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Cours Or & Argent en

Les entreprises doivent refuser l’aide de l’État !

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Jean de Selzac
Publié le 24 juin 2013
627 mots - Temps de lecture : 1 - 2 minutes
( 14 votes, 4,1/5 ) , 10 commentaires
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Rubrique : Editoriaux

 

 

 

 

L’État aide les entreprises avec de l’argent public : cette hérésie économique est devenue le credo des gouvernements français qu’ils soient de droite ou de gauche. Trois chiffres résument bien la situation : 6 000 aides sont fournies par une administration de 15 000 fonctionnaires et distribuent 110 milliards d’euros par an. Ce maquis d’aides est géré par une administration qui ne coûte pas moins de 700 millions d’euros en frais de fonctionnement annuel.


L’industrie française est ainsi aidée à hauteur de 2 milliards d’euros, l’agriculture à hauteur de 4 milliards d’euros et des aides sont distribuées sous toutes leurs formes aux commerçants, aux artisans, à la culture, au cinéma : à chacun son aide. Et tout ça pour quoi ? Pour une économie en perte de vitesse depuis bien trop longtemps, avec -0,2% de croissance au premier trimestre 2013, un chômage qui ne cesse d’augmenter de mois en mois pour atteindre 10,8% en mai, un climat des affaires qui se dégrade et une dynamique économique défavorable selon l’Insee.


Mais plus particulièrement, lorsqu’un chef d’entreprise accepte ou sollicite une aide publique, il commet deux fautes graves : l’une envers les contribuables et l’autre contre sa propre entreprise.


Première faute : l’entrepreneur aidé prend en fait l’argent des contribuables.  Rappelons cette vérité trop oubliée que Margaret Thatcher avait si bien défini : « L’argent public n’existe pas, il n’y a que l’argent des contribuables. » Ce sont donc les contribuables, à qui on ne demande pas leur avis, qui financent toutes ces aides. En conséquence, chacun d’entre nous devient de fait un investisseur. En effet, soyons logique, si notre argent, par les aides et les subventions, apporte un concours financier à des entreprises, cela s’appelle bien un investissement. Or qui dit investissement, dit retour sur investissement. Où est-il ? Nulle part. Or, comme tout actionnaire qui reçoit des dividendes quand son investissement permet la bonne marche de l’entreprise,  chaque contribuable serait en droit d’attendre un retour sous une forme ou sous une autre. Mais à ce jour, cet « investissement contribuable » est perdu, sûrement au nom de la générosité nationale.


Deuxième faute : l’entrepreneur aidé abandonne sa propriété et sa liberté. Accepter l’aide de l’État, c’est accepter que l’État s’immisce dans les affaires de l’entreprise. Inévitablement, du fait  de cette ingérence, l’intervention étatique grandit dans l’économie. Frédéric Bastiat déconseillait déjà au siècle dernier aux entrepreneurs d’entrer dans ce dangereux processus « qui substitue la volonté du législateur à leur propre volonté, l’initiative du législateur à leur propre initiative. »


Il avait sans doute raison quand on constate que plutôt que de vaquer à leurs affaires, les chefs d’entreprise jugent bon de participer à des « Assises de l’entrepreneuriat », au Palais de l’Élysée et d’écouter François Hollande leur expliquer ce qu’ils doivent faire et comment l’État s’occupera d’eux.


Alors se produit pour les entrepreneurs ce que Bastiat a décrit : « Ils n’ont plus à se consulter, à comparer, à prévoir ; la Loi fait tout cela pour eux. L’intelligence leur devient un meuble inutile ; ils cessent d’être hommes ; ils perdent leur Personnalité, leur Liberté, leur Propriété. » Au final, l’État décide des investissements privés, des secteurs prioritaires et choisit qui doit être aidé. François Hollande et Jean-Marc Ayrault ne font pas autre chose avec la Banque publique d’investissement et le crédit d’impôt compétitivité emploi.


La pire des choses qui puisse arriver à une économie est que les entrepreneurs perdent l’esprit d’entreprise. Or c’est bien ce qui arrive en France : beaucoup d’entreprises ont perdu la culture du risque, de l’investissement et de la levée de fond pour attendre l’aide de l’État. Un État qui par ailleurs matraque fiscalement ces mêmes entreprises. Cette schizophrénie fiscale n’a aucun sens. Les entrepreneurs ont tout à y perdre.

 

 

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Esprit libertarien, entrepreneur, grand voyageur parcourant des continents aussi divers que l’Afrique et l’Amérique, Jean de Selzac met sa plume au service de la liberté économique et de l’esprit d’entreprise. Il a souvent écrit dans les différentes publications de Contribuables Associés.
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Les USA n'ont pas sauvé GM avec l'argent du contribuable, non non.
Fannie Mae et Freddie Mac n'ont pas été sauvé par l'argent du contribuable. Non, non.
Bastiat, le grand théoricien qui remplace avantageusement "la main invisible" d'A Smith, histoire de donner un semblant de science économique à cet article.
" l’entrepreneur aidé abandonne sa propriété et sa liberté" : tient, il faudrait développer le sujet, tant cette affirmation est sujette à caution
Etc etc : on peut s'amuser à réfuter point par point cet article si on y prend le temps nécessaire.

Il faut arrêter avec ces articles biaisés, écris par des sous-fifres aux ordres et payés par des think-tank US, remplis de poncifs libéraux éculés : l'absence de régulation, initiée par les states (ou plutot une dérégulation outrancière) a mené droit à la plus belle catastrophe économique de tous les temps.
On sait par ailleurs que trop d'Etat tue l'Etat.

Il doit donc exister un juste milieu.
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En 2009, et contrairement à GM, Ford a refusé l'aide du gouvernement US.
Résultat, ils existent toujours sous la même forme qu'avant.
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http://www.youtube.com/watch?v=EXVGhP--LmE

sanax conseillé .
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JE VEUX REDRESSER LA FRANCE

JE VEUX RELANCER LA PRODUCTION, L'EMPLOI ET LA CROISSANCE

Je ferai des PME une priorité. Je mobiliserai l'épargne des Français, en créant un livret d'épargne industrie dont le produit sera entièrement dédié au financement des PME et des entreprises innovantes. Pour cela, je doublerai le plafond du livret développement durable, en le portant de 6 000 à 12 000 euros. Les PME, les TPE, les artisans et les commerçants auront, dans chaque région, un interlocuteur unique. Le crédit d'impôt recherche leur sera rendu plus simple et plus accessible. Je veillerai à ce que la commande publique leur soit bien ouverte, en toute indépendance et transparence.
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Court bref et limpide, heureusement qu'il y encore des gens pour mettre noir sur blanc un des problèmes fondamentaux de notre économie.
Dans l'existence, tout est risque, que ça plaise ou non. Mais comme nous sommes le splus forts en France, on a érigé en dogme le principe de précaution. Ah ah !
La réalité de ce pays est que des eunuques ont fini par confisquer le pouvoir à ceux qui en ont. C'est tout !
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Le pouvoir des urnes ...
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Quelle chance !
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Ben non;
si on me donne du pognon pour rester au soleil , je prolonge mes vacances .
Pas vous ?
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C'est ce que les allohicsociaux font toute l'année .
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toi tes jolouse .
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Dernier commentaire publié pour cet article
Les USA n'ont pas sauvé GM avec l'argent du contribuable, non non. Fannie Mae et Freddie Mac n'ont pas été sauvé par l'argent du contribuable. Non, non. Bastiat, le grand théoricien qui remplace avantageusement "la main invisible" d'A Smith, histoire de  Lire la suite
mouloud Z. - 26/06/2013 à 04:15 GMT
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