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Les problèmes grecs nés du socialisme

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Publié le 23 novembre 2015
1314 mots - Temps de lecture : 3 - 5 minutes
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Rubrique : Editorial du Jour

Comme beaucoup d’autres discussions économiques actuelles, les négociations entre la Grèce et ses créditeurs européens sont devenues de plus en plus absurdes (voyez la partie intitulée « A Patient Fed Considers Losing Patience » dans mon récent bulletin). Vendredi 20 février en fin de journée, alors que se tenait une réunion entre le nouveau Premier ministre grec et les ministres de 19 pays membres de la zone euro, l’Allemagne aurait « autorisé » les négociateurs à accepter une extension de quatre mois du plan de sauvetage de 272 milliards de dollars, à condition que les Grecs promettent de mettre en place une série de réformes fiscales difficiles afin de pouvoir rester solvables sur la période. Puisqu’ils avaient désespérément besoin d’argent, il n’est pas surprenant que les Grecs aient accepté.

Voilà qui a bien entendu placé le nouveau gouvernement grec de gauche, dirigé par Alexis Tsipras, dans une position délicate. Après tout, son parti était récemment arrivé au pouvoir en promettant de ne pas prolonger le plan de sauvetage et de mettre fin aux négociations avec les créditeurs. Pour tenter de sauver la face, il a insisté sur le point que les nouvelles mesures d’austérité, qui seront sans doute les mêmes que celles mises en place par l’ancien gouvernement, seront « auto-imposées » par les Grecs eux-mêmes, plutôt que forcées par leurs créditeurs. Cette feuille de figuier a semble-t-il suffi à couvrir les membres de Syriza, qui se sont décrétés victorieux suite à leur première « bataille contre leurs créditeurs ».

Il ne devrait donc surprendre personne que le schéma directeur des politiques grecques soit vague et ne mentionne aucune nouvelle approche de la question de stabilité fiscale. Le document n’a pas révisé l’éléphant dans le magasin de porcelaine que sont les questions des pensions publiques, des taxes sur les ventes et des taxes sur la vente des actifs gouvernementaux. Il promet les mêmes choses qu’ont promises les gouvernements précédents, c’est-à-dire de combattre l’évasion fiscale, la corruption et la contrebande.

Ces politiques ont été acceptées avec un soulagement silencieux par une majorité des Européens (puisqu’elles sont préférables aux provocations qui avaient été émises par Athènes quelques jours après les élections). La Commission européenne a publié un communiqué officiel le 24 février, selon lequel ces propositions marqueraient un « commencement valide pour une conclusion satisfaisante de l’examen de la question grecque ».

D’autres ont cependant eu du mal à supporter cet enthousiasme mitigé. Dans une lettre écrite au président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, la directrice du FMI, Christine Lagarde, qui n’est pas connue pour sa belligérance fiscale, a relevé qu’il n’y avait « aucun engagement clair envers la mise en place de réformes des pensions et des taxes sur la valeur ajoutée, et aucune tentative claire de poursuite des politiques déjà discutées d’ouverture de secteurs fermés, de réformes administratives, de privatisation et de réformes du marché du travail ». En d’autres termes, elle est à la recherche d’une substance qui n’est pas visible dans les accords. C’est un thème très récurrent dans les débats sur notre économie alimentée par la dette.

Le véritable problème, auquel personne ne semble prêt à se frotter, est de savoir si l’expérience échouée de la Grèce avec le socialisme financé par la dette pourra durer beaucoup plus longtemps.

L’adhésion de la Grèce à la zone euro lui a ouvert l’accès à de vastes quantités de dette peu chère, offertes dans l’idée qu’une union politique offrirait une garantie européenne face à la dette de n’importe quel pays membre. En conséquence, des années durant, les gouvernements grecs ont eu la possibilité de s’endetter de manière aussi peu coûteuse que le gouvernement allemand, dont la santé fiscale était de loin supérieure.

Pendant un certain temps, cette accumulation de dette a été perçue comme un signe de bonne santé (comme c’est aussi le cas aujourd’hui aux Etats-Unis). Entre l’année 2002, date à laquelle la Grèce a intégré l’Union, et 2007, alors qu’a frappé la Grande récession, la Grèce a été « championne de la croissance ». Sa croissance économique est allée jusqu’à excéder celle des Etats-Unis.

Sous couvert de la liquidité financée par la dette, la consommation a explosé sur le secteur public et est venue inonder le secteur privé. En revanche, la crise de la dette de 2007-08 a révélé cette surconsommation combinée aux déséquilibres de productivité et de compétitivité, notamment sous la devise forte qu’était l’euro. Une récession s’est développée.

C’est ce modèle économique défectueux que l’Allemagne espérait pouvoir démanteler au travers de ses demandes d’austérité. Mais comme vous pouvez sûrement vous l’imaginer, les Grecs eux-mêmes se sont attachés à ce conte de fées comme s’il s’agissait de leur droit de naissance.

Un rapport publié en 2012 par McKinsey and Co a souligné quelques points clés qui devront être réformés pour que l’économie grecque puisse devenir viable.

  • Les opérations commerciales de grande échelle ont été découragées par les régulations hostiles. L’échelle généralement restreinte des transactions qui ont subsisté, combinée aux excès de régulations, aux licences complexes et restrictives et à un environnement fiscal volatile, a privé le pays d’une base industrielle suffisante pour supporter ses dépenses.
  • Le secteur public est devenu trop cher, et son rendement est de moindre qualité. Un ensemble d’accords sur l’emploi collectifs, inflexibles et obligatoires ont entraîné une déconnexion entre l’éducation et le marché du travail, ce qui a réduit l’innovation et la représentation des femmes et des jeunes adultes dans le monde du travail.
  • Un système légal et judiciaire pesant a généré une abondance de lois vagues et parfois conflictuelles, ce qui a découragé l’activité économique.
  • Les évasions fiscales de grande échelle, qui sont devenues endémiques dans la culture grecque, ont entraîné une création substantielle de capital hors de l’économie officielle, et une insuffisance fiscale perpétuelle.

Ce sont là les problèmes que devront adresser les propositions futures. Il ne fait aucun doute que les Allemands ont épluché les politiques grecques en vain, à la recherche de signes que ces épreuves puissent être prises à bras le corps. Mais elles n’ont malheureusement été traitées que par des promesses et des propositions oisives.

Nous savons depuis longtemps maintenant que la capacité de rembourser un prêt est secondaire à la volonté de le rembourser. Beaucoup pensent que la Grèce pourrait rembourser une grande partie de sa dette de 365 milliards de dollars si elle en avait la volonté. La Grèce dispose d’un certain nombre d’îles sur lesquelles peuvent être construits des appartements de bord de mer qui pourraient rapporter des milliards de dollars sur le marché ouvert. En plus de cela, selon le Conseil mondial de l’or, la Grèce possède encore 112,4 tonnes d’or. Elle refuse cependant d’utiliser ses actifs nationaux pour satisfaire ne serait-ce qu’une portion de sa dette.

Il y a des chances que, pour des questions d’unité et de stabilité, les demandes de restructuration faites par les Allemands soient laissées de côté. La crainte de voir s’effondrer la zone euro éclipsera la crainte de voir se développer la déflation chez les politiciens. En revanche, la résistance de la Grèce face aux termes les plus laxistes commence à ennuyer les nations du nord de l’Europe comme la Finlande, la Hollande ou encore la France, où l’eurosceptique Marine Le Pen s’est attaquée au problème. Même dans certains pays du sud comme en Espagne, le gouvernement encourage son propre parti eurosceptique, Podemos.

Il y a des chances que la conclusion de la crise de la dette grecque soit politique. Elle cherchera certainement à élargir le contrôle centralisé de l’Union européenne au travers d’un transfert de capital depuis les nations les plus riches vers les nations les plus pauvres. A la manière du socialisme, les citoyens qui représentent la force de travail paieront pour les erreurs politiques et économiques de leurs maîtres. Comme l’a dit le président Reagan, « le socialisme ne fonctionne qu’à deux endroits : au Paradis où personne n’en a besoin, et en Enfer où il existe déjà ».

 

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