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Le montant des produits dérivés dans le monde : 710.000 milliards de dollars

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Publié le 29 mai 2014
586 mots - Temps de lecture : 1 - 2 minutes
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Rubrique : Editoriaux

La Banque des Règlements Internationaux (BRI) vient de publier une étude statistique sur le montant des produits dérivés dans le monde à la fin 2013, et ceux-ci atteignent le montant incroyable de 710.000 milliards de dollars (710.000.000.000.000 dollars). Pour prendre un élément de comparaison, le PIB des Etats-Unis en 2013 se monte à 16.000 milliards de dollars, soit 44 fois moins. Et cette masse de produits dérivés est supérieure de 20% au record précédent, qui date de juste avant la crise de 2008… On parle beaucoup de bulles en ce moment, sur les actions, les obligations ou les matières premières, voici incontestablement la plus gigantesque.

Qu’est ce qu’un produit dérivé ? C’est un contrat entre deux parties dont la valeur est déterminée par les variations de prix d'un actif sous-jacent (obligations, actions, matières premières, devises). Il sert à se protéger contre des variations de prix ou de taux d’intérêt, ou à spéculer. Autre type de produit dérivé, le CDS (Credit default swap), qui sert à se protéger d’un événement de crédit (un emprunteur, Etat ou entreprise, qui fait défaut). La majorité des contrats sont négociés de gré à gré, et non sur un marché, c'est-à-dire dans l’opacité la plus complète.

Raison de plus de s’inquiéter : aux Etats-Unis, la plus grande partie de ces produits est détenue par seulement quatre banques (JP Morgan, CitiBank, Goldman Sachs, Bank of America). La concentration est également très élevée eu Europe, avec notamment la Deutsche Bank (nous en avions parlé) et les banques françaises. Le volume est énorme mais les transactions ont lieu entre un petit nombre d’acteurs.

Lorsque l’on s’alarme de ces montants, les responsables bancaires expliquent qu’il ne faut pas s’inquiéter car ces engagements sont compensés et, au final, l’exposition nette ressort à presque zéro. Les positions s’équilibrent, quand un engagement est pris sur un produit dérivé, la banque achète une protection (la position inverse) pour se protéger. Mais à qui l’achète-t-elle ? A une autre banque. Ainsi toutes les grandes banques se vendent entre elles des produits dérivés, ce qui explique la concentration dont nous parlions plus haut, et ce qui signifie que si l’une d’entre elles fait faillite, toutes les autres plongent ! C’est ce qui a failli se produire avec la faillite d’AIG en septembre 2008 qui était la contrepartie de nombreux établissements financiers, et qui a été sauvée en catastrophe par l’Etat américain.

Le plus connu de ces produits est le CDS, mais sa part relative demeure secondaire. L’essentiel de ces dérivés (82% exactement), nous apprend la BRI, concerne des produits de taux d’intérêt, globalement d’un montant équivalent aux Etats-Unis et en Europe, et là ça devient intéressant. Fondamentalement les taux d’intérêt aux Etats-Unis et en Europe ne résultent pas du libre jeu du marché, ils sont manipulés à la baisse par les banques centrales (la Fed et la BCE) qui font tout pour les maintenir au plancher. Toute inflexion de leur politique monétaire est annoncée longtemps à l’avance, ce qui permet à chacun de réajuster ses prévisions. Elles donnent ainsi une fausse assurance aux opérateurs, qui prennent par conséquent plus de risques que de raison. Si les banques centrales venaient à perdre la main, si des crises ou des krachs venaient à dépasser leur capacité d’intervention ou la crédibilité de leur parole, ces taux d’intérêt pourraient connaître des mouvements brusques qui prendraient à revers les marchés. Et la montagne de ces dérivés de taux exploserait. Les dégâts seraient tout aussi inimaginables que le chiffre que l’on a cité au début de cet article.

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Philippe Herlin est chercheur en finance et chargé de cours au Conservatoire National des Arts et Métiers à Paris. Il est également contributeur sur le site Goldbroker.com
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Pour les dégats, quelque soit le montant des derivés, ce sera enorme.

Depuis 2008, rien n'est réglé, et d'autre soucis ont été ajoutés.

A la prochaine crise, c'est tous au abris !
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Ah voilà l'info du jour, savamment dévoilée un jour férié....

Les USA sont pratiquement de retour en récession (on invoque tout un tas de causes pour expliquer cette chute du PIB).

http://www.bbc.com/news/business-27616183

EDIT

Et deuxième info du jour : on annonce 10 milliards USD d'amende pour BNP Paribas (négociable à 8).

Alors..une banque à l'amende....super......SAUF QUE, elle est à l'amende pour avoir contourné un embargo stupide mis en place car le maître du monde.
Une amende pour la crise financière ? Ah non.......qu'on laisse le peuple trinquer.

Et de toute façon, cette amende finira aussi dans le c... du peuple, ou du moins des clients de BNP dont je fais partie.
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Si tu y as "dans le c.." (pour reprendre ton expression à la lettre près),
c'est que tu as encore des ronds dans la banque en question.
Donc ne couines pas.

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Comme quoi, l'épidémie d'obésité touche aussi les banques...

30% de la population mondiale en surpoids... c'est fat, dans certains pays c'est plus que 50% de la population. Il faut donc conclure que le surpoids y est devenu la norme et le poids "normal" (IMC entre 18 et 25) est l'exception.
On sait que l'obésité augmente les risques pour la santé (ou est du moins la conséquence de comportements augmentant ces risques ; sédentarité, malbouffe).
Le pire, c'est qu'en voyant une majorité de gens en surpoids, les gros vont se sentir "normaux" et ne plus essayer de maigrir.

Pareil ici.... ces produits dérivés dangereux sont devenus la norme, du coup les acteurs concernés n'en perçoivent plus les problèmes. Les autres ont des contrats bizarres, alors moi aussi !

En cas de pépin, ce sera le big bang financier.

Et en cas de crise ?
Soit les gros vont mourir de faim
Sont il y aura encore plus de gros (car, oui, la malbouffe est moins chère que les produits sains.... dans certains états américains, l'accès aux produits sains est presque impossible pour certaines zones, et le taux d'obésité y est monstrueux).

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L'obesite,et les obeses toute une histoire d'engraissage pour les multinationales et les cochons de consommateurs.

Un marche qui rapporte par tous les bouts;
Le cycle:
Donc,plus ils bouffent,
-ils consomment plus,
-ils ont plus de problemes de sante,
- O,baise mal mais ca rapporte encore en Viagra
-et ils meurent plus tot:enterrement,moins de retraite a verser.
Donc du berceau a la tombe ils rapportent.
Excellente affaire pour les multinationales mondiales d'avoir autant de cochons a nourrir et c'est pas pres de s'arreter.
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la principale cause de l' obésité, ce n' est sûrement pas la sédentarité ou la "MALbouffe"... mais bien la "SURbouffe"... tous ces gros tas de graisse répugnants devraient arrêter de se suralimenter comme des porcs ! ( toute une éducation à refaire ! )... ils me dégoûtent.

en plus, l' "obésité n' augmente pas les risques pour la santé" : l' obésité est déjà en soi, un état très mortifère

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Cela,c'est ce que l'on veut nous faire croire:la partie emergee de l'Iceberg.C'est deja impressionnant 710.000 milliards
Mais la realite est autremment superieur:la partie immergee de liceberg, avec les paradis fiscaux comme chacun sait.
COMBIEN????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????plus ,plus,mystere et boule de gomme.
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ah le grand fantasme de "Paradis fiscaux"... moi ce qui me "gêne" le plus, personnellement, c' est la profusion des enfers fiscaux... avec en tête de file, la France et la Belgique
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Les paradis fiscaux ne sont certes pas un "fantasme".
Ils existent bel et bien.
Si tu en avais les moyens, tu saurais que
ça n'a absolument rien d'imaginaire ou de "fantasmé".

Tu es un drôle de médecin, Fred.
A l'ancienne.
"A la Céline", en quelque sorte.
Un médecin pauvre (ou se prétendant tel).
Au point de ne même pas imaginer
pouvoir soi-même passer par le truchement des paradis fiscaux.
De dépit, tu les nies.

Et, à côté de ça, tu viens couiner...

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je viens d' ingurgiter une bonne gorgée d' huile "3 en 1"... c' est merveilleux ! : je couine déjà beaucoup moins
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c_idem - 30/05/2014 à 15:11 GMT
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