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Prendre cinq et rendre quatre ce n'est pas donner
Par Frédéric Bastiat - frédéric bastiat.
Extrait des Archives
Article originellement publié le 15 avril 2012
567 mots - Temps de lecture : 1 - 2 minutes
( 13 votes, 4,8/5 ) , 9 commentaires Imprimer l'article
 
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 Là, soyons de bon compte, qu'est-ce que l'État? N'est-ce pas la collection de tous les fonctionnaires publics? Il y a donc dans le monde deux espèces d'hommes, savoir: les fonctionnaires de toute sorte qui forment l'État, et les travailleurs de tout genre qui composent la société. Cela posé, sont-ce les fonctionnaires qui font vivre les travailleurs, ou les travailleurs qui font vivre les fonctionnaires? En d'autres termes, l'État fait-il vivre la société, ou la société fait-elle vivre l'État?

 

 Je ne suis pas un savant, mais un pauvre diable qui s'appelle Jacques Bonhomme, qui n'est et n'a jamais pu être que travailleur. 

          Or, en qualité de travailleur, payant l'impôt sur mon pain, sur mon vin, sur ma viande, sur mon sel, sur ma fenêtre, sur ma porte, sur le fer et l'acier de mes outils, sur mon tabac, etc., etc., j'attache une grande importance à cette question et je la répète: 

          Les fonctionnaires font-ils vivre les travailleurs, ou les travailleurs font-ils vivre les fonctionnaires? 

          Vous me demanderez pourquoi j'attache de l'importance à cette question, le voici: Depuis quelques temps, je remarque une disposition énorme chez tout le monde à demander à l'État des moyens d'existence. 

          Les agriculteurs lui disent: Donnez-nous des primes, de l'instruction, de meilleures charrues, de plus belles races de bestiaux, etc. 

          Les manufacturiers: Faites-nous gagner un peu plus sur nos draps, sur nos toiles, sur nos fers. 

          Les ouvriers: Donnez-nous de l'ouvrage, des salaires et des instruments de travail. 

          Je trouve ces demandes bien naturelles, et je voudrais bien que l'État pût donner tout ce qu'on exige de lui. 

          Mais, pour le donner, où le prend-il? Hélas! Il prend un peu plus sur mon pain, un peu plus sur mon vin, un peu plus sur ma viande, un peu plus sur mon sel, un peu plus sur mon tabac, etc., etc. 

          En sorte que ce qu'il me donne, il me le prend et ne peut pas ne pas me le prendre. Ne vaudrait-il pas mieux qu'il me donnât moins et me prît moins? 

          Car enfin, il ne me donne jamais tout ce qu'il me prend. Même pour prendre et donner, il a besoin d'agents qui gardent une partie de ce qui est pris. 

          Ne suis-je pas une grande dupe de faire avec l'État le marché suivant? J'ai besoin d'ouvrage. Pour m'en faire avoir tu prendras cinq francs sur mon pain, cinq francs sur mon vin, cinq francs sur mon sel et cinq francs sur mon tabac. Cela fera vingt francs. Tu en garderas six pour vivre et tu me feras une demande d'ouvrage pour quatorze. Évidemment je serai un peu plus pauvre qu'avant; j'en appellerais à toi pour rétablir mes affaires, et voici ce que tu feras. Tu récidiveras. 

          Tu prélèveras autres cinq francs sur mon pain, autres cinq francs sur mon vin, autres cinq bancs sur mon sel et autres cinq francs sur mon tabac; ce qui fera autres vingt francs. Sur quoi, tu mettras autres six francs dans ta poche et me feras gagner autres quatorze francs. Cela fait, je serai encore d'un degré plus misérable. J'aurai de nouveau recours à toi, etc. 

          Si maladia 
          Opiniatra 
          Non vult se guarire, 
          Quid illi facere? 
          – Purgare, saignare, clysterisare, 
          Repurgare, resaignare, reclysterisare.


          Jacques Bonhomme! Jacques Bonhomme! J'ai peine à croire que tu aies été assez fou pour te soumettre à ce régime, parce qu'il a plu à quelques écrivailleurs de le baptiser: Organisation et Fraternité. 

 

 

 

 

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Chez vous , on gagne 100 et on prend 75 . Viva communista ! Lire la suite
1larmealoeilgauchesitudois - 22/04/2013 à 08:17 GMT
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Frédéric Bastiat

Frédéric Bastiat (30 juin 1801 - 24 décembre 1850) est un économiste français. Économiste et pamphlétaire, élu député des Landes en 1848, il n'a de cesse de combattre le protectionnisme et le socialisme, et de promouvoir le libre-échange et les droits de l'individu. Il a été la figure centrale de l'école de Paris. Écrivain au style direct, ses écrits (articles ou pamphlets) manient les comparaisons pédagogiques et les fables satiriques, et visent à débusquer les principaux mythes ou sophismes entretenus autour de l'État (la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde), du socialisme (la spoliation légale), de la richesse (le profit de l'un est le profit de l'autre), de la solidarité (il m'est tout à fait impossible de concevoir la Fraternité légalement forcée, sans que la Liberté soit légalement détruite, et la Justice légalement foulée aux pieds), de l'impôt, de l'interventionnisme, du machinisme, etc.
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Chez vous , on gagne 100 et on prend 75 . Viva communista !
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je suis pas d'accord avec la theorie du fonctionnaire on paye des impots comme tous les citoyens et consomme comme tous le monde rien est gratuit je travail sur l'autoroute pour la sécurité de l'agent je suis pas derriére un bureau don il faut pas generalisé avec haut fonctionnaire ou categorie A ou B MOI je suis C VOILA
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Le travail de la DDE sur les routes les maintient en état, ralentit leur dégradation.
Les agents freinent la perte de capital (la route neuve des débuts) et reportent à plus tard la nécessité de la reconstruire depuis ses fondations.
Ce travail est utile mais il n'est pas productif de richesses nouvelles pour autant.
C'est une consommation de richesse qui doit rester inférieure à la consommation de capital que représente une route abandonnée à sa dégradation naturelle.

Que l'agent une fois touché son salaire, doive payer ses impôts, ne change rien à la nature de sa tâche.
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Je suis d'accord avec cet article dans une certaine mesure seulement : lorsqu'il y a trop de fonctionnaires !
L'Etat a le pouvoir de faire régner la sécurité sans laquelle il vous serait impossible de travailler sans vous faire dépouiller, d'instruire vos enfants et de leur proposer un bagage qui (en théorie) leur permet de pouvoir accéder à différents métiers en toute égalité, d'aménager le territoire en fonction des besoins (autoroutes, etc.), de faciliter l'approvisionnement énergétique (pétrole, gaz, etc.), etc.
Il s'agit alors de services qui vous permettent de travailler, et sans lesquels vous ne seriez pas en mesure de gagner autant.

Il y a donc un bon dosage à faire : assez de services pour vous permettre de produire au mieux, mais sans gaspillages inutiles sinon la situation se dégrade d'elle-même.
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Dans la théorie, la spécialisation professionnelle (et les échanges ) est économiquement plus efficace que l'autarcie.

Sauf que quand l'Etat prélève de force 60% de la richesse échangée (pib)... ce n'est plus le cas.

Un homme simple et habile de ses mains peut facilement ajouter 1000€ de valeur à sa voiture et une journée de travail ou 30.000€ de valeur à sa maison en un mois de travail.

Or les différentes charges et taxes sur le travail échangé ne lui permettront jamais de toucher des autres 30000 nets/mois pour le même travail.
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si vous voulez vivre peinard, évitez les catégories suivantes: banquiers, notaires-avocats-juges, policiers, docteurs-dentistes-psychiatres-psychologues, employés du gouvernement. gag!
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J'ajouterais les hypermarchés (fuyez les, préférez les marchés) et les fast food qui ne sont tous les deux que les banksters de la malbouffe, les industriels de tous poils qui avec l'obsolescence programmée, ne sont que les banksters de la camelote qu'il faut racheter tout le temps, les laboratoires pharmaceutiques qui vous vendent de nouvelles maladies qui n'existaient pas, où qui vous maintiennent dans la maladie ou aggrave même celles que vous avez, et qui n'ont rien à cirer de vous guérir.
Il est grand que tout ce beau monde fasse faillite, et reviennent à un peu d'honnêteté.
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Et libérés de ces parasites, on imagine à peine à quel point ce pays béni pourrait être prospère. Aisé même.
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Des parasites, il y en a partout , du bas de l'échelle jusqu'aux hautes sphères . Les éradiquer résoudrait la surpopulation.
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