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Le Québec Libre gramme par gramme I : introduction et impérialisme du dollar américain
Par Reg Howe - Golden Sextant
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Article originellement publié le 09 novembre 2008
1342 mots - Temps de lecture : 3 - 5 minutes
 
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Dans une allocution à la Kennedy School of Government à Harvard University, le président de l’université, Lawrence H. Summers, a défendu le libre échange et la mondialisation tout en se plaignant que trop de gens autant dans le gouvernement qu’à l’extérieur «...ont l’économie mercantile gravée dans la mémoire.» Voir Globalization Defended, Harvard Magazine (July-August 2003), p. 75. Le libre échange est fondé sur le principe des avantages comparatifs énoncés par l’économiste classique David Ricardo, qui repose sur des taux d’échange fixes entre des monnaies en espèces, non pas des taux de change flottants entre monnaies de papier sans limites -- une préférence apparemment gravée dans la mémoire de la plupart des économistes modernes, y compris l’ancien Secrétaire au Trésor américain.

Après la Seconde Guerre Mondiale, les accords de Bretton Woods ont établi un système d’échange à taux fixe lié au dollar É.U., qui était convertible en or à $35/once sur demande des banques centrales étrangères. Le système s’est effondré en 1971 en raison de l’accumulation excessive de dollars outre-mer venant d’abus que le Général de Gaulle appelait un «privilège exorbitant», soit le fait que les États-Unis puissent régler le déficit de leur balance commerciale avec leur propre monnaie, en faisant un «déficit sans larmes» comme le disait Jacques Rueff, son conseiller monétaire.

Avec les applaudissements de la plupart des économistes, le système de Bretton Woods a été remplacé en 1973 par le présent régime des taux de change flottants sans lien entre les monnaies ou avec l’or. Répondant mieux aux politiques des taux d’intérêts des banques centrales, à la circulation des capitaux spéculatifs, et aux interventions officielles dans les marchés qu’aux surplus commerciaux réels et à la parité du pouvoir d’achat, ces taux flottants -- fréquemment giratoires -- ont seulement compliqué et perturbé le libre échange. Mais il reste à voir s’ils peuvent fonctionner ou même survivre à la mondialisation. L’usage illimité de papier monnaie mondialement est un phénomène très récent; tandis que les monnaies mondialement reconnues -- premièrement l’argent, puis l’or -- ont existé pendant des siècles.

La même technologie responsable de la mondialisation facilite l’usage de l’or comme monnaie, non seulement en éliminant plusieurs inconvénients pratiques des anciennes pièces d’or, mais en rendant l’opération complètement fondée sur le principe du cautionnement de réserves au moins aussi économique que le système fractionnaire des réserves utilisé par les banques fondé sur le crédit. L’informatique et l’Internet ont créé un monde où l’or peut servir directement comme monnaie sans l’assistance du gouvernement ou des banques. Ainsi l’étalon-or, qui n'a jamais été une «relique barbare» comme disait Lord Keynes, pourrait finalement devenir une véritable relique par le progrès technologique.

Pendant que ce nouveau monde fait de monnaie d’or promet d’être semblable au merveilleux 19e siècle de l’étalon-or plutôt qu’au 20e siècle du chaos monétaire, la transition sera difficile, en particulier pour les gouvernements qui ont fait des déficits et de la gestion des taux de change leur mode de vie, ou qui ont permis que leurs réserves officielles soient sur-pondérées en dollars et sous-pondérées en or. Parmi les nations du G-7, le Canada fait face au plus grand défi parce qu’en plus d’être en mauvaise posture sur ces points, il n’a pas résolu les désaccords constitutionnels pour donner une place juste au Québec, la deuxième province en importance comme producteur d’or, dans la confédération.

 

1. L’Impérialisme du Dollar É.U.

 

Ce qui passe pour un système monétaire international aujourd’hui n’est ni plus ni moins qu’un programme de recyclage du dollar (É.U.) qui laisse les consommateurs américains avec plus que leur part équitable des marchandises mondiales et les banques centrales étrangères avec la majeure partie des surplus de dollars. Pire, le système apparaît incapable de s’équilibrer. Avec l’escalade de la dette et du déficit des É.U., ainsi va la réserve de dollar à l’étranger.

Le surplus de dollars produit par les surplus commerciaux avec les États-Unis reflète les exportations qui font fonctionné les économies de nombreux partenaires commerciaux, ce qui les rend réticents à convertir ces surplus en monnaies locales et à risquer d’étouffer la prospérité généré par les exportations en redressant les taux de change. Voir Richard Duncan, The Dollar Crisis (John Wiley & Sons (Asia), 2003), pp. 90-119. D’un autre côté, en gardant un surplus de dollar (É.U.), les banques centrales étrangères monnayent la dette du gouvernement américain de la même manière que la Réserve fédérale (É.U.). Sans restriction, ce processus menace de détruire la valeur du dollar -- et les réserves de dollars à l’étranger -- à travers l’inflation.

Comme cela est indiqué dans Gibson's Paradox Revisited: Professor Summers Analyzes Gold Prices, deux siècles de données historiques démontrent qu’en l’absence d’intervention gouvernementale, la valeur de l’or varie inversement aux taux d’intérêt à long terme. Sous l’étalon-or, la valeur de l’or était réciproque au niveau général des prix puisque le prix de l’or était constant. Dans un marché de l’or libre, la valeur de l’or est déterminée par son prix. Ainsi, exception faite des occasions où les interventions officielles suppriment les forces du libre échange, un faible taux de rendement nominal des obligations et de l’inflation tel que mesuré par l’indice des prix aux consommateurs ne devrait pas être compatible avec un faible prix de l’or. Ou bien le taux des rendements obligataires doit augmenter sans doute avec les taux nominaux (bancaires) et en plus la dé-inflation ou même la déflation, ou le prix de l’or doit augmenter.

Le 15 juin 2003, dans son rapport économique semi-annuel, le directeur de la Fed Alan Greenspan assure que la Réserve fédérale américaine «…est prête à garder une position très accommodante dans sa politique aussi longtemps que nécessaire pour atteindre un retour à une performance économique satisfaisante.» Répondant aux implications inflationnistes de cette déclaration avec le déficit record du budget fédéral à venir, les prix étalons des Notes du Trésor à échéance de 10 ans et des défuntes obligations du Trésors à échéance de 30 ans sont immédiatement tombés, propulsant à la hausse leur taux de rendements et provoquant la chute des marchés obligataires la plus grave de la dernière décennie. Voir, e.g., D. Chapman, Bond Massacre!, SafeHaven (July 30, 2003).

Toutefois, particulièrement dans un environnement économique mondial marqué par une croissance sous la normale, des taux d’intérêts à court terme peu élevés aux États-Unis mettent la pression sur ces principaux partenaires commerciaux et les autres pays aussi pour les suivre avec de bas taux d’intérêt sinon leurs monnaies s’apprécient de manière indésirable. En effet, même un pays avec une longue tradition de monnaie fiable comme la Suisse n’y est pas immune. Voir G.T. Sims, Swiss Central Bank Leaves Itself With Limited Room to Maneuver, The Wall Street Journal (August 11, 2003), p. A2.

En 2002, selon les statistiques d’échanges commerciaux publiées par le Bureau du Recensement des É.U., les exportations du Canada aux États-Unis s’élevaient à presque $210 milliards contre des importations juste au-dessus de $160 milliards, laissant au Canada pour la troisième année consécutive un surplus commercial d’environ $50 milliards du plus grand échange commercial bilatéral au monde. Ainsi, il n'a peut-être pas été si étonnant comme certains le prétendent que le jour du témoignage de M. Greenspan au Congrès Américain, la Banque du Canada a baissé son taux d’intérêt, occasionnant la chute marquée de la monnaie canadienne contre la monnaie américaine. Voir e.g., B. Little, This central bank sure likes surprises, The Globe and Mail (July 16, 2003).

Étant en manque de «dollar (américain) fort» dont M. Summers est l’architecte principal, plusieurs pays -- le Canada en tête -- sont dépendants de taux de change qui ne reflètent pas le plein pouvoir d’achat de leurs propres devises. Mais «mendier auprès du voisin» aujourd’hui veut dire qu’il faudra «mendier auprès de soi-même» demain, alors que la devise américaine conduit toutes les devises de papier dans une course folle pour prouver encore une fois aujourd’hui que la citation suivante attribuée à Voltaire dit vrai: «L’argent de papier retourne éventuellement à sa valeur intrinsèque -- zéro.» (Note: Une recherche diligente n’a pas permis de trouver la source exacte de cette citation.)

 

Reg Howe

GoldenSextant.com

 

A suivre …

 

 

 

 

 

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Reginald H. Howe est le fondateur de Golden Sextant Advisors LLC, qui fournit des services de consultation, de management et de banque d’affaires à des societies et particuliers ayant un intéret pour l’or.
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vous voulez des preuves????
voici

En bref: Ottawa vend son or
6 mai 2003 | Reuters | Actualités économiques
Ottawa — Ottawa a vendu environ 17 % de ses réserves d'or en avril en échange d'investissements plus flexibles, épuisant presque ses coffres jadis bien garnis.

Le Canada a vendu 85 703 onces d'or, conservant dans ses coffres 423 000 onces pour une valeur de 142 millions de dollars, indiquent les données du ministère des Finances publiées hier. Avant de commencer à se départir de ses réserves en 1980, le gouvernement fédéral détenait 21 millions d'onces. Le métal jaune représente aujourd'hui seulement 0,4 % de l'ensemble des réserves internationales du gouvernement, qui s'élèvent à 36,26 milliards. Ottawa a pour politique de vendre ses réserves d'or afin de les remplacer par des titres productifs d'intérêts et tente de faire concorder les périodes de ventes avec les hausses de prix. La valeur de la réserve d'or gouvernementale a été calculée selon la valeur marchande à Londres le 30 avril, qui était de 336,75 $ l'once.
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"(Note: Une recherche diligente n’a pas permis de trouver la source exacte de cette citation.)"
et comme le cas voltaire est hautement polémique (voire vidéos de marion sigaut), autant se passer de faire une telle citation. ça aurait été la plus évidente honnèteté intellectuelle plutôt que de mentionner la non traçabilité.
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A vérifier effectivement, ceci étant voltaire qui était un financier assez avisé a vécu la période de Law. Moment de notre histoire un peu oublié mais très instructif pour ceux qui s'intéressent aux marché des Mpx. En ce domaine l'histoire semble, comme le suggérait platon, assez cyclique !
Quand la banqueroute approche, les pouvoirs en place tentent souvent de confisquer l'or et l'argent détenus par les citoyens lambdas.


Law interdit la possession de plus de 500 livres de métaux précieux par foyer, sous peine de confiscation et d'amende. Une récompense est promise aux dénonciateurs, et des perquisitions ont lieu, même chez les ecclésiastiques. Le 11 mars, pour décourager le public de la monnaie métallique, il suspend la valeur libératoire de l'or, à dater du 31 décembre. Alors que l'opinion publique gronde, il fait arrêter les « semeurs de faux bruits », qui sont déportés aux colonies, ce qui crée un scandale. Dès le 24 mars, la banqueroute est connue des initiés. Source Wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_Law
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voltaire était un charognard de l'état de guerre. un marchand de canons.
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