis actionnaire à 100% d'une entreprise mais que le gouvernement a le pouvoir de nommer un dirigeant qui en aurait le contrôle total, je considèrerai de même manière que cette entreprise est publique.

Source pour le fonctionnement de la Fed :
http://www.contrepoints.org/2011/08/06/38724-%C2%AB-la-fed-est-une-banque-privee-%C2%BB
Le Board of Governors
La principale instance de décision du système est le Board of Governors, une agence fédérale composée de 7 membres désignés par le Président des États-Unis d’Amérique (PotUS) et confirmés par le Sénat pour un mandat de 14 ans. Le président et le vice-président du Board of Governors (actuellement Ben Bernanke et Janet Yellen) sont désignés, parmi les membres du board, par le PotUS pour un mandat de 4 ans.
Le Board of Governors a principalement trois prérogatives : il supervise l’activité des 12 banques régionales du système de la Federal Reserve, il décide de la politique monétaire nationale (via le FMOC, voir ci-dessous) et supervise et régule l’industrie bancaire américaine en général.

Le Federal Open Market Committee
Le Federal Open Market Committee (FOMC) est composé de 12 membres : les 7 membres du Board of Governors et 5 des 12 présidents des banques régionales de la Fed (seul le président de la Federal Reserve Bank of New York est un membre permanent, les autres tournent tout les deux ou trois ans). C’est le FOMC qui décide de la politique monétaire de la Fed (niveau des taux à court terme, offre de monnaie, opérations sur le marché des changes).

Les 12 Federal Reserve Banks régionales
Les 12 banques régionales du système de la Federal Reserve ont un statut intermédiaire entre agence fédérale publique et entreprise privée ; elles sont implantées à New York, Boston, Philadelphia, Richmond, Cleveland, Chicago, Atlanta, St. Louis, Dallas, Minneapolis, Kansas City et San Francisco.
Chacune des banques régionales est détenue par des banques privées de son secteur ; les banques privées nationales ont l’obligation d’être actionnaires d’une des Federal Reserve Banks (à hauteur de 6% de leur capital augmenté de leurs surplus), pour les banques privées régionales c’est une option (en 2010, 38% des banques américaines étaient actionnaires d’une Federal Reserve Bank). Les actions détenues par les banques privées ne sont pas transférables (elles ne peuvent ni les vendre ni s’en servir de garantie) et ne leur donnent pas le droit de diriger la Federal Reserve Bank (modulo leur représentants au board, voir plus bas). En compensation, la Federal Reserve Bank verse un dividende annuel statutaire de 6% à chacun de ses actionnaires; le reste des profits réalisés par la Federal Reserve Bank est versé au département du Trésor des États-Unis (en 2009, par exemple, les Federal Reserve Banks ont payé $1,4 milliards de dividendes à leurs actionnaires et $47 milliards au Trésor).
Chaque Federal Reserve Bank est dirigée par un board composé de 9 membres ; 3 membres de classe A représentant leurs actionnaires (1 pour les grandes banques, 1 pour les banques de taille moyenne et le troisième pour les petites banques), 3 membres de classe B également présentés par les banques privées mais qui ne peuvent être salariés ou dirigeant d’une banque (quelle qu’elle soit) et 3 membres de classe C désignés par le Board of Governors (ils ne peuvent être ni employés, ni dirigeants, ni actionnaires d’une banque). Le board de chaque Federal Reserve Bank élit un président qui ne peut effectivement devenir président qu’avec l’aval du Board of Governors.
Merci pour vos précisions.

La FED est un organisme privé. Il ne faut donc pas propager le contraire .

Les pantins qui dirigent le moloch ,bien sûr tous de la tribu , sont nommés par le Congrès payé par L'AIPAC.L'histoire est plaisante.

La FED est un organisme opaque qui ne peut être ni audité ni réformé qui agit selon ses propres principes en distribuant actuellement 85 milliards par mois aux banques.

Comme nos branquignoles qui dirigent l'Europe autorisent la convertibilité du dollar, le système financier avec ses flots d'argent gratuits peut se payer la vielle Europe.

Nous sommes tous directement concernés par la FED , c'est même un problème central.
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Ouh là ! Je vous trouve bien cynique dans la manière par laquelle vous répondez à Zoppas, Monsieur Henry.

Allez, je vous cite : "Quant aux fraudes, désolé de vous décevoir, elles ont toujours existé et existeront toujours. Réglementation ou pas." et "Le pouvoir tend à corrompre, le pouvoir absolu corrompt absolument. Les grands hommes sont presque toujours des hommes mauvais.

Ce sont, certes, des vérités, mais on n'est pas tous obligés de les accepter comme un mal inévitable. On peut aussi décider de se battre contre de telles vérités, plutôt que de les assener comme étant la SEULE VERITE possible, vous ne pensez pas ?

"L'important, c'est de savoir qui la fait cette réglementation. Le législateur est-il corrompu ou pas, voila la vraie question. Le reste, c'est du glouglou." voilà ce que dit Zoppas et je suis totalement d'accord avec lui ! Et vous répondez : "Et des juges seraient là pour les faire respecter et éventuellement condamner." --> cf. point 5 plus bas pour savoir ce que je pense des juges et la justice contemporaine.

"La Fed étant une banque privée" LOL ! MDR ! Mais c'est vous le grand blagueur du jour ! Hahaha !

"Le principal problème, ainsi que Paul Warburg en avait informé ses collègues, était d'éviter le nom de "Banque centrale". Pour cette raison, la dénomination qu'ils choisirent fut celle de "Federal Reserve System". Ceci tromperait les gens et les inciterait à penser qu'il ne s'agissait pas d'une banque centrale. Toutefois, le projet de Jekyll Island était bien celui d'une banque centrale, remplissant les fonctions principales d'une banque centrale; elle serait POSSEDEE PAR DES PERSONNES PRIVEES qui tireraient profit de la propriété de ses actions. En tant que banque émettrice, elle contrôlerait la monnaie et le crédit de la nation." (in "Les secrets de la réserve fédérale", Eustace Mullins)

Des objections Monsieur Henry ?

Bon, je ne résiste pas à l'envie de vous informer encore un petit peu, juste pour le plaisir... ;-)

"(...) Rothschild (...) n'avait que 30 ans lorsqu'il invita douze autres hommes très riches et très influents à le rencontrer à Francfort. Son objectif était de les convaincre que s'ils acceptaient de mettre en commun leurs ressources, ils pourraient alors financer et contrôler le Mouvement Révolutionnaire Mondial (ancêtre du N.O.M. ?) et en faire leur manuel d'action afin d'acquérir le contrôle ultime de la richesse, des ressources naturelles et de la main d'oeuvre, dans le monde entier. (...) 3) L'orateur affirma que LE POUVOIR DE L'OR avait usurpé le pouvoir des souverains libéraux. Il fit remarquer que cela n'avait aucune importance en vue de la réussite de ce plan que les gouvernement établis fussent détruits par des ennemis extérieurs ou des ennemis intérieurs, tout simplement parce que le vainqueur serait obligé, par nécessité, de demander l'aide du "CAPITAL" qui est "entièrement entre nos mains". 4) Il soutint que l'utilisation de tous les moyens possibles pour atteindre leur objectif final se justifiait, en se fondant sur le fait que CELUI QUI DIRIGE LE CODE MORAL N'EST PAS UN POLITICIEN ADROIT, puisqu'il s'est mis dans une position vulnérable et instable." Ibidem.

Et voici le plus intéressant :

5) Il affirma : "Notre droit repose sur la force. Le mot DROIT est un concept abstrait et ne prouve rien. Je découvre un nouveau DROIT... celui d'attaquer par le DROIT DE LA FORCE, afin de reconstruire toutes les institutions existantes et devenir le Seigneur souverain de ceux qui ont généreusement légués les droits issue leurs anciens pouvoirs. Ibidem.

Quand on constate que, désormais, dans le cadre d'un litige, les juges donnent plus d'importance à la forme qu'au fond; que dans des procès en justice de paix, ils n'hésitent pas à utiliser/accepter des documents transmis abusivement - dont il est démontré qu'ils n'ont rien à faire dans l'histoire - pour condamner quelqu'un tout en cloisonnant une fois pour toutes sa défense grâce à l'astuce qui empêchera la personne jugée inéquitablement d'aller en appel quand le montant en jeu est moindre que 1.850 euros et que si elle était tentée d'aller plus loin, la cour de Cassation ne pourra de toute façon pas l'aider puisque cette dernière ne statue que sur la FORME et non sur le fond; que les amendes qu'ils infligent aux banques fraudeuses ne correspond en rien et représente des cacahuètes par rapport au montant fraudé; autant dire que le DROIT JUSTE est totalement bafoué et qu'il n'existe, dès lors, plus du tout de JUSTICE.

6) Le pouvoir de nos ressources doit demeurer invisible jusqu'au moment même où il aura gagné une telle puissance qu'aucune force sournoise ne pourra l'ébranler. Ibidem.

Oh comme c'est marrant. C'est exactement ce que le groupe Bilderberg a mis en place depuis les années 1950 en invitant des journalistes en les forçant à se taire sur ce groupe et ce qu'ils y entendaient. Et je pense que c'est aussi le cas de la méga banque Goldman Sachs qui a disposé ses pions à tous les postes clefs des institutions les plus puissantes car j'ose mettre ma main au feu qu'il y a moins de 10 ans presque personne ne connaissait son existence.

Ne trouvez-vous pas que les points 3, 4, 5 et 6 nous donnent un éclairage particulièrement lumineux ou "luciférien" si vous préférez quant à ce que nous vivons aujourd'hui ? La création monétaire à partir de rien; l'apparente imbécilité de nos hommes politiques prenant des mesures allant à l'encontre de tout bon sens, donc de tout code moral tel qu'il devrait être; le droit qui désormais privilégie les voyous et damne les victimes; le silence sur ce qui était en oeuvre avec le placement des pions de Goldman Sachs et que nous découvrons, stupéfaits, comme si nous vivions un cauchemar ?

Je pense, hélas, que vous pouvez aller rejoindre Cécile Philippe et publier ailleurs car, ce n'est pas sur ce site que vous n'arriverez pas à convaincre les esprits lucides.

Pfffff ! Cette mauvaise fois, c'est fatigant à la longue.
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J'ai explicité plus haut pourquoi la Fed n'était pas privée, ce qui n'empêche certes en rien les banques privées de se gaver grâce à elle. Mais ça, c'est le propre de toute création monétaire d'avoir des gens plus proches du robinet.
D'ailleurs je précise que je n'en suis pas un supporter puisque j'estime que la Fed devrait être supprimée.
Par ailleurs, je n'ai jamais dit qu'il fallait s'accoutumer de la fraude, bien évidemment qu'elle doit être condamnée. J'ai juste dit qu'il était illusoire de créer un cadre dans lequel elle n'existerait pas.
Quant à votre opinion sur la justice, la question qu'il faudrait se poser c'est surtout : "pourquoi suis-je obligé d'y d'adhérer?"
Quand je ne suis pas content d'un prestataire de services, j'en change. Or, je n'ai pas ce droit fondamental pour les plus importants d'entre eux : justice, police, éducation, retraite...
"J'ai juste dit qu'il était illusoire de créer un cadre dans lequel elle n'existerait pas."

Je reste toujours pantoise de constater la conviction de la majorité que la fraude et les mauvais comportements auront toujours le dessus par rapport à l'honnêteté et les bons comportements. Le lavage de cerveaux à travers les siècles a décidément très bien fonctionné.

Si les mauvais comportements et le cynisme a pu se répandre comme un virus à travers le monde; l'inverse me semble pourtant tout aussi possible.

Pourquoi les bons comportements ne pourraient-ils pas se répandre comme un virus ? "Trop d'enjeux" me répond-on. Mais quels enjeux ? Des enjeux financiers et le pouvoir. Ok, ça, c'est parce que jusqu'à présent c'est à cela qu'on a donné la priorité.

Mais quand, demain, l'effondrement aura bien eu lieu et que les gens qui restent à "éveiller" le seront par la force des choses et comprendront que ces choix là n'étaient pas les plus efficaces pour la survie de l'Humanité; ils feront le choix d'une autre priorité, à savoir celui de la paix et du bien-être individuel. Et ils travailleront tous à cet accomplissement parce que c'est la seule chose qui pourra redonner du sens à leur vie. Or pour faire le choix de la vie, il faut lui donner du sens, sinon on est un mort vivant ou zombie si vous préférez.

Pour ma part, depuis que je suis toute petite, on me dit "oh, mais tu es une idéaliste", eh bien, je pense que si tout le monde avait eu le courage de garder en lui sa part d'enfance, ses rêves d'enfant, il y aurait beaucoup "d'idéalistes" qui travailleraient tous à un monde meilleur. Heureusement, je ne suis pas la seule à avoir de telles pensées.

"Quant à votre opinion sur la justice, la question qu'il faudrait se poser c'est surtout : "pourquoi suis-je obligé d'y d'adhérer?""

De fait, ça c'est la grande question, mais cela a été pensé comme cela il y a quelques siècles comme on le constate dans le point 5. A vrai dire, la vraie question c'est : "Pourquoi tout le monde y adhère encore ?".

Pour ma part, je n'y adhère plus ! En cas de litige, je préfère encore prendre le risque de perdre en tentant de faire un "bon compromis" plutôt que de risquer de perdre le double en engraissants des avocats du diable et des juges en qui on ne peut plus accorder sa confiance. Dans combien de procès, des gens qui auraient dû gagner ont perdu pour une simple question de "forme" ou de "prescription" parce que l'affaire a pu être tirée en longueur par le véritable coupable qui avait les moyens de faire traîner les choses. Qu'est-ce qui est plus important ? Le fond de l'histoire (qui est lésé) ou les "prévenances" ?

"Or, je n'ai pas ce droit fondamental pour les plus importants d'entre eux : justice, police, éducation, retraite..."

On revient donc bien au DROIT. On est obligé d'y adhérer parce que ce DROIT REPOSE SUR LA FORCE. Et cette force là est basée sur des punitions/rétorsions financières donc... sur vos moyens de survie (la société étant organisée de manière telle que sans argent, pas de nourriture, pas de toit, etc.). C'est ainsi que depuis l'époque où les idées de Rothschild ont été mises en oeuvre que les institutions ont été reconstruites sur ces nouvelles bases perverses. La Justice étant l'une de ces institutions existantes qui a généreusement légué ses droits issus de ses anciens pouvoirs en acceptant cette perversion de faire primer la forme sur le fond en ne cherchant plus l'équité.

En ce qui concerne l'éducation, on a encore un choix : celui d'éduquer son enfant soi-même et de lui enseigner les matières soi-même. On a aussi le choix de ne plus toucher les allocations familiales si on ne le met pas à l'école.
Bien dit :=)
Voila ce que nous devons faire maintenant, chasser en meute, comme le Cartel...
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Je crois avoir vu sur votre profil que vous étiez actuaire dans la Direction Financière d'une grande banque, j'en ai déduit, peut être à tort que vous étiez soit à la Direction des risques, ou à l'ALM, après savoir si vous êtes manager ou pas... :=)

J'avoue ne pas faire la différence entre la réglementation et les règles. Pour moi, c'est la même chose. Si vous êtes contre le fait que des banques puissent créer abusivement de la monnaie, vous aurez besoin d'une réglementation. Si vous êtes contre le clonage humain, le mariage homosexuel (ou pour), le bétonnage des côtes françaises etc...vous aurez besoin d'une réglementation. La réglementation se doit d'être la plus légère possible et la plus en adéquation avec les souhaits des citoyens. Aujourd'hui on nage sous de la réglementation inutile et qui étouffe les contribuables. Il n'en reste pas moins que dans le domaine bancaire, il faut supprimer les réglementations qui protègent les banques (et elles sont nombreuses) et adapter la réglementation pour protéger les citoyens contre ces mêmes banques qui les asservissent indirectement (obligation d'utiliser un compte bancaire par exemple, impossibilité de se retourner collectivement contre la banque devant les tribunaux, commissions abusives etc etc etc...).

Vous parlez de Freddie Mac, je ne rentrerais même pas sur ce sujet, les déboires de FMac et Fannie Mae commence en 2004 et le cartel a pris soin d'effacer les traces sur le net, mais certaines demeurent. Sinon vous seriez qu'en 2004, l'ensemble du management de FMac a été licencié pour avoir "caché des profits sur des produits dérivés", avec de nombeuses enquêtes lancées par les autorités. Vous pouvez croire que c'est des lois passées dans les 90's pour protéger les plus démunis qui sont la cause des subprimes si ça vous amuse, mais vous regardez du mauvais côté. Les subprimes sont l'instrument par lequel la finance américaine a internationalisé la crise américaine post Nasdaq. Cette même crise n'a pas été résolue, mais seulement masquée par la politique de Greenspan de baisse des taux qui avait pour but de faire réélire Bush. D'ailleurs FMac et Fannie Mae n'accordent pas de crédit, ils les refinancent en les titrisant. Je me moque de ces lois des 90's, je ne suis pas pour la réglementation en tant que telle, je suis pour la justice. La réglemenation séparant les banques d'affaire et les banques commerciales était une bonne réglementation.

Pour votre gouverne, la Fed est une banque privée, et les dividendes versés sont statutaires 6% (plafonnés à 1.6 milliards de $, le reste étant versé au Trésor. Par exemple, sur le site de la FED, en 2010, vous trouverez :
"Under the Board's policy, the Reserve Banks are required to transfer their net income to the U.S. Treasury after providing for the payment of statutory dividends to member banks and equating surplus to paid-in capital. In 2009, statutory dividends totaled $1.4 billion"
http://www.federalreserve.gov/newsevents/press/other/20100112a.htm

Ici le Federal Reserve Act : http://docs.google.com/a/frenchamericansf.org/viewer?a=v&q=cache:_Kfkporhu5gJ:www.llsdc.org/attachments/files/105/FRA-LH-PL63-43.pdf+federal+reserve+act&hl=en&gl=us&pid=bl&srcid=ADGEEShx5iG6z34pkll_O6-fqLHdhIVj2ybEV0YrE5hSrNmKcBonRafZmSrUP1i8Bcm7i8iMFc3-4KecpakDAr5e7z_2Gl_9nVLh9oQi_PvwEshmTPoCbdlyb1I-TpTrDUzejcs8Xy91&sig=AHIEtbSNbsY_ZmSGuaWLgmlix7tySPtiWQ&pli=1

Je tiens ces sources d'un débat que j'ai eu avec T Rostan sur ce même forum, qui a des idées très proches des vôtres.
http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-pour-en-finir-avec-l-egalitarisme.aspx?article=3897302642G10020&redirect=false&contributor=J%C3%A9r%C3%A9mie+T.+Rostan#Commentaires1_tableCom

Je tiens d'ailleurs à vous déconseiller de dialoguer avec moi ou avec d'autres intervenants, c'est très courageux et cela montre que vous avez un bon fond, mais vous n'avez que des coups à prendre et ça décrédibilisera vos articles. Vous devez garder de la hauteur face à la plèbe, conseil amical. Rostan est un bon exemple, avant il publiait toutes les semaines. Quand le ton monte, le contributeur sortira toujours perdants. A bon entendeur...
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Bonjour Rasputin, en fait je suis tombé sur une page en allemand en suivant votre lien et malheureusement je ne le pratique pas... Lire la suite
zoppas - 18/11/2013 à 12:51 GMT
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