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L’Idol's Eye

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Extrait des Archives : publié le 08 avril 2014
1035 mots - Temps de lecture : 2 - 4 minutes
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Voici le parfait exemple d’un diamant de Golconde blanc bleuté.

Le Régent en est un autre.


Les nombreuses publications qui traitent du début de l’histoire de l’Idol’s Eye sont dignes des Milles et Une Nuits et doivent malheureusement pour la plupart être considérées comme étant parfaitement inauthentiques. Ce diamant a peut-être été trouvé en Golconde dans les années 1600, mais ce qui est certain, c’est qu’il n’a jamais été saisi comme remboursement de dettes par la Compagnie des Indes Orientales au prince Perse Rahab. Il n’est nulle part fait mention d’une telle personne dans l’histoire de la Perse, et la Compagnie des Indes Orientale n’a été créée que des années plus tard.

 

Le premier fait vérifiable de l’histoire de ce  diamant est son apparition lors d’une vente aux enchères organisée par Christie’s à Londres le 14 juillet 1865, lors de laquelle il fut décrit comme un ‘diamant splendide connu sous le nom d’Idol’s Eye monté sur une broche aux côtés de 18 petits brillants et de nombreux autres diamants de petite taille’. Il a été vendu à un acheteur mystérieux désigné simplement par les initiales ‘B. B.’. Il fut dit plus tard que le 34e sultan Ottoman Abdul Hamid II (1842-1918) en était le propriétaire. En revanche, l’Idol’s Eye n’a jamais été exposé dans un temple de Benghazi, puisqu’il n’y existe ni temple ni idole, la ville ayant été de confession Musulmane depuis le 8e siècle.

 

Pour ce qui concerne la forme de l’Idol’s Eye – entre une taille Old Mine et un triangulaire brillant – il n’est pas difficile de l’imaginer comme servant d’œil à une idole ou statue. La pierre est comparable aux autres diamants qui auraient été utilisés à cette fin, ce qui explique pourquoi un certain nombre d’idoles Orientales ont pour yeux des orifices ressemblant fortement à des réceptacles. L’Idol’s Eye pèse 70,21 carats et est originaire de Golconde. Il possède la teinte bleutée caractéristique des diamants de cette région.


Abdul Hamid II a mis en place le régime le plus autocrate dont l’Empire Ottoman ait fait l’expérience depuis les années 1700. Il fut finalement renversé par l’opposition interne d’un groupe appelé les Jeunes Turcs. Après sa déposition en 1909, il a vécu en exil, d’abord à Salonique puis à Istanbul où il mourut en 1918. Il est dit que le sultan, qui aurait remarqué dans quel sens le vent tournait dans son pays, aurait pris des mesures en vue de sa retraite anticipée et aurait également pensé à mettre des joyaux en sécurité. Mais le servant chargé de la protection de ses joyaux était en fait un traitre et s’en est allé les vendre à Paris. Que cette version des évènements soit vraie ou non, l’Idol’s Eye est l’un des diamants à avoir appartenu au lot Salomon Habib vendu aux enchères à Paris le 24 juin 1909. Un noble Espagnol l’acheta ensuite pour le placer quelques années durant dans un coffre auprès d’une banque Londonienne.

 

Après la fin de la seconde guerre mondiale, l’Idol’s Eye fut acheté par un Hollandais à qui Harry Winston l’acheta en 1946. L’année suivante, Winston la vendit à Madame May Bonfils Stanton, fille de Frederick G. Bonfils, éditeur et co-fondateur de Denver Post. Si bon nombre des personnages associés à l’histoire du diamant se sont prouvés être de fiction, ce n’est pas le cas de Mme Stanton. Autrefois d’une grande beauté, elle devint une figure légendaire de la vie Américaine. Depuis sa plus tendre enfance, elle a éprouvé beaucoup d’intérêt pour les bijoux et a commencé très tôt à établir sa propre collection. En plus de l’Idol’s Eye, elle était la propriétaire du Liberator et d’un collier serti de douze émeraudes de 107 carats qui appartenait autrefois au Maharajah d’Indore. Elle a vécu isolée dans un manoir palatial inspiré du Petit Trianon à Versailles, et aurait porté l’Idol’s Eye lors de son petit déjeuner solitaire chaque matin. La gemme fut montée sur le pendentif d’un collier serti de 41 brillants ronds d’environ 22,5 carats et de 45 diamants en baguette d’un poids de 12 carats. Mme Stanton défendait de nombreuses causes philanthropes dans son Colorado natal. Après sa mort en mars 1962, alors qu’elle était âgée de plus de 80 ans, ses bijoux furent vendus aux enchères au mois de novembre par Parke-Bernet Galleries Inc à New York et, comme le demandait son testament, le fruit de cette vente fut redistribué à diverses charités.



Harry Levinson plaça le collier serti de l’Idol’s Eye autour du cou de sa femme Marilyn.

Cette photo est tirée d’un article de 1973, l’année lors de laquelle il le mit en vente, mais aurait pu avoir été prise en

1962, date à laquelle Mr Levinson acheta la pierre.

 

Le bijoutier de Chicago Harry Levinson acheta l’Idol’s Eye pour la somme de 375.000 dollars pour sa femme Marilyn. En 1967, il le prêta à De Beers à l’occasion d’une exposition au Diamond Pavilion de Johannesburg. Six ans plus tard, en 1973, il le mit en vente à New York mais l’en retira après que son prix ait manqué d’atteindre sa réserve de 1.100.000 dollars. En 1979, Laurence Graff, de Londres, acheta la pierre. Harry Levinson, avant de vendre son diamant à Laurence Graff, le prêta au Metropolitan Museum of Art de New York en 1982 à l’occasion du cinquantième anniversaire d’Harry Winston Inc. En janvier, Mr Graff vendit d’Idol’s Eye ainsi que l’Emperor Maximilian et un diamant de 70,74 carats de couleur jaune du nom de Sultan Abdul Hamid II qui aurait autrefois appartenu au souverain. La vente de ces trois diamants au même acheteur est considérée comme la plus importante transaction jamais effectuée.

 


Les facettes de l’Idol’s Eye.

 

Le diamant ressemble à une version triangulaire du style de taille Old Mine, mais plutôt que d’avoir 8 facettes principales, il en a 9. Il dispose également de 9 facettes sur son pavillon. Il dispose aussi d’un certain nombre de facettes asymétriques autour de sa couronne et de son pavillon, comme vous pouvez le voir sur le dessin ci-dessus.


Sources: Famous Diamonds par Ian Balfour, Traditional Jewelry of India par Oppi Untracht, et Diamond Cuts in Historic Jewelry - 1381 to 1910 par Herbert Tillander.

 

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