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Pourquoi un gouvernement ?

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Extrait des Archives : publié le 17 septembre 2016
1440 mots - Temps de lecture : 3 - 5 minutes
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SUIVRE : Gouvernement
Rubrique : Fondamental

Adam est un homme qui aime beaucoup son pays. Il l’aime à vrai dire tant qu’il pèse attentivement les déclarations des candidats présidentiels, sélectionne celui qui lui semble le plus favorable à ses opinions, et vote pour cette personne le jour des élections.

 

Même si Adam est un liberal favorable à un gouvernement limité, il ira voter. Il ira voter, parce qu’il pense que le gouvernement joue un rôle légitime dans nos vies. En ce sens, il a une opinion politique grand public.    

 

Considéreriez-vous Adam comme étant un citoyen  responsable ? Ce serait l’avis de beaucoup.

 

Nombreux sont ceux qui pensent que le gouvernement existe pour nous protéger et améliorer notre bien-être. Nous sommes en démocratie, nous dit-on, et les électeurs ont le droit de choisir comment ils sont gouvernés. Ainsi, il en va de leur responsabilité d’aller voter pour le capitaine qui dirigera le navire de l’Etat dans la bonne direction.

 

Si le candidat choisi par Adam ne gagne pas, Adam en accepte les conséquences, et retente sa chance aux prochaines élections.

 

C’est ainsi qu’évolue nos  grands pays.

 

Des questions ? Je vois que vous en avez quelques-unes.

 

Même si nous avons abandonné nos principes fondateurs, nous pouvons encore tenter de repousser le gouvernement vers son rôle original qui était, comme l’a écrit Jefferson, d’assurer nos droits inaliénables et souvent bafoués.

 

Que dîtes-vous ? Vous n’entendez pas les candidats actuels parler des principes fondateurs ? Excepté peut-être le candidat libertarie, qui ne gagnera pas. Alors vous votez pour lui, ou vous risquez un vote grand public, en faveur d’un candidat qu’un a un jour fait miroiter l’idée de son règne au gouvernement. Quoi qu’il en soit, le gouvernement continue de s’élargir.

 

Voilà qui ne fait pas chaud au cœur. Voter. Mais la bonne nouvelle, c’est que malgré certaines choses telles que l’impôt sur les revenus, les guerres perpétuelles, les conflits sociaux – liés notamment à la drogue et à la pauvreté – les cycles générés par la Fed, Obamacare, les agences d’espionnage, les taux d’intérêt négatifs, le désastre des prêts étudiants, le très mauvais enseignement public et autres horreurs, nous nous en sortirons. Nous survivrons. Nous resterons en vie.

 

Bien évidemment, il y a plus à relever. Nous profitons de divertissements à foison. Nous avons en ce moment-même les campagnes présidentielles. Nous avons des smartphones. Nous avons internet. Nous pouvons jouer au Loto. Nous pouvons insulter des politiciens sans être arrêté. Si nous sommes innovants, nous pouvons lancer notre propre société et peut-être devenir riche. Même très riche. Nous pouvons tomber en amour, nous marier, fonder une famille, trouver un travail, un nouveau travail, écrire un livre, vieillir et mourir sans pour autant nous impliquer dans les affaires gouvernementales.

 

Nous avons nos vies et, au-dessus de nos têtes, le gouvernement, tel un nuage dans le ciel pendant une promenade dominicale. Mais le nuage ne s’en va pas, et ne fait que devenir plus gris et menaçant.

 

Si nous pouvons aller aussi loin dans nos vies privées sans l’implication du gouvernement, pourquoi donc avons-nous besoin d’un gouvernement ?

 

Pourquoi ne pas adopter l’anarchie ?

 

Stefan Molyneux explore cette question dans son livre intitulé Everyday Anarchy: The Freedom of Now. L’étatiste, écrit-il,

 

« se penche sur un problème et perçoit toujours le revolver comme la seule solution qui s’offre à lui – la force de l’Etat, la brutalité de la loi, la violence et la punition.

L’anarchiste – l’entrepreneur de l’organisation sociale – se penche sur un problème et perçoit une opportunité de paix, d’innovation, de résolution de problème profitable ou caritative.

Si les Hommes sont en général trop égoïstes et trop irrationnels pour surmonter les épreuves de l’organisation sociale de manière productive et positive, alors ils sont trop égoïstes et irrationnels pour qu’on leur offre le monopole de la violence et du pouvoir gouvernemental, ou le pouvoir de voter pour leurs chefs ».

 

Il y a une contradiction au sein même de notre ordre social, dit-il. Au travers de notre vote, nous offrons à certaines personnes l’autorité de faire ce que nous n’avons aucun droit moral de faire en tant qu’individus. Ni vous ni moi ne pouvons déléguer à d’autres l’autorité de tirer sur un homme de sang-froid, à moins d’avoir un badge gouvernemental. Si je vous approchais armé d’un pistolet et vous demandait votre argent, je serais qualifié de criminel. Mais si je travaillais pour l’IRS, rien ne pourrait m’arriver. Pour l’étatiste, il n’y a aucune contradiction ici. Tout n’est question que d’accepter les faits :

 

Sans gouvernement, tout le monde pourrait se jeter à la gorge de tout le monde. Il n’y aurait pas de routes, les pauvres ne recevraient aucune éducation. Les personnes âgées et les malades mourraient dans les rues.

 

Si la démocratie représente la volonté du peuple, et que le peuple ne se soucie pas des pauvres, alors la démocratie est un mensonge. Mais les gens ont tendance à se soucier des pauvres. Pourquoi donc avons-nous laissé le gouvernement se charger de la question et semer la pagaille ?

 

Et puis il y a la guerre, qui pour le gouvernement des Etats-Unis apporte un grand nombre de bénéfices. La guerre coûte cher – c’est pourquoi nous avons l’impôt sur les revenus. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles nous avons le dollar, imprimé et béni par le gouvernement. N’est-ce pas une coïncidence si le seizième amendement et le Federal Reserve Act ont été votés peu de temps avant la guerre en Europe ?

 

Sans argent pour financer une guerre – et payer les soldats, volontaires ou non – la guerre est impossible. La violence sur les champs de bataille n’est qu’un effet de la menace de violence à l’échelle domestique.

J’ai lu de nombreux livres et articles sur les origines de la guerre – s’agit-il du nationalisme, des forces économiques, des idées philosophiques préconçues, des conflits de classes ? – et aucun ne s’est jamais penché sur le problème central, qui est le financement de la guerre.

 

Si l’anarchie nous mène au succès dans tant de domaines de la vie, pourquoi avons-nous tant peur d’elle sur la sphère politique ?

En termes de morts causées, un chef d’Etat surpasse des dizaines de milliers de fois tous les anarchistes.

Guerre exclue, au XXe siècle, plus de 270 millions de personnes ont été assassinées par leur gouvernement. Comparez cela aux douzaines de meurtres commis par les anarchistes. Il est difficile de comprendre comment la fantaisie de l’« anarchiste diabolique » a pu perdurer, au vu de la petite pile de corps générée par l’anarchie, comparée à l’Everest de cadavres empilés par les gouvernements en seulement un siècle.

 

Molyneux mentionne l’échec constant des gouvernements à trouver une solution politique. Il y a bien longtemps, les consommateurs américains ont pu entendre dire que la taille des entreprises était une menace pour leur bien-être, à une heure où les prix étaient en déclin. Jusqu’à présent, la Fed insiste sur l’inflation, et ne cesse plus de tenter de la stimuler. Un peu plus tard, le président des Etats-Unis a annoncé qu’il envoyait les jeunes de la nation combattre une guerre qui « mettrait fin à toutes les autres ». L’IRS et la Fed étaient là pour lui venir en aide. Dix ans plus tard est survenu le krach créé par la Fed, que l’administration Hoover a pris comme une invitation à se mêler de l’économie. En est né le New Deal après l’arrivée au pouvoir de FDR. Les Américains l’aimaient beaucoup. Il les a menacés d’amendes et de peines d’emprisonnement s’ils continuaient d’utiliser de l’or comme monnaie, une action qui selon les grands prêtres intellectuels de l’époque ralentissait le rythme de la reprise. Mais ils l’aimaient quand même. La « surprise » de Pearl Harbor lui a donné l’excuse de mobiliser des troupes, ce qui a réglé son problème de chômage. Et puis nous avons eu la Guerre froide, la Corée, l’assassinat, le Vietnam, l’abandon de l’étalon or par Nixon, l’inflation des années 1970, et ainsi de suite.

 

C’est pourquoi le gouvernement insiste sur son monopole sur l’éducation des enfants. Il veut que les gens le saluent, et non qu’ils se rebellent. La liberté, sans gouvernement, est anarchie. Et l’anarchie est une bien mauvaise chose.

 

Molyneux nous en offre une autre perspective :

 

Le gouvernement n’élargit pas son pouvoir parce que la liberté ne fonctionne pas. C’est la liberté qui ne fonctionne pas parce que le gouvernement élargit son contrôle.

 

Le gouvernement – l’institution populaire qui sert ceux qu’il exploite, vous demande de voter pour conserver sa légitimité.  

 

*Les 270 millions de Molyneux sont un chiffre très élevé. Voyez Death by Government, Chapter 1, 20th Century Democide par R. J. Rummel, 

 

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