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En raison de sa parfaite situation
stratégique pour le commerce et la défense Byzance
(Constantinople) a été un lieu naturel d’échanges
commerciaux depuis 2 500 ans. Après sa fondation, elle a rapidement
acquis le degré de sophistication économique nécessaire
aux civilisations antiques leur permettant d’adopter des
systèmes monétaires fiduciaires.
Elle a
tiré des leçons des erreurs de l’Ionie et s’est
assurée que sa monnaie, basée sur le fer, était bien
à la pointe de la technologie de l’époque – ce qui
la rendait difficile à contrefaire. Néanmoins,
l’autorité centrale de Byzance, en tant
qu’Etat-cité, se délabrait dans refus d’engendrer
des ressources publiques au moyen d’impôts et de disparition de
la confiance publique de ces jetons de fer dont la valeur s’évaporait
au fur et à mesure qu’ils étaient émis en grande
quantité pour financer les travaux publics.
L’Etat
privatisa plus tard ses opérations monétaires en accordant un
monopole statutaire de la production de monnaie à une banque. Cette
banque utilisait l’or dans ses pièces, ce qui limitait le
problème, mais elles étaient tout de même
surévaluées et bien qu’on augmentât ensuite la
teneur en or, on ne réussit pas à enrayer la contrefaçon
et la contrebande sans revenir à une monnaie basée sur
l’or en tant que monnaie ayant une véritable valeur
intrinsèque.
Les
jetons de fer furent décriés comme des jetons sans valeur
à cause de leur propre manque de crédibilité et comme
résultat d’une indiscipline fiscale entretenue par l’Etat.
Paul Tustain
Président
Bullionvault.com
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