Fermer X Les cookies sont necessaires au bon fonctionnement de 24hGold.com. En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez leur utilisation.
Pour en savoir plus sur les cookies...
AnglaisFrancais
Cours Or & Argent en

L’or en rouble… Une leçon pour tous les épargnants en cas de chute d’une monnaie !!

IMG Auteur
Publié le 18 décembre 2014
883 mots - Temps de lecture : 2 - 3 minutes
( 12 votes, 4,9/5 ) , 15 commentaires
Imprimer l'article
  Article Commentaires Commenter Notation Tous les Articles  
[titre article pour referencement]
0
envoyer
15
commenter
Notre Newsletter...
Rubrique : Editorial du Jour

24hGold - L’or en rouble… Une ...

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Il est très difficile de comprendre ce qu’il se passe actuellement devant nous et le temps sera nécessaire afin que la poussière puisse retomber et nous laisser contempler l’image d’ensemble de la situation.

Il y a quelques certitudes et beaucoup d’inconnues dans cette bataille à la fois économique, politique et géopolitique qui se déroule sous vos yeux ébahis (en tout cas moi, mes yeux sont ébahis)…

Une volatilité impressionnante !

Là, si vous avez suivi les événements, je ne vous apprends rien ou pas grand-chose mais la volatilité atteint des sommets et on peut constater à quel point en une journée les fluctuations des cours peuvent être considérables. Esprits sensibles s’abstenir dans un tel marché.

Par exemple ce soir, la Bourse de Moscou et son indice phare le RTS gagnent 14,16 % après avoir baissé pour le CAC 40. La journée d’hier fut assez exceptionnelle et je vous laisserai, à ce sujet, écouter le toujours excellent Philippe Béchade et sa connaissance encyclopédique des marchés.

Mieux, alors que le pétrole baissait ce matin et une grande partie de la journée, au moment où j’écris ces lignes il s’adjuge une hausse de presque 5 % ! Incroyable et à la fois logique.

Séance du 17 décembre from La Bourse au quotidien on Vimeo.

« Les rachats de short »

Rien à voir avec les bermudas que nous portons l’été évidemment. C’est du langage d’investisseurs et d’intervenants sur les marchés, de traders quoi…

Tout est lié au système de vente et d’achat à découvert. En gros, pour que les spéculateurs puissent spéculer, il faut qu’ils puissent prendre des paris ou jouer sur des valeurs sans avoir à les payer sinon ce ne serait pas drôle et ils ne pourraient gagner de l’argent à partir de pas grand-chose.

On peut donc vendre une action ou un actif que l’on n’a pas. Cela s’appelle une vente à découvert, mais avant la fin du mois il faudra « livrer » ce que l’on a vendu : c’est ce que l’on appelle les séances de « liquidation ». Et la liquidation c’est bientôt. Donc systématiquement, lorsqu’une valeur chute considérablement, elle connaît en général un « rebond technique » avant la liquidation car tous ceux qui doivent livrer ce qu’ils n’ont pas en main doivent évidemment l’acheter (sinon ils n’ont rien à livrer, je sais, c’est compliqué leur affaire mais la logique reste simple). Résultat : quand tous ceux qui ont vendu ce qu’ils n’avaient pas ont besoin au même moment de racheter le même truc pour le livrer, eh bien cela fait augmenter la demande et donc cela fait monter les prix. En clair, plus la chute a été grande et la spéculation importante, plus la volatilité augmente et plus les « rachats » seront considérables. Plus les prix baissent vite et fortement, plus le rebond sera fort et violent… Mais il peut être de courte durée…

Attaques, manipulations et coups fourrés…

Vous l’aurez sans doute compris vous-même mais un marché aussi erratique est un marché très dangereux. Surtout qu’il se passe des choses pas si claires que cela entre manipulations évidentes de marchés, interventions de banques centrales, intoxications (la dernière en date étant de faire croire que les Russes veulent vendre leur or pour protéger leur rouble, ce qu’ils ne feront pas vu qu’ils sont acheteurs d’or), sans oublier les coups fourrés notamment par le biais de la bataille qui se joue à travers la chute considérable du pétrole destinée à affaiblir la Russie de Poutine et de mettre en danger le pouvoir russe.

Tenez-vous donc loin de ce type de marché si vous avez une approche patrimoniale. Pour spéculer, c’est le bon moment… Mais en gestion patrimoniale, c’est potentiellement catastrophique.

Pensez à prendre vos gains, et prendre ses gains cela veut dire qu’à un moment, on accepte d’être investi dans rien et d’attendre (ce que personne ne veut faire)… N’oubliez pas que l’or permet de vous assurer en cas de grande secousse comme le montre l’évolution des cours de l’or actuellement en Russie qui compense largement la baisse de la monnaie…

Le retour des risques et des épisodes de crise !

Tout va bien, la croissance est là et tout le patati et le patata que l’on nous sert depuis presque 3 ans est tout simplement faux. Rien ne va véritablement mieux et comme je l’ai toujours écrit depuis 3 ans, nous achetons et gagnons du temps mais nous ne réglons aucun de nos problèmes de fond, nous mettons juste les sujets qui fâchent sous le tapis. À un moment, le tapis devient tellement épais que l’on finit par se prendre les pieds dedans et c’est exactement ce qui arrive actuellement. Ce sera certainement la grande tendance de l’année 2015 qui verra la résurgence du risque souverain, des problèmes de l’euro, des craintes d’éclatement de la zone euro et de grands soucis en perspectives sur la Grèce ou encore l’Italie, la France dansant sur un volcan…

J’espère que tout se passera bien en 2015, mais si j’espère que tout se passera bien, je me prépare tout de même au pire.

Il est déjà trop tard, préparez-vous.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

 

Données et statistiques pour les pays mentionnés : France | Grèce | Italie | Russie | Tous
Cours de l'or et de l'argent pour les pays mentionnés : France | Grèce | Italie | Russie | Tous
<< Article précedent
Evaluer : Note moyenne :4,9 (12 votes)
>> Article suivant
Charles Sannat est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l’Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires Il a exercé les fonction de directeur des études économiques de la société Aucoffre.com de 2012 à 2015, et créé le Contrarien Matin un site de « décryptage quotidien, sans concession, humoristique et sarcastique de l’actualité économique ». Il a fondé en Septembre 2015 le site Insolentiae.com et se consacre depuis pleinement à ce nouveau projet éditorial.
Publication de commentaires terminée
  Tous Favoris Mieux Notés  
Connaissez-vous le çavapétisme ?

Et vous-même, êtes-vous çavapétiste ?

Vendredi 19 décembre 2014 :

Le déclinisme débouche sur le « çavapétisme ».

C'est l'hiver des espoirs. Les milieux économiques et financiers parisiens ne trouvent « plus aucun motif » de croire que la situation du pays va aller mieux. Et d'égrener les déceptions : les réformes vont s'arrêter sitôt votée la loi Macron. Regardez Valls qui se range à gauche et Hollande qui prépare « le rassemblement » de son camp avant la bataille de 2017.

Le pétrole qui chute, le dollar qui monte sont des bonnes nouvelles venues d'ailleurs pour Noël. On s'y accroche, mais pour en mesurer immédiatement l'insuffisance. Idem, on évoque le succès confirmé des grands groupes, mais pour souligner que 2014 aura été l'année de beaucoup de départs, pas de sièges sociaux, mais de dirigeants et de services entiers. On se réjouit des « successfull start-up » françaises, comme Lending Club la semaine passée, mais pour en déplorer l'exceptionnalité.

L'Europe s'enfonce. La croissance allemande s'est étouffée, elle végète à 1 % et Berlin n'a pas la moindre intention d'engager une politique de relance. Le plan Junker montre l'impuissance des Etats membres à trouver « du vrai argent », comme dit le même Macron, pour faire redémarrer le PIB. La cause profonde du mal européen est cernée : « la distanciation qui s'est installée » entre Paris et Berlin, comme l'avoue l'ancien Premier ministre germanophile Jean-Marc Ayrault lui-même. Partout l'extrême-droite grimpe, l'extrême-gauche aussi, dans les pays méditerranéens. En Europe, mais surtout en France, grossissent les peurs, les replis sur soi, les ressentiments et les exaspérations.

Encore deux ans et demi à tenir, comme çà, avant 2017 ? Est-ce possible ? Voilà plusieurs années que les déclinistes ont décrit cette France qui glisse doucement vers le bas, irrémédiablement. Ses corps constitués sont arthrosés, paralysés, incapables du sursaut que dicte la situation. La classe politique est prisonnière du déclin, voire incompétente et couarde. Le lent déclin est finalement accepté comme moins douloureux que la remise en cause des avantages acquis, des rentes, des habitudes. Après tout, les deux tiers des Français, les « in », ceux qui ont un CDI dans une grande entreprise ou qui sont fonctionnaires, vivent bien, leurs salaires augmentent… La France a une préférence pour le déclin.

Dans les rangs des déprimés, aux déclinistes s'ajoute aujourd'hui une nouvelle catégorie : les « çavapétistes », selon le bon mot que m'a soufflé le dirigeant d'un grand organisme public. Les « çavapétistes » pensent que « ça ne peut pas durer », « ça va péter ». La France n'est pas le pays des réformes, mais le pays des révolutions, expliquent-ils. Nous en vivons la confirmation, attention donc à celle qui vient, elle est pour très bientôt, la colère monte, elle est à nos portes.

Où ? D'où viendra-t-elle ? C'est le mystère des révolutions. On ne sait jamais avant ce qui met le feu aux poudres. Mais les « çavapétistes » ont tout de même cinq scénarios.

1- D'abord la rue. Chaque usine qui ferme, chaque réforme provoque son défilé. Ouvriers, taxis, médecins, notaires… Les « anti » ne font pas masse, chacun reste de son côté. Mais les Français ont les nerfs à fleur de peau, leurs exaspérations sont telles qu'une coagulation opportuniste est possible. Un jour, tous unis contre… L'année 2015 sans sortie du tunnel va encore échauffer les esprits aigris. Sait-on où cela mènera ?

2- Ensuite les jeunes. François Hollande voulait en faire la priorité de son quinquennat, mais la jeunesse ne lui en fait aucun gré. L'habite un mélange de profond désintérêt pour la politique et un haut degré inflammatoire. Les crédits qui manquent ici, les suppressions d'enseignement là… et le feu prend. A Nanterre, en 1968, tout est parti de l'accès au dortoir des filles… et l'immense de Gaulle, à la fin, tomba.

3- La surprise. Les bonnets rouges qui mobilisent toute la Bretagne ? Les « zadistes » écolos qui font école pour bloquer toute atteinte aux grenouilles des marais ? Ailleurs ? N'importe où ? Veillez aux étincelles…

4- Les marchés financiers. C'est bien entendu la thèse de beaucoup. La France sans réforme, la France des déficits qui glissent, des promesses toujours démenties, la France bloquée joue avec un autre feu : celui de ses taux d'intérêt. Quand la Fed américaine va relever les siens, la planète financière sera entièrement secouée et nul ne peut en prédire les conséquences. Même si la BCE se met à racheter des dettes des Etats, comme prévu au printemps 2015, elle ne pourra pas empêcher le « spread » entre France et Allemagne de s'écarter et le coût des emprunts de s'alourdir de plusieurs milliards. Il faudra immédiatement couper dans les dépenses d'autant, mais le risque sera gros de s'engager dans la spirale qui a mené l'Italie ou l'Espagne vers le gouffre, en 2010. Ce serait le début de « la crise française » et, regardez en Russie, tout se passe alors très vite, la crédibilité de la France peut aller au tapis en quelques jours et le gouvernement avec.

5- Dernier scénario, qui commence à prendre corps, curieusement, dans les milieux économiques: une victoire de Marine Le Pen. Ce serait le moyen de « lever l'hypothèque ». Comme elle mettrait la France à genoux, par dévaluations massives et nationalisations de force, elle ne tiendrait pas six mois. Le paysage politique pourrait enfin se reconstruire autour des réformistes de gauche et de droite.

Le « çavapétisme » est une forme de dernier espoir. Du chaos renaîtra une France redevenue normale, ayant enfin décidé d'épouser son époque et de se remettre en avant. Mais il est bien triste d'en arriver à souhaiter la crise. Le pays n'a-t-il plus assez de forces, d'atouts, de responsables courageux, pour s'éviter une catharsis ?

http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0204026278458-le-declinisme-debouche-sur-le-cavapetisme-1076628.php
Evaluer :   3  0Note :   3
EmailPermalink
Les taux négatifs sur les dépôts c'est pas une chyprisation déguisée ?
Evaluer :   0  1Note :   -1
EmailPermalink
"croire que les Russes veulent vendre leur or "

Attaquer le rouble pourrait pousser les Russes à mettre de l'or sur les marchés. Vision simple mais peut-être trop simple.

La Russie a plus de douleur à voir le rouble baisser par rapport à l'euro que par rapport au dollar parcequ'elle commerce plus avec l'Europe.
Si la Russie devait défendre le rouble, voire contre-attaquer, elle le ferait d'abord contre l'euro.

Si NewYork veut attaquer l'euro, ça peut lui coûter cher. Plus vicieux serait de mettre un tiers (la Russie) dans une situation de l'attaquer à sa place, ou conjointement... et de ramasser les cartes à la fin de la partie.
Evaluer :   2  1Note :   1
EmailPermalink
En 1941, les USA ont également poussé le Japon vers l'effondrement économique, lui faisant payer au prix fort son invasion de la Chine et son soutien aux nazis. Résultat, le Japon, désespéré, a fini par attaquer les USA et déclencher la guerre du Pacifique, avec ses horreurs (kamikazes, bombes incendiaires sur Tokyo), qui s'est conclue par l'utilisation de l'arme nucléaire.

Revivons-nous le même scénario avec la Russie ?
Les Russes sont fiers, ils croient en l'homme fort Poutine, et ils aiment se battre... tout le monde sait qu'il ne faut pas trop les provoquer.

Si Poutine dit "on va envahir l'ukraine, la pologne, ou d'autres pays", son peuple le suivra.

Imaginez François Hollande ou Charles Michel déclarer une guerre comme ça, qui suivra ces "hommes forts" ?

Quand l'incertitude règne, le peuple a besoin d'un meneur fort, avec un projet d'avenir qui inspire et motive.
Evaluer :   5  0Note :   5
EmailPermalink
Si on prend le scénario que vous soulevez, à venir la Russie à la place du Japon, il faut noter, et je crois cela inévitable (si les USa ne font pas marche arrière) que la Russie n'est pas le Japon, et donc inévitablement ce sera un échange de balle, non pas à Roland Garros mais entre les puissances concernées. Nous en prenons le chemin et c'est sans doute pour cela que les majors de l' Eu veulent croire à l'apaisement, erreur, le rouleau compresseur us est mis en route, rien ne l'arrêtera et il poussera la Russie à réagir... comme à Pearl Harbor. Suffit de se familiariser, tout chose impossible peut être concevable.
On verra au début passer des fusées intercontinentales au dessus de nos têtes, on restera au filet tétanisé. A cela s'ajoute son allié économique l'Oncle Xi. C'est bizarre, pour ceux qui ont étudié Nostradamus, les interprétations faites avant 2000 parlent de cela. Bon d'accord j'ai trop touché à la bouteille de Chouchen.
Bon ok je vais un peu vite en prophétie, mais la situation qui tourne en guerre économique ne donne pas encore l'équivalent en guerre atomique. Chine, Inde, Turquie, Poutine a bien placé ses cartes et aussi Kasakstan. Poutine a récemment désigné les coupables, ce qui a réveiller l'inquiétude de Hollande quand il a fait un détour par Moscou après avoir consulté Merkel. l' Europe a peur et aujourd'hui, les ténors de l' UE pensent à lâché du lest, il est trop tard. Dès lors on peut facilement imaginer le déroulement des opérations si le rouble chute encore et que les nouvelles sanctions tombent, Il ne restera à Poutine qu'à prendre des mesures radicales pour malmener le Dollar, et si cela continue des mesures militaires au hasard des conflits déjà en effervescence, c'est simple, il suffit de revoir l'histoire mais à la dimension atomique. Dieu sauvera le monde mais pas avant quand les hommes ne se seront rendu compte de leur folie.
L'or dans tout cela, un moyen central, ni plus ni moins pour se désolidariser de quelques inconvénients vitaux quand les monnaies seront mis au pilon comme dit Michel de Nostredame*, tant que dans une telle situation, l'esprit ne perde sa tête!
* les représentations de l'or et de l'argent victime de l'inflation seront jetés dans un feu en furie et mis au pilon etc, etc....VIII, 28.
Evaluer :   3  0Note :   3
EmailPermalink
Jeudi 18 décembre 2014 :

L'économiste Jean-Marc Sylvestre écrit :

Comment l’effondrement financier de la Russie va contaminer l’Europe.

La brutalité de l’effondrement financier de la Russie a semé un début de panique partout dans le monde. Le rouble a baissé de 30% en deux jours, presque autant que lors du grand krach de 1998.

Les valeurs boursières se sont écroulées et les moscovites se bousculent aux guichets des banques pour récupérer leurs avoirs et essayer de les changer en euros ou en dollars. Les banques ont plafonné les retraits à 2000 roubles. Cette classe moyenne russe a déjà senti l’augmentation des prix des produits de consommation importés de l’étranger.

Mais ceux qui ont investi dans les valeurs russes ont perdu plus de 10 milliards en 24 heures. Rien ne permet de penser que la descente aux enfers soit terminée. Cette crise monétaire n’est que la partie visible d’une crise économique extrêmement grave qui s’abat sur la Russie.

La Russie a des réserves de changes, la Russie est assez peu endettée mais les banques et les entreprises vont avoir du mal à rembourser leur endettement privé à l’international, qui est très important. Les échéances de fin décembre 2014 et fin décembre 2015 seront difficiles à couvrir. Il y a donc peu de risque de faillite de l’État russe. En revanche, il existe beaucoup de risques de faillites d’entreprises ou de banques et ces risques sont systémiques.

En peu de temps, la Russie a cumulé les dysfonctionnements qui ont complètement bouleversé son équilibre.

Tout d’abord, la Russie, comme beaucoup de pays émergents, a vu depuis la crise de 2009 son activité économique décliner. Plus de la moitié de son PIB étant alimentée par la vente de son pétrole et de son gaz, cette activité a été touchée par le ralentissement de la demande. Puis, par la baisse vertigineuse des prix du pétrole. Le baril est passé de 140 dollars en 2008 à moins de 55 aujourd’hui.

Cette baisse, qui offre une opportunité de redressement aux pays consommateurs, représente une catastrophe pour la Russie. Si la Russie ne vend plus de pétrole et plus de gaz, la Russie perd l’essentiel de sa rente et donc de ses recettes.

Ensuite, deuxième série de facteurs, la crise en Ukraine a cassé la confiance internationale dans la stabilité du système russe. Les occidentaux ont mis en place une stratégie d’embargo sur les exportations en Russie, qui vise à asphyxier la population pour faire plier le régime. D’un côté les recettes ont fondu, de l’autre les produits importés sont devenus rares et chers.
 
Enfin, si l’occident a coupé les ponts avec la Russie, le pays n’a pas trouvé à l’est des fournisseurs de remplacement. Résultat, la combinaison de tous ces facteurs a créé une situation en Russie qui risque de devenir très douloureuse pour les populations. D’où l’effondrement de la monnaie, qui mesure la perte de confiance totale dans l’avenir.

Le plus grave, c’est qu’il va y avoir des dégâts collatéraux. La crise Russe risque de contaminer les pays émergents comme la Chine et le Brésil. Mais aussi les pays occidentaux européens dont l’Allemagne, qui était un très gros fournisseur du marché russe. L’économie allemande est en panne. Or, l’Europe a besoin de cette locomotive. Sont contaminées également quelques grandes entreprises européennes qui possèdent des créances sur la Russie et les banques très installées à l’est, comme la Société Générale.

Le problème, c’est que tout le monde parait désarmé face à ce déséquilibre. La Russie parait impuissante à freiner l’hémorragie du rouble. La hausse très brutale et très importante des taux d’intérêt par la banque centrale n’a eu aucun effet positif. Au contraire. La flambée des taux a précipité les détenteurs de capitaux dans la panique.

La banque centrale et l’État russe pourraient puiser dans les réserves de changes. L’État pourrait, de façon autoritaire, restreindre les mouvements de capitaux mais au risque de figer une situation.

La seule solution intelligente est évidemment politique.

Elle devrait consister à négocier la fin des sanctions économiques. Ce qui voudrait dire pour les Russes d’abandonner leur position hégémonique en Ukraine.

La négociation sera difficile. Vladimir Poutine ne peut pas abandonner ses ambitions sur l’Ukraine. Il espère que l’Europe abandonnera les sanctions économiques qui gênent autant les économies européennes que l’économie russe. Il y a donc une partie de bras de fer engagée dont l’issue est très incertaine.

Tout dépend combien de temps l’Allemagne peut supporter les risques de récession. Tout dépend combien de temps le peuple russe acceptera les privations et les restrictions.

http://www.atlantico.fr/decryptage/comment-effondrement-financier-russie-va-contaminer-europe-atlantico-business-jean-marc-sylvestre-1911796.html
Evaluer :   4  0Note :   4
EmailPermalink
Très belle analyse, BA, et fort bien écrite, de surcroît. En voici une autre allant dans le même sens, avec quelques éléments en plus. Merci pour votre contribution.

http://www.voltairenet.org/article186087.html
LA PREUVE PAR LES FAITS!!!

Et dire qu'en avril 2014, j'ai revu une amie Russe et bien sûr je lui ai cassé les burnes avec l'or et l'argent métal.

Je sens que je vais vivre cette anecdote encore plusieurs fois. Ça rend furieux d'avoir eu raison. D'avertir les gens, de voir qu'ils s'en foutent et au final les entendre dire que j'avais eu raison. Bref, on baissera pas les bras \o/
Evaluer :   2  0Note :   2
EmailPermalink
Une amie russe qui a des burnes ? Ou plutôt qui n'en avait pas puisqu'elle n'a pas osé vous suivre dans vos sages conseils. Mais alors, comment avez-vous fait pour les lui casser ? De toute façon, sa situation est désespérée, plaignons-la sincèrement ! Vous pouvez aussi lui envoyer une veracarte quelque peu garnie. Ca lui sera sûrement utile et ça fera plaisir aussi à Charles.
Evaluer :   2  0Note :   2
EmailPermalink
C'est une expression pour dire que je "l'enquiquinais" avec mes MPX. Mais c'est valable avec beaucoup de monde. Aujourd'hui la BNS a mis des taux négatif. Si je parle de ça avec les gens ça va faire pareil pourtant c'est grave.

Nahh pas de veracarte. Au mieux une once d'argent ;)
Evaluer :   3  0Note :   3
EmailPermalink
Certes, j'avais bien compris le sens de votre expression, mais je la trouvais cocasse en l'occurence, d'où l'humour que je me suis permis.
A part cela, pourquoi pas de Veracarte ? Vous pouvez désormais l'approvisionner avec du métal argent (qui a toujours eu ma préférence ). Métal d'ailleurs stocké en Suisse, c'est dire ! Avec cela, vous pouvez passer les frontières sans problème. On ne peut pas en dire autant avec le physique ! Avec cette carte, votre pauvre amie aurait pu se permettre d'ignorer la chute du rouble, sans devoir passer par la revente d'un MP physique.
Le seul inconvénient que j'y vois éventuellement pour elle, c'est le cas où ces voyous de dirigeants US bloqueraient le système de payement SWIFT (dont Mastercard / Veracarte), comme ils l'ont déjà fait récemment (heureusement limitativement). C'est pourquoi je suggérerais à Veracarte (Aucoffre) de s'installer en Russie dans le nouveau système de payement qu'elle prépare pour bientôt. Mais osera-t-elle le faire ?

Edit : pour ceux qui l'ignoreraient, Veracarte (produit de Au Coffre) fonctionne partout où fonctionne Mastercard. Voir forum, Les bonnes adresses : http://www.24hgold.com/francais/sujet.aspx?contributor_name=DCH&article=6053838848H11690&redirect=false&forum=true&contributor=DCH et, bien entendu, le site veracarte.com
Evaluer :   3  0Note :   3
EmailPermalink
Personnellement, la Veracarte est pour moi intéressant au niveau d'un compte courant. Pour la préservation de son patrimoine rien de telle que du physique chez soi/personne confiance/famille. Pour mon amie Russe, je ne sais du tout quelle démarche elle va entreprendre mais au moins elle est bien au courant maintenant.
Des taux négatifs à la BNS où ça ? Rien vu ! Pas eu le temps d'ailleurs.
Evaluer :   1  0Note :   1
EmailPermalink
http://www.lematin.ch/news/standard/banque-nationale-suisse-introduit-taux-interet-negatif/story/13408950

Voilà ;)
Evaluer :   1  0Note :   1
EmailPermalink
Vous m'avez battu, j'allais juste mettre un lien aussi :D ( http://www.20min.ch/ro/economie/news/story/La-BNS-introduit-un-taux-d-inter-t-negatif-10479009 )

Pour l'instant ils se défendent avec une explication ponctuelle, mais il est possible que d'autres BN suivent la tendance... (de quoi stimuler les achats en cette période ?)
plutôt inquiétant....
Evaluer :   3  0Note :   3
EmailPermalink
Dernier commentaire publié pour cet article
Personnellement, la Veracarte est pour moi intéressant au niveau d'un compte courant. Pour la préservation de son patrimoine rien de telle que du physique chez soi/personne confiance/famille. Pour mon amie Russe, je ne sais du tout quelle démarche elle v  Lire la suite
Skilver - 19/12/2014 à 11:52 GMT
Top articles
Flux d'Actualités
TOUS
OR
ARGENT
PGM & DIAMANTS
PÉTROLE & GAZ
AUTRES MÉTAUX