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Cours Or & Argent en

Perspectives de l'€uro.

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Publié le 13 janvier 2019
3178 mots - Temps de lecture : 7 - 12 minutes
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Rubrique : Fondamental

Il est un fait économique incontesté que ce qu'on dénomme "monnaie" - "argent" quand on se moque de la signification des mots, comme en France (cf. ce texte de novembre 2014) - a été inventé par les gens.

Pour faire quoi ?

Le consensus se disperse dans l'instant pour répondre à la question.

Laissons-le de côté un instant.

L’€uro est, pour une majorité de gens, une "monnaie réglementée régionale" récente à l’échelle de l’histoire.

L’€uro pour faire quoi ?

Le consensus est que sa gestion étatique doit promouvoir la croissance économique des pays membres de la "zone €uro".

La réalité passée de ce fait a été pour le moins discutée, mais peu importe (cf. ce texte de janvier 2013 ou celui-ci de mars 2016).

Peu importe, par exemple, l’évolution passée du prix de l’€uro en dollar des Etats-Unis d’Amérique de 1999 à 2016 (cf. graphique ci-dessous).

Source : https://fred.stlouisfed.org/series/DEXUSEU

Et la perspective que l’€uro perdure est bien évidemment discutable.

Reste que le consensus s’articule sur une erreur qu’il faut dénoncer : l’existence de l’€uro n’a rien à voir avec sa gestion étatique et les prétendus effets de celle-ci sur le développement économique.

Le consensus doit s’articuler sur les coûts qu’ils cachent, qui rejoignent la question originelle de l’existence de la monnaie, et dont peu de gens parlent.

Qu’on le veuille ou non, à son aube, l’€uro a amoindri descoûts de la situation économique de chacun, de l’acte d’échange et de l’intermédiaire des échanges qu’il est.

Si la structure de ces coûts vient à disparaître dans les espérances des gens, il disparaîtra au profit d’un ou plusieurs autres intermédiaires des échanges, inconnus aujourd'hui...

1. Ludwig von Mises.

Ludwig von Mises a eu l'occasion de faire le point sur ce qu'on avait dit sur le sujet de la monnaie jusqu'au début du XXème siècle, dans un article de journal scientifique de 1917-18 (cf. ce texte de juin 2014).

Soit dit en passant, on ne peut que regretter que les historiens de la pensée économique fassent peu de cas de cet article (cf. Fand D.I. (1970), "A Monetarist Model of the Monetary Process", Journal of Finance, pp. 275-289).

A cette occasion, il a pu remettre en cause l'idée absurde, infligée à longueur de temps que "la monnaie était politique" et qu'elle devait être monopole privilégié des hommes de l'état - ce propos est au cœur de l'€uro...-.

Pour autant, il n'a pas mis le doigt sur la cause de la monnaie exprimée en termes économiques, à savoir "amoindrir le coût de la situation où chacun se trouve et le coût de son action d'échange avec quoi il essaye d'amoindrir ces deux coûts".

Mises a fait référence à la notion de "pouvoir d'achat", ce qui est, selon moi, une expression de rhétorique au mauvais sens du terme (cf. ce texte d'octobre 2014 ou celui-ci de mai 2015).

2. Le coût de sa situation économique.

En effet, pour changer la situation économique dont ils ne sont pas satisfaits, pour amoindrir le coût qui lui est donné par chacun, les gens agissent, mènent des actions étant donné à la fois l'abondance des actions qui s'offrent à eux ou qu'ils imaginent, les méthodes et la succession nécessaire d'une action l'une après l'autre.

Bref, les actions suivies visent à améliorer la situation a priori insatisfaisante et à amoindrir son coût.

3. Le coût de l'échange.

Au nombre des actions, il y a l'échange de droits de propriété sur les choses, le commerce avec autrui ou encore la catallaxie.

Comme toute action, l'échange est coûteux.

Mais cela a été en général mis à l'écart par les économistes ou bien une hypothèse a fait en sorte que le coût de l'échange fût nul.

Il n'en reste pas moins qu'en pratique, dans le passé, les gens ont essayé d'amoindrir le coût de l'échange (cf. ce texte de février 2015), un coût nécessairement inférieur au coût de la situation, en inventant diverses méthodes.

Exemplaire comme méthode a été la valeur qu'était l'"intermédiaire des échanges" et les formes qui lui ont été données (de ce qu'on dénomme "monnaie" au "commissaire priseur").

4. Le coût de la monnaie.

De forme exemplaire de l'intermédiaire des échanges est ce qu'on a dénommé "monnaie".

Le sont aussi les formes de la monnaie qui, elles-mêmes, lui ont été données par la suite par les gens.

Pour ne pas remonter trop loin dans le passé, disons les "pièces de monnaie", les "coupures de billets en monnaie bancaires" et les "comptes de dépôt bancaires".

En tant que "valeurs", marchandises, les formes de monnaie avaient, chacune, un coût qui lui était donné par les gens et, à son tour, ce coût de la monnaie ne pouvait qu'être inférieur au coût de l'échange.

La liste des formes de monnaie qui ont perduré, s'est étalée dans le temps.

Je dirai qu'elle a concrétisé un amoindrissement progressif tant du coût de la monnaie que du coût de l'échange pour ne pas dire du coût de la situation, autant d'expressions économiques peu utilisées par les théories en vogue.

5. Remarques.

a) Traditionnellement, les économistes laissent de côté le coût de la situation économique de chacun au bénéfice de la notion d'équilibre économique général ou de celle d'équilibre macroéconomique.

b) Longtemps, ils ont fait connaître à la notion de coût de l'échange le sort du coût de la situation.

Ces dernières décennies, sous l'anglicisme "coût de transaction", les économistes français ont sorti sa définition du mutisme ambiant.

c) Le coût de la monnaie a toujours animé les esprits mais sans que ceux-ci utilisent la notion de coût, ni ne soient capables de le relier au coût de l'échange, voire au coût de la situation.

Le "dada" des politiques et de leurs conseillers, à partir de la décennie 1930, était de vouloir diminuer la cherté de la monnaie (cf. Hicks par exemple) à leur façon.

6. Le mensonge.

Il n'en reste pas moins qu'il apparaît que, sitôt inventé, il y a donc bien longtemps, les hommes de l'état ont fait valoir que ce qu'on dénommait alors (pièces de) "monnaie" pouvait être l'objet de contrefaçon (cf. Say).

Dans le but de protéger les gens contre la contrefaçon de la monnaie (ce qui n'est jamais qu'un aspect du coût de la monnaie), ils ont fait valoir que, selon eux, ils devaient en avoir la maîtrise.

Et il s'ensuivit que la "monnaie" fût un monopole privilégié et son emploi ne pût être refusé par les gens.

Quelques siècles plus tard, les banquiers ont juxtaposé aux "pièces de monnaie" monopolisées les coupures de billets en papier qu'ils venaient d'inventer.

Même démarche des hommes de l'état qu'antérieurement: il fallait protéger les gens contre la contrefaçon des coupures de billets.

Même méthode: ils ont donné à un banquier privilégié créé pour l'occasion et dénommé "banque centrale" le monopole de l'émission des coupures de billet, les autres banques existantes devenant "banques de second rang" et étant mises sous tutelle de la banque centrale. .

C'est ainsi que, dans un premier temps, les "pièces de monnaie" furent battues par le "monopole de frappe privilégié" et que, dans un second, les coupures de billet qui leur ont été juxtaposées, ont vu leur émission "planchée" par la "banque centrale", monopole. 

On sait la suite : des contrefaçons publiques monumentales à l'initiative des hommes de l'état (incluant des périodes d'inflation) dont les gens ont été les dindons, jusqu'au XXème siècle où les dernières réglementations en date ont privé ceux-ci de toute liberté monétaire (cf. ce texte de mai 2011).

Et les hommes de l'état n'ont plus fait référence à la protection contre la contrefaçon, mais aux effets économiques bienfaisants qu'ils imaginaient qu'une "bonne politique monétaire" pourrait développer, idée au moins aussi absurde que la précédente (cf. ce texte de mai 2015).

7. Le cas de l'€uro.

Ce qu'on dénomme "€uro" depuis 1999-2002 et que des gens utilisent, peut-il être considéré comme ayant amoindri une fois encore les coûts ?

On peut se poser la question (cf. ce texte de mai 2015) quoiqu'aucun politique, ni économiste officiel, ne l'évoquent.

a. La fusion.

Au départ, l'€uro a été le nom donné à une fusion de "monnaies réglementaires", nationales, d'une partie des pays de l'Europe géographique, en une nouvelle "monnaie réglementaire" régionale (cf. ce texte d'août 2016).

Mais les "monnaies réglementaires" nationales dont il est question et qui nous situaient à la fin du XXème siècle, ont peu de choses à voir avec les monnaies antérieures du début du siècle à cause des nouvelles réglementations internationales et nationales que les hommes de l'état se sont donnés au cours du siècle, sans doctrine.

Les arguments développés à propos de l'€uro sont donc en général sans relation avec tous ces éléments, c'est-à-dire avec non seulement :

. son existence,

. les conditions qui ont présidé à son existence et

. les grandes réglementations monétaires antérieures

qu'on vient de préciser, mais encore avec

. les effets à moyen et long termes de ces dernières

qu'on peut laisser de côté, sauf à voir dans l'€uro l'un de ces effets.

On ne saurait laisser de côté, en effet, que l'€uro est encore le nom donné à une - prétendue - "monnaie" régionale réglementée, obtenue par fusion réglementaire de - prétendues - « monnaies » nationales réglementées, i.e. de systèmes monétaires nationaux, aux termes du traité de Maastricht (1992) et de ses codicilles:

- « prétendue » car si on respectait un minimum le sens des mots, leur sens premier, par simple honnêteté intellectuelle, on devrait parler de « substituts de rien bancaires » pour désigner une partie de ce qu'il recouvre et non pas de monnaie,

- « régionale » car son monopole d'émission (banque centrale tutelle des banques de second rang) est donné à un organisme à cheval sur plusieurs nations, disposant, chacune, d'un Etat à budget voté annuellement par ses parlementaires élus par ses citoyens, et, par statuts, indépendant de ceux-ci.

On devrait parler de « monnaies » - monnaies entre guillemets "." - pour désigner ces prétendues monnaies.

La fusion a été effectuée sur la base des taux de conversion décidés eux-mêmes sur la base de l'observation des prix du marché des changes du moment, d'abord en mai 1998, puis au 31 décembre 1998.

Il a été convenu que s’échangeraient contre 1 €uro :

Allemagne          1.95583 Deutsche Mark

Autriche              13.7603 Schilling

Belgique             40.3399 Franc belge

Espagne              166.386 Peseta espagnole

Finlande             5.94573 Mark finlandais

France                6.55957 Franc français

Grèce                  340.750 Drachme

Irlande              0.787564 Livre irlandaise

Italie                   1936.27 Lire italienne

Luxembourg       40.3399 Franc Luxembourgeois

Pays-Bas            2.20371 Florin néerlandais

Portugal              200.482 Escudo portugais

Source : O.C.D.E.

Selon certains, l'€uro apparaît ainsi comme un "commun multiple" des prix de ces monnaies nationales les unes dans les autres, de leurs taux de change, qui présente la caractéristique d'avoir été fixé à l'unité et non pas d'avoir été le "plus petit" selon l'expression arithmétique consacrée.

Soit dit en passant, à défaut, et pour rester dans l'arithmétique, ce "commun multiple" va devenir, lui, le "plus grand commun diviseur" - autre considération arithmétique chère à certains  ...- des pays de la zone €uro.

Les architectes de cette fixation auraient dû savoir qu'elle ne saurait anéantir les actions humaines qui s'harmonisaient et avaient conduit à ces prix observables des "monnaies" nationales réglementées les unes dans les autres, variables d'un jour à l'autre.

A fortiori, ils auraient dû s'attendre à ce que ces mêmes actions la missent à bas.

Bref, ils auraient dû renoncer à faire l'expérience.

Mais au lieu de cela, aujourd'hui, ils inventent un discours.

Dans le meilleur des cas, ne sont plus en question les taux de change des "monnaies" nationales réglementées d'hier puisqu'ils ont été sinon anéantis, du moins jetés au cachot par leurs soins.

A la place des actions de vous et moi qui y conduisent aujourd'hui de façon sourde et ignorée, sont en jeu, au premier plan,

- les soldes comptables des budgets des Etats des pays de la zone euro ou bien

- les "compétitivités" des économies de ces pays réduites

* aux "coûts salariaux" nationaux ou, si on préfère l'expression,

* aux "salaires complets" nationaux, i.e. aux différents prix des marchés du travail nationaux, lesquels ne forment pas un "marché unique" malgré les engagements politiques pris dans le passé (cf. O.C.D.E., décembre 2012).

A cet égard, il y a une grande différence à signaler entre

- la réglementation instaurée en 1944 par les accords de Bretton Woods et - la réglementation à quoi a donné lieu le traité de Maastricht (1992):

* avec l'une, les taux de change fixés restaient visibles,

* avec l'autre, ils ont été cachés comme jetés au cachot. 

Avec l'une, on a admis a priori qu'ils pourrait varier si nécessaire (à l'aide du Fonds monétaire international créé pour l'occasion),

avec l'autre, on l'a refusé ... a priori et on n'a pas crû bon de créer d'organisme particulier en relation... 

Mais c'étaient des voeux pieux.

On sait la suite : les accords de Bretton Woods ont été dénoncés en 1971-73 à cause des réglementations antérieures (à commencer par le F.M.I.), mais le F.M.I. a perduré (cf. ce billet de mars 2009).

Quant aux accords de Maastricht, près de dix ans après la création de l'€uro (1998-2002), ont été mis en oeuvre

- la "facilité européenne de stabilité financière", puis

- le "mécanisme européen de stabilité", traité particulier...

et ce n'est vraisemblablement pas fini..., qui n'ont rien à envier au F.M.I.

Les arguments tenus actuellement sur l'€uro ont comme grande originalité, d'abord, d'être sans relation avec le fait qu'il n'existait pas il y a un siècle, ni il y a un demi siècle, ni même il y a vingt ans...

Est-ce à dire que ce fait nouveau qu'est l'existence de l'€uro est sans importance économique ?

On aurait tendance à le penser à entendre certains commentaires et à lire certains rapports qui n'hésitent pas à mettre de côté cette réalité, à ne pas s'intéresser aux effets économiques de l'existence de l'€uro et à suivre leur idée.

b. La quantité d'€uro.

Certes, l'€uro existe sous des formes traditionnelles ("pièce... de monnaie", coupure de billet en monnaie et dépôt bancaires) et les formes en quantité - en "masse" comme certains le disent en France ...- et en rendent compte les comptabilités bancaires (cf. par exemple les agrégats monétaires M1 et M2, source : B.C.E.).

En proportion du produit intérieur brut (P.I.B.,facteur d'échelle emprunté à la comptabilité nationale) des pays de la zone euro, on peut parler de "demande unitaire d'euro", demande d'euro par unité de P.I.B. (cf. sources : Eurostat, Capital).

Mais ces existences de formes en quantités variables dont on parle - ainsi que de leurs effets économiques mesurés (par exemple, l'inflation dans la zone €uro et l'emploi tant dans la zone €uro que dans l'Union européenne)  - ne sauraient l'emporter en importance économique sur la première, l'existence de l'€uro.

c. Un paquet de réglementations.

L'€uro est le fruit de règles de droit, de réglementations convenues entre les gouvernements des Etats dans la décennie 1990 qui ont limité encore les règles de droit en matière monétaire, et respectées ou non par la suite.

 Au nombre de ces éléments, il y a l'obligation faite à vous et moi de paiements en €uro des échanges et des impôts sur le territoire des pays des Etats de l'euro et le privilège de monopole accordée à un organisme créé pour l'occasion, à savoir la Banque centrale européenne (cf. sa déclaration au 14 décembre 2012).

d. Pas d'innovation.

Bref, l'€uro existe pour cause de réglementations nouvelles en matière monétaire, ce qui ne veut pas dire innovation...

Et les réglementations antérieures qui limitaient déjà les règles de droit en matière de monnaie ne sauraient être passées sous silence comme si elles n'avaient pas eu d'effet sur ce qu'il est (cf. par exemple ce billet de septembre 2012).

Rien ne justifie de mettre tout cela de côté.

Et il conviendrait toujours de distinguer l'une de l'autre, à savoir:

. la question de l'existence de l'€uro,

. la question de l'existence sous telle ou telle forme,

. la question de l'existence en telle ou telle quantité,

. la question de l'existence du concept "€uro",

. etc.

et d'être sensible au fait que la "théorie de la monnaie" dominante n'explique pas l'existence de la monnaie d'une façon satisfaisante.

e. Le concept "€uro".

S'agissant de l'existence conceptuelle de l'€uro, on peut se  demander, en passant, si l'€uro est ... aux choses rondes dans la nature (par exemple, ballon) ce que l'amoindrissement du coût de l'échange est ... au cercle.

Dès lors qu'on abandonne la rhétorique au mauvais sens du mot qui fait parler de l'"argent" comme de ce qui "facilite les échanges" (cas de la "théorie de la monnaie" dominante), il faut reconnaître que le coût des actes d'échange présent que nous choisissons de mener pour améliorer notre situation, est la raison d'être de ce qu'on dénomme "monnaie" aujourd'hui.

Si le coût est estimé "trop élevé", on n'échange pas, il n'y a pas échange, on n'a pas la capacité d'échanger, certains diront qu'"il y a des obstacles ou des barrières".

Parce que l'existence de la "monnaie" contribue à diminuer les coûts, on échange, l'échange devient possible, on acquiert la capacité d'échanger, certains diront, en "mauvaise rhétorique", "on abaisse les barrières, on surmonte les obstacles".

Encore faut-il avoir "en stock", i.e. "en esprit", en particulier, le concept d'"acte d'échange" de vous et moi et ceux de "coût de l'acte d'échange" et de "coût de la situation" pour le comprendre.

Sinon, on est coincé.

  

f. Remarque.

En écrivant la proposition comparative sur l'€uro et les choses rondes ci-dessus, j’ai fait une allusion implicite à la critique d'un propos de Stuart Mill sur l'existence des objets soutenue par Henri Poincaré au début du XXè siècle (cf. ce billet de mai 2012).

Contrairement à ce qu'a écrit Mill, à savoir qu'en définissant le cercle, on affirmait qu'il y avait des choses rondes dans la nature, Poincaré a expliqué que l'existence du cercle était une considération mathématique et signifiait l'absence de contradiction dans le raisonnement logique, rien d'autre.

Les objets empiriques (au nombre de quoi l'"amoindrissement des coûts") n'étaient pas des objets mathématiques .

Pour cette raison, il faut être réservé sur l'application d'une mathématique à un domaine de la pensée scientifique autre où, en particulier, interviennent des objets empiriques, et a fortiori sur ses interprétations.

8. Un dernier mot, provisoirement...

Jusqu’à présent, l’€uro a perduré non pour les fausses raisons assénées par politiques et économistes officiels, mais parce que l’intermédiaire des échanges qu’il cache a fonctionné, il y a eu amoindrissement des coûts de la situation économique, de l’échange et de l’intermédiaire des échanges lui-même.

L’inflation a été sinon basse, au moins inférieur à ce que pouvaient craindre les gens.

Que sera l’avenir de l’€uro compte tenu de ces derniers faits ?

Tout dépendra des espérances de coûts et de l’inflation des gens, de ce genre http://ec.europa.eu/eurostat/tgm/table.do?tab...00&plugin=1 , assises sur les propos des prétendus « politiquement indépendants », à savoir les membres du conseil d’administration de la Banque centrale européenne et de leurs actions en matière de crédits dites « politiques conventionnelles » et « politiques non conventionnelles », nouvelle alternative monétaire irraisonnée (cf. target="_blank" http://www.ecb.europa.eu/mopo/implement/om...l/index.en.html).

 

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Georges Lane enseigne l’économie à l’Université de Paris-Dauphine. Il a collaboré avec Jacques Rueff, est un membre du séminaire J. B. Say que dirige Pascal Salin, et figure parmi les très rares intellectuels libéraux authentiques en France. Publié avec l’aimable autorisation de Georges Lane. Tous droits réservés par l’auteur
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Aujourd'hui en Europe la situation est tout a fait différente : nous pouvons aller d'un bout à l'autre de l'Europe dans la journée. La facilité des échanges ne permet pas une différence aussi nette entre les salaires, les charges sociales, les charges fiscales etc
Unifier les charges sociales est quasiment impossible : nous n'accepterons jamais en France de les diviser par 4 et certains autres européens n'accepterons jamais de les multiplier par 4. entre temps nous avons perdu et nous perdons notre industrie, nos emplois....
D'un autre coté la Roumanie a perdu une bonne partie de sa main d'œuvre, le résultat vire à la catastrophe. Avec le QE nous sommes tous d'accord : nous allons droit dans le mur SANS SAVOIR TROP QUE FAIRE.
Un phénomène semblable a lieu entre la Chine et l'Europe et entre le Mexique et les USA;
Tromp est en train de réagir non en tant que professeur de faculté mais en tant qu'industriel ou commerçant, il dérange pendant que nos profs perdent le temps à discuter sur le coût des échanges et de la monnaie. Je crois qu'au lieu de se prendre encore pour "une grande puissance mondiale" ce qui n'est plus, il vaudrait mieux présager de la suite et prendre des décisions en conséquence, plutôt que de promettre un salaire minimum pour tous sans travailler.
En Grèce on a laissé faire des hommes politiques qui ont prêché pendant des années
"Elisez moi et avec moi nous soutirons de l'Europe le maximum", on a vu la suite...
L'Europe peut elle survivre sans nous ruiner et sans provoquer une révolution
VOILA LA QUESTION ? QUE PEUT-ON ENCORE FAIRE ?
Les échanges sans aucune harmonisation peuvent-ils continuer ainsi ou devons nous nous retourner vers une Europe plus retreinte à 5 ou 6 pays qui auront REELLEMENT harmonisé leur système social et fiscal, il y a déjà LA, BEAUCOUP BEAUCOUP A FAIRE ! JML
Evaluer :   3  0Note :   3
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Très intéressant. Grand merci

Une société qui se résigne à ce que certains de ses journaux télévisés commencent par un résultat de sports est limite méprisable.

Mais une société qui se résigne à vivre avec un système monétaire artificiel aussi insensé non descriptif de la réalité des vraies richesses elle est quoi ?

Si, très nombreux, en laissant un fond de roulement sur notre compte courant nous retirions ne serait-ce que la moitié, voire trois quarts, de nos avoirs de nos banques il se passerait quoi, alors que, déjà il n'y aurait pas assez de billets ?

Question subsidiaire : quelle est la proportion de la fortune de chacune des huit plus riches personnes de la planète qui correspond à du concret ?
Vous n'abordez que la monnaie fiduciaire et non pas la monnaie scripturale, alors que toutes deux sont composantes de la monnaie pour la première 10% et la seconde 90 % dans les échanges. Pour m'illustrer s'il en était besoin l'acte d'achat immobilier par la monnaie scripturale créée ex nihilo pour l'occasion.
La monnaie banque centrale étant fiduciaire puisque les accords de Bâle successifs ont donné le pouvoir de création monétaire aux banques de second rang, il n'en reste pas moins que la politique monétaire de la BC se détermine avec le taux d'intérêt qu'elle impose aux banques de second rang. Comment peut-on se satisfaire d'une telle situation dès lors que vous nous avez appris dans nos universités que le taux d'intérêt était le prix du temps, aujourd'hui ce prix est voisin de zéro voire négatif que devient le temps dans cette proposition est-il devenu nul voire n'existant plus?
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LULULU - 29/01/2017 à 11:02 GMT
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