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Le retour du gaz de schiste : l’écologie, l’économie et l’idéologie.

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Publié le 20 juin 2013
511 mots - Temps de lecture : 1 - 2 minutes
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Rubrique : Editoriaux

 

 

 

 

La publication jeudi 6 juin 2013 d'un rapport parlementaire favorable à une exploration et une exploitation « maîtrisées » des gaz de schiste vient relancer la polémique autour d'une source d'énergie dont les promesses sont régulièrement noircies par les lobbies écologistes.

L’écologie est un souci légitime. Elle est d’ailleurs comme nous l’avons déjà rappelé ici, le premier souci de l’économie. Elle peut également être un souci sanitaire. Mais il arrive malheureusement souvent qu’elle soit motivée par l’idéologie, la communication, et le clientélisme politique. Dans ces conditions, il est possible que ses objectifs désignés soient en contradiction totale avec la réalité de l’impact écologique sur la planète. Il est ainsi difficile de démêler ce qui tient de l’image verte, de ce qui tient d’une réelle démarche de bonne gestion des ressources naturelles.

Que penser par exemple, d’un système de production d’énergie, dite « renouvelable », dont la fabrication demanderait une dépense d’énergie supérieure à la quantité d’énergie que ce système pourrait produire pendant toute sa durée de vie ? Si pour fabriquer, entretenir, et retraiter un panneau solaire, il faut consommer plus d’énergie que celle qu’il  aura produite pendant sa durée d’utilisation, le bilan est-il bon pour l’environnement ? Autrement dit, l’utilisation de sources d’énergie dont le bilan énergétique global est négatif est-elle une avancée ou un recul écologique ?

Et pourtant, certaines techniques bénéficient mystérieusement d’une « image » écologique. Quand bien même toutes les études sérieuses viendraient démontrer la nocivité globale de telle ou telle solution énergétique, l’intention, l’image maintiendrait cette dernière dans le camp bien gardé du développement durable.

De la même façon, mais en miroir, certaines technologies ont la vie dure. Des OGM au Bisphénol A, une fois estampillés ennemis de la planète, ce sont autant de domaines qui vont devoir avancer sous les coups de l’ensemble de la communauté durable, et de ses relais médiatiques.

Les gaz de schistes font partie de cette catégorie. 

Alors que les deux parlementaires en charge du rapport indiquent que la fracturation hydraulique (technique d’extraction des gaz de schiste la mieux maitrisée à ce jour, mais également la plus critiquée par les ONG) aurait déjà été utilisée en France « à au moins 45 reprises », entre 1980 et l’interdiction de 2011 « sans qu’aucun dommage n’ait été signalé », et qu’ils ajoutent que « la France possède toutes les compétences scientifiques, techniques, et industrielles, à tous les niveaux de la filière pour créer une filière de fracturation propre », des collectifs d’ONG ont dénoncé une approche « qui vise à réduire la débat public à la dimension strictement technique » .

Ce qui compte, pour ce type de militants, est bien évidemment plus la dimension idéologique que la dimension technique, et c’est bien là tout le problème de l’écologie.

La question des risques techniques de ce type d’extraction est bien la seule qui devrait compter pour un écologiste honnête et responsable. Le reste est une histoire de communication, de manipulation idéologique, et de clientélisme. Le plus grave étant qu’en dernière analyse, c’est toujours la planète, qui paie la facture de l’idéologie.

 

 

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Renaud DOZOUL est architecte de formation. Il crée une agence à Paris en 2004 après avoir exercé pendant deux ans à Mexico. Il se consacre désormais à la recherche et à l’écriture. Il publie notamment en 2011 « 10 bonnes raisons de restaurer la Monarchie » aux éditions Muller et travaille actuellement sur un ouvrage consacré aux fondements de la liberté en occident.
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Le débat éolien continue à faire rage en Région wallonne. Objectif : produire 4500 GWh d’électricité à partir du vent à l’horizon 2020. Si l’on s’en tient aux éoliennes « classiques », il faudrait passer d’environ 260 à 750 éoliennes. Développement qui ne se fait parfois pas sans mal. Après le cadre de référence pour l’implantation des éoliennes et la très discutée cartographie du potentiel wallon, un nouvel élément s’est ajouté au débat : le gouvernement a confié à la Sofico, la société qui exploite les autoroutes, les principales routes régionales et les voies navigables, la mission de devenir un des opérateurs principaux du développement éolien.

Combien de moulins peut-on implanter sur le domaine Sofico ? Les estimations varient. La dernière en date a été apportée au Soir par un… vent favorable. C’est le scénario remis ce jeudi soir par le ministre des Travaux publics, Carlo Di Antonio (CDH), ministre de tutelle de la Sofico. Décoiffant. Il y a là de quoi transformer les autoroutes du sud du pays en rivières de moulins à vent.
De Muelenaere
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Le Molinari m'épatera toujours. On croit qu'il a touché le fond mais non, il creuse pour aller encore plus bas. Je crois qu'avec cet article il a réussit un superbe score sur l'échelle du godwin quand même.
En tout cas, vu sa capacité à creuser, ça m'étonne pas qu'il mette de l'ardeur quand son patron lui demande de défendre la fracturation, alors même que ça fait au moins 2-3 ans qu'on sait que ce n'est PAS rentable avec l'expérience US. Et le rapport français le rappelle : c'est tout SAUF quelque chose de nouveau et si ça a pas été développé c'est pour de bonnes raisons. Tous les grands investisseurs/fond de pensions on déjà pu annoncer leur retrait et dénoncer la bulle spéculative à base de subventions débiles et éphémères.

Quant à la non rentabilité énergétique des renouvelables, c'est une bonne légende urbaine pour tenter de faire fuir la concurrence et tenter de pendre des parts de gâteau à bas prix. ça a déjà été démonté à de multiples reprises.
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Histoire de poser les bases d'un débat bien informé :

L'exploitation de gaz de schiste nécessite de forer de nombreux puits, genre un par kilomètre carré (par exemple, si Bruxelles devait être transformée en exploitation de gaz de schiste, il y aurait 160 puits sur son territoire).

Chaque puits requiert 1000 camions citerne remplis d'eau, à mettre sous pression à 600 bars.

Cette eau est mélangée à des produits chimiques toxiques afin de mieux fracturer la roche.

Ensuite, l'eau remonte à la surface, chargée des produits toxiques du départ, mais également de toutes les saletés ramassées en sous-sol, y compris des éléments radioactifs dans certaines zones (or ce sera justement le cas du Sud de la France).

Cette eau est entreposée dans des bassins de décantation, à l'air libre.

Une partie de l'eau peut remonter via le sol, touchant ainsi des nappes phréatiques.

Le gaz libéré par la fracturation remonte via le puits, mais une partie de ce gaz s'échappe à l'air libre, or il s'agit d'un gaz à très fort effet de serre. Les chiffres réels des fuites de gaz sont soigneusement brouillés par les autorités compétentes (on les situe entre 1 et 10%).

Sachons aussi que ce genre d'exploitation implique l'utilisation de brûleurs.... d'ailleurs il existe des photos satellites montrant clairement la luminosité des exploitations de gaz de schiste aux USA (au moins aussi forte que celle des grandes villes).

Et finalement, il y a ce risque sismique difficile à cerner. La fracturation de roches à 3000 m de profondeur peut déstabiliser des failles et provoquer de petits séismes. Si on exploite du gaz trop près d'une zone urbaine, cela peut endommager des habitations et autres constructions.

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On sait bien que derrière tout cela se retrouve la recherche du profit pour quelques entreprises qui se foutent complètement du bien commun.
Ok pour le gaz de schiste en France, mais avec répartition de la manne apportée sur l'ensemble des citoyens, par exemple en donnant un salaire a vie a ceux qui n'ont plus de boulot du fait de la destruction du travail à laquelle on assiste de plus en plus.
Vu le tam tam médiatique actuel, je ne serai pas étonné que des groupes financiers soient d'ores et déjà entrain de s'acheter hommes politiques et média, afin de nous vendre (articles de presse, discours politiques) l'inéluctabilité et l'obligation économique pour nous de transformer le pays en vaste chantier, le tout bien sur dans notre intérêt.
Et bien non, personnellement deux fois non, tant que l'on ne connait pas réellement l'impact in fine sur l'environnement ( en dehors du blabla tout va bien on sait faire) et la question de la redistribution des bénéfices...

Arrêtons de donner la décision a de pseudos experts qui se font facilement achetés, quand ils ne sont pas eux même salariés ou consultants de groupes privés.

Arrêtons de donner aux politiques le choix sur ces questions. Comme les journalistes ils sont trop facilement l'objet de conflits d'intérêts, réapproprions nous cette question de société !

Etudions là à travers des groupes de citoyens qui iraient voir les résultats dans d'autres pays, canada, chine, recevraient les experts des différents camps, auraient des retours en interviewant les habitants des lieux concernés etc. Partageons leurs réflexions et faisons un référendum
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On en reparlera des dégâts environnementaux !
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Tant que c'est chez eux.
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oui On en reparlera des dégâts environnementaux !
il vont être énorme mais cela a déjà commence le besoin démesuré d eau nécessaire a la fracturation hydraulique
commence a être un sérieux problème en plus de la pollution des nappes phréatique
Barnhart, un village de l'Ouest du Texas est à court d'eau potable
le choix va t il être pétrole ou eau ?

Et si la « révolution des gaz de schiste », loin de fortifier une économie mondiale convalescente, gonflait une bulle spéculative sur le point d’éclater ?

le gaz de schiste coûte actuellement plus cher à produire que son prix de vente. Voici les chiffres avancés par Christophe de Margerie lui-même (pour le Texas) :
"Nous avions fait nos études de rentabilité sur un prix qui était à plus de 6 $ le million de BTU, aujourd'hui on est à 3,2 $ et ça ne passe pas !"
"Chesapeake Energy, un des leaders de l'industrie américaine, pourrait se trouver en faillite [en 2013] si l'entreprise ne réussissait pas à couvrir son déficit de trésorerie d'environ 22 milliards de dollars.
Le journal Les Echos du 31 janvier 2013 rapporte qu'Aubrey Mc Clendon, le fondateur de Chesapeake va quitter ses fonctions. Le patron de la société avait déclaré, de façon prémonitoire, en mars 2012 : "On peut être le gars le plus intelligent de la pièce, mais se trouver dans la mauvaise pièce". Qualifiée d'"inquiétante", la dette de Chesapeake atteignait 16 milliards de $ fin septembre 2012, alors que la société avait accusé une perte supérieure à un milliards de $ sur les trois premiers trimestres de l'année.

En août 2012 BHP Billiton Ltd a dû réduire de 2,84 milliards de dollars la valeur d'une partie de ses actifs en gaz de schiste aux États-Unis, lesquels avaient été achetés 4,75 milliards de dollars seulement dix-huit mois plus tôt.

En juillet, deux autres sociétés, BG Group Plc. et Encana Corp, ont annoncé une réduction de plus de 3 milliards de dollars de leurs actifs en gaz de schiste."
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Tu es superbement bien informé .
Je comprends que nous restions prudents .
S'ils se cassent la g ! , nous aurons bien faits d'attendre .
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Il y a quantité d'articles sur le net. De très bonnes synthèses sur agoravox, pour vous faire gagner du temps, qui démontrent à quel point c'est une bulle sans le moindre intérêt si ce n'est de détourner le regard et d'empocher des subventions (pendant un temps très limité, puisque cacher le fait que c'est pas rentable ne dure jamais bien longtemps).
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Il suffit de voir le nombre d'entreprises qui ont fait faillite .
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Le solaire dans les pays nordiques ...
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Il suffit de voir le nombre d'entreprises qui ont fait faillite . Lire la suite
PLOECKS HORS DE MA VUE - 20/06/2013 à 18:37 GMT
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