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La plus importante lecture qu’il
m’eût été de faire ces dix dernières
années fût La
Révolte d’Atlas d’Ayn Rand,
lecture que j’ai achevée pour la première fois il y a de
cela six mois. Elle fût si fascinante que je me suis ensuite
lancé dans la lecture du discours de John Galt
à la Nation, afin de me remémorer le fait qu’une seule
chose n’intéresse réellement nos responsables de
gouvernements lorsqu’il est question de politique : leur
réélection.
Si la ré-institution de l’esclavage
pouvait permettre à l’un d’eux de préserver sa place
de pouvoir, alors ne doutez pas une seconde qu’il/elle voterait en sa
faveur. Maintenant, si vous essayiez de trouver un point commun entre les
banquiers de New York et les gangsters de Washington, vous vous rendriez
compte de l’amplitude de la faillite de la campagne financière
(renflouement d’argent, manipulation de marchés, falsifications
de pièces ainsi que la manipulation des métaux
précieux). Tout ceci est prévu bien à l’avance
dans une campagne basée sur un schéma de corruption et
d’extorsion afin de creuser la tombe des devises Américaines et
Européennes et d’enflammer la vitesse de circulation de la
monnaie.
Le
problème de tout ce processus repose dans l’analogie suivante :
prenez une liasse de journaux couverte d’une pile de petit bois sec, imaginez
vous le tout comme étant disposé, au beau milieu du mois
d’août, dans une forêt sur laquelle il n’est pas
tombé une goutte de pluie depuis quatre semaines, et tentez maintenant
d’allumer le tout en frottant fiévreusement deux morceaux de
bois l’un contre l’autre. Si vous parvenez à obtenir une
étincelle, vous n’obtiendrez pas uniquement un charmant feu de
camp, des marshmallows grillés et quelques comptines – mais vous
retrouverez coincé en l’espace de quelques secondes dans un
terrible incendie. Alors que les presses d’imprimerie tournent
globalement à pleine vitesse à chaque fois que les gros titres
affichent un nouvel ‘assouplissement quantitatif’, c’est un
peu comme si l’on rajoutait encore un peu de petit bois sur notre pile.
Il suffirait d’une étincelle provenant de la vitesse de
circulation de la monnaie pour que nous assistions à un incendie
capable de faire ressembler les années 1970 aux années 1930.
Alors que j’écris ces lignes,
j’imagine déjà les gémissements et les roulements
d’yeux de mes lecteurs sous l’impression de nausée que
leur donnera ce nouvel almanach pessimiste appelant à la fin du monde.
En réalité, cette ligne de pensée est d’une
logique simpliste. La racine du problème de l’économie
des Etats-Unis est réellement très simple à
comprendre : un nombre important de citoyens sont logés dans des
propriétés dont le prix vient récemment de
dévaler une falaise, et les appels de marge font maintenant
apparition.
Le marché est vendeur et prend la route du
crash. La solution à cela est simple, pour nos gouvernements
: vous relancez l’économie jusqu’à ce
que le coût de remplacement de l’immobilier Américain
excède le prix moyen en vous basant sur l’indice Case-Schiller.
Vous faites tourner la planche à billets jusqu’à ce que
les prix du bois, du cuivre, de l’acier, du ciment et de tout autre
composant aient explosé. Les prix de l’immobilier se
redresseront donc, remettant les emprunts au goût du jour et
POUF ! – les banques seront à nouveau créancières,
recommenceront à prêter de la monnaie, et les beaux jours seront
de retour.
La poudrière inflationniste envoie
désormais des signaux de fumée. Alors que les rendements de
dettes souveraines s’effondrent dans une déflation unanime,
quelqu’un ou quelque chose continue d’accumuler des
quantités massives d’or et d’argent. C’est comme si
deux armées étaient en formation sur les Plaines
d’Abraham, prêtes à engager le combat, opposant d’un
côté les inflationistas et de
l’autre les deflationistos. Si la
déflation l’emportait, il n’en survivrait AUCUNE banque.
Dans la mesure où la politique a été achetée par
les banques, dans quelle direction pensions-nous que la politique se
dirigerait ? Logique 101.
Les hommes politiques, qu’ils soient
Américains ou Européens, chantent tous en cœur
l’hymne de la déflation mais je pense qu’ils protestent un
peu trop. Ouvrons plutôt les yeux, si une miche de pain à 5
dollars permettait à nos banques corrompues de rester en vie, et ainsi
de garder nos titulaires du pouvoir en place, ils en seraient bien
satisfaits. Voici le triste état auquel nous sommes arrivés.
… beaucoup plus pour
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Bill Murphy
Lemetropolecafe.com
Bill Murphy est le président
du GATA (Gold Anti-Trust Committee) et
fondateur du Metropole Café (www.LeMetropoleCafe.com),
un site internet dédié à l’analyse des
marchés financiers avec une attention particulière aux
métaux précieux. Abonnez vous gratuitement à ses chroniques pendant 15
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Bill
Murphy est contributeur à 24hGold.com. Les vues
présentées sont les siennes et peuvent évoluer sans
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