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La mort du journal

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Rick Ackerman
Publié le 02 décembre 2014
348 mots - Temps de lecture : 0 - 1 minutes
( 3 votes, 3,7/5 ) , 7 commentaires
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L’industrie du journal est en pleine phase d’effondrement, ce qui met en danger la santé de la démocratie aux Etats-Unis, comme je suis sur le point de vous l’expliquer. D’un point de vue financier, les problèmes dont souffrent les journaux sont bien connus, et ont commencé avec l’empiètement de la publicité en ligne sur les sources cruciales de revenus, notamment les petites annonces. Vient s’ajouter à ce premier problème la mort des commerces traditionnels, qui emportent avec eux les annonces qui couvraient autrefois jusqu’à deux pages complètes. Les coûts d’impression et de livraison ont eux-aussi grimpé. En conséquence, les journaux ne peuvent plus se permettre de couvrir l’actualité. Ceci n’est pas seulement vrai pour les plus petites parutions de moins de 50.000 exemplaires, mais aussi pour les grosses parutions telles que le Chicago Tribune, le Boston Globe, le Dallas Morning News et le San Francisco Chronicle; et les journaux nationaux et internationaux comme le New York Times, le Wall Street Journal et USA Today. Toutes les parutions ont subi des réductions, non seulement en termes d’épaisseur, mais aussi en termes de ressources allouées à la couverture d’informations importantes.

Malgré tout cela, je continue de croire que l’industrie de l’information pourra se régénérer une fois qu’elle se sera découplée des coûts fixes exorbitants liés aux opérations classiques. La force directrice de cette transformation sera la soif du public pour l’information, notamment à l’échelle locale. Les entrepreneurs trouveront finalement un moyen d’exploiter la possibilité de couvrir les évènements d’importance dans une ville de 100.000 habitants avec seulement quatre reporters et un éditeur. Seront oubliés les opérateurs de presse à imprimer, les livraisons par camion et les bureaux éditoriaux, et seront externalisés l’édition et la photographie. Les étudiants et les femmes d’entraîneurs de lutte seront embauchés pour couvrir les pages sport, et pour bien moins que ne coûterait la location d’un groupe de blues. Voilà qui permettrait de réduire le coût de parution d’un journal plus que lisible à 600.000 dollars par an – une très petite fraction de ce que coûte l’opération de Daily Camera, ma très mauvaise parution locale.

 

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Je pensais que l'article expliquerait comment la mort des journaux met concrètement en danger l'illusion de démocratie dans laquelle nous vivons :s

Mais je constate surtout que l'auteur préconise l'appauvrissement. Des milliers d'étudiants apprennent le journalisme, espérant devenir de grands reporters, des éditeurs,... et finalement quand les grands journaux n'emploieront plus que quelques personnes, ces diplômés seront au chômage.

Car une autre méthode de réduction des coûts a été (soigneusement?) passée sous silence par l'auteur : l'automatisation de la rédaction d'articles. 2014 a vu la publication du premier article entièrement rédigé par un ordinateur, sans intervention humaine.
Bientôt, le gros de l'information sera rédigé de la sorte.

Et là, le vrai danger est que celui qui tient les clés des programmes aura le pouvoir d'influencer sur l'information distillée. (Le système fonctionne déjà avec les journalistes réduits en esclavage, mais le risque de fuite ou de révolte existe, donc le passage au robots ne saurait tarder).

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"Des milliers d'étudiants apprennent le journalisme, espérant devenir de grands reporters, des éditeurs,... et finalement quand les grands journaux n'emploieront plus que quelques personnes, ces diplômés seront au chômage."

Si le système de formation a une inertie telle qu'il est capable de produire des milliers de displômés dans un secteur en perte de vitesse, c'est un AUTRE problème.

Quand à celui qui choisit de ne développer chez lui qu'une seule compétence dans un monde en mutations profondes, c'en est encore UN AUTRE.

Si un gogo croit encore n'exercer qu'un seul métier de l'adolescence jusqu'à l'hospice de vieillards... tant pis pour lui.
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... et ce d'autant plus qu'il l'aurait su si il avait pris la peine de lire le journal.
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Très bon.

S'il est curieux et observateur, s'il a compris notre monde et qu'il a envie de l'expliquer aux autres, alors il sait déjà dans quel cul-de-sac cette voie finit. Et le grand risque que les journalistes soient pendus avec les politiciens autour desquels ils papillonnent.

Pour avoir envie de lire le journal, il faut avoir le ventre plein, un bon fauteuil et un peu de bois dans la cheminée.
Tant qu'il manque un ingrédient, il manque l'envie du journal.
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Intéressante votre relation entre l'envie de lire le journal et avoir le ventre plein, un bon fauteuil et un peu de bois dans la cheminée.

Ce sont là manifestement les attributs de la classe moyenne, qui disparait dans le monde occidental. On peut en tirer la relation que les journaux vont disparaitre avec la classe moyenne, ce qui me semble parfaitement exact.
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La démocratie en danger ??

La démocratie a existé avant l'imprimerie et les journaux, elle peut leur survivre, il n'y a pas de lien entre les deux.

Le noeud c'est que la démocratie à grande échelle (dizaines ou centaines d'électeurs) est soit une mascarade, soit une escroquerie.
Les Suisses ont un mal fou à maintenir une démocratie et ça leur coûte (avec leur consentement) des sommes folles.
Ils ne sont "que" 6 millions de citoyens.

Pratiquement ça semble une limite supérieure.
La Démocratie est l'adoration des coyotes par les anes.

HL Mencken
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Dernier commentaire publié pour cet article
Intéressante votre relation entre l'envie de lire le journal et avoir le ventre plein, un bon fauteuil et un peu de bois dans la cheminée. Ce sont là manifestement les attributs de la classe moyenne, qui disparait dans le monde occidental. On peut en  Lire la suite
Libertador - 03/12/2014 à 06:07 GMT
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