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Cours Or & Argent en

Le Florentine.

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Extrait des Archives : publié le 17 juin 2014
1570 mots - Temps de lecture : 3 - 6 minutes
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Cette réplique en zirconium a été taillée par Scott Sucher, qui mentionne avoir avoir utilisé des formules mathématiques pour déterminer les angles et la mesure des côtés de la pierre en raison du manque d’informations disponibles à son sujet. Seuls les dessins de Jean-Baptiste Tavernier et quelques photos en noir et blanc datant d’avant 1921 existent aujourd’hui.

 


Ce dessin est tiré du livre Six Voyages de Tavernier,

publié pour la première fois en 1976 en Français avant d’être traduit de l’anglais par

Valentine Ball en 1925.

Il présente le diamant comme ayant neuf côtés et taillé en double rose en forme d’enclume.

 

Autrefois le diamant jaune de la famille de Médicis, cette pierre Indienne est de couleur jaune et légèrement teinté de vert. Il est taillé de manière irrégulière, est composé de neuf côtés et de 126 facettes.

 

Les légendes à son sujet remontent jusqu’en 1467, alors que Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, l’aurait porté lors de la bataille à laquelle il fut vaincu. Un paysan ou soldat l’aurait découvert sur le corps du duc et vendu pour un florin, pensant qu’il s’agissait de verre. Après cette date, il aurait changé de mains de nombreuses fois pour de petites sommes d’argent. Le Pape Jules II aurait été l’un de ses propriétaires.

 

Son histoire authentique commence lorsque Tavernier (célèbre bijoutier et voyageur Français) a vu la pierre parmi les trésors du grand-duc de Toscane en 1657. Après la mort des Médicis, il fut transféré à Vienne suite au mariage de François-Stéphane de Lorraine, qui devint plus tard grand-duc de Toscane, et de l’impératrice Marie-Thérèse, et intégra les joyaux de la Couronne des Habsbourg au Hofburg, à Vienne. Il était alors estimé à 750.000 dollars.

 


Une photo du Florentine sur sa monture la plus récente – une broche à chapeau.

Cette photo a certainement été prise entre 1870 et 1900.

 

Après la chute de l’Empire d’Autriche, durant la première guerre mondiale, le Florentine fut emporté en Suisse par la famille impériale Autrichienne en exil. Le diamant aurait plus tard été dérobé par un proche de la famille et emporté en Amérique du Sud aux côtés d’autres joyaux de la Couronne. Après cet évènement, des rumeurs circulèrent au sujet de l’arrivée du diamant aux Etats-Unis dans les années 1920, où il aurait été retaillé et vendu. Il devrait donc faire partie de la liste des diamants perdus du monde. Les employés du musée Kunsthistorisches à Vienne, où le Florentine était exposé jusqu’en 1918, monté sur une broche à chapeau, ont précisé que le GIA a déclaré en 1964 n’avoir aucune idée de l’emplacement actuel du diamant.

 

Le Florentine est aussi appelé le Tuscan, le Grand Duke of Tuscany, l’Austrian et l’Austrian Yellow Brilliant.


Source: Diamonds - Famous, Notable and Unique par le GIA.

 


 

Voici ci-dessus un dessin du Florentine fait par Max Bauer et publié dans son livre Precious Stones publié en 1904. Les dessins de gauche et de droite sont les représentations de l’avant et du flanc du diamant. Le dessin situé au centre est une version corrigée du flanc correspondant au dessin de face – notez les facettes supplémentaires. Ce type de briolette est appelé un double-rose parce que le diamant possède un rondiste. Les diamants en briolettes, tels que le Briolette of India, sont ronds lorsqu’observés du dessus et ont généralement un petit trou sur la pointe, ce qui leur permet d’être portés en pendentifs. Je trouve que ce style correspond le mieux à la taille du diamant, puisqu’il est légèrement moins oblong (plus en forme d’enclume que de poire). Vous noterez également qu’il y a un plus grand nombre de facettes au centre de la pierre, bien que Tavernier ne les ait pas dessinées. Le diamant présente une facette triangulaire oblongue à quatre heures du centre. Elle apparaît presque grise malgré le fait que les facettes qui l’entourent semblent illuminées. Je suppose qu’il s’agit de l’une des facettes que Tavernier a décidé de ne pas reproduire. Il en existe neuf au total. A 1h30 du centre du diamant, une facette supplémentaire est également visible, elle aussi de couleur gris clair.

 


 


Dans le livre d’Herbert Tillander intitulé Diamond Cuts in Historic Jewelry - 1381 to 1910 ont été publiés un certain nombre de dessins du Florentine faits au cours de ces derniers siècles. Celui de Tavernier (en haut de cet article) y est oublié, ainsi que ceux de Bauer et de Cletscher. L’image ci-dessus présente le dessin fait par Tillander des facettes de la pierre, que je trouve impeccable. Il présente 144 facettes – 81 sur la couronne et 63 sur le pavillon. Le dessin d’en haut représente l’arrière du diamant, celui du milieu l’avant, et celui du bas une version symétrique. Les facettes du centre de la gemme sont organisées en trièdre, alors que la partie qui lui correspond l’autre côté du diamant n’a que neuf facettes de base (il se trouve que le dessin de Tavernier représente l’envers du diamant). La pierre est quelque peu ‘inclinée’, ce qui paraît raisonnable compte tenu du fait qu’elle ait été taillée en 1615. Elle n’aurait pas pu être taillée de manière aussi symétrique que les diamants taillés plus tard, tels que le Regent ou le Tiffany Yellow par exemple.

 

Le Florentine a de nombreux noms. Il a été appelé Tuscan, Tuscany Diamond, Grand Duke of Tuscany et Autrian Yellow – un nom bien mal choisi qui a poussé certains à le confondre avec un diamant disparu du nom d’Austrian Yellow Brilliant.

 

Le Florentine est taillé en forme de goutte et ses facettes sont plus ou moins symétriques. L’avant est taillé en trièdre, mais la partie arrière n’a que neuf facettes de base. L’avant et l’arrière de la pierre ont été retaillés deux fois, ce qui a donné naissance à neuf rangées contenant chacune neuf facettes à l’avant, et neuf rangées de sept facettes à l’arrière – pour un total de 144 facettes. L’impression qu’elle donne est d’être taillée en étoile à neuf rayons.

 

Grâce au travail de Speranza Cavenago Bignami, Guido Gregorietti et d’autres, Herbert Tillander a été capable de retracer l’histoire de cette pierre. P. Aloisi aurait dit en 1932 que la pierre a été ‘confisquée’ au roi de Vijayanagar (aujourd’hui Narsingha) en Inde du Sud à la fin des années 1500 par le gouverneur Portugais de Goa, Ludovico Castro, comte de Montesanto, après la défaite du roi face aux troupes Portugaises. Le cristal fut déposé chez les Jésuites de Rome et, après de longues négociations, revint au grand-duc Ferdinand I de Toscane qui l’acheta à la famille Castro-Noranha pour la somme de 35.000 scudi crocati Portugais.

 

Le fils du duc Ferdinand, le grand-duc Cosimo II (qui régna de 1609 à 1621) a finalement fait tailler la pierre par Pompeo Studentoli, un Vénicien travaillant à Florence. La gemme lui fut retournée le 10 octobre 1615. Un inventaire des possessions de Cosimo II après sa mort confirme l’acquisition de la pierre par Ferdinand et la décrit comme étant ‘facettée de chaque côté et montée sur un bijou serti de diamants’.

 

Dr Heinz Biehn a reproduit un dessin du pendentif et a écrit en dessous ‘Il Gran Diamante del Serimo Gran Duca di Toschana, Pesa 138 Carati’. Malgré de nombreuses recherches, l’origine de ce dessin demeure obscure. Le poids correct et le nombre exact de facette indique qu’il a peut-être été fait juste après la taille du Florentine en 1615. La ligne extérieure diffère quelque peu, parce que l’artiste a voulu mettre l’accent sur une symétrie parfaite.

 

Thomas Cletscher, qui a vu la gemme à Florence, en a produit un dessin en 1625 : ni les facettes ni la ligne extérieure ne sont parfaitement corrects, ce qui indique qu’il ait pu le dessiner de mémoire. Il a très bien reproduit les facettes centrales, mais pas les facettes extérieures. Cletscher indique les poids de la pierre brute et de la pierre finie comme étant de 170 et 120 carats. Aucun des deux ne s’avère correct.

 

Une société du nom de Gem Slueth cherche actuellement à savoir ce qui est arrivé au diamant. Sa théorie initiale est qu’il ait été retaillé. Mais parce que le Florentine a une forme peu commune, seule une taille ronde aurait permis de ne pas perdre trop de carats. Gem Slueth a déterminé qu’il n’existe que quatre diamants jaunes de plus de 70 carats. Trois de ces diamants ont été éliminés de la liste de possibilités, en raison de diverses informations qui citent leur existence alors que le Florentine pesait encore 137,27 carats. Seule un, un diamant jaune clair de 80 carats vendu aux enchères en Suisse en 1981, pourrait correspondre au Florentine. D’autres recherches ont depuis été menées, et la femme qui a vendu le diamant en 1981 a été contactée. Elle a précisé qu’il se trouvait dans sa famille depuis la fin de la première guerre mondiale (le Florentine a été volé en 1918). Elle se rappelle clairement que le diamant avait une forme étrange avant que son père ne le fasse retailler. Le Lord Ian Balfour, un célèbre historien Britannique, et De Beers, ont supporté la théorie de Gem Sleuth quant à ce qui a pu advenir du Florentine. Cette théorie a fait l’objet de nombreuses publications. Personne ne sait où se trouve actuellement le diamant de 80 carats, mais après avoir discuté personnellement avec Ian Balfour, j’ai l’impression qu’il n’a pas complètement disparu.

 

Remerciements :  R. Thomson


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IMPOSSIBLE pour moi de mettre 5/5 comme j'aimerais le faire à tous ces articles sur les Diamants célèbres. Il manque en effet, à chaque fois des données très importantes concernant la gradation de ces diamants : couleur, pureté. Par exemple sont-ce des D- IF ou bien des VVS ou VS 1 ou 2, des couleurs D,E,F,G ? ???
Cela me manque !...
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IMPOSSIBLE pour moi de mettre 5/5 comme j'aimerais le faire à tous ces articles sur les Diamants célèbres. Il manque en effet, à chaque fois des données très importantes concernant la gradation de ces diamants : couleur, pureté. Par exemple sont-ce des D  Lire la suite
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