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La Banque nationale, le franc et la France

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Publié le 23 avril 2017
600 mots - Temps de lecture : 1 - 2 minutes
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Rubrique : Editoriaux

Les élections françaises ne laissent vraiment pas nos voisins indifférents, et c’est évidemment le cas pour nos amis suisses qui s’inquiètent de l’avenir de leur monnaie.

Cet article de La Tribune de Genève est très intéressant également en ce qui concerne l’attitude des Américains et la manière dont les menaces de l’Oncle Sam sont perçues outre-Atlantique.

Un troisième larron est venu s’insinuer dans le dilemme monétaire de la Suisse. Que faire si d’aventure l’extrême droite ou l’extrême gauche accédait à la présidence de la République française ? Le franc se trouverait soumis à de très fortes pressions à la hausse, ce qui placerait une nouvelle fois notre institut d’émission devant un choix cornélien : ne rien faire ou si peu, au risque de compromettre encore davantage la compétitivité de quelques branches clés de l’économie. Ou intervenir massivement sur le marché des changes pour tenter d’atténuer le choc, mais se retrouver du même coup dans la situation fort désagréable de « manipulateur de sa monnaie » aux yeux du Trésor américain.

La perspective n’est plus aussi improbable depuis que le candidat de La France insoumise s’est hissé dans les sondages à des hauteurs égalant, sinon les dépassant, celles des deux autres proches poursuivants. La Banque nationale suisse ne peut ignorer pareille issue du scrutin présidentiel et a certainement dû se préparer à divers scénarios, dont celui d’une répétition des séquences de 2011 et 2015, à savoir respectivement l’introduction puis la levée du cours plancher du franc face à l’euro.

Mais la nouveauté est celle de la surveillance par les États-Unis des politiques monétaires de ceux de leurs partenaires commerciaux qui se seraient engagés dans des pratiques déloyales en matière de change. Dans son dernier rapport au Congrès sur le sujet, le Département du Trésor place pour la seconde fois la Suisse sur la short list des pays à surveiller attentivement à cet égard, aux côtés de la Chine, du Japon, de la Corée, de Taïwan et de l’Allemagne. Triste privilège, à peine atténué par la reconnaissance de la singularité de son cas (la Suisse ne cherche pas à défendre le surplus de sa balance courante mais à contenir la trop forte appréciation de sa monnaie), qui lui vaut une provisoire rémission de son péché, sans que pour autant elle n’en soit totalement absoute. Elle pourrait en effet, lui recommande avec une certaine insistance le gendarme de Washington, s’appuyer davantage sur la politique budgétaire (lire : accroître sa dépense publique) et l’instrument des taux d’intérêt (comprendre : les rendre encore plus négatifs).

Par une curieuse coïncidence, la BNS vient de modifier la base de calcul de son indice de cours de change du franc. La nouvelle méthode, qui reprend le système de pondération du FMI, introduit passablement de nouveautés, avec pour effet principal la diminution assez sensible du poids de l’euro au profit des monnaies d’autres pays et surtout de la Chine. Résultat des courses, l’indice nominal ne change guère, mais l’indice du cours de change réel apparaît sensiblement moins élevé qu’auparavant. Faut-il y voir une moindre attention désormais portée à l’évolution du cours du franc par rapport à l’euro (puisque moins surévalué que prétendu jusqu’ici), et donc une plus grande tolérance pour son niveau actuel, qui demeure quoi qu’on dise lourd à porter pour les exportateurs et les victimes du tourisme d’achat ? Ou une préparation des esprits à l’éventualité d’une issue calamiteuse de la présidentielle française ? Le fait est, en tout cas, que la nouvelle méthode est de nature à rendre statistiquement plus supportable le niveau, pourtant toujours élevé, du cours du franc. (TDG)

La Tribune de Genève ici

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Charles Sannat est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l’Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires Il a exercé les fonction de directeur des études économiques de la société Aucoffre.com de 2012 à 2015, et créé le Contrarien Matin un site de « décryptage quotidien, sans concession, humoristique et sarcastique de l’actualité économique ». Il a fondé en Septembre 2015 le site Insolentiae.com et se consacre depuis pleinement à ce nouveau projet éditorial.
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Bravo Ralph pour cette analyse !

Pour comprendre le dessous des cartes, j'invite les Français à lire "La décomposition des nations Européennes" de Pierre Hillard.

Au lieu d'ingurgiter les jérémiades de journaleux invitant à l'érection d'un Front Républicain, la lecture de ce livre vous donnera les mécanismes absolument diaboliques de la construction Européenne. La finalité de celle-ci étant la disparition pure et simple des vieilles nations Européennes sous le contrôle de l'oncle Sam !

Vous comprendrez alors comment Macron "dirigera" la France ces cinq prochaines années.

Je précise que je ne suis pas Pierre Hillard et que je n'ai aucun intérêt à recommander ce livre.

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Pauvre France,

Le scénario que j'avais prédit il y a quelques jours sur ce site vient de se dérouler.

A présent, quel responsable français inviterait à voter pour le FN ? Quiconque s'opposera à Macron et son programme consensuel (entre la gauche et la droite, ça veut dire quoi ?) sera catalogué comme "peste brune". Il n'y a plus d'opposition officielle possible.

Qui a gagné ? Macron c'est personne, une construction médiatique, sortie tout droit des bureaux de Rothschild avec pour mission d'imposer plus d'UE, plus de traités de "libre-échange", tout en se faisant passer pour un "alter-système".

Après le second tour, Paris ne sera plus la capitale de la France.
La France aura trois capitales :
- Berlin pour les intentions
- Bruxelles pour la mise en pratique de intentions de Berlin
- New York pour l'économie et la finance.

Paris ne sera plus qu'une attraction touristique.

On peut encore espérer que le peuple français ouvre les yeux, lise le "programme" de Macron. Puisse-t-il comprendre qu'en votant Macron il sera gouverné, après le "Président Normal", par le "Président Personne".
Car qui est Macron ? C'est un acteur, derrière le masque il y a juste un gamin qui a épousé une maman de remplacement (sa prof d'école, de 24 ans son aînée... attention à la crise de la quarantaine, on aura Président-Quéquette-bis).

Il suffit de lire les réactions des médias et des élites politiques du monde entier, qui se félicitent de ce "scénario parfait" (sic - et le terme scénario vend la mèche).
Se féliciter de quoi ? Que la France sera gouvernée par un acteur, avec un parti sorti de nulle part, soutenu par des traîtres ?
Non, que la France sera effectivement désintégrée, diluée dans l'Union Bureaucratique Européenne, livrée en proie aux grands capitaux du monde.

Pauvre France, et bientôt France pauvre.
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Excellent résumé je trouve, mon cher Ralph

Ces résultats d'hier me surprennent d'autant plus que la cote de popularité de Hollande n'était que de 20-22% aux dernières nouvelles. Sachant cela, choisir le candidat responsable de la politique économique sous les 4 dernières années hollandesques me paraît aberrant.

Il était primordial de maintenir la France sous le joug européen, je ne sais pas comment ils ont fait exactement (en plus de ce que tout le monde a vu) mais ils y sont arrivés.

Il y a le second tour, mais c'est couru d'avance.
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Et voilà, c'est fait.
L'Euro restera, la France se fera encore bouffer par l'Europe, et on continuera à payer pour les trois quarts de pays européens qui vivent de subventions européennes.
La Suisse n'a rien à craindre pour le Franc.
Les politiques de tout bord scandent de voter anti Marine au 2ème tour; Et tous vont se battre pour avoir une bonne place dans le futur gouvernement de centre gauche. Même Hollande doit ricaner !!
La politique de gauche va continuer .......................do, ré, mi, fa, sol
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Bravo Ralph pour cette analyse ! Pour comprendre le dessous des cartes, j'invite les Français à lire "La décomposition des nations Européennes" de Pierre Hillard. Au lieu d'ingurgiter les jérémiades de journaleux invitant à l'érection d'un Front Républ  Lire la suite
glanduron - 24/04/2017 à 13:27 GMT
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