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Le fasciste sur la pièce de dix cents

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Extrait des Archives : publié le 03 avril 2016
1186 mots - Temps de lecture : 2 - 4 minutes
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Rubrique : Editorial du Jour

Pendant plus de soixante-dix ans, l’histoire de Franklin Delano Roosevelt a blessé plus d’un libertarien. Ses politiques d’expansion du socialisme de la guerre, basées sur une structure économique digne de celle de Mussolini, ont élargi l’Etat Américain et prolongé la Grande Dépression jusqu’à l’éclatement de la seconde guerre mondiale.

Il a fallu attendre que les contrôles qu’il a imposés pendant la guerre soient abrogés et que le budget soit réduit pour que la situation retourne à la normale. Une reprise économique de long terme est apparue en 1948.

Celui qui a causé tous ces torts devrait-il être considéré comme un héros ? Son profil est frappé sur les pièces (dépréciées) de dix cents !

Des piles entières de livres ont été publiées au sujet de sa présidence, célébrant ses projets et son exemple qui a inspiré la culture politique Américaine. Tout le monde veut lui ressembler, et pour y parvenir, tout le monde essaie d’imaginer des projets tout aussi saugrenus basés sur des rhétoriques farfelues. Explosez le budget et soyez un « grand homme » : voilà la leçon que nous a apprise FDR.

George W. Bush en est le parfait exemple. Après le 11 septembre, il a joué les FDR aussi bien qu’il a pu, mais a fini par être complètement discrédité. Clinton a eu une approche similaire avec son projet d’assurance santé, mais a vite été confronté à l’échec. Obama a fait quelque pas dans la même direction, mais ils ne l’ont jamais mené bien loin.

Le problème ici est l’exemple de FDR et les leçons qu’en a tiré la classe politique Américaine. La gauche aime son exemple plus que tout et pousse tout le monde à le suivre. Les néoconservateurs ont pris la décision de cesser de se battre à son sujet et d’apprendre à aimer le New Deal. Newt Gingrich et ses amis ont achevé le plus incroyable de tous les succès : prôner l’exceptionnalisme du New Deal tout en proclamant leur opposition au grand gouvernement. Pardon ?

Il semblerait finalement que tout le monde ait tiré les mauvaises leçons de l’exemple de FDR, et pas seulement parce que tout le monde pense que le New Deal nous a en quelque sorte sortis de la dépression économique. La pire leçon qui en ait été tirée n’est pas économique, mais politique.

Comme Mark Thornton a su le démontrer, le plus important changement législatif qu’a fait FDR au début de sa carrière de président a affecté tous les citoyens Américains. Il s’agit bien entendu de l’abrogation de l’Enfer de la Prohibition. Il a fait campagne pour mettre fin à la Prohibition (soutenue par Hoover) et diminuer le budget (élargi par Hoover). Il a tenu sa promesse deux semaines seulement après son inauguration. La même année, il a pris la décision d’amender l’article de la Constitution qui abrogeait l’amendement de 1920 sur la Prohibition.

Ces décisions ont eu un effet immédiat sur les Américains, qu’ils aient été des consommateurs d’alcool ou non. Les bars clandestins ont fermé leurs portes. Les policiers ont cessé de récolter les pots de vin. Les budgets des gouvernements locaux ont été noyés sous les revenus. De nouveaux marchés de céréales sont apparus. Les gens ont de nouveau disposé d’endroits où se rencontrer. Les jeunes ne se sont plus trouvés entraînés dans le monde clandestin de l’alcool. Les gens ont enfin pu boire un verre de vin avec leur repas du soir !

Si vous pensez que ce n’est pas là un changement notoire, considérez maintenant le despotisme absolu du 18e amendement auquel a mis fin FDR :

Section 1. Un an après la ratification de cet article, la production, la vente et le transport de produits alcoolisés, leur importation et leur exportation à des fins liées à leur consommation deviendront illégaux.
Section 2. Le Congrès et les Etats des Etats-Unis devront s’assurer de faire appliquer cet article au travers d’une législation appropriée.

Et on nous parle du pays de la liberté ! La réponse de FDR a été ce 21e Amendement :

Section 1. L’article 18 de l’Amendement de la Constitution des Etats-Unis est abrogé par la présente.

Voilà où a résidé toute l’excitation, toute sa grandeur. Voilà ce que signifie de rendre les gens libres. En comparaison, tous les autres projets entrepris par FDR ont été bien pâles, du moins du point de vue de l’Américain moyen. Ayant gagné en popularité après avoir abrogé la prohibition, FDR a joui d’une marge législative significative. Voilà ce que peut apporter une action en faveur de la liberté humaine.

Depuis lors, nous avons vu arriver une longue ligne de politiciens qui ont espéré pouvoir émuler les horribles projets de FDR sans pour autant faire quoi que ce soit de positif en faveur de la liberté. Ils n’y parviendront jamais. Pourquoi ? Parce que l’essence de la politique américaine a toujours été libertaire.

Les hymnes que nous chantons, les promesses que nous faisons, l’histoire de la fondation de notre nation… tous mentionnent la liberté. Malgré les horreurs commises par les présidents et la vaste expansion du pouvoir du gouvernement, la liberté demeure le thème principal de la culture Américaine. L’Etat providence et guerrier est hors de contrôle, et pourtant, le thème politique le plus efficace reste la liberté. La liberté est ce qui nous unit. La liberté est ce que nous désirons.

FDR l’avait bien compris. C’est pourquoi il a pris cette décision après sa nomination. C’est pourquoi il a fait de l’abrogation de la Prohibition sa priorité.

Pourquoi donc ne l’avons-nous pas vu plus tôt ? Nous tendons à séparer les politiques sociales et les politiques économiques et tendons à oublier la manière dont elles interagissent. Les bons économistes ont condamné le New Deal, mais ils oublient parfois l’aspect économique de l’abrogation de la Prohibition. Autres chose : les historiens sont des menteurs. Ils voudraient nous faire croire que FDR était apprécié pour tout ce qu’il a fait. C’est pourquoi ils ne cessent de nous chanter les gloires du New Deal.

Les conséquences de ces mauvaises interprétations de l’Histoire ont été désastreuses pour l’histoire humaine. Maintenant que nous savons pourquoi les gens l’aimaient, nous pouvons en tirer meilleur exemple des succès politiques de FDR. Le prochain président, de quelque bord politique qu’il soit, devrait en tirer des leçons. Rapatrier les troupes. Diminuer les taxes. Légaliser la marijuana. Eliminer les restrictions qui pèsent sur les industries.

Reagan l’avait compris, c’est pourquoi il a immédiatement demandé une diminution des taxes et dissout le pouvoir d’une union gouvernementale – et c’est aussi pourquoi ses déficits catastrophiques, et plus tard ses hausses de taxes, n’ont pas été observées comme les trahisons qu’elles étaient.

Le thème premier est la liberté. Un président qui en a conscience ne peut que gagner. Mais un président ne devrait jamais être cru sur parole. FDR a utilisé sa décision populaire pour mettre en place de nombreux projets diaboliques. La première leçon que doivent en tirer les hommes politiques est de placer la liberté au-dessus de tout le reste. La leçon, pour le reste d’entre nous, est de ne pas croire un président, pas même s’il a fait quelque chose de bien.

 

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