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Pannes à la SNCF : les symptômes d’un mal profond

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Publié le 08 décembre 2017
1248 mots - Temps de lecture : 3 - 4 minutes
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Rubrique : Editoriaux

À l’approche des fêtes et des grands chassés-croisés de fin d’année, tout le pays frétille à l’idée de se mettre sur son 31. C’est peut-être ce qui a poussé la SNCF à moderniser son infrastructure et à tripoter ses aiguillages. Instantanément et grâce à une dose d’efficacité et de compétence concentrées, le dimanche 2 décembre fut une catastrophe complète.

Comme pour la précédente panne de juillet dernier qui avait touché un poste de commande d’aiguillage de Vanves, le trafic a été très fortement perturbé sur une bonne partie du réseau ferré français, même si, à en croire les explications plutôt vagues de la direction de la SNCF, l’incident de ce début décembre n’a rien à voir avec un défaut d’isolation sur l’installation électrique : cette fois-ci, c’est un « bug informatique » et pas un petit souci électrique, le « bug informatique » étant de nos jours à la panne matérielle ou à l’erreur humaine traditionnelle ce que le mistigri est au jeu de carte ou la poisse au casino, sorte de concept fourre-tout terriblement commode pour camoufler des dérives peu reluisantes.

Bug ou pas, le résultat est le même puisqu’il s’est soldé par des dizaines de milliers de voyageurs restant à quai, les bras ballants et les mains pleines de coûteux tickets devenus inutiles.

À la suite de cette pagaille mémorable, certains (voyageurs ou non) se sont immédiatement interrogés sur la capacité de la société nationale à faire face à ses responsabilités, à apprendre de ses (trop nombreuses) erreurs, à corriger les problèmes connus et (défi !) à proposer des solutions alternatives viables et rapides aux problèmes inconnus qui pouvaient survenir.

L’interrogation est si forte que, pour bien faire comprendre aux Français que tout ceci ne peut pas rester sans réponse, Elisabeth Borne, apparemment ministre des Transports en ce moment, a haussé le ton pour convoquer le patron de la SNCF Réseau, Patrick Jeantet. Dans le monde merveilleux de l’État tout puissant, il suffit en effet de convoquer le type à la tête d’une société d’État pour qu’immédiatement, des actes fermes soient posés, des solutions trouvées, des corrections apportées, et pouf, des trains roulent comme il faut.

Apparemment, le consensus actuel s’établit sur la nécessité de réorganiser la façon dont sont gérés les grands travaux de la SNCF, vieille dame incontinente qui perd des fonds, des trains et des parts de marchés de tous les côtés. Evidemment, lorsqu’on lit en détail le froufroutant nuage de mesures qui sont prises à la suite de l’incident, on se doute bien que la situation ne va finalement pas changer du tout au tout instantanément : on va continuer ce qui a été mis en oeuvre à la suite de la précédente panne de juillet (mais mieux) et on va surtout faire plein d’audits (miam, avec de vrais morceaux de commissions dedans !).

En somme, si la qualité se dégrade, c’est essentiellement parce qu’il faut tout refaire et qu’on va devoir souffrir le temps de la transition depuis l’état actuel, déplorable, à l’état futur (peut-être moins déplorable ?). Vu ainsi, pas de doute, la SNCF va nous apprendre à maîtriser le réflexe glutéal et le restockage massif de vaseline en flux tendu.

Certes, à la décharge de la société ferroviaire, les travaux entrepris visent à améliorer une situation devenue dangereuse tant l’infrastructure part en quenouilles un peu partout, et qu’il fallait donc s’attendre à ce que, parfois, ces travaux impactent négativement la bonne marche de la circulation des trains.

Le hic reste malheureusement que cette bonne marche est très hypothétique.

En effet, si l’on peut charitablement mettre la précédente panne de juillet sur le compte du Pas De Bol qui, lentement, devient une véritable devise nationale, il sera en revanche bien plus compliqué de conserver sa bienveillance quand on commence à éplucher l’enfilade de problèmes que le réseau ferré connait avec une régularité plus solide que ses trains.

Ainsi, si l’on se penche sur les performances globales de la SNCF sur le réseau ferré français, il ne faut pas beaucoup de recherches pour retrouver facilement les traces passées de problèmes, soucis et autres enquiquinements qui parsèment la vie des usagers de province.

La région parisienne concentre les réseaux, les passagers et, bien évidemment, les tracas. Sur ces dernières semaines, c’est une avalanche que même la panne de dimanche dernier ne parvient pas à camoufler.

Notons des pannes régulières sur le RER A, sur le RER B, sur le RER B et le RER D (combo), dans différents métros avec une répétition et une constance qui permet aux moteurs de recherche sur internet d’associer rapidement SNCF avec panne et RATP avec grève.

On m’objectera à raison que j’entretiens ici une confusion entre la RATP et la SNCF. Ce serait oublier de noter que si, effectivement, les infrastructures et les entreprises sont différentes, la vétusté du matériel, les pratiques commerciales alternatives, le mépris millimétré de l’usager (usagé ?) et la culture de la grève inopinée sont étrangement similaires dans les deux entités…

Coïncidence ?

Est-ce une coïncidence que ces deux entreprises soient toutes deux publiques, toutes deux sous perfusions d’argent gratuit des autres, toutes deux un réservoir à syndicalistes indéboulonnables en même temps qu’une sinécure pour hauts fonctionnaires ? Est-ce une coïncidence que ces deux entreprises, confrontées à des soucis matériels, soient compactement infoutues de la moindre communication vers les clients, qu’elles continuent, dans les deux cas, à appeler usagers ? Est-ce une coïncidence que ces deux sociétés, en situation monopolistique, ne semblent faire aucun réel effort pour aligner enfin leurs coûts de structures avec leurs tarifs, tentent d’apurer leurs dettes qui est – coïncidence – dans les deux cas abyssales ?

Coïncidence encore lorsque ces deux entreprises, directement impliquées dans les travaux pharaoniques (LGV pour la SNCF, Grand Paris pour la RATP) se retrouvent à patauger dans les problèmes (financiers, politiques, structurels) ?

Coïncidence que tout cela ? Je ne crois pas. Cela a plutôt l’air d’un symptôme, celui d’une gestion calamiteuse et de l’abandon de toute politique ferme visant à nettoyer ces écuries d’Augias où une petite quantité d’incompétents bloquent les réformes, les adaptations et la prise de conscience radicale qu’il faut absolument en finir avec ces mastodontes coûteux.

Et oui, j’ai bien écrit « en finir ».

La privatisation intégrale de ces entités et de leurs infrastructures, qui sont en réalité complètement en faillite, est absolument nécessaire pour qu’enfin les réalités économiques y pénètrent, que les usagers redeviennent des clients, que la notion de service réapparaisse, que les fautes soient réellement sanctionnées et les succès enfin à l’horizon.

Et non, ce n’est pas impossible.

D’autres pays l’ont fait, massivement, et ont obtenu des résultats tangibles qui donnent une idée exacte de ce qu’il est possible de faire (et à quel point la situation française est devenue honteuse).

De tout cela, il n’est évidemment pas du tout question dans les mesurettes proposées par cette Elisabeth Borne qui serait ministre des Transports. On va donc continuer d’un côté à bricoler et arranger comme on peut des entreprises qui s’enfoncent dans un magma de dettes et de problèmes, et de l’autre à financer les lubies pharaoniques des uns et les avantages sociaux invraisemblables des autres, et tout continuera comme avant.

Résignons-nous. De toute façon, il n’y a pas encore mort d’homme, hein.

Oups.

Re-Oups.

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Source : h16free.com
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H Seize écrit sur http://h16free.com ses chroniques humouristiques d’un pays en lente décomposition, et apporte des solutions dans son livre, Egalité, Taxes, Bisous. Dans un monde toujours plus dur, et alors que la crise, la vilénie, les aigreurs et les misères allant de la maladie aux bières tièdes font rage, un pays fait courageusement face et propose toute une panoplie de mesures plaisamment abrasives qui permettront d'aplanir les aspérités, gommer les difficultés et arrondir les angles. Ce pays, rempli de gentils et d'aimables tous les jours mieux pensant, est devenu un véritable phare scintillant dans la nuit noire de l'obscurantisme des méchants et des vilains. Et pour mieux scintiller, il s'est doté d'une devise qui est parvenue à se hisser au rang de slogan, d'accroche et de modus vivendi : pour chacun et pour tous, il faudra de l'égalité, des taxes, et des bisous.
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L'Argent sera le nouveau Bitcoin, seulement une question de temps - Keith Neumeyer

http://www.kitco.com/news/2017-11-28/Silver-Will-Be-The-New-Bitcoin-Only-A-Matter-Of-Time-Keith-Neumeyer.html
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Les investisseurs en argent métal auront un cadeau de Noël en 2018 :
le cours sera proche de 200 $ l'once .

Même manipulés , les métaux précieux reviendront en force car il y aura 450 or papier pour 1 réel .

Avec l'arrivée massive des migrants , les salaires de base vont encore baissés . Les émeutes , voire des guerres civiles , nous attendent en Europe .
Les tensions internationales ne font pas monter que les cours du pétrole .
TRUMP se sent obligé de faire une guerre ou d'en créer une autre au moyen orient .

Il suffira d'une grosse baisse du BITCOIN pour que les investisseurs se rueront sur l'or et surtout sur l'argent .
Avec un écart de 1 pour 79 , au lieu de 1 pour 13 voire 15 historique , le potentiel est trop tentant ...dès aujourd'hui .

NOSTRADAMUS aurait prédit : 2018 une année aux fortes volatilités,à cause de ses tensions à venir .

Noir , c'est noir , il n'y a plus d'espoir ... afin de retrouver des cours aussi bas en or et argent .
Salut les copains !



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Le BTC est net d'impôts, puisque BCC (bitcoin cash) représentait environ 25% de la valeur de BTC et a été versé gratuitement à tous les détenteurs de bitcoin début août 2017.
Rob Kirby - Les banquiers enverront des prix d'or et d'argent à la Lune

https://www.youtube.com/watch?v=kwZqIl17v_Y&t=1537s
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Cela m'amuse toujours de voir des gens y aller de conjectures, mais il reste qu'il y a du vrai dans ce qui est dit. Avec la possibilité de gel des comptes bancaires, il y a une perte de confiance envers les banques. Toutes les transactions électroniques se font dans des comptes bancaires, même les billets (de banque, faut-il le préciser) finissent dans des comptes. L'or monétaire est sous contrôle des banques centrales depuis la réglementation des accords de Bâle II: il faut savoir que la plus grande quantité d'or disponible à des fins monétaire n'est pas en pièces mais en barres good delivery. . Les cryptos offrent une alternative hors système bancaire et c'est ce qui m'a incité à m'y intéresser.
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31 octobre 2017 - Ted Butler :
Le cauchemar d'argent sera bientôt terminé

Il est sympa ce Ted, depuis le temps qu'on moisit !


https://www.youtube.com/watch?v=-WVHB1aTsYs&t=48s
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Eric Sprott : Le prix de l'argent et de l'or devra bientôt monter.

https://www.youtube.com/watch?v=kuXNYhntwew
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Keith Neumeyer, CEO First Majestic voit l'argent à 130 $ en 2018


https://www.youtube.com/watch?v=uU6dSyS-U5g
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Lorsque par exemple vous prenez votre voiture ou votre moto, vous êtes bien un "usager" de la route, vous faites usage d'une infrastructure nationale mise à disposition des citoyens.
Lorsque vous prenez le train ou le métro, vous êtes un "client" car vous avez payé un titre de transport.
La nuance est d'importance. Si vous contrevenez aux règles du code de la route "on" vous met une prune sans états d'âme.
Si votre train ou métro a un problème, vous êtes en droit de vous poser des question sur sa gestion et ses capacités techniques. Surtout si ledit moyen de transport est en situation de monopole. Et si il y a grève, vous êtes forcément pris en otage.
Le droit de grève dans la fonction publique et entreprises associées est constitutionnel. C'est une des plaies de la V ième république!
Cela dit, la taille du grain de sable qui va coincer un système est inversement proportionnelle au degré de technologie qui régit ledit système.
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, vous faites usage d'une infrastructure nationale mise à disposition des citoyens.

Je préfère la phrase sans le verbe mettre. Ça évite de faire croire que la republique, qui tient l'Etat, précède lndividu. Qu'elle ferait des concessions magnanimes.
En tant que cohéritiers indivis de la France et de ses territoires, nous avons un droit d'usage respectueux que la republique ne peut nous retirer. Nous avons la charge de l'amélioration du fond et des infrastructures.
En tant que copropriétaires usufruitiers, nous avons la charge de l'entretien et l'embellissement des superstructures.

Et que les concierges salariés en CDD se gardent de forfaiture, et se gardent de nous emmerder !
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, vous faites usage d'une infrastructure nationale mise à disposition des citoyens. Je préfère la phrase sans le verbe mettre. Ça évite de faire croire que la republique, qui tient l'Etat, précède lndividu. Qu'elle ferait des concessions magnanimes. En  Lire la suite
Pâris - 12/12/2017 à 06:37 GMT
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