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La guerre de dévaluation de devises et le rejet du dollar

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Publié le 18 juin 2014
5039 mots - Temps de lecture : 12 - 20 minutes
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Rubrique : Or et Argent


Jim Sinclair, grand ami de l’or et membre de l’administration d’une société minière ayant des intérêts en Tanzanie, expose le problème avec brio. Il a capturé tout le thème de cet article lorsqu’il a déclaré que ‘le dollar est de moins en moins utilisé en tant que mécanisme global de finalisation de contrat. Personne ne semble s’en rendre compte pour l’instant, mais c’est là le marteau légendaire de Thor qui s’abat sur la devise des Etats-Unis’. Le rejet du dollar par les acteurs commerciaux internationaux signifiera bientôt la mort du privilège longuement abusé d’une devise devenue toxique. Son rejet sera l’évènement marquant de l’année 2013 pour le monde financier, et aura des retombées géopolitiques conséquentes puisqu’il altèrera le paysage économique et financier à la manière de violents maraudeurs armés de machettes dans le domicile de leurs victimes. Vous souvenez-vous de tonton Macoute en Haiti ? Le billet vert est fichu !

Les banquiers centraux et gestionnaires de fonds cèdent à la panique. L’Official Monetary & Financial Institutions Forum (MOFIF) est un forum qui regroupe des banques centrales, des fonds souverains, des responsables financiers et des participants aux marchés. Il a récemment publié un rapport qui traite du système monétaire global et met l’accent sur l’éventualité d’une rupture majeure en termes de relations monétaires internationales comme conséquence à la guerre de dévaluation des devises et de l’atteinte qu’elle porte à la productivité. Il mentionne clairement que le système actuel est sur le point de s’effondrer, et propose un renouveau du rôle de l’or dans la finance internationale. La seule erreur qu’il fait est de se tourner vers le Fond Monétaire International corrompu et son système de devises ébrèché qu’est le panier de monnaies du DTS.

Les opposants à l’hégémonie financière Anglo-Américaine ont passé ces quatre dernières années à réfléchir à un nouvel ordre qui soit capable de soutenir les échanges internationaux sans pour autant donner au dollar un rôle central. D’une part, les nations étrangères doivent pouvoir éviter les effets toxiques de la bulle sur les obligations Américaines sur leur système bancaire. Et d’autre part, elles doivent réagir à la menace que posent l’inflation des prix et l’appréciation des devises pour leur économie nationale. La guerre de dévaluation des devises à atteint un nouveau seuil, et les banques centrales majeures se heurtent désormais les unes aux autres pour se protéger elles-mêmes. Les conséquences soi-disant inattendues de leurs actions ont été des évènements prévisibles aux yeux des amis de l’or qui nous ont des années durant mis en garde contre ce conflit. Il n’en est pas moins qu’elles sont apparues comme des surprises aux yeux du grand public encore empêtré dans la prison de la monnaie papier. Le processus pathogène se poursuit à mesure que les devises papiers perdent de leur valeur. Le monde réalise peu à peu que seul un étalon or pourra sauver le monde de son cancer financier et de ses devises métastasées.

2014, ANNEE DU GRAND CHOC

Il semblerait que le dollar se trouve cette année isolé et placé en position de rejet. Il pourrait ne pas souffrir d’une mort soudaine, mais s’essoufflera peu à peu une fois qu’il aura été identifié comme étant l’agent toxique qui se déplace dans les artères du système financier global. En revanche, sa quarantaine sera établie de la manière la plus intelligente qui soit. Puisque les Etats-Unis, le Royaume-Uni et leur courtisans d’Europe de l’Ouest contrôlent le système bancaire global, le système d’obligations souveraines, le système de réserves de devises, et même les marchés de produits de base dont ceux de l’or et de l’argent, la solution au problème devra s’avérer innovante si ce n’est astucieuse.. L’alternative au dollar devra être élaborée sous des allures de contre-attaque en dehors de la portée des banquiers de l’Ouest. Comme l’ont déjà prouvé de nombreux partenaires commerciaux, lorsque deux partis se mettent d’accord sur un contrat commercial, aucune règle rationnelle ne peut leur imposer l’utilisation du dollar pour finaliser leur échange. Les banksters de Londres et de New York ne pourront décider quel sera le nouveau rôle de l’or lorsque leurs réserves de métal auront été transférées en Asie, que des audits seront lancés, et que la contamination au tungstène de leurs livraisons d’or aura été prouvée. Ils se retrouveront relégués au rang de criminels.

La fin de l’hégémonie des Etats-Unis et du Royaume-Uni approche. Elle surviendra telle un lasso resserrant ensemble des partenaires commerciaux à la recherche d’un système plus juste. Les solutions qu’apporteront les Anglo-Américains seront ignorées – le QE des Etats-Unis et le Mécanisme Européen de Stabilité – et discréditées. Le FMI n’aura plus sa place dans le prochain chapître. Si les banquiers Anglo-Saxons continuent de discréditer le rôle de l’or en tant que devise robuste et fiable, il n’en est pas moins que le reste du monde mettra en place un système dans lequel l’or aura sa place. Ce nouveau système ne passera pas par les banques centrales et les marchés de capitaux. Le système des échanges internationaux n’aura plus besoin de recourir au dollar et profitera d’un système dans lequel la valeur est perçue plus clairement, dans lequel les transactions pourront s’effectuer dans la confiance, dans lequel les paiements ne dépendront pas des grosses banques, et dans lequel l’or sera roi. Les obligations papiers seront évitées. La corruption du système bancaire sera laissée de côté. Le dollar se trouvera isolé, ignoré, et le coup de grâce lui sera donné par les Américains eux-mêmes.

DES ECHANGES COMMERCIAUX HORS DU DOLLAR : LA SOLUTION AU PROBLEME ?

L’alternative au dollar se trouve devant nos yeux depuis maintenant de nombreuses années, plus précisément depuis le contrat d’échange collatéral entre la Chine et le Brésil signé en 2005. Trop peu d’attention a été accordée aux accords bilatéraux de ce type qui se basent sur l’utilisation du yuan Chinois pour mener à bien les échanges commerciaux. Les unes après les autres, les nations se sont mises d’accord avec les dirigeants de Pékin pour mettre en place ce qui ressemble à un compte carte en yuans dont la balance, avec le temps, converge vers zéro.  Les échanges sont initiés par une nation qui offre des produits. Des comptes carte sont alors exploités. Puis le commerce se fait dans l’autre direction et les comptes sont remis à zéro. Nombreuses sont les nations à avoir signé de tels accords avec la Chine, qui permettent des échanges qui ressembelnt de très près à des trocs. Le mot troc n’est bien entendu jamais utilisé, puisqu’il pourrait déconcerter certains des banquiers centraux qui jouent avec les cartes des devises et des obligations. La Russie, la Corée du Sud, le Japon, l’Iran, l’Inde et l’Australie ont déjà établi des accords avec la Chine, ce qui signifie qu’environ la moitié des échanges internationaux est désormais effectuée dans l’ombre du dollar. Une nouvelle plateforme d’échanges est née. Les accords mis en place par la Chine ne sont pas liés au dollar. De plus en plus de pays se disent gênés à l’idée de devoir effectuer leurs activités commerciales grâce au dollar à l’heure où la banque centrale des Etats-Unis inonde les marchés de dollars d’origine suspecte aux conséquences négatives sur les systèmes de réserve nationaux. La dernière preuve en date du renversement du dollar est l’établissement par la Turquie d’un système d’échanges commerciaux basé sur l’or. Les bazars d’Ankara fournissent de l’or en de très importantes quantités et le métal est utilisé partout comme moyen de paiement. Les banquiers centraux considèrent pour l’instant ce mouvement comme ayant une importance mineure. Mais ils ont tort.

Une dynamique importante doit être mise en lumière. Au cours de ces dernières décennies, les échanges – particulièrement le commerce pétrolier – ont été établis en dollars. Les nations ont les unes après les autres accumulé des obligations Américaines dans leurs surplus de réserves. Elles ont suivi l’exemple des Saoudiens qui géraient les fonctions du pétrodollar. Les Saoudiens ont recyclé leurs surplus de fonds en achetant des obligations Américaines pour préserver leurs réserves de devises étrangères intactes, même si avec le temps, elles ont fini par se trouver déséquilibrées. En conséquence, les nations majeures de notre monde, les producteurs et traders internationaux, ont accumulé des obligations Américaines au sein de leur système bancaire. Le pétrodollar Saoudien permit d’établir des échanges internationaux en termes de dollars, même en dehors du marché de l’énergie. Dans un sens, la gestion des réserves telle que l’ont fixée le gouvernement des Etats-Unis et les princes Saoudiens (le roi Fahd) ont poussé les participants au marché à suivre leur exemple et construire leur système bancaire autour des obligations Américaines. Mais la situation est aujourd’hui sur le point de changer, avec les accords bilatéraux mis en place par la Chine de part et d’autre de la planète. Le coup fatal qui sera porté au dollar viendra d’échanges hors-énergie qui seront établis hors de la portée du dollar. La pratique de contrats bilatéraux s’accélère et se développe vers l’Ouest, alimentée par la réponse aux sanctions commerciales imposées à l’Iran. Toute action entraîne une réaction opposée tout aussi importante.

L'alternative au dollar sera le billet or. Il permettra à des paiements d’être effectués directement d’un compte vers un autre peu importe la devise, et ne seront pas contrôlés par les banquiers centraux et leur système omniprésent de contrôle qu’est le SWIFT. Le billet or sera en quelque sorte une note de crédit et viendra peut-être même à écarter les bons du Trésor à 0% qui jonchent les caniveaux de notre paysage bancaire. Tout bon ou billet qui ne génère aucun intérêt ne fait qu’encombrer le système. Les obligations à 0% des Etats-Unis ouvrent plus que jamais la voie à l’établissement d’un meilleur véhicule de paiement. Ces nouveaux billets seront soutenus par de l’or, mais aussi du platine et de l’argent. L’idée principale est d’éviter toute forme de système de réserve de devises, d’éviter le dollar, et d’éviter les banques en établissant un système simple qui permette aux échanges d’être menés à bien par deux parties depuis leur Blackberry ou leur ordinateur. Si l’or est ignoré par les banquiers corrompus, il n’en est pas moins qu’il se trouvera au cœur du nouveau système d’échanges international et offrira une alternative globale au dollar.

Ne soyez pas surpris de voir un jour le yuan Chinois devenir interchangeable avec le billet or. Mais le yuan devra d’avord être convertible en toute autre devise majeure qui circule dans notre monde. Nombreux sont ceux qui écrivent depuis un certain temps que le yuan est sur le point d’être soutenu par l’or, bien que rien n’ait pour l’instant été confirmé. Si le yuan Chinois était lié au billet or, il serait automatiquement soutenu par l’or. Bien que nous ne sachions pas ce que le futur nous réserve, il semblerait que le chemin s’éclaire peu à peu devant nous.

LES BANQUES CENTRALES ET LA GUERRE DES DEVISES

La guerre de dévaluation des devises a gagné en intensité. La dévaluation compétitive des devises porte atteinte à toutes les économies qui y participent. Les réserves nationales souffrent d’importantes pertes dans le même temps qu’elles gonflent jusqu’à atteindre des niveaux dangereux. La protection du commerce d’exportation prend aujourd’hui une importance capitale. Les nations, au travers de leur banque centrale, font état de l’urgence de la situation. La Russie a clairement qualifié de guerres les dévaluations de devises qui sont menées aujourd’hui. Les nations agissent en leur propre intérêt et dans le but de défier les autres. La Suisse et la Japon souffrant le plus de cette pratique, il ne serait pas surprenant que l’un d’entre eux vienne bientôt à réaliser que la mise en place d’un étalon or pourrait régler bien des problèmes. Ces pays sont des nations pivot. Les économies refuges font face à d’importants risques et sont même punis de l’appréciation de leur devise flottante. Des distorsions apparaissent à mesure qu’est sauvé l’euro, le grand bénéficiaire des trillions de dollars de swaps de change. L’indice de l’US DX est un faux signal. Au sein même de cet indice, le dollar se trouve être instable par rapport à de nombreuses devises.


De plus en plus de nations interviennent sur les marchés. La manipulation des devises est devenue une routine, les actions d’une nation entraînant les réactions d’une autre. Il n’est plus question que des Etats-Unis et du Japon, mais aussi du Luxembourg, de la Suisse, de la Corée du Sud, de la Suède, de la Norvège et du Brésil. Même la vénérable Angleterre se tourne désormais vers les swaps de change en yuans. Elle ne voudrait pas être laissée en fin de cortège lorsque le yuan deviendra une devise globale. Londres aide le yuan à devenir une devise globale. Qui l’aurait cru ? Londres n’a qu’une envie : garder sa place de centre financier international. Les banques de Londres pourraient bientôt gérer des obligations Chinoises en yuans, et nous entendrons partout parler de la colère des banquiers de New York. Ce qu’il se passe aujourd’hui est bien plus qu’une guerre de devises, mais une transformation du système de devises global, un retour lent à l’étalon or.

D’importants changements sont à prévoir dans l’univers financier en termes de contrôle monétaire et de détermination de valeur. Une description détaillée de la situation est disponible dans le Gold and Currency Report de janvier publié dans Hat Trick Letter. Le marché des capitaux et le marché de l’or devraient très bientôt subir de fortes turbulences. Le prix de l’or flambera en termes de nombreuses devises et stagnera en termes de dollars. La phase la plus dangereuse de la compétition entre les devises est le soutien de l’indice US DX par l’euro. La flambée du prix de l’or apparaîtra brutalement, et ceux qui le tradent uniquement en fonction de l’indice DXY ne comprendront pas ce qu’il se passe en coulisses. Ils seront pris par surprise par la hausse soudaine de son prix. Attendez-vous à ce que la Suisse et le Japon viennent toquer à la porte de l’alliance Asiatique qui sera à l’origine de l’atlernative au dollar. Le niveau de stress ressenti par ces nations nourrira leur besoin de trouver une alternative au dollar, puisque le système de devises fiduciaires flottantes porte grandement atteinte à leur économie respective.

La Russie a parlé avec ses tripes des problèmes posés par la guerre internationale de dévaluation des devises. Le directeur de la banque centrale Russe Alexei Ulyukayev semble tout juste réaliser les batailles auxquelles se livrent les banques centrales depuis maintenant des années. Cela pourrait nous mener à une déposition des Anglo-Américains et à l’établissement d’un nouvel étalon or. La pratique de dévaluation compétitive des devises est devenue routine. Les actions prises par une nation en invitent d’autres à répliquer. Et les nations sont l’économie se porte le mieux ne tolèrent plus de souffir d’un taux de change de plus en plus important. Le retour de l’or au sein de l’économie mondiale serait une récompense plutôt qu’une punition. La guerre des devises vient d’entrer en phase terminale, et l’étalon or pourrait bientôt apparaître comme étant une solution potentielle à l’échelle globale. Il permettrait aux nations dont les économies sont les plus solides d’accumuler plus d’or (comme la Norvège ou la Suisse, par exemple) et punirait les nations socialistes sclérosées en les transformant en nations du Tiers Monde. Souvenez-vous de la promesse que nous ont faite les banquiers centraux en 2009, et qu’ils ont réitéré il y a quelques mois ? Celle qui voudrait qu’ils abandonnent leur politique de dévaluation de devises ? Aucun d’entre eux n’a tenu parole. Lorsqu’une nation se sent menacée, elle agit dans son propre intérêt pour survivre et défendre son industrie.

Le monde n’avait jusqu’alors jamais fait l’expérience de tant de manipulations de devises et de mesure protectionnistes de la part des banques centrales. L’Histoire continue de s’écrire. Les tourmentes des devises laissent penser qu’un retour à l’étalon or est imminent, bien que de manière indirecte par le biais d’accords commerciaux. Les réserves de devises et les obligations sernot bientôt déclarées toxiques et indignes d’appartenir à la plateforme monétaire. Certains points importants mettent en lumière la guerre des devises qui se joue aujourd’hui :

  • Le ministre Brésilien des Finances Guido Mantega a fait mention d’une guerre de devises pour la première fois en 2010 en parlant des plus puissantes économies de la planète. Il est le premier à s’être confronté aux banques centrales majeures.
  • Le premier ministre Luxembourgeois Jean-Claude Juncker s’est plaint d’une trop forte valeur de l’euro. Son appréciation de 7% par rapport au dollar enregistrée au cours de ces six derniers mois est une menace à l’économie de la zone euro. La BCE a déclaré qu’elle n’était pas prête à considérer un affaiblissement de la devise commune.
  • La Suisse a lié son franc à l’euro en septembre 2011. Les bilans de la banque centrale du pays a atteint 70% du PIB mais devraient chuter pour que cette mesure puisse être menée à bien. La Suisse finira par subirde lourdes retombées.
  • La banque centrale de Norvège (Norges Bank) subit les pressions du ministre des finances en raison d’une trop forte appréciation de la couronne. Le ministère demande à ce que des mesures soient prises pour que soient relâchées les politiques fiscales du pays. La couronne a été appréciée en raison d’une gestion responsable et d’un projet pétrolier en mer du Nord qui dispose d’un fond souverain d’1,6 trillion de dollar.
  • La banque centrale Suédoise a demandé à ce que soit dépréciée la couronne Suédoise. Le directeur de la Riksbank a demandé une réduction de taux supérieure au 0,25 point déjà en vigueur. Il semblerait qu’il privilégie la méthode de l’auto-mutilation.
  • Le Japon s’est lancé dans deux conflits majeurs. Le nouveau premier ministre du pays Shinzo Abe a demandé à la banque centrale de se montrer plus aggressive, et prévoit d’ne faire un bras politique. Depuis décembre, le yen a chuté de 11% contre le dollar. Les 22 années d’intervention monétaire Japonaise ont été un désastre absolu, et nous devrions en tirer des leçons. Le Japon devrait bientôt se lier à al Chine.
  • La banque de Corée a décrété qu'il serait bientôt nécessaire de répondre à la chute du yen Japonais, qui pourrait avoir de lourdes conséquences sur les exportations et la confiance du public. Le ministre Coréen des Finances a demandé à ce que soient discutées les politiques de QE des Etats-Unis, de l’Europe et du Japon lors de la prochaine réunion du G20 à Moscou. La Corée devrait également s’allier à la Chine à mesure qu’elle diversifie ses réserves de devises hors des obligations Américaines.

LES PERTES CONSIDERABLES DE LA SUISSE

Le programme officiel lancé par la banque du Japon a porté un coup aux banquiers Suisses et au rattachement de leur devise à l’euro. La défense de l’industrie Japonaise se traduira, pour dire les choses telles qu’elles sont, en des pertes phénoménales pour le portefeuille de la banque centrale Suisse. La Suisse s’approche peu à peu d’un point de non-retour. Le rattachement de sa devise à l’euro est difficile à maintenir et l’euro continue de s’effondrer. La Banque Nationale Suisse ne peut maintenir le taux de change fixe de sa devise avec l’euro. Ses positions à découvert sur le franc et ses positions à la vente sur l’euro et d’autres devises comme le yen la conduiront à sa perte à mesure que les autres nations continueront de gérer leur devise en leur propre avantage. La défense de l’euro a poussé d’autres nations à prendre des mesures défensives. La guerre a été déclarée. Une nouvelle phase a été lancée. Les dommages n’en seront que plus grands. La Banque Nationale Suisse n’est aujourd’hui plus qu’un hedge fund qui fait face à des risques de taille. Ses réserves de francs s’élèvent à 75% de son PIB. Le rattachement du franc Suisse à l’euro ne pourra durer. Voilà quatre mois que le yen Japonais chute, et il ne semble pas prêt de s’arrêter de si tôt.


Un simple coup d’œil au graphique sur 50 ans devrait suffir à vous alarmer. La tendance qui dure depuis plus de deux générations semble amorcer une phase de retournement. Le yen chute rapidement en raison des politiques employées par la banque centrale du Japon qui s’est vue radicalement politisée ces dernières années. De très importantes pertes sont engendrées par les paris Suisses sur le yen et une explosion à la hausse du franc Suisse. La guerre entre les devises se concentre entre la Suisse et le Japon. Ces nations sont en guerre l’une avec l’autre, ce qui fait exploser les réserves Suisses. Les Suisses pensaient bien faire en diversifiant leur devise hors de l’euro et sur la livre sterling et le yen. La livre sterling a chuté de 5% en cinq semaines et le yen a dégringolé pour passer de 129 en septembre à 107 aujourd’hui. La devise Asiatique a enregistré une chute de 17% en quatre mois. Le Japon continue de dévaluer sa devise dans un effort de diminuer le prix de ses exportations. L’Angleterre, quant à elle, tourbillonne dans la récession.


La Banque Nationale Suisse fait tout son possible pour combattre l’appréciation de sa devise. Son engagement est des plus meurtriers, à en juger par la taille de ses bilans. Il est comme une brûlure au visage de la Suisse. De très importantes pertes attendent patiemment la petite nation dominée par ses banques. Les banquiers sont devenus complètement coucous, comme leurs horloges. Les bilans de la Fed s’élèvent à 20% de l’économie des Etats-Unis. Les bilans de la BCE s’élèvent à 30% du PIB de la zone euro. Les bilans de la Suisse sont deux à trois fois plus importants, avec 75% du PIB de la Suisse. Elle est un petit pays, mais les risques qui se présentent à elle sont considérables et pourraient faire s’effondrer son système financier. Elle a déjà beaucoup souffert de la perte de comptes privés secrets, des pertes engendrées par la souscription des prêts immobiliers en Europe de l’Est et des dommages causés par les obligations Américaines. Elle souffrira également de son régime de protection de sa devise et des procès aux plusieurs millions de dollars dont font aujourd’hui l’objet ses comptes alloués sur l’or.


Ce qui est le plus ironique, c’est que beaucoup s’imaginent encore que le franc Suisse deviendra une force internationale. Il a le potentiel de jouer un rôle caché. Il pourrait rejoindre le bloc de la devise soutenue par l’étalon or qui viendra renverser le dollar à l’échelle internationale. La guerre des devises entre en phase terminale, et l’étalon or pourrait bientôt apparaître comme la solution à adopter. Imaginez la Suisse et les fonds qui y affluent, partant à la recherche d’un moyen de se protéger de l’effondrement de l’euro. Un étalon or permettra à ce que de l’or suive ces afflux de capitaux, contrairement à ce qu’il se passe actuellement dans le pays des banques. La Suisse pourrait occuper un rôle clé sur le secteur financier, de la même manière que la Turquie pourrait jouer un rôle clé sur le secteur des accords commerciaux.

LES GRAPHIQUES FALSIFIES DU COURS DE L’OR

Je passe parfois des mois sans jeter un seul coup d’œil sur le prix officiel de l’or. Lorque le graphique du prix de l’or apparaît sur mon écran de télévision, je fais taire le présentateur en coupant le son. Le prix de l’or est manipulé et n’a à mes yeux aucune valeur ou signification. Le prix de l’or, le vrai, est au moins 10% supérieur au prix corrompu du COMEX dans de nombreux pays du globe où il se vend en d’importantes quantités et où chaque barre de métal est numérotée. Une majeure partie de l’or de Londres et de New York est soit de l’or volé soit de l’or confisqué, et les inventaires qui en sont fait ne sont que pure fiction. Une grande partie de l’or Anglo-Américain a un cœur de tungstène. Cet or est imaginaire et contaminé par les obligations souveraines et les obligations hypothécaires des Etats-Unis et du Royaume-Uni. Le crépuscule tombera bientôt sur le dollar. Ignorez les graphiques de prix frauduleux, les ventes à découvert à nu des quatre plus grosses banques Américaines, le vol des clients de MFGlobal, les guerres qui visent à dérober l’or étranger (comme en Lybie)… Les banquiers Occidentaux peuvent brûler en Enfer, puisqu’ils adorent tant le prince des ténèbres qu’est le gardien de ses portes.

REQUIEM POUR LA NATION AMERICAINE

Voici quelle sera la grande question de 2014 : Qu’est-il arrivé aux Etats-Unis ? La réponse à cette question ne sera pas simple. Pour comprendre ce qu’il se sera passé, il faudra avoir une bonne connaissance des fraudes entreprises par les banquiers, qui s’élèvent à plusieurs trillions de dollars et qui ont débuté avec l’affaire des titres hypothécaires aux Etats-Unis. Le refus de liquider les banques qui se sont lancées dans des activités criminelles et la corrosion de l’économie en raison de l’inflation monétaire, le coût de la guerre qui se cache derrière le déficit budgétaire du gouvernement, l’omniprésence du Congrès dont les constituents sont des lobbyistes, la taille du gouvernement qui s’étent grâce à la hausse des taxes, les régulations onéreuses, une sécurité sociale très chère, la très coûteuse guerre contre le terrorisme… les banques de New York dépendent désespérément de tout cela. Un élément militaire sera également responsable de l’effondrement des Etats-Unis : l’expansion du modèle d’entreprise fasciste sur le secteur des entreprises. Nous savons la capacité des banques à rester impunies, nous connaissons l’amour du gouvernement pour la guerre et l’autorisation de narcotiques par les agences de sécurité nationale, nous sommes témoins de la disparition de nos libertés et de la perversion du patriotisme, de la subjugation de la presse et du développement d’un socialisme national (surnommé nazisme par les plus cultivés). Entre en scène l’échec systémique sur le plan militaire.

Si les choses ont fini par mal tourner, c'est tout d'abord parce que les Etats-Unis ont abandonné l’étalon or. Mais c’est également parce qu’après avoir mené une guerre au Vietnam, ils se sont lancés dans une Guerre Froide avec l’Union Soviétique puis dans un combat contre le terrorisme islamiste. Les syndicats du pays sont à l’origine d’un mouvement de relocalisation des entreprises en Asie. Le très important secteur financier a donné vie à une série de bulles qui ont les unes après les autres été bénies par l’hérétique qu’est la banque centrale Américaine – et qui est en grande partie responsable de l’effondrement qui se profile devant nous. La dévotion du gouvernement à la guerre a ajouté 3 trillions de dollars au déficit des Etats-Unis depuis 2003, et est responsable de la moitié de son déficit actuel de 17 trillions de dollars. En 1999 fut prise une décision qui assura la mort de notre nation, et qui fut remise en question par ceux qui se trouvent être en possession d’un tronc cérébral en activité. La délocalisation d’entreprises Américaines en Asie, et notamment en Chine, a envoyé la production de capital à l’étranger pour ne laisser aux Etats-Unis qu’une dépendance plus grande à l’inflation des actifs. Le déficit qui en a découlé ne peut être remboursé ni même financé. Les créditeurs ont fui. Le taux d’intérêt à 0% est maintenu en place pour rendre possible la dette elle-même. Il s’agit là d’un échec systémique politique et fiscal.

Lorsque naissait Hat Trick Letter en mai 2004, il était clair que le marché de l’immobilier et le secteur financier des prêts immobiliers finiraient par traverser une période de récession. En raison des très importantes dépenses de l’économie des Etats-Unis sur les titres obligataires, les Etats-Unis finiraient par entrer une phase d’insolvabilité puis d’échec systémique puisqu’aucune mesure ne pourrait plus sortir la nation des sables mouvants économiques. Imaginez une voiture qui tourne sans arrêt, incessamment encerclée d’un nuage de fumée d’échappement, mais dont les roues ne touchent pas le sol. L’absence d’industrie signifie l’absence de moyen de locomotion pour les Etats-Unis, c’est aussi simple que ça. De plus, en matière de salaires, de syndicalisation, de régulations gouvernementales et de qualité de produit, les Etats-Unis ne peuvent pas entrer en compétition avec l’Asie. L’échec systémique est également ressenti sur le plan industriel.

Au cours de ces dernières années, l'échec systémique s’est étendu par le biais de l’hyperinflation monétaire de la Fed, qui entraîne une mort de la création de capital pour des raisons que moins de 5% des économistes sont capables de comprendre. Les politiques monétaires des banques centrales impriment des quantités quasi-illimitées de monnaie, dont des fonds destinés à l’Europe, et le maintien du taux d’intérêt proche de zéro a entraîné un réhaussement de la structure de prix sans pour autant que les salaires suivent. Pire encore, les épargnes et pensions retraites accumulées au fil des années ne permettent plus aucun retour une fois les effets de prix pris en considération, ce qui renforce la récession qui est venue s’abattre sur les Etats-Unis en 2008. En cinq ans, aucune forme de reprise économique ne s’est fait sentir, et ce malgré les belles paroles des hommes politiques, des banquiers et des économistes. Le déficit du gouvernement des Etats-Unis est couvert à hauteur de 80% par la planche à billet. Les investisseurs étrangers ne veulent plus des obligations Américaines. Voici à quoi ressemble l’échec systémique d’un point de vue financier.

La caste des dirigeants fait passer une trahison pour une preuve de patriotisme. Ils brûlent l’arbre des libertés et lancent leurs drones sur les villes. Les batailles qu’ils mènent rappelleraient certainement à un étudiant en histoire le conflit entre le Nazisme et le Stalinisme, chacun des deux camps disposants d’armes différentes pour s’en prendre à la population. Aujourd’hui, le parti néo-conservateur est devenu un parti nazi, et la marche vers le socialisme de l’autre parti ressemble au collectivisme Soviétique. L’amour des Américains pour les armes devrait bientôt être éclipsé par un renouveau de leur amour pour les fonds de pension et l’or. La stratégie de sortie de la Fed devrait être simple.Son seul choix est de fuir, comme l’ont fait les créditeurs des obligtaions Américaines.

L’auto-défense deviendra bientôt hors-la-loi, qu’elle soit personnelle ou financière. Lever la voix pour s’opposer au gouvernement deviendra une attitude anti-patriotique, sinon subversive. Orwell, Huxley et Thoreau ont observé les mesures prises par l’Etat. Pour une raison étrange, les airs de guitarre de Richie Havens me trottent dans l’esprit depuis des semaines. Dans les années 1970, il savait chanter la liberté.


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Docteur en Statistiques, Jim Willie CB a exercé pendant 24 ans avant de se consacrer à la finance. Vous trouverez sur son site internet http://www.goldenjackass.com un grand nombre d’articles, et pouvez le contacter à JimWillieCB@aol.com pour toutes questions ou informations sur sa lettre confidentielle.
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