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La création monétaire et les cycles expansion-récession

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Frank Shostak
Extrait des Archives : publié le 03 janvier 2017
1287 mots - Temps de lecture : 3 - 5 minutes
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24hGold - La création monétair...

Dans ses divers écrits, Murray Rothbard a avancé l’idée qu’au sein d’une économie de marché libre opérant sous un étalon or, une création de crédit qui n’est pas entièrement garantie par de l’or (système bancaire de réserve fractionnaire) peut amorcer un cycle expansion-récession. Dans The Case for 100 Percent Gold Dollar, il nous explique ceci :

Je recommande donc, en tant que système monétaire le plus stable, en tant que seul système compatible avec un marché libre et libéré de la force et de la fraude, un étalon or à 100 pourcent. Il s’agit là du seul système compatible avec la préservation la plus complète des droits de propriété, du seul système qui assure la fin de l’inflation et, avec elle, des cycles économiques.1

Certains économistes, tels que George Selgin et Lawrence White, ont contesté cette vision des choses. Dans son article publié dans The Independent Review, George Selgin explique pourquoi un système de réserve fractionnaire n’amorce pas toujours la menace d’un cycle expansion-récession.

Selon Selgin,

En vérité, l’aggravation du cycle économique par la masse monétaire ne dépend que de la garantie de cette addition monétaire par une croissance préexistante de la demande du public en soldes de monnaie. Si une expansion de la masse de monnaie bancaire génère un excès général de monnaie, les gens dépensent cet excès. Les dépenses accrues des emprunteurs ne sont pas, pour ainsi dire, compensées par un déclin correspondant des dépenses des autres. Le stimulus qui en découle en termes de demande en biens, services et facteurs de production, ainsi que le renversement de la tendance des dépenses né de la baisse des taux d’intérêt, auront la conséquence adverse de générer les cycles économiques décrits par la théorie autrichienne.2

En revanche, comme l’explique Selgin, aucun cycle économique n’émerge si la hausse de la masse monétaire a lieu en réponse à une croissance précédente de la demande en monnaie :

Une telle expansion, plutôt que d’ajouter au flux des dépenses, ne fait qu’empêcher ce flux de diminuer, et permet de soutenir les profits habituels des firmes « moyennes ». Cette expansion ne sert donc pas à générer un cycle d’expansion, mais à éviter une récession. Pour ce qui concerne les conséquences des cycles économiques, que la nouvelle monnaie soit ou non garantie par l’or ne fait aucune différence.

Dans un article commun, Selgin et White ont écrit ceci :

Nous rejetons l’idée qu’une hausse de la masse monétaire fiduciaire égale à une hausse de la demande en devises fiduciaires génère un déséquilibre ou amorce un cycle économique autrichien.3

Selon eux, un cycle économique n’émerge que si la hausse de la masse monétaire excède la hausse de la demande en monnaie.

La monnaie créée à partir de rien et le cycle expansion-récession

Selon ce raisonnement, il semblerait que si de la monnaie contrefaite intègre l’économie en réponse à une hausse de la demande en monnaie, aucune conséquence néfaste n’en découle. La hausse de la masse monétaire est neutralisée, pour ainsi dire, par une hausse de la demande ou de la volonté d’obtenir plus de monnaie qu’auparavant. En conséquence, la nouvelle monnaie contrefaite n’a aucun effet sur les dépenses, et aucun cycle économique n’est amorcé. Mais tout cela est-il logique ?

Que signifie la demande en monnaie, et comment cette demande diffère-t-elle de la demande en biens et services ?

La demande enregistrée par un bien n’est pas une demande pour un bien en particulier, mais plutôt une demande pour les services que fournit ce bien. Par exemple, la demande d’un individu en nourriture est liée au fait que cette nourriture lui permet de maintenir sa vie et son bien-être. Ici, la demande signifie qu’une personne souhaite consommer de la nourriture afin d’en tirer les éléments nutritifs qui lui permettent de vivre.

La demande en monnaie naît des services que fournit la monnaie. En revanche, plutôt que de consommer de la monnaie, les gens demandent de la monnaie afin de l’échanger contre des biens et services. Avec l’aide de la monnaie, les biens deviennent plus commercialisables – les gens peuvent acheter plus de produits qu’au sein d’une économie de troc. Ce qui rend ces échanges possibles est le fait que la monnaie soit la plus commercialisable de toutes les marchandises.

Une hausse de la demande générale en monnaie liée à une hausse de la production générale de biens n’implique pas que les individus accumulent de la monnaie pour ne rien en faire. La raison pour laquelle un individu génère une demande en monnaie est que cette monnaie lui permet de se procurer d’autres biens et services.

La demande en monnaie individuelle et générale

Lorsqu’ils exercent leur demande en monnaie, certains individus réduisent leur demande en échangeant de la monnaie contre des biens et services, alors que d’autres individus accroissent leur demande en échangeant des biens et services contre de la monnaie. Notez que bien que la demande générale en monnaie ne change pas, la demande individuelle est transformée. Et c’est la demande individuelle en monnaie, et non la demande générale, qui génère les cycles expansion-récession.

Imaginons maintenant que, pour une raison quelconque, la demande en monnaie de certains individus augmente. L’une des manières d’y répondre est, pour les banques, de trouver des prêteurs volontaires. En clair, avec l’aide des banques, des prêteurs volontaires peuvent transférer leur monnaie liée à l’or à des emprunteurs. Une telle transaction ne porte atteinte à personne.

Une autre manière de répondre à cette demande est, plutôt que de trouver des prêteurs volontaires, de créer de la monnaie fictive – qui n’est pas garantie par l’or – et de la prêter.

Notez que cette hausse de la masse monétaire est d’abord distribuée à certains individus. Il y a toujours un premier bénéficiaire de la monnaie nouvellement créée par les banques.

La création de nouvelle monnaie est une création de quelque chose à partir de rien

Cette monnaie, qui a été créée à partir de rien, sera échangée contre des biens et services. Elle génère donc un échange de rien du tout contre quelque chose. Cet échange revient à un détournement du capital réel depuis les activités génératrices de capital vers celles qui n’en génèrent pas, qui se fait passer pour prospérité économique. Au cours de ce processus, ceux qui génèrent du capital réel se retrouvent avec moins de ressources à leur disposition, ce qui affaiblit leur capacité à générer de la croissance économique.

D’autre part, une fois que les banques réduisent leur offre de crédit à partir de rien, le processus d’échange de rien du tout contre quelque chose ralentit, ce qui porte atteinte aux fausses activités nées de l’expansion de crédit à partir de rien – une récession économique émerge.

Nous pouvons donc en conclure que ce qui génère un cycle expansion-récession est l’expansion du crédit à partir de rien, quelle que soit la demande générale en monnaie. Que la demande totale en monnaie augmente ou diminue, ce qui importe est que les individus emploient la monnaie dans le cadre de leurs transactions. Comme nous avons pu le voir, une fois que de la monnaie produite à partir de rien est introduite dans le processus d’échange, un cycle expansion-récession peut se développer.  

Nous pouvons également en déduire que ce n’est pas l’échec de répondre à la hausse de la demande générale en monnaie qui génère une récession économique, mais la satisfaction de cette demande à l’aide de monnaie créée à partir de rien.

 

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