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La dynamique du marché du vin, 2ème partie

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Extrait des Archives : publié le 05 mars 2012
508 mots - Temps de lecture : 1 - 2 minutes
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Première partie


Alors que le marché du vin faisait déjà l’objet d’évolutions majeures (voir la 1ère partie de cet article), la peste du phylloxéra sera à la fois une catastrophe pour les producteurs de vins français et une formidable opportunité de renouveler le marché.


Arrivée des Amériques, cette épidémie se répand en Europe à partir de 1858.  Elle ne laissera aucune chance aux  producteurs habitués à une gestion peu rigoureuse de leurs vignobles qui se retrouvent rattrapés par leurs erreurs de gestion et font faillite. De même,  les vignerons peut-être plus soucieux de la qualité mais de plus petite taille ne peuvent faire face aux dégâts financiers causés par l’épidémie et doivent aussi  abandonner la production. Seuls les vignerons les plus audacieux sur le plan technique et les mieux pourvus en capital disposeront des moyens humains et financiers pour faire face à la peste venue de l’autre côté de l’Atlantique.


Motivés par la pression qu’exerce un marché de consommateurs atterrés de perdre ainsi leur boisson préférée, les producteurs se lancent dans une bataille désespérée contre le phylloxéra via un échange frénétique de leurs réserves de plantes et de leurs techniques. Ces efforts de coopération ont donné naissance à la technique du greffage de plantes de vigne européennes sur des racines de vigne américaines, ce qui permet encore aujourd’hui de combattre relativement efficacement la fameuse peste.


Une fois le phylloxéra sous contrôle (il n’a jamais été définitivement vaincu) et les vicissitudes des deux guerres mondiales passées, les vignobles de l’Europe de l’Ouest connaissant un nouvel essor.  L’affluence des troupes américaines en Europe ainsi que l’intensification des échanges entre l’Europe Occidentale et l’Amérique vont permettre aux consommateurs outre-Atlantique de redécouvrir le vin européen. . Au début, le marché américain reste fidèle au Chianti italien pas cher. Facile à reconnaitre par sa bouteille entourée d’un panier d’osier, il est  facile à boire, sans grande personnalité, mais produit en grandes quantités et très accessible. Sous l’impact de la croissance économique d’après-guerre, la demande va cependant se montrer plus exigeante aux États-Unis comme en Europe Occidentale et ainsi faire la place belle à la patrie des vins fins par excellence qu’était la France.


Les grands marchands internationaux connaissent bien les avantages des vins français. Les techniques productives françaises ont été améliorées sous la pression de consommateurs avisés comme ceux de la Cour, de l’aristocratie et de la bourgeoisie anglaises ; des marchands flamands et enfin de la fastueuse Cour de France qui dès le XVIème siècle sous François Ier connaît un renouveau certain.


La multiplication des richesses lors de la Révolution Industrielle entraîne une explosion du nombre de consommateurs exigeants de vins français, ce qui pousse à améliorer encore sa qualité.


Ainsi, quand les grands marchands du XXème siècle cherchent un produit sûr pour satisfaire les préférences du public, ils savent où le trouver. Pour satisfaire un  marché en demande de  qualité, il n’y avait tout simplement pas mieux que de lui proposer  des vins à la française. C’est ce processus qui a conduit à une certaine homogénéisation du vin tant décriée aujourd’hui.


 

 

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Gabriel A. Giménez-Roche est professeur et responsable du département économie du Groupe ESC Troyes et maître de conférences à Sciences Po Paris. Son domaine de recherche est l'analyse économique de l'entrepreneuriat et son contexte socio-institutionnel. Il est également chercheur associé de l’Institut économique Molinari.
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Le vin est toujours un produit en evolution, le marché anglo-saxon veut un vin homogéne , pas trop nuancé , ce qui permet d' imposer via des critiques comme Robert Parker , un gout de bois de tonneau qui compense souvent le faible corps , les tanins evanescents , les arômes de petites ampleurs. Ce gout de de bois facilite l' ecoulement de vins tres moyens corrigés par les oenologues . Les revues comme " Wine Spectator " imposent des wine charts stereotypés ou seul les millesimes 75 & 82 en Bordeaux sont reputés superieurs alors que le 86 les vaut autant. Les veritables connaisseurs sont tres rares , ils se font plaisir avec des crus confidentiels , les amateurs chevronnés se ruent sur les bourgognes , certains côtes du Rhone ( St Joseph Ermitage Chateauneuf du Pape ) bref chacun voit midi a sa porte. Le fait est que la France produit mais que le négoce et la critique sont anglo-saxons . C'est le même phénomene dans le marché de l' art pour le 19e et 20 e siecle. Grands artistes français et grands marchands ( Vollard Paul Guillaume Paul Rosenberg etc..) mais la clientéle est surtout anglo-saxonne , les musées français sont a l' epoque dans le mépris ( refus du leg des tableaux impressionistes de la collection Caillebotte ) la clientéle privée française est minoritaire .
Vous avez raison. Depuis toujours la France produit du vin pour Londres et de l'art pour New York
http://www.youtube.com/watch?v=wYUh-DNk0y0
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