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La grande nouvelle hier sur le marché de l’or a
été le rapport du Telegraph
qui mentionnait que
l’Allemagne pourrait bien entrer dans le business de rachat d’or
et ce de manière conséquente.
Angela Merkel, parait-il, serait de
plus en plus favorable à l’idée que les pays débiteurs mettent
en commun une portion de leur dette dans un fonds commun, auquel
l’Eurozone apporterait sa garantie collective,
c’est-à-dire s’obligerait à payer cette dette. Toutefois, les états
membres devraient mettre leurs réserves d’or et de devises en
gage au cas où ils ne seraient pas capables de remplir leurs
obligations et de rembourser leurs échéances.
Ce nouveau pacte, intitulé « European Redemption Pact” a
pour objectif de contourner l’interdiction faite par la Cour
Constitutionnelle Allemande de faire participer l’Allemagne aux
Eurobonds. Ce nouveau
mécanisme permettrait effectivement aux gouvernements des PIIGS de
tirer sur la carte de crédit de l’Allemagne, ce qui permettrait,
pour un moment, de réduire les coûts d’emprunt et enlever
un peu de la pression qui pèse sur les gouvernements Espagnols, Grecs,
Italiens et autres.
Et cette structure aurait un aspect positif majeur, du point de
vue des Allemands. Il n’y aura pas de repas gratuit. Si les pays ne peuvent pas rembourser
leur dette, ils perdront les actifs mis en gage.
Bien entendu, les choses ne sont pas si simples que cela. Le problème, bien entendu, est
la sensibilité des peuples du sud de l’Europe à
l’idée que mettre en gage l’or de leur pays dans un tel
mécanisme. Les réserves de l’Italie
sont de 2.451 tonnes d’or (98 milliards d’euros), celles de la France
2.435 tonnes, et celles du Portugal
de 383 tonnes (le Portugal détient 72 tonnes de plus que le second
pays le plus important de l’Union Européenne, le
Royaume Uni).
Ces pays ont jusqu’ici résisté à
vendre leur or, il ne parait pas gagné d’avance qu’ils acceptent
un deal à la sauvette de type « cash contre or »
avec un marchand du coin, fut il Allemand.
En tout état de cause, cette idée prouve une
fois de plus, s’il en était besoin que l’or est doucement
mais surement en train de regagner sa place en tant qu’instrument
financier dans les projets des banques centrales et gouvernements du monde.
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