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La question de la légitimité de l’impôt

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Extrait des Archives : publié le 10 juillet 2012
1596 mots - Temps de lecture : 3 - 6 minutes
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Cela fait des siècles, en fait des millénaires, que les philosophes réfléchissent au sujet de l’État. Jusqu’à très récemment, pourtant, aucun ne s’était véritablement intéressé à la question de l’impôt.


En un sens, cela est très étonnant, car son pouvoir de taxation est l’un des principaux caractères de l’État : c’est non seulement l’un des biais par lesquels il se manifeste le plus couramment à l’homme ordinaire, mais aussi le critère qui, au sein des sciences sociales, permet de distinguer l’État de tout autre institution, et donc de le définir.


L’État est, à la différence de la famille, de l’association, de l’entreprise, etc., en droit de se financer par l’impôt, c’est-à-dire en obligeant et contraignant ses membres à lui transférer une partie de leurs richesses.


Le sociologue Max Weber, auteur de la définition la plus célèbre et généralement admise de l’État, avait bien pointé le fait que celui-ci est synonyme de « monopole de coercition légale, » c’est-à-dire seul en droit d’agir au moyen de la force. Mais, alors que l’on associe d’ordinaire cette formule aux activités de police par lesquelles l’État assure la sécurité publique, il faut bien admettre que le recours de l’État à la contrainte doit logiquement consister tout d’abord à prélever des impôts pour se financer. La taxation est donc bien, au propre comme au figuré, le fondement-même de l’État.


Historiquement, cela se vérifie d’ailleurs dans le fait que les trois grandes révolutions à l’origine de l’État moderne ont porté sur cette question. En Angleterre, il s’agît de donner au parlement le pouvoir royal de lever l’impôt. Aux États-Unis, il s’agît pour une colonie de se libérer d’une exploitation fiscale forcenée. En France, il s’agît d’établir le principe d’égalité devant l’impôt et donc de mettre à bas l’Ancien régime en faveur d’une société de citoyens égaux en droits.


Tout questionnement relatif à la nature de l’État, la source de son autorité, et les limites de sa légitimité passe donc par cette question : qu’est-ce que l’impôt ? Et pour quelles raisons, et dans quelle mesure, est-il justifié ?


Une réponse bien connue est que l’impôt ne serait rien d’autre qu’un paiement pour service (public) rendu : de même que SFR  offre un service de téléphonie mobile à ses clients, pour lesquels elle les charge, de même l’État fournirait un ensemble de services publics (police, tribunaux, école, assurances sociales, etc.) pour lesquels il met ses citoyens à contribution.


L’objection consiste alors à pointer le fait que, contrairement aux abonnés de SFR, qui avaient le choix entre des compagnies et des offres concurrentes, voire celui de ne pas s’abonner du tout, les citoyens sont contraints d’acheter les services fournis par l’État.


Bien entendu, des contre-objections existent : on dira ainsi que les citoyens ont signé un contrat avec l’État, dès lors qu’ils ont accepté de vivre sur son territoire, contrat qu’ils peuvent rompre en émigrant. Ou bien on prétendra que les services publics en question sont, non pas imposés, mais demandés par la population par le biais d’élections.


De tels arguments pourraient être critiqués dans le détail, mais cela serait une perte de temps, car ces rationalisations de l’impôt reviennent en fait à éluder la question. Toutes les justifications de l’impôt essaient de réduire, de manière plus ou moins maladroite, l’impôt à l’échange marchand, et de ce fait ne servent pas le but affiché. Car ce qu’il faut expliquer, c’est pourquoi un transfert de richesses peut être justifié alors même qu’il est obligatoire, contraint et forcé (un impôt), et non un acte d’achat et de vente comme un autre.


Ainsi, les citoyens ont peut-être la possibilité d’émigrer mais la question de savoir ce qui autorise un État à imposer sa fiscalité sur un territoire reste entière.


Si l’on voulait un véritable parallèle avec l’activité de SFR, il faudrait s’imaginer que cette compagnie décide d’installer un émetteur dans un village reculé, puis impose à ses habitants de la rembourser, sous prétexte que celui-ci leur rend un service.


De même, le fait que les citoyens élisent ceux qui les gouvernent élude la question essentielle : nécessairement, le processus conduit à ce que certains fassent financer en partie par d’autres des actions publiques dont ces derniers ne veulent pas. De quel droit ? Le cas est notamment très clair dès lors que l’action en question implique redistribution.


L’opinion courante admet que l’impôt est légitime. Mais il ne s’agit le plus souvent que d’une opinion basée sur des sophismes. La tâche de la preuve reste donc à accomplir pour les non-libéraux.


Les libéraux avancent de leur côté un principe qui rendrait l’impôt illégitime, et dont ils déduisent que la société devrait uniquement consister en des échanges volontaires, généralement marchands. Ce principe, sous des formes diverses, affirme que l’initiation de la force est toujours illégitime.


Les non-libéraux peuvent refuser ce principe. En fait, ils le doivent s’ils veulent justifier l’État, l’impôt, les services publics et la redistribution. Mais alors ils doivent expliquer en quoi ce principe est faux, et avancer un principe alternatif justifiant les politiques qu’ils défendent. Jusqu’à maintenant, personne n’y est parvenu.


Dans les deux articles précédents, j’ai essayé de m’attaquer  à ce que je pense être de pures erreurs logiques, si communes qu’elles passent pour des évidences, et sont à la base de l’antilibéralisme généralisé de la population.


J’ai mentionné plus haut deux de ces « illogismes » concernant l’impôt. Pour conclure, je voudrais m’intéresser à deux autres arguments, sans lesquels il semble bien difficile de justifier quelque forme de redistribution que ce soit.


Le premier consiste à croire que la fin justifie (au sens logique) les moyens. Ce type de faux raisonnement ne se limite pas à la justification de la redistribution : les hommes ont d’une manière générale tendance à accepter un raisonnement, bien que faux, dès lors qu’il est en accord avec leurs désirs et leurs convictions.


Considérons  le raisonnement suivant : « il serait bien que tous les membres de la société aient une assurance santé de qualité. Or certains ne sont pas en mesure de se la procurer. Il est donc bien que l’État fasse en sorte que ceux qui le peuvent, paient pour ceux qui ne le peuvent pas. » Tout le monde acceptant la prémisse (« il serait bien que tous les membres de la société aient une assurance santé de qualité »), et beaucoup acceptant la conclusion (« il est bien que l’État fasse en sorte que ceux qui le peuvent paient pour ceux qui ne le peuvent pas »), on croira avoir là une justification suffisante.


Mais, d’un point de vue logique, le raisonnement n’est pas valide. Le fait qu’une fin soit bonne « dans l’absolu » n’implique pas du tout que les moyens nécessaires pour l’atteindre soient dès lors justifiés. Encore faut-il savoir si ces moyens sont les seuls, les plus efficaces, bons et si la fin en question reste bonne « à ce prix » ?


Ainsi, on pourrait très bien écrire : « il serait bien que tous les membres de la société aient une assurance santé de qualité. Et tous ne le peuvent pas. Mais cela ne donne cependant pas le droit à l’État de leur transférer des richesses appartenant à d’autres. »


Une analyse de détail verrait que l’erreur précédente n’est pas seulement logique, mais réside en grande partie dans un emploi confus de termes tels que « bien ». Ainsi, lorsqu’on dit qu’il serait « bien » que l’État redistribue, on veut dire par là qu’une telle action permettrait d’atteindre une fin désirable. Mais cela n’est pas une justification suffisante, car il faudrait encore savoir si une telle redistribution serait également « bien » au sens de non-contraire à un principe moral tel que celui de non-agression (selon lequel l’initiation de la force est toujours un mal) cité plus haut.


Précisément, la seconde erreur logique à la base de nombreux arguments favorables à la redistribution repose sur une telle faute de langage : une ambiguïté dans l’emploi du terme « justice ».


On dira ainsi qu’ « il n’est pas juste que certains soient favorisés, et d’autres défavorisés, par leurs situations de départ, et il est donc juste que l’État favorise l’égalité des chances. » Là encore, parce que l’on accepte généralement la prémisse et/ou la conclusion, on jugera le raisonnement valide, et on croira avoir trouvé une justification à la redistribution.


Pourtant, l’argument repose sur un sophisme, et est logiquement invalide. C’est que l’on a pris le terme de « justice » en deux sens différents. Dans la première occurrence, il s’agit d’une justice « cosmique », telle que celle dont on parle lorsque l’on dit qu’il est injuste que l’une de deux jumelles soit belle, et l’autre moins. Dans la seconde occurrence, il s’agit au contraire de la justice de l’action d’une personne envers une autre, telle que celle dont parle le principe de non-agression lorsqu’il énonce qu’il est injuste d’initier la force envers autrui.


Si une personne en vole une autre, il est juste que la seconde récupère son bien. Mais le fait qu’il soit « injuste » qu’une personne soit née pauvre alors que d’autres sont nées riches n’implique pas qu’il soit juste qu’elle fasse rétablir la balance par l’État. La grande différence entre les deux cas est évidemment que, dans le premier (les jumelles belles et moins belles, les enfants riches et moins riches), aucune action injuste n’a été commise qui devrait être réparée.


Pour conclure, à quand  une défense de l’action publique et de la redistribution, ainsi qu’une critique du libéralisme, qui prenne la peine de se justifier sans faire appel à des sophismes ?

 

 

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Jérémie Rostan enseigne la philosophie et l'économie à San Francisco. Il est l'auteur, en plus de nombreux articles pour mises.org et le quebecois libre, de guides de lecture aux travaux de Condillac et de Carl Menger, ainsi que d'un ouvrage , Le Capitalisme et sa Philosophie, et de la preface a la reedition de l'ethique de la liberte de Rothbard (Belles Lettres)
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Buenos días;
Si, depuis de siècles, mais pas tant que millenaires, n'exagerons pas, des gents on réfléchi
au rôle de l'état et celui-ci a este crée, c'est bien parcequ'il a ete considére comment nécessaire.
Mais nécessaire pouquoi faire?
Alors remontons dans le temps, si vous le voulez.
Depuis la nuit du temps, le conflit nait de l'inégalité, et de la concurrence, cela même dans le monde animal, (dans lequel sommes inclus), en sorte que l'individu, soit pour corriger l'inégalité, soit pour s'appropier l'objet de la concurrence, recourrira a la violence si se trouve de force pour ce faire. De sorte qu'une des raisons d'être de l'état, c'est de pouvoir canalisar sa violence consensuel, s'atribuant son monopole, et ainsi palier à une violence desmesurada (puiesque sans concert).
Donc, force est d'admettre que cette violence de l'état, s'applique contre qui est depouvu des biens auxquels il aspire; et que par conséquence l'état protége aux possédants, contrairement a ce que vous affirmez.
Encore je n'ai jamais vu la force de l'etat, su police, cogner contre patrons, banquiers, riches o millonaires.
Pourtant certains de ces derniers reconnaissent aujourdui'hui, (sans aucune contrainte) que cette fortune, doit retourner a la société de où elle fut soustraite. Autrement dit a une plus grande justice, qu'est une de la plus grande aspirations de l'humanité; mais qu'a vous, vous échappe.
¿Estamos?
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Platon, Aristote... Si, cela fait bien des millenaires...
Evaluer :   6  2Note :   4
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Vous avez des réponses très pertinentes dans "La DOCTRINE SOCIALE de l'EGLISE", dans St-AUGUSTIN, et aussi dans le type d'organisation de la société celte à l'époque de l'Empire Celte et jusqu'à ALESIA en GAULES incluse. On pourrait ajouter aussi la "TABLE RONDE" et la nécessité d'un ROI à une Terre ( territoire).

L'existence de l'Etat repose sur un consensus du peuple. Ce consensus doit donc être en permanence recherché à l'opposé de la tyrannie. Il ne peut être "présupposé" que dans un cas restreint à la guerre dans le sens de la nécessité de défense, ce qui était dailleurs la base de l'impôt, toujours exceptionnel, jusqu'à ce que Philippe IV dit "LE BEL" crée des situations quasi-annuelles de conflits mêmes marginaux pour justifier selon les lois fondamentales du Royaume de France la "levée" de l'impôt royal réputé "de GUERRE". L'impôt quasi-annuel est né à ce moment-là. Voir mon histoire de la monnaie en 31 chapitres repris entre autres dans mes 31 premières chroniques "FINANCES-VERITES" sur http://radio-silence.org où je montre le paralléllisme en sus de l'actualité sur l'histoire !... HORS la guerre point d'impôt coercitif d'Etat.

L'habitude s'est cependant prise avec des "excuses" plus que des motifs de l'appeler annuellement. La préparation à la guerre pouvant parfaitement relever des efforts particuliers d'auto-armement et de rassemblement en armée le moment voulu comme le pratiquaient les Gaulois dans le Royaume de CELTLL, père de DAGO ( dit "VERCINGETORIX), Roi des Gaules et Généralissime des Armées Gauloises, lequel était décentralisé au contraire de Rome. Chaque localité, ville ou campagne se gérait par assemblées générales annuelles librement à la manière des copropriétés de nos jours.

Ce qui veut dire qu'au lieu d'interdire les armes il faut encourager les Citoyens à s'en doter selon leurs moyens et leurs aptitudes. Au lieu de se doter des outils de contraintes du peuple dans tous les domaines, l'ETAT ne doit faire que créer les conditions par la voie légale propices à l'obtention du résultat souhaité par la population ! Par exemple, AYRAULT veut bloquer la hausse des prix le 1er Juillet à 2% sur le gaz, l'électricité etc... Au lieu de contraindre et de fausser avec un coût en impôts il devrait au contraire EXPLIQUER aux gens que cela ne sert à rien d'augmenter le désir de recettes monétaires alors que le stock de monnaie est limité en contrepartie des recettes nettes de monnaie dues à l'activité et donc qu'aucune hausse de prix ne sera satisfaite ! Il ne dépenserait rien, tiendrait la monnaie droite, et le Peuple DROIT sans aucun impôt !

Cela dit je rappelle que mon ancêtre à voulu généraliser l'impôt royal à 10% sur TOUT LE MONDE ce qui a notamment braqué contre lui la fausse noblesse auto-proclamée c'est-à-dire la bourgeoisie riche. Quant à la vraie NOBLESSE elle payait déjà bien plus que cela de ses revenus privés en contribuant à toutes les tâches de l'Etat, à l'effort de guerre par exemple. Je peux citer le cas de la Maison de Savoie qui offrit un régiment au Roi de France le fameux 34ème R.I. dernièrement stationné à MONT de MARSAN et qui s'est illustré à la bataille de SOLFERINO sous Napoléon III. Pour être COLONEL, il fallait faire tous les frais du régiment et en plus obtenir le brevet de capacité du Roi !

On voit alors ici que l'Impôt même devenu abusivement "annuel", doit rester supportable. L'ENCYCLOPEDIE UNIVERSALIS de 1986 rappelait justement ce chiffre de 10 % comme étant un maximum au-delà duquel, l'impôt tue progressivement l'impôt. L'ETAT-PROVIDENCE n'exprime qu'une dérive dramatique anti-économique et anti-sociale au-delà de ces 10%. L'ETAT-PROVIDENCE LUTTE CONTRE LE CONSENTEMENT et IMPOSE à tour de bras, au lieu de se limiter au consentement qui ne peut être obtenu que si l'effort reste soutenable.

En conséquence, la recherche d'un consentement annuel à des efforts ponctuels exceptionnellement plus élevés doit conduire à la convocation d'un référendum avec à la clef le respect de la minorité contre, nominative qui sera dispensée de l'effort mais ne pourra pas prétendre en bénéficier... Quant à l'impôt minimal pour la DEFENSE, un minimum minimorum d'administration au lieu des 7.600.000 fonctionnaires directs, indirects ou assimilés, un peu de police minimale, une garde nationale, il ne doit jamais dépasser ce chiffre de 10% des revenus nets de la prévoyance individuelle afin de ménager l'épargne.

Pour l'ETat qui veut économiser avec une POLITIQUE REELLE au service du BIEN PUBLIC, la JUSTICE VRAIE ne sort pas des tribunaux, lesquels restent à limiter, et ne nécessite pas tant de prisons qu'il y en a... Par exemple, sur la route la signalisation doit être une AIDE aux conducteurs et pas des motifs à PV. Par contre il suffit d'expliquer que les PV dressés sont des avertissements qui vont éclairer le juge en cas d'acte d'acte de nuire à Autrui (dommages) sur l'irresponsabilité de l'auteur. Dans ce cas au lieu de se sucrer lui-même en permanence avec des amendes l'Etat doit forcer l'auteur des dommages à les REPARER en doublant ou triplant ceux-ci à cause de l'irresponsabilité constatée, quitte à rétablir le bagne plus utile que la prison avec TV... Le bannissement aussi, moins cher aussi que les prisons etc... La JUSTICE est un état de la Vie en société pas des dossiers bâclés dans les tribunaux avec des magistrats femelles de 25 ans sans aucune expérience de la vie comme il en est nommées sans cesse à BORDEAUX chaque année !

BREF, un ETAT JUSTE est un ETAT qui "vend" à tous les bonnes moeurs, l'économie, la responsabilité et la morale, tout le contraire de l'Etat-PROVIDENCE en FRANCE actuelle.

Voilà un bref aperçu de mes certitudes moi qui est dirigé un village de 200 maisons durant 10 ans en IDF de 1973 à 1983 et me sens plus que jamais comme le titre de mon blog : Serviteur du BIEN Public sur : http://serviteurdubienpublic.blogspot.com


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Cher Laurent M,

Je vous suis totalement dans votre raisonnement très judicieux... jusqu'à cette petite phrase : "pas des dossiers bâclés dans les tribunaux avec des magistrats femelles de 25 ans sans aucune expérience de la vie comme il en est nommées sans cesse à BORDEAUX chaque année !" où la dénomination des magistrats "FEMELLES" me choque, question de respect par rapport à la condition féminine.

D'accord, ces magistrates de 25 ans n'ont aucune expérience de la vie, mais à mon sens, vous pouvez aussi y inclure des magistrats "mâles" qui à âge égal n'ont pas plus d'expérience, tout "mâle" quils soient", non ?

Enfin, si on parle Justice, magistrature, avocats, etc. je pense qu'il faudrait aussi penser à "revoir" la formation de ces gens qui ne sont pas/plus formés dans un but "d'équité", mais dans un tout autre état d'esprit.

En effet, les réputés "meilleurs" avocats sont ceux qui trouvent le "vice de procédure" ou de forme pour innocenter quelqu'un, alors que sur le fond, cette personne est "coupable".

De la même façon, si quelqu'un se trouve injustement floué et veut obtenir réparation, aucun avocat ne voudra prendre sa défense si le montant est trop "petit", comme si la Justice n'était qu'une seule et unique question d'argent...

Evaluer :   2  3Note :   -1
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Certes ! Vous avez tout à fait raison et en tout cas c'est bien ce que je voulais dire ! Je me suis sans doute laissé emporter par ma mysoginie de type Sacha GUITRY ou encore Albert EINSTEIN... Il faut évidemment en France supprimer l'Ecole dite "Nationale" de la magistrature, laquelle, effectivement "dresse" ses élèves à toute autre chose que la "JUSTICE" VRAIE !... Merci de vos remarques.
Evaluer :   4  0Note :   4
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cher m laurent en dehors de vos connaissances bien reelles sur le fonctionnement de nos societes il n a pas du vous echapper qu il y a qqs annees a bordeaux certain magistrat tres experimentes etaient neanmoins fort sensibles aux chants des sirenes (biens contemporaines )que lui jouait l ecureuil et que sa sagesse et grande probite ne pouvait l en detourner.les jugements rendus je devrais dire vomis s en ressentaient cruellement au detriment des plaignants a l encontre du mal nomme ecureuil.par contre il semblerait que l escarcelle de mdme epouse du magistrat experimente s en trouvait bien garnie.alors que justice soit rendue par de jeunes femmes me rejouit car je pense pouvoir presumer qu elles seront certainement plus honnetes etdroites que certains experimentes et faisandés.
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N'y a-t-il pas trop de logique dans ce raisonnement?
Evaluer :   0  3Note :   -3
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En posant la violence comme illégitime, ce que l´auteur omet de dire, c´est que toute propriété (et en premier lieu la propriété du sol) est un acte de violence. L´épée a été forgée pour pouvoir dire "c´est à moi" - toute l´histoire humaine repose sur ce type d´actes (hélas). Qu´est-ce qui garantirait encore la propriété si l´on supprimait totalement la violence ?
Evaluer :   4  7Note :   -3
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La propriete, un acte de violence ? Pouvez vous expliciter ? J'imagine que vous incluez aussi la peopriete d'etat ou collective. Ne doit il y avoir que des biens sans maitres ? Et dans ce cas, quelle solution apportez vous a la tragedie des communs ?
Evaluer :   3  3Note :   0
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Bonjour ELS,

A mon avis, S. se base sur l'analyse de Jean-Jacques Rousseau dans "Le contrat social" pour dire que la propriété a été basée, dès le début, sur la violence. ;-)

Evaluer :   5  1Note :   4
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Bonjour Lolo,

Merci. A dire vrai je m'en doute un peu, mais l'objet de mon commentaire était de voir si il y avait une vraie réflexion derrière ou s'il s'agissait juste de la répétition d'une phrase à sensation dénuée de sens écrite par un piètre philosophe et un très mauvais économiste.

Proudhon avait écrit une sottise du même genre "la propriété s'est le vol" et s'était rétracté ensuite.

La provocation est une méthode de rhétorique, mais certainement pas un élément d'argumentation.
Evaluer :   3  4Note :   -1
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lorsqu'il a écrit "la propriété c'est le vol" il me semble qu'il parlait des moyens de productions......jj rousseau un piètre philosophe!! selon vous....pour d'autre c'est un génie...d'une simple phrase rejeter en bloc l'oeuvre de rousseau n'est pas recevable..un peu d'humilité, on reste à notre place quand meme.....
Evaluer :   1  4Note :   -3
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Bonsoir ELS,

"La provocation est une méthode de rhétorique, mais certainement pas un élément d'argumentation."

J'aime beaucoup votre état d'esprit. ;-)

Evaluer :   1  2Note :   -1
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Moderator.   11/07/2012 à 22:49 GMT

Auriez vous l"obligeance de cesser vos attaques ad hominem et de vous concentrer sur les idees pour faire progresser la reflexion de tous ?
Je ne suis pas d'accord avec vous. Il est vrai que la propriété implique l'exclusivité, et donc possiblement l'usage de la force, par exemple pour interdire une entrée non désirée, ou bien simplement se défendre contre un vol, etc. Mais l'usage de la force et la violence ne sont pas du tout la même chose. La violence implique l'initiation de la force, dont un usage en réaction, et proportionné, est la négation même.
Par ailleurs, il me semble contradictoire de dire que toute propriété implique violence. La conséquence logique en serait qu'il faudrait interdire toute forme d'appropriation, ce qui reviendrait évidemment pour ces interdicteurs à s'approprier toutes choses.
Enfin, le simple fait de vivre implique pour chaque individu de s'approprier certaines portions du monde, à commencer par son propre corps, ainsi que la portion de l'espace qu'il occupe à chaque instant. Vivre est-il, pour chaque homme, un acte de violence fait à tous les autres? La justice implique-t-elle la disparition de l'humanité? Ironiquement, les exterminateurs devraient pour cela s'approprier les corps de leurs victimes (en les tuant), puis les leurs. Tout cela est évidemment loufoque--j'entends juste pointer les absurdités (logiques) découlant d'une proposition contradictoire telle que "toute propriété implique violence."
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Ce que je voulais pointer, c´est qu´on ne peut défendre à la fois la propriété et la non-violence sans se pencher sur l´origine la propriété. L´histoire humaine est telle qu´il est difficile de distinguer une propriété qui ne soit pas issue de la violence (conquête de territoires, pillage, etc. - le niveau de bien-être de nos pays est encore largement le résultat d´une telle violence). Mon propos aurait peut-être été mieux illustré par une question comme: que posséderait le propriétaire sans la violence de l´Etat ? (Quant à la question de la propriété de son corps physique - qu´il faut rendre à la fin, tout de même - elle est très intéressante, mais elle ne s´inscrit pas dans le présent débat).
Evaluer :   1  3Note :   -2
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Votre approche ne fait pas sens. Si vous parlez de violence, c'est qu'il y a vol, et donc appropriation frauduleuse de la propriete d'autrui. Donc ladite propriete etait prealable a la violence et votre argumentation sur la violence a l'origine de la propriete ne tient pas.

La premiere appropriation est en general une invention, ou une preemption d'un bien qui jusque la n'appartenait a personne. Exemple : je peche un poisson, m'approprie un territoire vierge, etc.

Les appropriations ulterieures sont des tranferts de propriete, et donc de l'echange paisible et mutuellement consenti.
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A vous lire, on croirait que les premiers notaires ont tranquillement ouvert leurs études juste après qu´Adam et Eve aient quitté le Paradis. Autant dire que c´est une vision de l´histoire que je ne partage pas.
Evaluer :   1  2Note :   -1
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Quel rapport entre les notaires et la propriete ? La propriete pour vous est elle limitee a l'immobilier ? Commencez par le debut : etes vous proprietaire de vous meme ?
Evaluer :   1  1Note :   0
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L'impot, c'est le vol
Evaluer :   4  3Note :   1
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Pas du vol, non, l'impot s'apparente plutot à un racket en bande organisée.

Il suffit de monopoliser la "puissance publique", de légitimer le tout par un prétentu "consentement à l'impot" du fait que l'on vit dans un régime "démocratique", et il n'y a plus de limites à ce que vous pouvez extorquer à vos concitoyens.
Evaluer :   5  2Note :   3
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Les taxes sociales et fiscales représentent allégrément plus de 75% des revenus de toute personne qui travaille

Au moyen age, les jacqueries commencaient lorsqu'on prelevait 30% des revenus des gens.
Evaluer :   5  3Note :   2
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La question ne serait-elle pas : tous les impôts sont-ils légitimes (hormis un parlement qui protège ses propres intérêts) et corollairement tous les usages de ces impôts sont-ils légitimes ou même hors la loi ?
Evaluer :   4  1Note :   3
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Dernier commentaire publié pour cet article
cher m laurent en dehors de vos connaissances bien reelles sur le fonctionnement de nos societes il n a pas du vous echapper qu il y a qqs annees a bordeaux certain magistrat tres experimentes etaient neanmoins fort sensibles aux chants des sirenes (bie  Lire la suite
fransou - 15/07/2012 à 18:05 GMT
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