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Nos banquiers centraux sont en banqueroute intellectuelle

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Publié le 05 juillet 2012
929 mots - Temps de lecture : 2 - 3 minutes
( 12 votes, 5/5 ) , 3 commentaires
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Rubrique : Editoriaux

 

 

 

 


La crise financière a exposé plus que jamais la banqueroute intellectuelle de nos banquiers centraux.


Pourquoi ? Simplement parce qu’ils semblent avoir depuis longtemps oublié que les taux d’intérêts sont des prix. Manipuler ces prix par l’expansion ou la contraction de crédit a des effets réels et délétères sur l’économie. Alors que la centralisation des politiques économiques et le socialisme ont depuis toujours été rejetés par les économistes du marché libre, nombreux sont ceux qui pensent encore que les banques centrales sont un élément essentiel à l’économie de marché.


Ces économistes comprennent parfaitement qu’une dénomination des salaires et des prix des matières premières en monnaie papier puisse entraîner pénuries, mauvaises allocations de capital et privations. Ils acceptent cependant le fait que les banques centrales doivent déterminer non seulement les quantités disponibles de la ressource qu’est la monnaie de leur gouvernement, mais également en gérer le prix par le biais des taux d’intérêts.


Imprimer des quantités illimitées de monnaie n’a jamais ouvert la voie à la prospérité. Nous pouvons nous en rendre compte en jetant un bref coup d’œil aux politiques monétaires ayant été entreprises par la Fed ces quelques vingt dernières années. Elle a injecté plusieurs trillions de dollars dans l’économie, et promis aux banques que cette nouvelle monnaie stimulerait les prêts et, de ce fait, la consommation. Ces interventions ont pour objectif d’augmenter le prix des actions, de réduire les coûts d’emprunts pour les entreprises et les particuliers, et de maintenir à des niveaux très élevés les prix de l’immobilier.


Mais, tout comme leurs prédécesseurs des années 1930, ceux qui dirigent aujourd’hui la Fed se comportent comme si une bulle sur le crédit était le statu quo que nous aurions besoin de rétablir. Ceci prouve d’une confusion des termes de monnaie et de richesse, et reflète l’idée que la prospérité découle de prix élevés et de l’augmentation des quantités de monnaie et de crédit disponibles.


Cette poursuite de l’argent facile n’est pas nouvelle. La banque centrale des Etats-Unis était supposée mettre fin aux crises financières périodiques traversées par le pays tout au long du XIXe siècle, mais voilà que depuis la création de la Fed en 1933, les paniques financières n’ont fait que s’aggraver. La Grande Dépression des années 1930, l’hémorragie des réserves d’or des années 1960, la stagflation des années 1970, la bulle de l’internet des années 2000, et la récession actuelle, sont toutes dues aux mauvaises politiques monétaires employées par la Fed.


Chacune de ces crises s’est manifestée à la suite de bulles étant nées de politiques monétaires inflationnistes. Cependant, après l’éclatement de ces bulles, on a toujours cherché à les relancer.


Cette attitude revient à planter les graines de la prochaine crise. Une diminution des taux d’intérêts n’est autre qu’une tentative d’anticiper une récession à venir. Les politiques d’expansion de crédit ayant été adoptées après l’explosion de la bulle sur l’internet ont entraîné l’apparition de la bulle sur l’immobilier. Manquant de tirer les bonnes leçons des bulles sur l’internet et sur l’immobilier, la Fed a injecté des trillions de dollars dans l’économie tout en promettant de maintenir les taux d’intérêts proches de zéro jusqu’en 2014. Cela ne fait qu’assurer l’apparition d’une crise future bien plus destructrice encore que celle que nous traversons actuellement.


Non contente de ses tentatives manquées de soutient de l’économie Américaine, la Fed tente désormais de sauver l’Europe. Grâce à l’utilisation de swaps de devise, elle s’est engagée à offrir plusieurs centaines de milliards de dollars à la BCE. A ce stade, il ne serait pas étonnant qu’elle se lance également dans des opérations directes.


La réponse de la Fed face à la crise suggère que selon elle, cette dernière n’est autre qu’un problème de liquidité. En réalité, elle est un problème d’investissement n’ayant pas été correctement alloué, du fait d’une évaluation erronée du prix de la monnaie et du crédit – ayant découlé des politiques inflationnistes de la Fed.


La Fed a rendu les banques et les institutions dépendantes à la monnaie peu chère. Plutôt que de chercher à investir sur des produits réels dont ont besoin des consommateurs, Wall Street concentre toute son attention sur les réunions du Comité Fédéral du Marché Libre, espérant y entendre l’annonce d’une nouvelle vague de quantitative easing. Il n’est pas surprenant que l’investissement à long terme et les plans de développement continuent de stagner.


Nous vivons dans un monde qui semble avoir abandonné le concept d’épargne et d’investissement comme source de création de capital et de croissance économique. Les marchés financiers réclament des banques centrales qu’elles créent toujours plus de monnaie peu chère. Les espoirs de nouvelles vagues de quantitative easing de la part de la Fed, de la banque d’Angleterre ou de la banque du Japon – ou encore d’opérations de refinancement par la BCE – soutiennent les marchés, dans le même temps que les décisions de non-intervention font chuter les prix des actions. Les responsables politiques tentent de stimuler la consommation tout en ignorant la production. Ceux qui se font appeler capitalistes semblent avoir oublié que le capital ne peut pas être créé par la simple impression de monnaie fiduciaire.


Le contrôle de l’économie du monde a été placé entre les mains du cartel bancaire, et nous sommes aujourd’hui en grand danger. Une prospérité réelle requiert l’utilisation d’une monnaie saine, une accélération de la production et une augmentation de l’épargne et de l’investissement. Le monde est inondé de dollars, et une crise impliquant la devise de référence internationale ne pourrait que nous mener à la catastrophe. Les politiques d’impression monétaire ne pourront résoudre nos problèmes financiers, elles ne feront que les accentuer.

 

 

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Ron Paul est membre du Congrès Américain, où il représente le 14° District du Texas, et a la réputation d’être un des principaux défenseur des libertés. Il est l’avocat à Washington d’un gouvernent limité, d’une fiscalité très faible, de marchés libres, et d’un retour à des pratiques monétaires saines fondées sur une monnaie gagée sur un actif réel. Il fut candidat à l’élection présidentielle américaine de 2008 (http://www.ronpaul.org/)
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AU BUCHER, LES BANQUIERS POURRIS !
Banqueroute oui, mais intellectuelle ?

Il est clair que les mécanismes de manipulation et de dissimulation nécessaires au bon fonctionnement du système de réserves fractionnaires et des banques centrales est hautement élaboré et conceptuel.

Toutefois, le mécanisme d'intervention est unique, simple et répétitif : CTRL-P

Dans son coté pratique, la fonction de banque centrale n'a rien d'intellectuelle, elle est même particulièrement sotte, et les mois à venir vont sans nul doute exposer la supercherie pour ce qu'elle est : il est facile d'être puissant et respecté quand on peut imprimer de la (fausse) monnaie.

Nous verrons ce qu'il restera desdites banques centrales et de leur respectabilité lorsque le système volera en éclats.
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cher els ce cher ron plein de bonnes idees coherentes et pour le bien de tous n a pas sa place ds le systeme mis en place depuis 200 ans .il a d aileurs ete ejecte quasi manu militari des elections democrasionistes us.trop naif et trop bon pour son prochain.vous nous parlez a juste titre de fausse monnaie. fausse oui mais legalisee par nos pantins elus et choisis ds le tas par l equipe de l ecusson rouge (Rotsche Schild ) .alors fausse mais legale vous proposez quoi pour vous y opposer .n ont il pas de beaux jours devant eux nos zamis de la haute et puis les prisons sont pleines de biens plus pauvres qu eux.quant aux capacites de reflexion de nos chers francais entre autre repensez a De Gaulle et ce qu il en disaitil ya plus de 40 ans .je crois pas que cela ait bien change .au plaisir de vous lire els.
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