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Les grands perdants

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Publié le 08 février 2013
1582 mots - Temps de lecture : 3 - 6 minutes
( 26 votes, 4,2/5 ) , 15 commentaires
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Rubrique : Editoriaux


En Suisse, ce ne sont pas que les horloges qui sont complètement coucous. Au cours de ces quatre dernières années, les hommes politiques et banquiers centraux Suisses se sont lancés dans l’achat frénétique de devises étrangères. En 2012, leurs coffres contenaient près de 420 milliards de dollars de devises diverses, et principalement d’euros. Ce chiffre représente sept fois les réserves Suisses de 2008 et représente 70% du PIB annuel du pays – soit 200.000 dollars par famille de quatre personnes. Assez pour fournir la Suisse en horloges, chocolat et fondue pour de nombreuses années à venir. Selon les dirigeants du pays, cette somme aurait été ‘investie’ en prévision du futur. En réalité, cette décision n’a rien fait de plus qu’appauvrir leur pays dans le présent. Et bien qu’elle puisse nous sembler perverse, elle paraît tout à fait logique aux yeux de la pensée économique dominante de notre époque.

Des générations durant, la Suisse a pu jouir de fondamentaux économiques exceptionnels. Le pays a disposé d’un important taux d’épargne, de faibles taxes, d’importantes exportations, d’un faible ratio dette/PIB, de budgets gouvernementaux équilibrés et, jusqu’il y a quelques années, de politiques monétaires responsables. Ces attributs ont fait du franc Suisse une valeur refuge. Mais dans l’économie d’aujourd’hui, plus aucune bonne action ne reste impunie.

Les banquiers centraux du monde, et principalement ceux de Washington, Frankfort et Tokyo, se sont engagés dans une campagne effrénée de dévaluation de leur devise pour combattre la récession. Et des années durant, la Suisse a refusé de se joindre à la fête. En conséquence, les investisseurs du monde entier ont décidé de placer leur épargne sur le franc Suisse. Entre décembre 2008 et août 2011, le franc Suisse s’est apprécié de 59% par rapport au dollar et de 30% par rapport au yen. Plus important encore, le franc Suisse a grimpé de 42% par rapport à l’euro. Puisque la Suisse est entourée de la zone Euro, ses échanges avec les nations Européennes représentent la vaste majorité de ses transactions internationales.

Avec l’appréciation de sa devise, la Suisse a continué de prospérer. Les salaires et le pouvoir d’achat y ont augmenté et son PIB a gonflé bien plus rapidement que celui des autres nations d’Europe de l’Ouest. Malgré des statistiques d’exportations généralement positives, les exportateurs Suisses ont noté que de temps à autre, leur forte devise pouvait représenter un désavantage par rapport aux compétiteurs étrangers. Le renforcement de leur devise a maintenu un plafond sur le prix des biens à la consommation, ce qui a permis à la Suisse d’enregistrer un très faible taux d’inflation, voir même parfois des phases de déflation. Malgré le fait que la Suisse ait durant très longtemps été une île en pleine santé flottant au beau milieu d’un océan de problèmes, elle s’est laissée convaincre par l’orthodoxie économique aujourd’hui au pouvoir voulant qu’une devise forte est plus un fardeau qu’une bénédiction. L’appréciation du franc Suisse a été perçue comme une répudiation des politiques expansionnistes des autres pays. C’est pourquoi le gouvernement Suisse a décidé de joindre la course à l’assassinat de devises.

Au début du mois d’août 2011, la Banque Nationale Suisse a changé d’attitude envers le franc. Pour dire les choses simplement, elle a vendu des francs pour acheter des devises étrangères et principalement des euros, et a promis d’acheter des quantités illimitées de devises étrangères afin de maintenir un taux de change de 1,20 franc pour un euro. Ainsi, la Banque Nationale Suisse a externalisé sa politique monétaire. Toute décision de la BCE a depuis cette date été suivie par la Suisse. L’ironie, c’est que c’est la peur d’une telle dépendance qui a poussé les Suisses à ne pas adopter l’euro dès le départ. Malgré une image indépendante, la Suisse a en quelque sorte adopté l’euro. Depuis août 2011, le franc a perdu 16% contre le dollar et les réserves de devises étrangères de la Suisse ont atteint des niveaux record. Les investisseurs qui ont acheté des francs Suisses pour échapper à la dévaluation de leur propre devise ont été trahis.

Les nations productives génèrent des excès de biens et services qui peuvent être vendus à l’étranger, et leur croissance et stabilité attirent des fonds d’investissement venus de toute la planète. Ces conditions entraînent une augmentation de la demande en leur devise, ce qui en fait grimper le prix. Une devise forte maintien le coût du capital et des matières premières à des niveaux très bas, ce qui permet aux travailleurs les plus productifs d’augmenter leurs revenus réels. Mais selon une majorité d’économistes, une devise forte porte atteinte à une économie parce qu’elle détruit sa compétitivité internationale et peut engendrer des épisodes de déflation – qui sont pour eux une sorte de sable mouvant économique. Ces peurs sont à l’origine de l’éclatement de la guerre des devises qui consiste à la dépense par les gouvernements de très importantes quantités d’épargne nationale afin de s’assurer que leurs devises demeurent peu chères. Dans la logique économique actuelle, il faut échouer pour pouvoir réussir.

Il est très facile d'avoir une devise faible. Tout ce que cela demande est une volonté infinie de continuer d’imprimer. Une devise forte requiert une réelle discipline fiscale et un certain niveau de production. Et pourtant, tout comme ces séries télévisées qui vous montrent des gens qui tentent désespérément de perdre du poids, les économistes pensent que les gagnants sont ceux qui perdent le plus. Pour gagner, il ne faut plus venir à bout de ses adversaires, mais se tuer soi-même ! C’est un peu comme si un étudiant était parvenu à convaincre ses parents qu’un F est meilleur qu’un A sur un bulletin scolaire. Et si un F lui attire les félicitations de ses parents plutôt que leur colère, pourquoi donc désirerait-il faire mieux ? De la même manière, alors que la Suisse travaille à la dévaluation de sa propre devise, les autres nations ont de moins en moins de raisons de changer leurs habitudes. Sans support extérieur, les nations aux économies en déclin verront les prix de leurs biens à la consommation grimper en flèche. Et la baisse du standard de vie de leurs citoyens finira par les forcer de mettre en place des réformes productives.

Selon moi, de la même manière qu’il est préférable d’être riche que d’être pauvre, une devise forte vaut mieux qu’une devise faible. Bien que de très nombreux économistes tentent de nous mélanger les pinceaux, la vérité peut vite apparaître au grand jour lorsqu’une situation particulière est portée à son extrême. Si une faible devise est préférable à une forte devise, alors la logique voudrait qu’une devise qui n’ait aucune valeur soit préférable à une devise qui ait une valeur infinie. Mais comment fonctionneraient des pays aux devises si différentes ?

Il est vrai que le pays émetteur de la devise sans aucune valeur tendrait à avoir un taux de chômage proche de zéro et à profiter d’importantes exportations. Le coût très faible du travail signifierait que tout le monde pourrait trouver du travail, même dans les branches les plus marginales. Mais puisque les autres nations seraient capables d’acheter la production de ce pays pour des prix bien plus importants que ce que pourraient se permettre ses propres citoyens, l’intégralité de sa production serait exportée. Bien entendu, ses importations seraient inexistantes puisqu’aucun de ses citoyens ne pourrait se permettre d’acheter quoi que ce soit à un pays dont la devise a plus de valeur que la leur.  En conséquence, la consommation de ce pays serait extrêmement peu élevée. C’est là l’analogie d’une nation appauvrie et réduite à vivre avec le minimum vital, comme par exemple la Bolivie, le Zimbabwe et la Russie aujourd’hui.

Au contraire, un pays qui émettrait une devise d’une valeur infinie serait le plus heureux de tous. Même les plus petites quantités de monnaie permettraient à ses citoyens d’acheter n’importe quels produits importés de l’étranger. Une soirée de babysitting permettrait de gagner un salaire bien plus important que plusieurs mois de dur labeur dans un pays plus pauvre. Une devise extrêmement forte engendrerait une hausse de la consommation malgré une diminution du nombre d’heures travaillées. La valeur de l’épargne grimperait, et les gens auraient la capacité de voyager et de s’adonner à des activités de leur choix. Voilà qui est la description parfaite d’une économie prospère.

Vu ainsi, il est facile de voir quelle est la meilleure d'entre ces deux options. Ceux qui croient dans les bénéfices des devises peu chères n’expliquent pas à quel moment le déclin d’une devise peut devenir une mauvaise chose. Il doit forcément exister un moment où la baisse du pouvoir d’achat devient plus importante que la supposée croissance. Et pourtant, ils ne nous en disent rien. Selon moi, l’appréciation d’une devise est toujours une bonne chose. Aucun point de non-retour ne devrait jamais avoir besoin d’être identifié.

Le problème, c’est que les économistes pensent aujourd’hui que le rôle premier d’une économie est de créer des emplois, et non des biens et services. Ils perçoivent un emploi comme étant une fin en soi, plutôt qu’un moyen d’apporter aux autres ce dont ils ont réellement besoin. Mais s’il était possible d’obtenir tout et n’importe quoi sans avoir à travailler, alors qui aurait besoin de se soucier de relancer l’emploi ? Une devise forte nous aiderait en ce sens. Voici donc qui prouve à quel point la science économique actuelle a tout oublié de son objectif premier.

La science économique d’aujourd’hui détruit la croissance réelle. Tant que cette idéologie règnera, les plus gros imprimeurs seront les plus grands perdants.


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Peter Schiff est expert en économie politique et monétaire, et dans le conseil de la diversification internationale du patrimoine.
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_ " ... La Suisse fixe "juste" (guillemets à dessein ; NdL) un taux plancher face à l'euro ... " Frisco
_ " En faisant cela, elle est condamnée à se déprécier. " ph11
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_ Les grands perdants : Par Peter Schiff - EuroPac
+1
_ " ... les hommes politiques et banquiers centraux Suisses se sont lancés dans l’achat frénétique de devises étrangères ... " :
_ " Une fois qu'on a dépassé la mesure, il n'y a plus de limite... " Euripide

Il est notoire que la Suisse est politiquement dans le déni de la guerre des devises (course aux dévaluations compétitives)... La Suisse n'aurait-t-elle plus de 'monnaie de singe' ? En l'absence d'un nouvel étalon or (non par décret mais sur la base de monnaies libres) et ses fondamentaux sains, de devises libres, d'une économie très peu régulée, du retour à une vraie croissance, et en dépit de son succès en matière de monnaie forte, dont le corollaire est la favorisation d'une spéculation débridée et nocive (flux de capitaux dont elle ne voit pas la couleur et qui l'ébranle), le frein aux exportations, la Suisse est au même titre que les autres nations (à plus forte raison celles qui ont choisies une politique volontariste de monnaie forte), tyrannisées par le keynésianisme dirigiste et l'interventionnisme (en l'espèce sur le marché des changes, etc...), donc peu ou prou, affligée par les mêmes maux, ceux de la globalisation. Non, la Suisse n'est pas dans une bulle qui en ferait un havre de vertu économique et financière, même si elle a de sérieux atouts (c'est le contenu physique de ses coffres qui la sauvera !). Elle a 'bien' sa part dans les 700.000 milliards de produits dérivés 'shadow banking' et autres trafics du genre... alors que le PIB mondial n'est que 70.000 milliards d'USD ! ...politique irresponsable qui mène à la fin de la civilisation Occidentale, à la fin des libertés durement acquises, à l'affaiblissement des Démocraties, et à la déstabilisation mondiale avec toute la cohorte de misères attendues ou en voie de l'être... Rien que çà !

La Suisse, en l'état actuel de la conjoncture mondiale, est-elle en mesure d'affirmer qu'elle échappera à la déflation, l'inflation, l'hyperinflation, en étant à l'abri toute seule dans son coin, eût-elle une Banque centrale 'indépendante' (en apparence... la Fed et les autres le sont-elles ?), de cracks systémiques à répétitions qui attendent tout le monde au tournant ! Un peu de modestie et beaucoup de lucidité ne nuiraient pourtant pas... le péremptoire n'aidant pas à élever le débat, tout comme la vaine gloserie et autres généralités approximatives à titre de 'plans sur la comète' ! Faut-il demander à Piero San Giorgio, un Suisse compétent, responsable des marchés émergents d'Europe de l'Est, du Moyen Orient et d'Afrique dans l'industrie, de vous venir en aide ? cf. son livre excellent, dont je vous recommande vivement la lecture (voir ses videos sur youtube, également) : Survivre à l'effondrement économique, Manuel pratique ; 2011. C'est autre chose qui se joue désormais de nos jours, l'enjeu ici est capital, majeur, pour ne pas dire vital pour certains, et cela ne se réduit pas à des émotions du type 'aversion envers telle école de pensée', 'peur irrépressible du chômage', 'auto-satisfaction (chauvine ?)', 'anti-américanisme primaire', 'c'est pas la faute de la Suisse, c'est celle de tous les autres' et autres humeurs passagères de flânerie emprunte de naïveté et de déballage de sa 'petite science personnelle' (fût-elle respectable en elle-même en tant que contradiction). Il est vrai que nous en sommes tous acteurs, peu ou prou, tout résidant essentiellement dans cette dernière 'nuance'... " Le poison, c'est la dose " disait même si justement, le médecin Suisse, Paracelse, au XVIème S., déjà !

Par ailleurs, si toutefois il était avéré que M. P. Schiff était responsable d'encourager certains citoyens indélicats à la pratique de l'évasion fiscale, a t-on déjà vu la Suisse s'en plaindre ou la Suisse se plaindrait-elle, plutôt, d'avoir à subir des pressions des Etats-Unis, de l'Allemagne, de la France, etc... préjudiciables à ses petites affaires de 'menus recels' (cet argent devant revenir à leur propriétaires légitimes, le fisc de ces nations) ?

D'autres encore, seraient devenus susceptibles, parce que touchés probablement par le terme 'grands perdants', qui paraît annihiler quelque peu leur raison. Qu'ils se rassurent, nous le sommes tous, pour le moment... en attendant le nouveau rôle mondial de l'or et la réforme en profondeur du SMI, qui viendront inéluctablement, dans la douleur assurément, mais que nous entrevoyons à l'horizon (chaque jour de nouveaux éléments viennent corroborer cela), nous les contrariens, envers et contre l'avis majoritairement rangé de nos concitoyens (quoiqu'ils deviennent de plus en plus nombreux à 's'ouvrir' et découvrir à quel point ils sont trompés, abusés, floués depuis 'des lustres' !). S'ils aiment la continuation de politiques Etatistes, keynésiennes, dirigistes, interventionnistes et liberticides (la Soviétocratie Européenne et ses scribouillards à 16000 € / mois...), nous empoisonnants tous à petit feu, hypothéquant même très gravement l'avenir de nos enfants... avec leurs 'monnaies de singe', et bien on la leur laisse, volontiers ! Mais qu'ils nous laissent au moins préparer l'émergence citoyenne, d'alternatives réalistes, honnêtes et vertueuses, basée sur les Mpx. Parce que, ce qu'ils n'ont d'autre ineptie conservatiste, aviliste et absolutiste comme politique à proposer... nous le constatons tous les jours, à la vue d'un état du monde autant catastrophique que désespérant. Ce ne sont pas des 'constructifs' mais des 'démolisseurs'... !
Salutations aux moutons rêveurs et peu courageux.

http://news.fr.msn.com/m6-actualite/monde/le-g7-tente-de-d%c3%a9miner-les-craintes-dune-guerre-des-monnaies-2
_ " La BNS s'est volontairement transformée en une agence de l'Eurosystème sur le territoire de la Suisse ... de nos jours une banque centrale n'est pas libre de sa politique monétaire et, en particulier, elle doit suivre la tendance inflationniste générale. Il en résulte qu'aucune réforme monétaire visant à réduire l'inflation globale ne peut réussir tant que les banques centrales ne retrouvent pas leur liberté d'action. Or, cette liberté d'action est entravée par le système de banques à réserves fractionnaires et ses inhérentes vulnérabilités. La réforme monétaire passe donc par une réforme bancaire au préalable. " Siméon Brutzkus 27022013 : http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-la-malediction-du-franc-suisse.aspx?article=4259150320G10020&redirect=false&contributor=Sim%C3%A9on+Brutzkus
_ " Les meilleurs livres sont ceux qui racontent ce que l'on sait déjà. " George Orwell
_ " Le politiquement correct est incorrect en pratique. " Ty Andros
_ " dans l'action, il faut garder l'optimisme de la volonté, accouplé au pessimisme de la raison.. " Antonio Gramsci
_ " ... tous les excès de notre temps entraîneront une campagne qui défendra à tout prix un statu quo qui puisse nous permettre de soutenir l’insoutenable. C’est là l’idée qui se cache derrière tous les discours politiques de notre époque, et tout particulièrement derrière la grande fraude qu’est celle de la monnaie ... " James Howard Kunstler - Kunstler.com ; le 08 février 2013.
_ " La meilleure mesure d’un dollar, d’un yen ou d’un euro (ou d'un Franc Suisse ; NdL) est le nombre de ceux-ci qui est nécessaire pour se procurer une once de valeur pure, une once d’or. L’or est simultanément l’unité et le messager. Les gouvernements et les banques centrales (celle de la Suisse y compris) craignent le messager. La raison pour laquelle ils ont peur du messager est évidente : ils ont peur du message. " Richard Russel
_ " Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? Je ne vois rien que le soleil qui poudroie, et l’herbe qui verdoie (la jeune femme ayant un besoin d’aide désespéré..." Charles Perrault ; La barbe bleue ; 1697.
_ " Il y a trois types d'hommes. Ceux qui voient, ceux qui voient quand on leur montre, et ceux qui ne voient pas. " Leonard de Vinci

Merci à Peter Schiff pour la profondeur de son analyse claire et vraie.
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@verzotto
Nous en conviendrons... 25 ans d'études e scatologiques ça pourrait effectivement génèrer des évènements aux relents forts nauséabonds ! C'est quoi les prochaines études et prédictions ? parce qu'il ne faudrait pas confondre l'algorythme-mètre avec le ... thermomètre ! ...la science économique n'ayant besoin, à priori, que du premier... mais bon si vous le sentez comme ça !

_ " si vous ne vous sentez pas bien (prophéties douteuses), allez vous faire sentir par les autres ! "
Sans rancunes Mister 'good joking troll' !
Salutations.
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" ... Tant que cette idéologie règnera, les plus gros imprimeurs seront les plus grands perdants. "
Dans l'absolu, oui, c'est à dire dans le monde 'd'après'... quand tout se sera 'effondré ! mais en attendant, ils se gavent, manipulent à tout-va, et emmènent tout le système 'pourri jusqu'au trognon' dans le mur, avec une politique totalement obscène, où le seul mobile est le profit débridé.
Nos dirigeants dévoyés flanqués de leurs banques centrales avides ne sont pas devenus 'gros imprimeurs' du jour au lendemain ! Cela fait 40 ans qu'ils impriment pour perfuser une économie moribonde qui ne produit plus de richesses (la politique du crédit de masse ne produit que de la dette et n'aboutit à terme qu'à l'appauvrissement généralisé, à la VALEUR ZERO de 'TOUT ACTIF', sauf des Mpx !). Nos keynésiens dirigistes irresponsables savent pertinemment ce qu'ils y 'PERDENT' (!?!). Que diable l'auteur de cet article avait-il à l'esprit en utilisant ce terme ?
La question est davantage de savoir POURQUOI ils veulent que les choses se déroulent ainsi. Pour quelles raisons préfèrent-ils délibérément avilir leurs monnaies ? Pourquoi choisissent-ils la facilité de continuer de promouvoir l'étalon papier au point de vouloir le détruire ? Pourquoi persistent-ils à imprimer abusivement des fausses monnaies au point de déséquilibrer complètement les masses monétaires ? Pourquoi désirent-ils tant nuire de la sorte à leur propres économies nationales, et ce faisant, aux autres économies mondialisées ? Pourquoi sapent-ils et méprisent-ils intentionnellement les fondements Démocratiques en bafouant les peuples honnêtes et laborieux ? Pourquoi promeuvent-ils la financiarisation outrancière, cupide et corrompue, en l'aidant à s'ériger au titre de culte suprême, chaque jour un peu plus ?
La liste est tout aussi longue que de plus en plus portée à la connaissance de citoyens dont la seule arme est, pour l'instant, l'indignation montante. Lorsque le point critique sera atteint, c'est à dire qu'une masse suffisamment conséquente de gens aura définitivement compris qu'ils ont été abusés, floués, manipulés, divisés, qu'ils suent tous les jours pour rien, que leur monnaie ne vaut rien, que leurs économies (épargnes et 'actifs' divers) ne valent rien, que le peu qu'il en restera leur sera interdit d'accès lors de soubresauts inhérents à des crises systémiques à répétition, que le chômage pour tous sera les seuls diplômes et contrats à durée indéterminée requis, que la misère et l'esclavage frappera durablement à leur porte et à celle de leurs enfants, que leurs libertés auront été sournoisement et considérablement limitées... qu'ils auront faim et besoin d'un abri, fût-il de fortune...
Bref, il est indéniable qu'une prise de conscience collective est entrain de s'opérer au sein des peuples. Il est vrai que pour l'heure, alors que le système retient son souffle de jour en jour, les prises de positions citoyennes de grande envergure font encore cruellement défaut (entre autre exemple : permutation des actifs papiers en actifs réels (non virtuels, non électroniques, etc...) en métaux précieux. Une des raisons réside dans le fait que nous avons été des nations opulentes et que nous avons encore de 'beaux restes' (pour certains de ses citoyens, en tous cas), lesquels nous tiennent lieu de réserves nous situant en dessous d'un certain seuil fatal, susceptible de déclencher le crack systémique.
En tout état de cause, cette lente dégradation funeste de nos civilisations ne serait jamais survenue si un tel SMI n'avait été mis sur pied sur la base de 'l'abus des siècles' (à dessein ?) en 1913, avec la création de la Fed. Le Pdt W. Wilson a regretté amèrement sa décision et dit clairement avoir été 'possédé'. Depuis, ce conglomérat bancaire des plus voyoucratiques à 'mis au pas' tous nos dirigeants successifs, mettant en 'coupes réglées' les Exécutifs de ce monde. L'un d'entre eux, le Pdt R. Nixon, assurément l'un des plus scélérats, a opéré 'sur commande' en 1971, un enterrement de 3ème classe à ce qui restait du système étalon or, lequel avait été jusque là le socle de la prospérité des civilisations développées et considérées comme libres. Dès lors, que pouvons nous constater ? Comme par hasard, plus nos économies tournent le dos aux Mpx après les avoirs complètement remplacés par des monnaies de singe, et plus elles déclinent. Concomitamment, plus les Etats-nations se délitent, plus le désordre, voire le chaos prospèrent ! A tel point que l'on va finir par envier l'insolente richesse des mafias, car il semblerait que les multinationales ont des concurrents à leur hauteur... drogues, armes, jeux, prostitution, immobilier 'blanchisseur', marchés noirs de tous acabits, paradis fiscaux, politicards et banksters (dont la tête sont les gros imprimeurs de monnaie virtuelle): forment-ils eux la vraie économie ?

Alors M. Peter Schiff, continuerez-vous a conclure fort maladroitement " les plus gros imprimeurs seront les plus grands perdants " ? Si vous vouliez dire 'potentiellement, un jour...', d'accord, sinon c'est la réalité pendante qui s'impose à tous : ils sont les plus grands gagnants, et ce plus que jamais : à qui profitent les cours de bourse mirobolants, vertigineux, artificiellement gonflés par l'injection de masses monétaires exhorbitantes ? Où va tout cet argent qui manque cruellement à l'économie réelle ? Où vont les profits accumulés suite aux ventes d'or quotidiennes, considérables, servant à étouffer les cours et effacer le prix des Mpx, à dessein ? ... dans les poches des gagnants iniques, des plus grandes fraudes orchestrées de tous les temps, que sont au premier chef, les gros imprimeurs !
En attendant, ils peuvent bien nous chanter en coeur le célèbre refrain : " on ira tous au Paradis, même nous (mais sans vous, peuples 'trimards' imbéciles) !" .

_ " Misère, misère... ! " Coluche
_ " Avant-derniers avertissements des peuples indignés : rendez-nous notre ETALON OR et nos pièces en ARGENT ! " NdL

Merci aux plus motivés d'entre vous qui m'auront lu jusque là !
Merci à M. P. Schiff pour son éclairage d'expert qualifié
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la suisse de dévalue pas sa devise ( à la différence des USA , Japon, Uk par ex) elle évite qu elle s apprécie trop du à son statut de monnaie refuge. Elle fixe juste un taux plancher face à l euro. Elle essaie de contrôler (avec succès jusqu alors) sa parité avec l euro. C est tout! C est l avantage d être en dehors de la zone euro ( avoir une banque centrale indépendante, décider seule de sa politique monétaire ) et de commercer avec la zone euro.
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«Elle fixe juste un taux plancher face à l euro.»

En faisant cela, elle est condamnée à se déprécier.
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Non, elle peut arrêter de s apprécier et rester stable (vs l euro). La BNS intervient, en bas comme en haut. La suisse est petite....
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Vous parlez de valeur de monnaie en terme de change, je parle en terme d'inflation, de valeur de la monnaie.

La valeur de la monnaie n'est pas le change par rapport aux autres monnaies, mais la contrepartie de la monnaie, c'est à dire les marchandises, la production, les services.

Ce n'est pas le Franc Suisse qui s'apprécie, ce sont l'euro et le dollars qui perdent en valeur. Le Franc Suisse, lui est très stable ou se déprécie moins vite que les autres.

De plus, l'appréciation d'une monnaie est surtout le signe d'une bonne santé économique. Je ne vois donc pas l'intérêt de faire cela, sauf pour faire des faveurs aux industries exportatrices, qui, je rappelle, ne composent que la moitié de l'économie.
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@Frisco
Vous 'roulez' pour la Suisse ou vous n'avez peut-être pas bien saisi le sens de l'article ?
Dans le meilleur des deux cas c'est la deuxième interrogation qui prévaudra...
Extrait : " ... cette décision n’a rien fait de plus qu’appauvrir leur pays dans le présent ... forte devise pouvait représenter un désavantage par rapport aux compétiteurs étrangers ... s’est laissée convaincre par l’orthodoxie économique aujourd’hui au pouvoir voulant qu’une devise forte est plus un fardeau ... la Banque Nationale Suisse a externalisé sa politique monétaire. Toute décision de la BCE a depuis cette date été suivie par la Suisse. L’ironie, c’est que c’est la peur d’une telle dépendance qui a poussé les Suisses à ne pas adopter l’euro dès le départ. Malgré une image indépendante, la Suisse a en quelque sorte adopté l’euro... ".
etc...
... mais il vous est loisible de donner complètement tord à Peter Schiff, si vous le voulez !
Je pense qu'il vous faut impérativement faire le distingo entre ce que les dirigeants Suisses souhaitent mener comme politique et ce que la réalité leur dicte (à tord ou à raison...), et là vous mesurerez mieux le sérieux " gap " (écart) existant 'de par le fait'.
Je ne peux que vous conseiller de le relire, plus... posément ?
Si toutefois vous 'roulez' pour la Suisse, je m'incline... On aime trop ses chocolats blancs, ses coucous et sa monnaie or convertible (ou en voie de l'être) !
Salutations.
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Encore une fois la suisse n a pas vraiment changer de philosophie sur sa politique monétaire, je crois qu elle souhaite une monnaie forte (et elle a une monnaie forte si on regarde l historique de son cours p/r aux autre monnaie). Vous semblez oublier (de même que Schiff, qui devrait par ailleurs se documenter en peu mieux sur la suisse et l histoire de sa banque centrale plutôt que de promouvoir l évasion fiscale...) la cause de cet intervention calculé sur le marché: la crise européenne et l afflux massif des capitaux en suisse, déstabilisant son change plus que n importe qu'elle autre économie de cette taille pourrait absorber. Ça n a rien a voir avec le courant économique d aujourd'hui. Si la suisse n à pas adopté l euro c est aussi pour des questions d indépendance de banque centrale. Alors peut être que de détenir autant de réserves augmente les risques d inflation à plus long terme.. Mais le risque majeur, en ce moment, est plutôt la déflation!
Le problème avec vous, les "autrichiens", c est qu il faudrait tout laisser faire....pourquoi? vous voulez détruire tout les emplois? Si le courant autrichien avait fait ses preuves ils y en auraient plus aux affaires, non?
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je suis personnellement tout à fait d'accord avec vous. Il y a un système monétaire international pourri et la Suisse est bien obligé de le prendre en compte dans ses politiques.

Mais est-ce l'afflux des capitaux qui fait monter le franc suisse dans de telles proportions ? Je pense que le mouvement provient plutôt de la spéculation. Que font des banquiers suisse qui reçoivent 100 milliards d'euro? Ils les placent. Et ils les placent à priori à l'étranger. Donc les capitaux ne font théoriquement que transiter par la suisse.

Le franc suisse s'est apprécié aussi fortement parce que les opérateurs de change du monde entier ont spéculé sur la hausse de cette devise. Pour casser cette spirale potentiellement destructrice pour l'économie suisse, il n'y a pas d'autre choix qu'une intervention massive sur le marché des changes. Ces francs suisse créés ne se retrouveront jamais à alimenter l'inflation en suisse : ils ne serviront pas à alimenter les salaires et ils n'ont pas vocation à ce que le franc suisse se déprécie dans des proportions qui pourraient "importer" de l'inflation.

La politique monétaire de la banque centrale suisse n'est pas bonne actuellement. Mais c'est la moins pire qu'elle puisse faire dans un système où les règlements internationaux se font en monnaie monopoly et non pas en gold.
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@ zoppas
" ... Ces francs suisse créés ne se retrouveront jamais à alimenter l'inflation en suisse... "

Quelle assurance hasardeuse ! voici un élément de réponse sûrement plus juste et pondéré... :

" La BNS s'est volontairement transformée en une agence de l'Eurosystème sur le territoire de la Suisse ... de nos jours une banque centrale n'est pas libre de sa politique monétaire et, en particulier, elle doit suivre la tendance inflationniste générale. Il en résulte qu'aucune réforme monétaire visant à réduire l'inflation globale ne peut réussir tant que les banques centrales ne retrouvent pas leur liberté d'action. Or, cette liberté d'action est entravée par le système de banques à réserves fractionnaires et ses inhérentes vulnérabilités. La réforme monétaire passe donc par une réforme bancaire au préalable. " Siméon Brutzkus ; 27 fév. 2013 :

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-la-malediction-du-franc-suisse.aspx?
article=4259150320G10020&redirect=false&contributor=Sim%C3%A9on+Brutzkus

...après, chacun voit comme il veut !
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@debudelafin

Et bien on prend les paris. Vous pourrez me renvoyer ce post dans les dents dans 3 ou 4 ans si je me trompe (et la réciproque est vraie).

Si il suffisait d'imprimer des billets pour créer de l'inflation, le Japon, qui est le champion du monde toute catégorie depuis 20 ans ne serait pas en quasi déflation depuis la même période.
C'est un fait. Comment l'expliquez-vous ?

Comment expliquez-vous que les prix des produits alimentaires augmentent fortement en Europe (création monétaire ?) alors que les prix de vente des agriculteurs stagnent, voire diminuent (alors que la théorie monétariste de l'inflation impliquerait une hausse de ces prix de vente)?

Si l'inflation était uniquement un phénomène monétaire, comme le dit Milton Friedman, on achèterait notre pain avec une brouette depuis 10 ans.

Je ne dit pas que la création monétaire ne provoque pas d'inflation, je constate qu'il y a des cas ou des facteurs compensent cette inflation potentielle. Et dans le cas de la Suisse, je ne crois pas à l'apparition d'une inflation non importée (cad hors baisse du change ou hausse des matières premières). C'est très loin d'être une spéculation hasardeuse comme vous le dites.

PS : Concernant votre citation, affirmer que les banques centrales doivent retrouver leur liberté d'action entravée par le système de banques à réserves fractionnaires qu'elles ont créé, c'est ne pas voir la réalité en face. La Fed et la BCE sont des organismes indépendant. Elles deviennent les créancières des états alors même que les états ont perdu tout contrôle sur ces organismes. Elles tiennent désormais les états dans leurs mains et influent sur leurs politiques alors que c'était préalablement l'inverse, même pur les banques centrales privées. Elles ont maintenant un pouvoir sans limite. Elles ne font rien au hasard. Vous croyez que la Fed aurait fait des QE si ce n'était pas dans son intérêt? Mais vous les prenez pour des débiles? Ce sont "les meilleurs parmi les meilleurs" (je vous laisse trouver quel contributeur sur 24hgold est l'auteur de cette citation)...Sauf que leur intérêt n'est pas du tout le votre. Bientôt, vous verrez que la banque centrale sera autorisée à recevoir en pension des actions cotées pour les refinancements sur le marché monétaire. Beaucoup diront que les banques centrales affaiblissent leurs bilans alors même qu'elles renforceront un peu plus leurs pouvoirs, cette fois-ci sur la sphère privée...
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Pour qu'il y ait d el'inflation il faut beaucoup de monnaie, mais il faut aussi que celle-ci circule.

Si on peut créer de la monnaie sans le consentement des peuples qui l'utilisent, on ne peut parcontre pas les forcer à la faire circuler.
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C'est juste, la vitesse de circulation de la monnaie est à prendre en compte.

Mais je crois qu'il faut quand même se rendre à l'évidence : aucune théorie ne fonctionne en matière d'inflation.

Mais pour que les théoriciens puissent analyser correctement la création monétaire et la circulation de la monnaie, encore faudrait-il qu'ils aient la possibilité de connaître la répartition des stocks et l'impact de la décision des gros détenteurs de monnaie sur l'évolution des prix. On en est très très loin...
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Ne parle pas sur ce que tu ne connais pas.
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C'est juste, la vitesse de circulation de la monnaie est à prendre en compte. Mais je crois qu'il faut quand même se rendre à l'évidence : aucune théorie ne fonctionne en matière d'inflation. Mais pour que les théoriciens puissent analyser correctement  Lire la suite
zoppas - 17/03/2013 à 13:40 GMT
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