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Les guerres de l’or: conflits militaires, or et crises monétaires

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Horizons et Debats
Extrait des Archives : publié le 22 octobre 2016
6530 mots - Temps de lecture : 16 - 26 minutes
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Rubrique : Université de l'or

 

 

 

 

Je voudrais remercier les organisateurs, M. Graf et M. Brunner, de m'avoir invité ici aujourd'hui. Le fait que vous ayez choisi un sujet aussi controversé que l'or en dit long, et est pour moi une preuve de courage. En effet, jusqu'à il y a encore peu de temps, parler d'or était presque tabou. Quiconque en parlait risquait d'être considéré comme un excentrique. Mais vous avez eu tout à fait raison de choisir ce sujet. Comme je suis sur le point de l’explique,r l'or a joué un rôle central et positif dans l'Histoire de l'humanité, depuis l'aube de la civilisation.

 

Je vous fournirai ici la preuve que sans une devise gagée sur l'or, nous sommes destinés à faire face à des crises et à des conflits militaires dans le monde entier. La preuve la plus évidente nous en a été apportée par les événements du XXe siècle et de ce début de XXIe siècle.

 

Je prouverai également, ou tout du moins affirmerai, que sans un nouvel étalon-or, le monde tombera dans un nouvel âge sombre. Je ne sais pas si ceci a une quelconque signification, mais le calendrier de l'ancienne civilisation maya se termine en l'an 2012. Selon les estimations, le système financier actuel, ou non-système, comme je l'appelle, n'existera plus à ce moment-là. Comme vous le savez, ce système est fondé sur la tromperie ainsi que sur une dette gigantesque dont les intérêts peuvent à peine être honorés. Il y a fort à parier que cette dette faramineuse écrasera un jour le monde.

 

Je voudrais aussi, toutefois, vous donner de l'espoir en vous décrivant les systèmes financiers qui existaient autrefois et qui étaient meilleurs que celui dont nous disposons aujourd'hui. Mon discours est également un appel. Je vous appelle, vous la jeune génération, à considérer l'or comme une monnaie. Lancez-vous dans l'archéologie monétaire. Essayez de consacrer de votre temps à l'étalon-or. C'est à vous de sauver le monde, personne ne le fera pour vous.

 

Mon discours durera 45 minutes. Ensuite, vous pourrez me poser des questions. Pour ceux d'entre vous qui souhaiteraient acheter mon dernier livre, Die Gold-Verschwörung (1) (Gold Wars), je serais heureux d'y inscrire une dédicace.

 

 

Introduction : la situation actuelle découle de l'abandon de l'étalon-or

 

Tous les malheurs du monde d'aujourd'hui trouvent leur origine dans deux événements précis. Ces événements ont donné naissance aux problèmes les plus troublants du XXe et du XXIe siècle, y compris les dilemmes politiques, les guerres, les crises financières, les urgences économiques, la pauvreté de grande échelle, le racisme, l'holocauste, les migrations de masse et le terrorisme. Toutes ces choses sont massivement imputables aux deux événements que je vais décrire maintenant.

 

Le premier de ces deux événements est l'abandon de l'étalon-or au début de la première guerre mondiale en 1914, et le second événement est l'instauration du système de la Réserve Fédérale aux États-Unis en 1913. L’Histoire du monde montre qu'il existe une relation très étroite entre les systèmes monétaires, la guerre et la paix.

 

Et l'Histoire économique nous montre que les marchés financiers ne fonctionnent correctement que sous un étalon-or.

 

Il est également évident qu'il existe une relation étroite entre les systèmes monétaires, l'éthique et la moralité.

 

Malheureusement, peu de gens savent que le XIXe siècle était une période de prospérité et de croissance économique sans inflation.

 

Lorsque nous apprenons aujourd'hui que les principales devises du monde sont restées stables pendant une longue période, nous croyons nous trouver dans un conte de fées. Le franc français, par exemple, est resté stable pendant un siècle. C'était à l'époque de l'étalon-or.

 

 

La durée de vie des devises

  

Franc français             1814 – 1914, 100 ans

Florin hollandais         1816 – 1914, 98 ans

Livre sterling               1821 – 1914, 93 ans

Franc suisse               1850 – 1936, 86 ans

Franc belge                1832 – 1914, 82 ans

Couronne suédoise    1873 – 1931, 58 ans

Mark allemand            1875 – 1914, 39 ans

Lire italienne               1883 – 1914, 31 ans

(Source: Pick’s Currency Yearbook 1977 – 1979)

 

 

Comment fonctionnait l'étalon-or

 

La règle de base de l'étalon-or était un prix fixe de l'or, c'est-à-dire que chaque devise était convertible en or à un taux défini. Les devises étaient gagées sur l'or et convertibles en or sur demande. Les réserves monétaires d'une nation consistaient seulement en de l'or. Au niveau international, l'importation et l’exportation d'or n’étaient soumises à aucune restriction. Tous les déficits de balance des paiements étaient remboursés par de l'or (balance des paiements : la somme de toutes les transactions entre une économie domestique et le reste du monde). Ainsi, l'or avait une influence disciplinaire sur les économies nationales.

 

L’or limitait les dépenses publiques. Il fournissait aux citoyens une devise dont la valeur était stable et qui était reconnue internationalement. Sous un tel système, si un déficit de la balance des paiements se développe en raison de l'augmentation des prix domestiques, de l'or sort automatiquement du pays. . En conséquence, l'or devient moins disponible à l’échelle domestique, et les prix se stabilisent ou baissent. Les exportations redeviennent compétitives, et la balance des paiements s'inverse. De l'autre côté, si un pays possède une balance des paiements excédentaire, de l'or afflue dans le pays et permet à son économie de croître. Des réévaluations à la hausse ou des dévaluations étaient impensables à l’époque de l’étalon-or. Le système maintenait à lui seul sa stabilité. C'est l'une des raisons pour laquelle les hommes politiques n'aiment pas l'or : il les oblige à équilibrer leur budget.

 

 

Des devises stables au travers des âges

 

L'Histoire recèle d’exemples de monarques et de rois qui ont appliqué une grande discipline à la création monétaire. La Grèce antique, où les premières pièces d'or ont été frappées, en est un. En raison de la quantité d'or qu'elle contenait, la drachme est en effet devenue la devise de l’ensemble du monde civilisé de l'époque. Sur toute la période, les cités grecques ont prospéré, et le commerce a pu se développer.

 

L'exemple le plus impressionnant d’adoption d’une monnaie saine est Byzance. Ayant voulu perpétrer la tradition grecque de la monnaie stable, l'empereur Constantin Ier a décrété la création d'une nouvelle pièce, le solidus. Pendant plus de huit siècles, le solidus a servi de devise mondiale, circulant de la Chine aux îles Britanniques, en passant par la mer Baltique et l'Éthiopie.

 

Les lois byzantines concernant les questions monétaires étaient très strictes. Avant d'accepter un candidat dans la guilde des banquiers, ce dernier devait avoir des sponsors, et fournir des références. Les autorités voulaient être certaines que le candidat ne s’adonnerait jamais à des activités de contrefaçon. Quiconque violait ces règles se faisait couper les mains.

 

Que l'Empire byzantin ait pu demeurer le centre du commerce mondial pendant huit siècles est un fait historique extraordinaire. Au cours de cette période, il n'y a eu ni dévaluation monétaire ni accumulation de dette. Aucune autre civilisation, depuis l'Antiquité jusqu’à l'Âge moderne, n'a pu fournir un exemple similaire. Grâce à sa monnaie, Byzance a pu contrôler à la fois le monde civilisé et le monde non-civilisé. Ce phénomène remarquable a pris fin lorsque l'empereur Alexis Ier Comnène, accablé par ses dettes de jeu, s’est trouvé forcé de dévaluer. Deux siècles plus tard, les Turcs ont envahi Byzance, et sa splendeur s'est éteinte.

 

Un autre exemple remarquable du succès de la standardisation des pièces d’or est le dinar d'or de l'Empire arabe. À son apogée, cet empire s'étendait de Bagdad à Barcelone.

 

L'émergence de cités telles que Florence, Sienne, Venise et Gênes a été rendue possible uniquement grâce à une nouvelle monnaie d’or, le florin florentin. Cette monnaie d’or, stable et fiable, a encouragé le commerce et favorisé la prospérité des cités italiennes et de vastes régions d'Europe occidentale. L'or en tant que monnaie a formé la base économique de la Renaissance. La culture ne fleurit que lorsque règne la prospérité, et non quand le peuple souffre de pauvreté. La puissance et la fiabilité naturelles de l'or ont, finalement, élevé l'humanité à un plus haut degré de civilisation.

 

Dans leur grande sagesse, les pères fondateurs des États-Unis ont stipulé dans la Constitution américaine que seuls l'or et l'argent pouvaient avoir cours légal. Ils avaient en horreur les concepts de monnaie papier et de banque centrale. Aujourd'hui, tout cela est ignoré et considéré comme anachronique.

 

 

L’étalon-or du XIXe siècle, la plus grande réussite monétaire du monde civilisé

 

L’étalon-or n'a pas été conçu lors d'une conférence monétaire, et n’est pas non plus l'invention personnelle de quelque génie. Il a été le résultat de siècles d'expériences, et c'est la Grande-Bretagne qui en a été l'architecte. Au plus fort de la période de l'étalon-or, au début du XXe siècle, environ cinquante des plus grandes nations industrialisées utilisaient l'étalon-or. Elles formaient une grande communauté financière, qui fonctionnait parfaitement.

 

Dans son livre Währungen am Scheideweg (3) (Managed Money at the Crossroads – The European Experience), Melchior Palyi a écrit, en 1960 : « Pour la première fois depuis l'apogée de Rome, le monde civilisé avait réussi à créer une unité monétaire. L'intégration commerciale et financière du monde fut accomplie sans l'aide d'un empire militaire ou d'une utopie rêveuse. En théorie et en réalité, cette unité monétaire était acceptée et reconnue comme le seul système monétaire rationnel. En raison du mécanisme automatique et de la discipline auxquels les institutions monétaires étaient liées, les fluctuations des taux de changes étaient très limitées voire impossibles. C'était là l'avantage incalculable d'une devise gagée sur l'or.

 

Les capitaux pouvaient être utilisés pour les transactions à court terme comme pour les transactions à long terme. Le commerce et l'industrie pouvaient planifier à l'avance. C'était surtout le mécanisme automatique ainsi que les comportements décents observés dans les affaires monétaires à l'époque qui affranchissaient la valeur de l'argent de l'impact des caprices du gouvernement. En substance, la monnaie était stabilisée à un niveau mondial. En dépit de toutes les assurances offertes par les réformateurs des systèmes monétaires, aucun remplacement raisonnablement équivalent n'a été trouvé depuis. »

 

Dans son livre Human Action (4), l'économiste Ludwig von Mises a écrit ceci :

 

« L’étalon-or était l'étalon mondial de l'âge du capitalisme, augmentant la richesse, la liberté et la démocratie, à la fois sur un plan politique et économique. Aux yeux des libre-échangistes, sa plus grande distinction était précisément le fait qu'il était un étalon international tel que le commerce international, les transactions de monnaie internationales et les marchés de capitaux l’exigeaient. Il était le moyen d'échange par lequel l'industrie et les capitaux occidentaux ont pu apporter la civilisation occidentale dans les endroits les plus reculés du globe... et créer des richesses jamais vues auparavant. Il a accompagné le progrès triomphal et sans précédent du libéralisme occidental, prêt à réunir toutes les nations en une communauté de nations libres coopérant pacifiquement entre elles…

 

Il est certain que l’étalon-or ne soit ni parfait ni idéal. La perfection n'existe pas dans les affaires humaines. Mais personne n’a jamais pu nous en offrir une alternative plus satisfaisante. »

 

Avant qu’Alan Greenspan (5,6) ne vendre son âme, il décrivait l'étalon-or comme un mécanisme de défense de la prospérité et de la liberté.

 

Selon ce qu'il disait à l'époque, seul ce système monétaire pouvait prévenir le déficit chronique de l'État-providence ainsi que les excès spéculatifs récurrents du monde financier, qui conduisent toujours à des dépressions. Il pensait que l'or et la liberté économique sont inséparables, que l'étalon-or est un instrument de laisser-faire et que l’un implique et nécessite l'autre. Une répartition réelle de l'économie de travail ne saurait exister sans l'or.

 

Au XIXe siècle, l'ère de l'étalon-or était l'âge d'or de l'homme blanc, ainsi que du Japon. Sur toute cette période, après Napoléon, il n'y a eu que sept guerres d'importance.

 

 

Les guerres postnapoléoniennes du XIXe siècle

 

1855 : Guerre de Crimée
1861-65 : Guerre de Sécession
1866 : Guerre Prusse-Autriche, Confédération Germanique
1870-71 : Guerre Franco-allemande
1877-78 : Guerre Russo-turque, Congrès de Berlin
1894-95 : Guerre Sino-japonaise
1900 : Guerre des Boers en Afrique du Sud

 

Il n'y avait alors pas non plus de terrorisme à l'échelle que nous le connaissons aujourd'hui.

 

 

Une affirmation

 

J’affirme que si l'étalon-or avait été maintenu et que si les nations en guerre avaient continué d'observer les règles de l'étalon-or, la première guerre mondiale aurait été très courte. En raison du mécanisme automatique et des règles de comportement décent qui régnaient à l'époque, financer la guerre grâce au crédit à la manière keynésienne aurait été impossible (notons que l'historien suisse Jacob Burckhardt décrit Keynes comme l'une des grandes forces destructrices de l'Histoire, avec Karl Marx). Peu de temps après le début de la première guerre mondiale, le monde s'est tourné vers l'escroquerie monétaire. Les pressions politiques en faveur d’un financement de la guerre au travers de l’émission d’obligations a rendu impossible la poursuite d’une politique monétaire saine, et a mené les devises à la ruine. Sans politiques de déficit budgétaire, la guerre aurait duré six mois tout au plus. Mais en l’absence de la discipline d'une devise gagée sur l'or, elle a duré quatre ans et demi. Le monde a été mis en ruines, et des millions de jeunes gens - une génération entière - ont trouvé la mort sur les champs de bataille.

 

 

La mort de l'étalon-or a renversé le vieil ordre mondial

 

La catastrophe de la première guerre mondiale signifiait également la mort de l’ancien ordre mondial. Le livre de Stéphane Zweig, Le monde d’hier (7), décrit le confort que connaissait le monde avant la guerre. Le financement de la guerre a été particulièrement ruineux pour l'Allemagne, qui à l'époque possédait l'économie la plus forte et la plus prospère du monde. La Reichsbank a financé à court terme une grande partie des dépenses de guerre du pays, contrairement aux Britanniques qui ont eu recours à des prêts de guerre à long terme. Cela, en plus du traité de Versailles et des versements déraisonnables de dommages, a mené le pays à l’hyperinflation, à la destruction de sa classe moyenne et enfin, à Hitler. Ainsi, le terrain a été préparé pour la deuxième guerre mondiale. Regardez ce que les socialistes, incapables de voir à long terme, on fait du miracle économique avec leur État-providence : une Allemagne lamentable.

 

 

La tragédie monétaire du XXe siècle

 

Après la première guerre mondiale, le retour à l'étalon-or était une évidence. Mais les responsables manquaient de sagesse et de conviction. A l’issue de la Conférence de Gênes de 1922, l'étalon de change-or a vu le jour.

 

Veuillez remarquer qu’il ne s’agissait pas là du rétablissement d’un étalon-or, mais plutôt de l’adoption d’un étalon dilué de change-or. Cela signifiait qu’en plus de l'or, les banques centrales pouvaient également utiliser le dollar et la livre sterling (les devises des nations triomphantes) comme devises de réserve. Le dollar et la livre sont devenus les équivalents de l’or. Cette décision s’est avérée inflationniste, car les dollars et les livres ont pu être comptabilisés comptabilisés deux fois : une première fois dans les pays dans lesquels ils étaient émis, et une deuxième fois dans les pays qui les mettaient en réserve.

 

De plus, il était évident que ces devises papier n'étaient en aucune façon protégées contre une perte de pouvoir d'achat. Par conséquent, elles ne pouvaient ni durer ni, de manière générale, servir de mesures valables. L'or conserve toujours sa valeur, pas les devises papier. L'une des décisions les plus catastrophiques de l'Histoire monétaire a également été prise lorsqu'en dépit de l'apparition de l'inflation, Winston Churchill, en tant que Ministre britannique des Finances, a choisi de maintenir la parité-or au même niveau qu’en 1914, au lieu de dévaluer la livre. La Fed, confrontée à un léger ralentissement économique aux États-Unis en 1927, a commencé à fournir de grandes quantités de liquidités au système bancaire. Elle voulait aussi aider la Banque d'Angleterre, qui à l'époque perdait beaucoup d'argent parce que les investissements à revenus fixes américains étaient plus attractifs. Afin de baisser le niveau des taux d'intérêt, la Fed a injecté toujours plus de liquidités dans le système. Cet argent a fini par atteindre le marché des actions, et en 1929, la situation est devenue incontrôlable. Lorsque les autorités ont décidé que le temps était venu de mettre un terme à cette expansion, il était déjà trop tard. L'économie des États-Unis s'est effondrée et a entraîné le monde dans la Grande Dépression des années 1930. Les partisans d'une économie planifiée perçoivent encore aujourd’hui l'étalon-or comme responsable de cette débâcle ; mais il n'y avait alors plus d'étalon-or. Si cela avait été le cas, il aurait fonctionné.

 

 

Banques centrales, banques et guerres

 

Lorsque l'étalon-or a été abandonné, les banques centrales représentaient le dernier rempart contre la création illimitée de monnaie ; tant qu'elles étaient encore capables de maintenir leur indépendance. Mais ces garantes de la stabilité monétaire se sont avérées inefficaces. L'indépendance des banques centrales était en réalité bien différente de ce qu'elle aurait dû être. Les banques centrales sont vite devenues les pions dociles des gouvernements. En effet, ce sont précisément les banques centrales et le système bancaire qui, via leur création de crédit, ont rendu possibles les déficits et les dépenses de guerre des gouvernements, et les ont même défendus à de nombreuses reprises. Dans son livre Debt and Delusion (8), l'économiste Peter Warburton attribue la plus grande part de la responsabilité de la détérioration de la politique économique et financière depuis le début des années 1980 aux banques centrales et à l’absence de leurs freins dorés.

 

 

Le système de Réserve fédérale

 

Tout au long de l'Histoire des banques centrales, l'événement le plus menaçant et de plus mauvais augure a été la création du système de Réserve Fédérale aux États-Unis en 1913. La Banque d'Angleterre et la Reichsbank allemande lui ont servi de modèles. Si vous ne comprenez pas pourquoi je considère la création de la Fed comme un événement de mauvais augure, je vous conseille de lire le livre de G. Edward Griffin, The Creature from Jekyll Island – A Second Look at the Federal Reserve System (9). Etablie sous le prétexte de protéger la population des faillites bancaires et de maintenir la stabilité de la monnaie, la Réserve fédérale américaine (laquelle n’est pas fédérale du tout mais au contraire, très privée) est en réalité un cartel conçu pour protéger ses membres d'une compétition malvenue ; et en cas de pertes financières, financer ces dernières grâce à l’argent des contribuables. Sa création défie la Constitution américaine telle que les pères fondateurs l’ont imaginée. Certains présidents, tels que Thomas Jefferson et Andrew Jackson, se sont toujours opposés à la création d'une banque centrale. La Fed est apparue de manière très sournoise, la loi sur la Réserve Fédérale ayant été votée à la hâte et juste avant Noël 1913, alors que la plupart des membres du Congrès étaient déjà chez eux avec leur famille. Sa création constitue une violation de la Constitution américaine, qui stipule que seuls l'or et l'argent peuvent avoir cours légal aux Etats-Unis.

 

Monsieur Griffin recommande l'abolition du système de Réserve fédérale pour les raisons suivantes :

 

Elle est incapable d'atteindre les objectifs qu'elle s'est fixée, à savoir maintenir la stabilité de la monnaie. Depuis sa création, la valeur du dollar a chuté de plus de 95 %.

C'est un cartel qui viole l'intérêt public.

C'est un instrument qui sert à encourager des prix exorbitants de la part du système bancaire.

Elle crée des taxes très injustes.

Elle encourage et soutient des guerres.

Elle déstabilise l'économie.

C'est un instrument de totalitarisme.

 

 

L'État, ou plus précisément, l'État-providence

 

L'économiste Wilhelm Röpke, l'un des hommes à l'origine du miracle économique allemand (10), a un jour déclaré ceci : « On peut se risquer à dire que les gouvernements ont très rarement eu un contrôle total sur leurs devises sans en abuser. À notre époque d'États-providence, la probabilité d'un tel abus est encore plus grande qu'elle ne l'a jamais été. »

 

Le monde a besoin, aujourd'hui plus que jamais, de l'étalon-or, car nous avons tous appris à nos dépens que nous ne pouvons pas faire confiance aux hommes politiques. L'établissement politique actuel résistera avec détermination à toute tentative de réintroduction d’une devise gagée sur l'or, car une telle devise rendrait impossible le maintien des Etats-providence. L'existence des États-providence est fondée sur l'escroquerie des citoyens par leur gouvernement, puisque l'État est le principal responsable de l'érosion de la valeur de la monnaie.

 

 

Les décisions malheureuses prises à Bretton Woods en 1944

 

Le monde n'avait pas du tout retenu la leçon. À la fin de la seconde guerre mondiale, il a été décidé d'introduire l'étalon « or-dollar ». Ainsi, les États-Unis ont obtenu le monopole effroyable de régler leurs dettes avec de la monnaie papier qu'ils imprimeraient eux-mêmes, ce dont Charles de Gaulle percevait comme un privilège exorbitant. Personne n'aurait su résister à pareille tentation. Une conséquence directe de cette décision a été l'inflation des années 1970.

 

Je vous demande d’en considérer les points principaux : après la première guerre mondiale, nous sommes passés de l'étalon-or à l'étalon de change-or, avec le dollar et la livre. Ensuite, après la seconde guerre mondiale, nous sommes passés à l'étalon or-dollar. Lors de la période intérimaire, la livre a perdu de son envergure jusqu’à ne plus convenir en tant que devise de réserve. Signe de la puissance économique croissante des États-Unis, en dehors de l'or, le dollar est resté la seule monnaie de réserve du monde.

 

Lorsque le président Nixon a abandonné unilatéralement cet étalon or-dollar le 15 août 1971, il a causé la faillite des États-Unis. L'ère des taux de change flottants a commencé en 1973, ce qui a ouvert les vannes de la création monétaire, de l'expansion du crédit, des déficits budgétaires et de la spéculation. Pour ce qui est de la création du FMI et de la Banque Mondiale, elles aussi de mauvais augure, nous n'avons pas le temps de les traiter en profondeur aujourd'hui. Je dirai simplement qu'il ne fait aucun doute que ces deux institutions ont encouragé et soutenu le socialisme dans le monde entier.

 

 

L'ordre international actuel comme conséquence

 

Dans un discours qu'il a prononcé le 7 août 2002, le président George W. Bush a déclaré : « On ne sait pas combien il faudra de guerres pour assurer la liberté dans le monde ». Avec ce commentaire, M. Bush a annoncé qu'il n'y aurait peut-être pas qu'une guerre contre l'Irak, mais de nombreuses guerres tout autour du globe. Il n'a pas expliqué comment déterminer une guerre comme étant gagnée ou perdue. Les guerres pouvaient donc continuer indéfiniment. Et être indéfiniment financées par les dépenses déficitaires et le système bancaire. Sous un étalon-or, cela serait impossible.

 

Je vais maintenant m'intéresser de plus près à la manière dont les États-Unis financent leurs guerres. En principe, les États-Unis sont à court d'argent. Le déficit de leur balance commerciale approche les 600 milliards de dollars, leur déficit budgétaire excède les 500 milliards de dollars. Leur dette étrangère est elle-aussi énorme.

 

Les États-Unis sont à court d'argent depuis le 15 août 1971, le jour où ils ont intensifié leur guerre contre l'or. Les États-Unis ont manqué à leur obligation de convertir des dollars en or. Théoriquement, si vous êtes ruiné, vous ne pouvez pas faire la guerre. Sous la discipline de l'étalon-or, cela ne serait certainement pas possible. Pourtant, les États-Unis peuvent financer des guerres grâce à de la monnaie papier, ou à de la fausse monnaie.

 

Mais alors, qui finance ces guerres ? La réponse est simple : nous tous ! C'était également le cas pour la guerre du Vietnam de Kennedy et de Johnson. Le monde aide à financer les déficits, et les Américains font la guerre. Voilà finalement le résultat scandaleux de l'abandon de l'étalon-or. Mais personne ne le remarque ou ne veut l'admettre. C'est comme ça : nous avons tous notre part de responsabilité.

 

 

Le XXe siècle et le début du XXIe siècle

 

Contrairement au XIXe siècle, qui a connu une croissance solide et sans inflation, une stabilité monétaire remarquable et relativement peu de guerres, le XXe siècle a été marqué par l'inflation, l’hyperinflation, des guerres financières et commerciales, des vagues de spéculation et des conflits militaires. Le XXe siècle a également connu deux guerres mondiales, des centaines voire des milliers de guerres locales, des centaines de millions de morts, des génocides systématiques, des migrations de masse, une érosion monétaire mondiale, la ruine économique, des bidonvilles gigantesques, l'épidémie du sida, et en fin de compte, le déclin de la civilisation.

 

 

Pourquoi y a-t-il des guerres ?

 

Parmi les divers motifs de dispute qui ont finalement mené le monde jusqu’à une guerre, les raisons économiques ont sans aucun doute été les plus significatives : depuis des luttes primitives pour les territoires de chasse, les pâturages, les mines de sel et les vallées fertiles, jusqu’à des attaques prédatrices et la conquête de nations maritimes et commerçantes, en passant par des batailles, plus modernes, pour les espaces vitaux, les territoires de vente et, le motif le plus important de tous, l'accès aux ressources naturelles. Cependant, les problèmes politiques intérieurs ont également joué un rôle important. Des guerres ont en effet souvent été déclenchées afin de détourner notre attention de problèmes internes.

  

Au Moyen-Orient, ces deux aspects ont été importants pour les Américains, à savoir :

 

Contrôler les ressources pétrolières du Moyen-Orient, et détourner l'attention de la situation désastreuse du système financier américain.

Saddam Hussein n'était qu'un prétexte. N’oublions pas que ce sont les États-Unis qui l’ont établi et l’ont soutenu pour faire tampon contre l'Iran.

 

Cependant, il existe une autre raison : l'incroyable arrogance du gouvernement américain. Dont les chefs en ressentent désormais le contrecoup. Premièrement, nous ne pourrons pas gagner la guerre en Irak, et deuxièmement, elle causera encore plus de tort au dollar. Les guerres ont toujours réduit le pouvoir d'achat des devises. Tandis qu'une pièce d'or de l'époque d'Alexandre le Grand possède toujours la même valeur aujourd'hui, les devises papier sont destinées à revenir à leur valeur intrinsèque, c'est-à-dire zéro.

 

Les Allemands en savent quelque chose. Leur devise a subi une perte totale de son pouvoir d’achat après la première guerre mondiale, puis à nouveau après la seconde guerre mondiale. Ils ont ensuite été admis dans l'union monétaire européenne, et accepté l'euro comme devise. Tout ceci s’est passé en moins d'un siècle.

 

 

L'or est synonyme de liberté

 

Il y a non seulement une corrélation entre les devises gagées sur l'or et la guerre, mais aussi entre les devises gagées sur l'or et la liberté. Dans un célèbre essai intitulé Gold and economic freedom (5), écrit en 1966 par le président de la Fed de l’époque, Alan Greenspan, ce dernier a défendu la prospérité et la liberté. Lorsque nous réalisons que l'une des premières actions officielles de Lénine, Mussolini et Hitler (et Franklin Roosevelt, par ailleurs) a été d'interdire la propriété privée d'or, cette relation devient très claire. Aujourd’hui encore, le prix de l'or reste manipulé chaque jour, et est maintenu artificiellement bas. Ceux qui sont au pouvoir souhaitent maintenir le statut fictif du dollar pendant aussi longtemps que possible. Je me penche sur cette manipulation dans mon livre, Gold Wars (11).

 

 

Pourquoi l'or est-il manipulé ?

 

L'or est en effet manipulé chaque jour par une clique de malfaiteurs financiers irresponsables.

 

Pour vous donner un exemple, le prix de l'or augmente en Europe, mais dès que le Comex ouvre ses portes à New York, il baisse - et ce déclin est plus ou moins important selon les jours. Cela a lieu sans aucune considération pour les torts économiques causés de par le monde.

 

 

Quel est l'intérêt, pour ces malfaiteurs financiers, de manipuler l'or ?

 

Dans toute discussion concernant l’avenir de l'or et de son prix, une chose doit être clairement comprise :

 

L’OR EST UN METAL POLITIQUE.

 

Et cela pour la simple raison qu’étant donné son rôle monétaire historique, l'or est incompatible avec le système financier moderne. Jusqu'au 15 août 1971, il n'y a eu aucune période au cours de laquelle aucune devise n’était liée à l'or.

 

L'Histoire mondiale des devises grouille d'exemples de dévaluations, de rognages de pièces et de faillites. Mais pendant longtemps, il a été possible de se tourner vers d'autres devises gagées sur l'or. En laissant de côté le franc suisse, cela n'est plus possible depuis 1971.

 

Toutes les catastrophes économiques, monétaires et financières de ces trente dernières années trouvent leur source dans la décision de Nixon.

 

Notre système actuel de monnaie papier à découvert est encore très jeune. Il repose uniquement sur la confiance du public en la capacité du système à rembourser ses dettes.

 

Un événement exceptionnel susceptible d’ébranler cette confiance, et donc les bases du système financier, serait une augmentation soutenue du prix de l'or en dollar.

C'est la raison pour laquelle l'or est manipulé chaque jour.

 

Mais nous savons, grâce à l'Histoire du Gold Pool des années 1960, que l'or ne pourra pas être manipulé indéfiniment. À l'époque, les banques centrales ont essayé de fixer le prix de l'or à 35 dollars l'once. Le Gold Pool a été dissout le 17 mars 1968, et cette expérience pitoyable a vite été tournée au ridicule.

 

Aujourd'hui, l'or est très peu cher, parce que les gouvernements du monde entier manipulent son prix chaque jour.

 

 

Où en sommes-nous aujourd'hui ? Dans un monde en guerre et en crise

 

1. Nous sommes au cœur d'une guerre mondiale de dévaluation des monnaies.

 

2. La devise de réserve du monde, le dollar, est faible en raison de la situation financière alarmante des États-Unis : plus de 34.000 milliards de dollars de dettes, 200.000 milliards de dollars de produits dérivés et quelques 10.000 milliards de dollars d'obligations en dehors de la comptabilité officielle du gouvernement américain (et souvenez-vous qu'en 1997, on craignait que la structure financière mondiale ne s'écroule à cause d'un seul fonds alternatif, Long Term Management Capital).

 

3. La masse monétaire augmente de façon spectaculaire aux États-Unis et dans le monde entier.

 

4. Les marchés d’aujourd'hui ressemblent à des casinos ; ils sont surévalués et dangereux. Le Dow Jones est manipulé chaque jour par le Groupe de Travail sur les Marchés Financiers (créé en 1987 par le président Ronald Reagan). Il n'y a plus de marchés libres. Les initiés sont en train de déserter les lieux.

 

5. Nous sommes confrontés à des taux d'intérêt négatifs (c'est-à-dire que l'inflation excède les revenus générés par les intérêts), ce qui est une mauvaise chose pour l'investissement et l'économie.

 

6. Il existe un déficit entre la production d'or et la demande : les banques centrales ont prêté entre un tiers et la moitié de leur or. Il n'y a plus d'or disponible. Cela pourrait créer une panique si les gens réalisaient que l'or est la seule garantie de la valeur monétaire et qu'une grande partie de l'or des banques centrales a été vendue.

 

7. La dette a atteint des niveaux historiques dans le monde entier. Cela va créer un fardeau d'intérêts très onéreux pour la jeune génération, qui seront peut-être impossibles à financer. Cette dette pourrait engendrer une panique, ou peut-être être prise en charge par l'inflation.

 

8. L'érosion actuelle de la monnaie est catastrophique pour les salariés et les retraités. Les classes moyennes sont étouffées. Un milliard de personnes vivent dans des régions frappées par la pauvreté. Bientôt, un citadin sur trois vivra dans un bidonville. De telles conditions encourageront la propagation du radicalisme. La haine monte.

 

9. Au cours des dix prochaines années, l'économie mondiale se trouvera dans une phase descendante du cycle de Kondratiev. Jusqu'à maintenant, l'humanité a réussi à surmonter toutes les crises, mais étant donné la façon dont se dégrade aujourd’hui la situation monétaire, cette nouvelle crise aura de graves conséquences.

 

10. La confusion politique s'aggrave. La situation géopolitique n'a jamais été aussi mauvaise. Un coup d'état en Arabie Saoudite pourrait à lui seul avoir un impact désastreux sur l'approvisionnement global en pétrole et sur l'économie mondiale.

 

Laissez-moi à présent vous lire le passage d'un discours prononcé en 1948 à Washington D.C. par le membre du Congrès Howard Buffet, le père du plus prospère investisseur au monde, Warren Buffet :

 

« En raison de notre force économique, il nous faudra attendre de nombreuses années pour que se développe la maladie de la monnaie papier. Mais nous approchons peut-être déjà du stade critique. Lorsque ce jour arrivera, nos dirigeants politiques percevront probablement des guerres à l'étranger et une discipline excessive et impitoyable à l’échelle domestique comme des alternatives astucieuses aux dissensions domestiques, comme ce fut le cas pour l'économie basée sur la monnaie papier d'Hitler et de bien des autres... Si l'on veut que la liberté des Hommes survive en Amérique, nous devrons restaurer une monnaie honnête. Il n'y a pas de défi plus important que celui-ci : la restauration de notre liberté d’obtenir de l'or en échange des fruits de notre labeur ».

 

Mesdames et Messieurs, il existe des liens subtils entre la liberté, l'argent, l'esprit, la guerre, la paix et l'or.

 

Mesdames et Messieurs, je crois à présent vous avoir fourni suffisamment de raisons pour lesquelles une devise saine et stable gagée sur l'or est nécessaire. C'est la seule solution qui s’offre à nous ! Nous devons en revenir à une monnaie honnête ; nous devons en revenir à l'étalon-or.

 

Ou comme Otto Von Habsbourg l’a un jour déclaré : « L'éthique et la moralité restent l'approche la plus sûre dans tous les domaines ».

 

Pour conclure, je vais donc laisser deux autres personnes qui ont un sens aiguisé des affaires s'exprimer sur la question d'une devise gagée sur l'or. Harry Schultz, un consultant en investissement de renommée internationale, nous a donné l’une des meilleures définitions d’un étalon, or ou autre :

 

« Je l’ai déjà écrit plusieurs fois ces 36 dernières années, et j’aimerais réaffirmer ce principe avec force : je suis pro-or, quel que soit son prix ! Et je ne me bats pas pour l'or afin de faire des profits sur des actions, des lingots ou des pièces ! L'or est important pour des raisons bien plus fondamentales, et j'aurais honte de promouvoir l'or à des seules fins de gains financiers. L'or est le pilier essentiel de notre liberté en tant qu'individus, et non de groupe ou de nation. L'or appartient au système monétaire en tant que facteur gouvernant. Il nous faut revenir à l'étalon-or. J'avais autrefois l'habitude de transiger et de dire qu'un « quasi » étalon-or ferait probablement l'affaire, une version modifiée de Bretton Woods. Et c'est peut-être ce vers quoi nous avançons aujourd’hui. Mais selon moi, nous devrions nous battre pour un étalon-or pur, à l'ancienne, parce qu'il fonctionnait ! Et pas seulement pour des raisons fiscales ! Il force les nations à limiter leurs systèmes socialistes, de dettes et de dépenses, il génère des habitudes comportementales saines, qui se transmettent à tout un chacun. Les gens étaient plus honnêtes sous un étalon or, plus moraux, plus décents, plus gentils, parce que le système était honnête et moral. C'est le principe de la cause et de l'effet. Aujourd'hui, nous avons des causes et des effets qui sont à l'opposé : plus aucune limite à ce que le gouvernement fait, contrôle, impose ; plus aucune limite aux systèmes de dettes, sociaux ou socialistes. Il n'y a plus de gouverneur au gouvernement.

 

Ces habitudes ont déteint sur la population, la faisant s'endetter, perdre tout respect pour le système et pour la moralité. Et il en résulte davantage de divorces, d'escroqueries, de crimes, d'enfants illégitimes et de foyers brisés. Lorsque la monnaie de n'importe quel pays perd ce sur quoi elle est basée ou gagée, il n'y a plus de modèle de comportement. La monnaie établit un modèle qui se répand dans tous les domaines de l'activité humaine. Du papier-monnaie sans garantie mène à une absence de sens moral. C'est pour cela que la monnaie sous forme de pièces d'or fonctionnait si bien, et que les États-Unis sont passés à une monnaie papier très lentement, très prudemment, en continuant de couvrir leurs dollars de papier par de l’or. Mais lentement, cette couverture a diminué, jusqu'à disparaître complètement. Nous en vivons les conséquences tous les jours. Les films violents reflètent une société violente qui reflète un manque de respect envers la société. Couche sociale après couche sociale, nous sommes corrompus à mesure que la monnaie devient incertaine. La bulle boursière actuelle en est une autre conséquence, de la même manière que le seront les méga-krachs et la méga-récession de demain. Big Brother a été rendu possible grâce à l'absence de contrôles automatiques et la perte des libertés individuelles au travers d’une devise non-convertible. Alors, passez le mot. Battez-vous pour l'or. Pas pour ses bénéfices, bien que ceux-ci soient utiles et nous aident à nous battre pour nos libertés individuelles, mais pour un avenir meilleur. Avec un étalon-or, nous obtiendrons un meilleur modèle humain ! Les deux sont liés. Ils sont la cause et l'effet ultimes. »

 

Charles de Gaulle, président de la France, a offert à son pays le plus beau cadeau qu'il pouvait lui offrir : il a restauré la confiance de la France.

 

Le 4 février 1965, il a déclaré ceci :

 

« Il est temps aujourd'hui d'établir le système monétaire international sur une base indiscutable qui ne porte la marque d'aucun pays en particulier. Sur quelle base ? Franchement, il est difficile d'imaginer que cela puisse être autre chose que l’or. Oui, l'or, dont la nature ne s'altère pas, qui peut prendre indifféremment la forme de lingots ou de pièces, qui n'a pas de nationalité et qui est, de manière éternelle et universelle, considéré comme la devise inaltérable par excellence. »

 

Je vous remercie.

 

 

 

Discours prononcé par Ferdinand Lips à l’Université de St Gallen le 24 juin 2004 dans le cadre de la série de conférences internationales sur la Finance et la Sécurité.

 

 

 

Bibliographie :

 

·  1) Lips, Ferdinand, Die Gold-Verschwörung (Gold Wars), Rottenburg, Kopp Verlag, 2003

 

·  2) Lips, Ferdinand: Das Buch der Geldanlage (The Guide to Investments), Düsseldorf: Econ-Verlag, 1981

 

·  3) Palyi, Melchior: Währungen am Scheideweg (Managed Money at the Crossroads – The European Experience), Frankfurt am Main, Fritz Knapp Verlag, 1960

 

·  4) Mises, Ludwig von: Human Action, New Haven, CT: Yale University Press, 1949

 

·  5) Greenspan, Alan: Gold and Economic Freedom, reprinted in Ayn Rand’s Capitalism: The Unknown Ideal, New York, NY: New American Library, 1967

 

·  6) Parks, Lawrence: What does Mr. Greenspan Really Think?, New York: Foundation for the Advancement of Monetary Education FAME, 2001

 

·  7) Zweig, Stefan: Die Welt von Gestern (The World of Yesterday), Stockholm: Bermann-Fischer Verlag, 1944

 

·  8) Warburton, Peter: Debt and Delusion, Middlesex, England: Alan Lane The Penguin Press, 1999

 

·  9) Griffin, G. Edward: The Creature From Jekyll Island – A Second Look at the Federal Reserve System, Westlake Village, California: American Media, 1994

 

·  10) Röpke, Wilhelm, Jenseits von Angebot und Nachfrage (Beyond Supply and Demand), Erlenbach/Zurich, Eugen Rentsch Verlag, 1961

 

·  11) Lips, Ferdinand: Gold Wars – The Battle Against Sound Money as Seen From a Swiss Perspective, New York, NY, Foundation for the Advancement of Monetary Education FAME, 2002

 

·  12) Habsburg, Otto von: Ethik und Moral des Geldes (The Ethics and Morality of Money), Frankfurter Allgemeine Zeitung, printed in the supplement Geist und Geld (Mind and Money) on 12 April 1988

 

·  13) Lips, Ferdinand, Die Gold-Verschwörung (Gold Wars), Rottenburg, Kopp Verlag, 2003

 

·  14) Rueff, Jacques, The Monetary Sin of the West, New York, NY, Macmillan, 1972

 

 

 

 

 

 

 

 

Données et statistiques pour les pays mentionnés : Afrique Du Sud | Allemagne | Autriche | Chine | France | Grèce | Irak | Iran | Japon | Suisse | Tous
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Article très intéressant et très riche, mais malheureusement trop long.

Sa lecture vaut néanmoins le temps passé.
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Qu'est-ce qui empêche toujours de faire cesser les manipulations en 2016 ?

Trump trouverait-il intérêt à le faire ?

Et Poutine ? Et la Chine ?

Certainement pas les banksters de Goldman Sachs

Qu'en pensent le groupe Bilderberg ?

Merci
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Bilderberg ne vous dira pas ce qu'il en pense, voyons .....
Dernier commentaire publié pour cet article
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Petipolak - 29/11/2017 à 17:05 GMT
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