Chart eurGOLD   Chart eurSILVER  
 
Matière à reflexion
Si un agent du fisc ou un économiste étaient en train de se noyer et que vous ne pouviez qu'en sauver un seul, iriez vous déjeuner ou lire le journal ?
.  
Recherche :
DERNIÈRES INFO.  :
SOCIÉTÉ MINIÈRE  :
Abonnez-vous
Ecrivez-nous
Add to Google
Rechercher sur Ebay :
METAUX PRECIEUX (US $)
Gold 1359,60-27,44
Silver 22,25-0,41
Platinum 1451,52-31,48
Palladium 735,25-1,25
MARCHES MONDIAUX
DOWJONES 15354120
NASDAQ 349934
NIKKEI 15138101
ASX 516016
CAC 40 400122
DAX 839828
HUI 246-10
XAU 105-1
MONNAIES (€)
AUS $ 1,3162
CAN $ 1,3193
US $ 1,2838
GBP (£) 0,8461
Sw Fr 1,2477
YEN 132,4600
RATIOS & INDEXES
Gold / Silver61,11
Gold / Oil14,16
Dowjones / Gold11,29
MATIERES PREMIERES
Copper 3,310,02
WTI Oil 96,020,86
Nat. Gas 4,060,13
Indices des Marchés
Cours des métaux
Or & Argent industriels
RSS
Precious Metals
Graph Generator
Statistiques par Pays
Statistiques par Métal
Publicité sur 24hGold
Projets sur Google Earth
Dans la même rubrique 
La tragédie des biens communs
Publié le 03 octobre 2012
543 mots - Temps de lecture : 1 - 2 minutes
( 21 votes, 4,7/5 ) , 2 commentaires Imprimer l'article
 
    Commentaires    
Tweet
Mots clés associés :   Cambridge |

 

 

 

 

Au cœur des nombreuses questions environnementales discutées dans les billets précédents (1, 2, 3, 4, 5) se trouve la théorie des biens communs. Les biens environnementaux (l’air, les océans, les fleuves, etc.) sont habituellement considérés comme des biens communs, dans la mesure où certaines de leurs caractéristiques semblent les distinguer des biens de consommation (maisons, voitures, ordinateurs, nourriture, vêtements, etc.). Ainsi, dans le cas des biens environnementaux dits communs qui sont épuisables ou dégradables, on ne saurait aisément restreindre leur accès et en exclure certains consommateurs, contrairement aux biens de consommation.

 

En outre, selon les défenseurs de l’idée des biens communs, même s’il était techniquement possible d’interdire l’accès des consommateurs à certaines ressources naturelles (comme dans le cas des forêts, des montagnes, des sous-sols ou des sources d’eau), on ne devrait pas pour autant le faire car ces mêmes biens environnementaux seraient essentiels à la survie de chacun d’entre nous, ce qui devrait justifier la garantie d’un égal accès. Nous voici donc devant un dilemme environnemental fondamental : comment préserver des ressources épuisables et dégradables, sachant que l’on ne peut (ou que l’on ne devrait pas) restreindre l’accès des consommateurs à ces ressources?

 

Ce paradoxe a été relevé par Garrett Hardin dans un article publié en 1968 par la revue Science (n°162, pp.1243-1248), où il indique que la compétition pour consommer des ressources épuisables ou dégradables conduit à leur surexploitation et, finalement, à leur épuisement ou destruction. Chaque individu ayant un accès illimité à une ressource naturelle, est incité à en tirer le plus de bénéfice possible, le plus rapidement possible. Si chacun agissait selon ses aspirations, la ressource commune en question serait donc rapidement épuisée.

 

Plus récemment, Elinor Ostrom – lauréate du prix du Nobel d’économie en 2009 – a insisté sur le fait que la tragédie des biens communs révélée par Hardin n’est pas due au fait que les biens soient détenus en commun, mais au fait qu’il soit possible de les consommer librement. Elle a ainsi exposé l’idée selon laquelle la solution à la tragédie des biens communs (et implicitement au paradoxe environnemental décrit plus haut), serait de restreindre la liberté d’accès aux ressources rares. Dans son ouvrage le plus connu, Governing the commons (publié aux éditions du Cambridge University Press en 1990) elle a étudié différents types de normes sociales et de rouages institutionnels limitant l’accès aux biens communs au niveau des petites communautés.

 

Dans le sillage de ces réflexions, il devient possible de mieux comprendre que la libre consommation des ressources environnementales n’est pas soutenable à long terme, et qu’il faut envisager de rationnaliser à l’échelle planétaire l’accès aux ressources naturelles (par exemple, l’air) qui restent en général des sujets tabous ou, au mieux, font l’objet de décisions politiques arbitraires (comme le protocole de Kyoto).

 

Les prochains billets se pencheront sur cette question et s’attacheront à montrer que même dans le cas de la vie sauvage, de l’air ou encore des ressources halieutiques, un accès restreint est possible et rationaliserait mieux la consommation de ces biens rares et essentiels à notre survie. Quant aux critères à utiliser pour envisager cette rationalisation, nous montrerons que la propriété privée (individuelle ou collective) et les échanges volontaires sont des critères à la fois moralement acceptables et efficaces sur le long terme.

 

 

 

Tweet
Evaluer :Note moyenne :4,7 (21 votes)Voir les mieux notés
Article précédent de
Marian Eabrasu
Tous les articles de
Marian Eabrasu
Article suivant de
Marian Eabrasu
Recevez par mail les derniers articles de cet auteur
Dernier commentaire publié pour cet article
moi ce qui me fait cé.hache.i.e.ère c'est de devoir payer pour nourrir les petits oiseaux en hiver alors que tout le monde profite de leurs chants en été ... c'est pas juste. ça devrait être gratuit, non ? ou alors déductible fiscalement... mais bon, je  Lire la suite
ferzi - 03/10/2012 à 18:52 GMT
Note :  0  1
TOP ARTICLES
LES PLUS LUS
LES MIEUX NOTÉS
LES PLUS COMMENTÉS
Suggestions de l'éditeur
Nos flux RSS24hGold Mobile
Gold Data CenterConvertisseur Or Argent
Pièces d'or sur eBayPièces d'argent sur eBay
Minières :
outils techniques
Minières : outils
d'analyse fondamentale
Recevez les dossiers Investisseur
High Desert Gold
Sélectionnez
& cliquez

Marian Eabrasu

Marian Eabrasu est professeur d’économie et d’éthique à l’ESC-Troyes. Il a été chercheur à l’International Centre for Economic Research (Turin, Italie) et à l’institut Ludwig von Mises (Auburn, Etats Unis). Il est l'auteur de nombreux articles publiés dans des revues à comité de lecture comme La Revue Française de Science Politique, Quarterly Journal of Austrian Economics, Business and Society, etc. Son dernier article publié en 2012 dans Raisons Politiques s'intitule "Les états de la définition wébérienne de l'Etat"
Articles les plus récents de Marian Eabrasu
18/04/2013
10/04/2013
26/03/2013
11/03/2013
20/02/2013
Tous les articles
Commenter cet article
Vous devez être connecté pour commenter un article8000 caractères max.
 
Connectez vous
Email : Mot de passe : Login
Inscrivez-vous Mot de passe oublié
 
 
       
moi ce qui me fait cé.hache.i.e.ère c'est de devoir payer pour nourrir les petits oiseaux en hiver alors que tout le monde profite de leurs chants en été ... c'est pas juste. ça devrait être gratuit, non ? ou alors déductible fiscalement... mais bon, je m'égare... en un mot comme en cent : nous devons cesser de traiter cette planète comme une entreprise en liquidation...promouvoir les énergies vertes et garder ce qui reste de pétrole pour les générations futures, cesser de leur fourguer nos déchets (nucléaires), autre rareté, il y aura de moins en moins d'eau potable et de terres arables pour de plus en plus de gens à nourrir,on parlera d'espace vital... tout est rare : il y a des distributeurs d'oxygène à Mexico... il y aura (il y a) des guerres pour s'approprier les réserves de pétrole : qui contrôle le pétrole contrôle ceux qui en dépendent...accessoirement, se préparer au changement climatique car il risque fort de nous mettre tous d'accord : on entend partout : faisons un geste pour la planète... mais la planète s'en fout, avec ses 4.5millards d'années elle en a connu quelques changements à sa surface, à chaque fois elle s'en est remis, à chaque fois; par contre, les espèces animales vivants à sa surface ont disparu et ont laissé la place à d'autres... nous par exemple... ce n'est pas la planète qu'il faut sauver, mais nous. à la véritable question : que sommes-nous prêts à faire pour nous sauver (car cela ne dépend que de nous seuls) ? bof... ça ne bouge pas des masses, on se réjouit des nouvelles voies navigables en arctiques, on se prépare à aller forer vers ces lointaines contrées... il y a eu la guerre du feu et l'âge de pierre n'a pas pris fin par manque de pierres : il y a donc espoir de passer à autre chose, et de façon pacifique ? ... et assez rapidement pour que la planète ne bascule pas ? mais au rythme où ça va... wait and see... bon, je vais acheter des boules de graisses pour les oiseaux, fait c.hache.i.e.r,c'est pas juste! accessoirement un peu de gld, au train où vont les choses,on va bientôt se l'arracher... par contre une chose qui ne sera pas rare : les billets de banques...
Evaluer :   0  1Note :   -1
Permalink
Si le proche avenir voit une réduction nette de la population mondiale (les riches qui s'entre-tuent et les pauvres qui crèvent de faim), la question du partage de l'épuisable est reportée d'autant.

Le pétrole était une source renouvelable jusqu'à son niveau de consommation de 1939, ce qui n'est pas nul.

L'intention serait-elle de règlementer ou freiner jusqu'à retrouver ce niveau de consommation?
Evaluer :   2  3Note :   -1
Permalink
Vous pouvez recevoir la newsletter de 24hGold. Cliquez ici pour vous abonner ou vous désabonner.
Disclaimer