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La recette pour éviter une dépression est simple : évitez de tenter de démarrer une expansion économique
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Les leaders européens jouent avec le feu
Publié le 03 août 2012
853 mots - Temps de lecture : 2 - 3 minutes
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 L'économie mondiale se trouve aujourd'hui à la porte de grands changements. Une crise se profile en Europe, qui risque de fractionner le continent en deux blocs opposés. Alors que les dirigeants se confrontent les uns  contre les autres dans un jeu à enjeux élevés, le reste du monde regarde, impuissant, le naufrage du navire se produire lentement mais surement.

 

Les dirigeants politiques des deux côtés de l'Atlantique ne parviennent pas à saisir la fragilité de l'ordre mondial actuel et ne comprennent pas les forces qu'ils sont en train de déchainer. Un parallèle peut être ici établi avec la situation politique qui existait à la veille de la Première Guerre mondiale.  A l’époque, la majeure partie des dirigeants européens n'était pas résolue à poursuivre le chemin de la mort et de la destruction. Toutefois, ces hommes ordinaires ont été largement tenus en captivité par des idées nationalistes délirantes et un système complexe d'alliances et de traités dont les conséquences logiques n’avaient pas été envisagées jusqu’au bout.

Il en est résulté une situation où un seul assassinat a suffi à plonger le continent dans un bain de sang.

 

Bien que nous ne soyons pas au bord d'une guerre mondiale, les dirigeants d'aujourd'hui sont néanmoins actuellement confrontés à des conditions économiques et financières d'une dimension similaire. Confrontés à des problèmes économiques qu'ils sont incapables de comprendre et à des problèmes politiques qu'ils ne sont pas disposés à démêler, ils espèrent résoudre les problèmes existants en injectant des quantités toujours plus grandes de papier monnaie dans leurs économies. Et tout comme les dirigeants avant la Première Guerre mondiale n’auraient pas pu prévoir la perte massive de vies humaines qui était la conséquence de leurs actions, c'est aussi le cas des leaders mondiaux actuels,  aveugles aux conséquences de la création monétaire effrénée et à la nécessité urgente d’une libéralisation des marchés.

 

A la grande frustration des hommes politiques, la profusion actuelle de création monétaire ne produit pas les résultats souhaités. Au lieu de cela, le chômage reste élevé et les prix immobiliers continuent de stagner dans la plupart des régions du monde, dévastant le moral des consommateurs. Les entreprises, face à la baisse de la demande des consommateurs, à l’envolée des impôts et aux incertitudes réglementaires,  maintiennent leurs niveaux d'embauche à un rythme tellement lent que le nombre de chômeurs de longue durée continue de croître.

 

Les dirigeants de notre monde keynésien regardent avec une panique à peine déguisée leurs politiques de pas cher et d'argent facile ne produire aucun effet significatif. L’assouplissement quantitatif a perdu sa crédibilité publique au point d’être devenu politiquement dangereux aux Etats Unis.  Malgré cela, les banques centrales keynésiennes telles que la Banque d'Angleterre réfléchissent à augmenter l’impression monétaire pour encourager les prêts aux entreprises et aux  consommateurs. Dans son discours de politique annuelle du 14 Juin, Mervyn King, le gouverneur de la Banque d'Angleterre a dit que, "les signes de détérioration des perspectives, en particulier dans les marchés mondiaux, indiquent qu’il faut envisager un nouvel assouplissement monétaire."

 

Pendant ce temps les autres banques centrales comme la Fed et la Banque centrale européenne ont eu recours à des formes déguisées de Quantitative Easing comme leurs opérations « Twist » ou LTRO, et  ont réduit la qualité des titres qu'ils acceptent à titre de garantie. Mais en dépit de tout  la récession rampante continue.   

 

La seule réponse des banques centrales aux problèmes économique est de déverser encore et toujours plus de monnaie dans le système.  Et de la même manière que les généraux de la Première Guerre mondiale ont continué à commander des offensives frontales, et ce même après qu’il ait été prouvé que ces offensives étaient meurtrières et inutiles, les politiciens d'aujourd'hui continuent à injecter de la monnaie fiduciaire dans les lignes de front.

 

Donc, dans un tel environnement, quel conseil donner aux  investisseurs ?

 

Beaucoup achètent des métaux précieux. Ils font cela pour se couvrir contre l'inflation et à se protéger de la dévaluation des monnaies. Cela dit, comme les besoins en liquidités augmentent en période de récession, il est probable que beaucoup de métaux précieux seront vendus dans les mois qui viennent pour obtenir des liquidités, ce qui pèsera sur leur prix.

 

En conséquence, les perspectives à court terme pour l'or et l'argent restent volatiles, ce qui reflète l'incertitude politique chronique. À plus long terme, cependant, le potentiel de hausse de l’or et de l’argent reste intact au fur et à mesure que les intervenants se rendront compte que la reprise promise ne viendra jamais et que la récession se transforme en dépression.   La panique politique qui s’ensuivra et les craintes d'un effondrement du système monétaire exacerberont ensuite la demande de ces actifs qui sont considérés comme des valeurs refuge.

 

En période de récession, le cash est roi. Mais lorsque le pouvoir d’achat de la monnaie s’effrite ou s’effondre, l’or prend le trône. L’incompréhension des mécanismes économiques et monétaires par les hommes politiques va mutiler l’économie mondiale pour longtemps et met en risque le système monétaire international.   Les investisseurs ont donc tout intérêt à regarder de plus en plus vers les métaux précieux comme un moyen raisonnable de protéger leurs actifs.

 

 

 

 

 

 

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A Braxton: le capitalisme étant la propriété des moyens de production soit par des individus soit par les Etats. Dans ce dernier cas le XXe sicèle nous a démontré l'incohérence du système collectiviste, depuis la chute du mur de Berlin, les Etats plutôt les hommes représentant les Etats ont fait la même politique que s'ils se trouvaient dans des pays collectivisme. Le futur donc sera le capitalisme aux personnes physique, un recul très net de l'intervention des Etats et des Etats-providence par manque de moyens pour payer toutes les folies en cours. Cela va se produire dans la douleur, c'est évident. Le monde occidental est peu préparé surout les Etats-providence, mais ça sera comme ça. il faut revenir aux fondamentaux : travail, épargne, création de richesse, honnêteté, justice, etc.
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Merci d'avoir répondu, Mr CLAUDE F.
Vous décrivez un nouveau capitalisme "classique" pur "honnêteté, justice" et dur "travail, épargne" et bénéfique "création de richesse".
C'est bien parce qu’il a perdu la partie pure que la capitalisme est moribond, il faut de la création de richesse certes, aujourd'hui le problème est surtout dans la répartition de plus en plus injuste. Je crois que la révolution sera écologique, moins de consommation, plus de recyclage et respect de environnement, si elle se fait et si elle ne se fait pas, on est mort à mon avis.
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En lisant tous ces articles ici ou d'ailleurs, un consensus se dégage sur deux points :
1. Le naufrage du navire mondial va se produire, car il a déjà touché l'iceberg et il est trop touché pour ne pas couler.
2. détenir une partie de ses avoir en métaux précieux est surement le meilleur canot de sauvetage.

Hélas, personne n'indique clairement quel sera le monde futur, qu'est ce qui va remplacer le capitalisme ?

Moi je ne sais pas.
quelqu'un à une idée ?

A vous lire, meilleures salutations.
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Les économistes, fonctionnaires et hommes politiques qui dirigent le monde actuel ont tous été formés à la même école keynésienne. Ils continueront d'appliquer leurs remèdes jusqu'à la mort du malade, parce que leurs "remèdes" sont les causes memes de la maladie.

A leurs yeux, la seule solution à la crise de la dette est encore plus de dette.

Le malade, l'économie, devra mourir pour se débarasser de ces parasites et décridibiliser une fois pour tous ces diafoirus keynesiens pour qui la source de la richesse est le déficit et la dépense, et non pas l'épargne et la production.

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Bravo. Cela peut se résumer tout simplement avec une fable de la Fontaine.

Tout ceci revient à la lutte entre les cigales et les fourmis.

Et les cigales sont en train de gagner.
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