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La Grèce, la Chine et la dette comme outil de l’asservissement

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Midas Letter
Publié le 02 avril 2016
1098 mots - Temps de lecture : 2 - 4 minutes
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Rubrique : Editoriaux

Je me demande quel sera le coût de la défiance dont fait aujourd’hui preuve la Grèce en relation à ce qu’il lui aurait coûté de repousser sa dette dès le départ. Il faudra peut-être attendre un certain temps pour que quelqu’un fasse le calcul, mais soyez rassuré, cette statistique politiquement volatile sera utile à l’approche des prochaines élections dans le pays.

Les créditeurs de l’euro, il est intéressant de le noter, pourraient dire que la privatisation des actifs gouvernementaux grecs a coûté 3 milliards d’euros – ce qui ne représente qu’un paiement d’intérêts dans l’état actuel des choses.

Il a toujours été compris par les esprits financièrement sophistiqués que la dette était l’outil de l’asservissement des emprunteurs. Je ne suis aucunement endetté, mis-à-part pour ce qui concerne mes comptes à régler au jour le jour. Le vieux dicton qui veut que « si je vous dois un million, vous êtes propriétaire de ma personne ; mais si je vous dois un milliard, je suis propriétaire de la vôtre » ne fonctionne que si vous disposez des forces nécessaires à vous assurer cette réalité. Personne ne va demander à ce que soient saisis les Etats-Unis. Mais Lehman Brothers a été autorisée à faillir.

Les banquiers qui se trouvent en haut de la chaine alimentaire l’ont compris depuis des siècles. Si vous devez un milliard de dollars à une banque, cette banque la propriétaire de votre personne, de votre famille et de leurs enfants. Parce que pour satisfaire un créditeur, si vous ne pouvez plus payer, vous devenez son esclave et n’avez plus aucun mot à dire de quoi que ce soit. Votre seule échappatoire est une déclaration de banqueroute, qui impose un préjudice de disqualification persistant (une période de rédemption de sept ans non réductible).

Alors que les cœurs brisés viennent hurler leur outrage au plan de sauvetage livré par l’Allemagne, qui nous a jusqu’alors permis d’éviter un effondrement du système financier grec, et pointent des doigts accusateurs vers la diabolique Goldman Sachs, j’aimerais poser une question.

Quelqu’un pense-t-il vraiment que les Grecs ont été forcés de la pointe d’un fusil à mentir pour adhérer à l’euro ? Ne sont-ils pas impliqués dans cette tragédie souveraine ? Ce ne serait pourtant pas la première fois qu’un loup en peau de mouton, qu’un cheval de Troie, aurait été utilisé pour duper les Grecs. Goldman Sachs les a pris pour cible, percevant l’opportunité représentée par leur désir d’intégrer l’euro.

Réfléchissez réellement à ce conte de criminels s’unissant pour faire le mal. Comme le veut le code d’honneur des voleurs, l’un d’entre eux se retrouvera à payer les pots cassés alors que l’autre disparaîtra à l’horizon. Y-a-t’il un élément de surprise à côté duquel je sois passé ?

La dette, pour ces emprunteurs souverains qui ne s’en sont pas encore rendu compte, est l’instrument de l’asservissement des uns par des entités financières plus puissantes. Si vous n’appréciez pas l’austérité, n’empruntez pas. Si vous empruntez des fonds que vous ne pouvez rembourser, blâmez-vous vous-même quand les choses tournent mal.

J’aurais personnellement jeté les Grecs sous le bus il y a des années. Ce qui aurait ultimement été un acte de merci. L’adhésion à l’euro doit être une enclave quelque peu exclusive, où la participation signifie recevoir le soutien du groupe dans son ensemble, à moins qu’un Etat membre n’échoue à maintenir les standards financiers requis. La force du groupe est préservée au travers d’un plancher minimum pour chacun de ses membres. Rien de plus qu’une simple loi physique.

Tsipras, plutôt que de plier sous la pression, reniant au passage son engagement au peuple grec, aurait dû sauter sur l’occasion pour réinstaurer la drachme après la crise. En acceptant des termes plus onéreux encore que lorsqu’il a commencé sa charade, il a amplifié le facteur de rétribution des Allemands. Quoi qu’il en soit, l’austérité est une conséquence naturelle de la mauvaise gestion financière, et non une condition conférée volontairement par des créditeurs vindicatifs.

Bien que l’opinion de la droite penche plutôt vers la distribution de leçons d’importance, celle de la gauche pleure l’absence de compassion. La compassion a sa place dans l’humanité, mais les mathématiques et la physique en sont dénués. Et la destruction, dans le monde réel, est l’agent du changement véritable et durable.

Le fait d’avoir permis à Lehman Brothers de s’effondrer en 2008 a catalysé une liquidité globale et des transferts de capitaux, et les actifs les plus endettés ont été placés en haut de la chaine alimentaire financière pour couvrir le crédit émis. Le quasi-défaut de la Grèce a engendré un transfert de capitaux et de liquidité pour ses créditeurs. Tout ce qui pourra être mis de côté le sera, et le peuple grec sera réduit à l’esclavage au service de Berlin pour les générations à venir.

Au tour de la Chine

Si nous déduisons de ces exemples que la dette est en réalité une arme financière brandie par l’élite financière globale en tant qu’outil de concentration et d’agglomération de capital, à quoi pouvons-nous nous attendre pour la Chine ? Souvenez-vous que la crise de 2008 a été précédée par des records sur me marché boursier, suivis d’une débâcle des actions. En Chine, les évènements actuels semblent être une répétition du scénario de 2008 aux Etats-Unis. La Chine n’est pas aussi intégrée à la fraternité bancaire internationale que le sont les Etats-Unis, et les transferts de capitaux qui ont lieu aujourd’hui sont peut-être plus un évènement national qu’international.

L’échec le plus persistant de la dette en tant qu’outil de l’esclavagisme est que les citoyens les plus pauvres manquent de percevoir que les actions de leur gouvernement sont la cause d’un renforcement constant des difficultés financières, parce que les prix grimpent en raison de l’affaiblissement de la devise, et que les taxes grimpent pour couvrir la dette. Et les citoyens se retrouvent avec moins de pouvoir d’achat par heure travaillée.

Pour ce qui est de la Chine, la densité de population pourrait rendre plus rugissantes les vagues de rébellion, notamment à une heure où internet facilite la dénonciation de la corruption et de la collusion des fonctionnaires gouvernementaux chinois, qui s’enrichissent régulièrement aux dépens directs du peuple. Le fait que la Chine ait récemment reporté des réserves d’or ne correspondant pas aux chiffres rapportés par les rapports indépendants souligne encore la persistance de cette corruption.

Si les roues du bus se détachent en Chine, le pays pourrait sombrer sans une révolution qui forcera l’arrivée de la démocratie au gouvernement. Ainsi prendra fin l’esclavage du peuple chinois sous le manteau du communisme. Pour que le peuple se retrouve asservi par la dette.

 

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