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La grande extinction de la classe moyenne

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ShtfPlan
Publié le 18 mars 2016
996 mots - Temps de lecture : 2 - 3 minutes
( 6 votes, 4,8/5 ) , 1 commentaire
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Rubrique : Editoriaux

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C’était la belle époque, c’était la pire de toutes les époques.

« Depuis 2000, 95% des nouveaux ménages de King County ont été riches ou pauvres. Seuls 5% ont pu être considérés comme appartenant à la classe moyenne. »

C’est une statistique qui est vraie pour Seattle – le cœur de King County, dans l’Etat de Washington – mais qui pourrait nous donner un aperçu de ce qui se passe dans le reste du pays.

Le Seattle Times nous fournit des données qui illustrent la disparition de la classe moyenne en termes de nouvelles propriétés achetées :

Entre 2000 et 2012, King County a enregistré 85.000 ménages supplémentaires – que Constantine appelle « nouveaux ménages ». Les données montrent que plus de 40.000 de ces ménages touchent des revenus très faibles, inférieurs à la médiane de King County (environ 35.000 dollars en 2012). Le même nombre de ménages touche des revenus élevés, à hauteur de plus de 180% de la médiane (ou 125.000 dollars environ en 2012).

Cela signifie, bien évidemment, qu’il n’y a eu quasiment aucune croissance de la classe moyenne – avec 3.500 nouveaux ménages touchant entre 35.000 et 125.000 dollars.

Discutant avec un journaliste du New York Times, Constantine a expliqué cette redistribution de richesses vers les extrêmes de cette manière : « Il y a ceux qui s’en sortent très bien, et ceux qui font des cafés à ceux qui s’en sortent très bien ».

Il est facile de comprendre comment ceux qui s’en sortent le mieux peuvent se permettre d’acheter une propriété. Mais il est difficile de comprendre comment les ménages les plus pauvres – qui gagnent moins de 35.000 dollars par an – s’en sortent mieux que la classe moyenne au point d’être dix fois plus nombreux à devenir propriétaires.

Soit la classe moyenne disparaît, soit de plus en plus d’individus reposent sur les aides offertes par le gouvernement. Les communautés modernes sont souvent arrangées du haut vers le bas, et des subventions sont offertes aux agences de construction pour qu'ils favorisent le développement de domiciles destinés aux familles les moins aisées plutôt que de domiciles destinés à ceux qui se trouvent statistiquement coincés dans la classe moyenne (ces développements coûtent plus chers en termes de frais de zonage et de permis).

Entre les programmes d'assistance pour l'accès à la propriété tels qu'HUD, le Homeownership Voucher Program (qui permet d’établir des prêts mensuels) et d’autres aides gouvernementales telles que l’assistance médicale ou les coupons repas, tout est fait pour que les familles cherchent à tomber juste en-dessous du seuil de pauvreté et demandent l’aide du gouvernement, parce que rester au-dessus signifierait couler – ou avoir des difficultés à joindre les deux bouts.

Comme l’a noté Chandler the Demographer en commentaire :

La population de King County semble se diviser en deux classes sociales : les plus riches, et les plus pauvres. La croissance nette de la classe moyenne est très faible, exception faite de certains quartiers. Il est vrai que les seuils de revenus soient arbitraires, mais très peu oserait discuter le fait que les revenus allant de 35.000 à 125.000 dollars puissent être considérés « moyens », et que leur faible croissance ne soit pas réjouissante.

La classe moyenne devient un no man’s land entre la vaste fortune des riches et les revenus très faibles des plus pauvres, comme nous pouvons le voir à Seattle.

Nous avons déjà beaucoup entendu parler du déclin drastique de la classe moyenne. Il y a seulement quelques semaines, SHTF rapportait que le niveau de propriété est désormais au plus bas depuis les années 1980, et que la classe moyenne est la plus touchée :

Comme l’explique Wolf Richter, le rêve américain se dissipe à la vitesse de l’éclair :

Le taux de propriété a perdu 63,9% au dernier trimestre sur une base saisonnière, pour atteindre son niveau le plus bas depuis le troisième trimestre de 1994, comme nous l’a expliqué le Département du Commerce. Sur l’année 2014, le taux de propriété a perdu 1,2 point de pourcentage, pour enregistrer son déclin le plus élevé depuis qu’il a commencé à être observé en 1980.

La raison en est que les propriétaires, et notamment ceux qui achètent pour la première fois, peuvent de moins en moins se permettre d’accéder à la propriété, et que les locataires – maisons et appartements confondus – sont en hausse.

Depuis 2008, le taux de propriété a diminué pour tous les groupes d’âge. Mais pour deux d’entre eux, il a plongé de 6 et de 7,9 points.

L’ironie dans tout cela, c’est que le taux d’inoccupation sur le marché locatif a plongé jusqu’à atteindre 7%, son niveau le plus bas depuis 1993. Les Etats-Unis se transforment en une nation de locataires.

Pire encore, les loups de Wall Street ont délibérément fait gonfler cette tendance.

Un grand nombre de spéculateurs et de sociétés financières privées ont collecté leur argent gratuit – qui a été imprimé avant de leur être tendu par la Réserve fédérale – et l’ont utilisé non seulement pour faire grimper les prix de l’immobilier, mais pour racheter des propriétés et forcer de plus en plus de gens à louer plutôt que de devenir propriétaires.

Zero Hedge a publié un rapport démontrant que même ce chiffre très bas a été manipulé, et que le taux de propriété pourrait être moins important encore qu’on pourrait le croire.

Comme nous l’a expliqué Bank of America, « voilà qui suggère que le déclin du taux de propriété ait été plus déplorable encore que ce que suggèrent les chiffres officiels ».

En effet, une fois que sont retirées les suppositions qui sont systématiquement faites et qui rendent virtuellement inutiles toutes les données New Paranormal puisqu’elles reposent sur la situation démographique et le taux de participation d’avant Lehman, la réalité est que non seulement le rêve américain a péri, mais que le cauchemar américain n’a jamais été pire. Comme l’a calculé Bank of America, le taux de propriété réel n’a jamais été aussi bas.

 

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Sans oublier que les banques centrales été leur fonctionnement inflationniste sont une manignifique machine à redistribuer les richesses des pauvres vers les riches sans que les premiers s'en aperçoivent...
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