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Quand la mauvaise monnaie chasse la bonne monnaie

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Chroniques en liberté
Publié le 31 août 2016
549 mots - Temps de lecture : 1 - 2 minutes
( 3 votes, 3,3/5 ) , 1 commentaire
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Rubrique : Editoriaux

Il y a un principe intangible de la science économique énoncé déjà depuis plusieurs siècles, et jamais compris en terre hexagonale : la mauvaise monnaie chasse la bonne.

 

Ainsi, plus on attirera les « immigrés sociaux » et plus on génèrera des « exilés – expatriés – économiques » car, au-delà d’un certain seuil de charges, les hyperactifs en ont marre de bosser pour les assistés en tout genre. C’est ce que l’on appelle le taux de charge et quand ce dernier dépasse un certain seuil, largement atteint en France, l’économie implose de l’intérieur.

 

L’Etat a cassé les jambes des agriculteurs et des éleveurs en les « protégeant » du marché mondial, et les agriculteurs et éleveurs se retournent vers l’Etat pour lui demander… des béquilles dans un monde ouvert et dynamique où les autres n’ont ni besoin de béquilles et encore moins besoin de l’Etat.

 

Comment celui qui te met en péril pourrait-il un instant te sauver ... ? Le plus affligeant dans ce drame collectif, c’est que les élus de tous bords ont laissé croire au peuple infantilisé que l’on pouvait bloquer les prix, pire les garantir, trahissant ainsi leur profonde ignorance des lois économiques, mais surtout de la nature humaine. Promesses forcément intenables quand on connait les lois mathématiques de l’économie alors les éleveurs multiplient des actions « coup de poing » croyant ainsi qu’ils peuvent contraindre quiconque à payer un « prix juste ». Nier ainsi les bases élémentaires du fonctionnement objectif de l’économie témoigne de notre déni profond de la réalité : et quand on nie la réalité, celle-ci évolue sans vous et se charge de vous éliminer.

 

Si les subventions pouvaient aider un secteur économique, cela se saurait et les agriculteurs français seraient la catégorie sociale la plus riche du pays. On voit où cela les a conduit alors qu’ils ont bénéficié, pendant des décennies des mannes publiées distribuées par l’Europe et l’Etat français. Pour pouvoir subventionner X, il faut toujours taxer Y : X n’ira pas mieux mais Y ira plus mal et c’est ainsi que l’Etat se charge de couler la Nation, au nom même de sa « protection » bienveillante, ou pire de sa régulation… Si l’état d’urgence décrété après les attentats pour nous protéger des ennemis de l’extérieur s’impose, l’état d’urgence économique s’impose mais il devra nous protéger des ennemis de l’intérieur : c’est-à-dire de nous-mêmes qui mettons au pouvoir, démocratiquement, ceux-là mêmes qui ont entrepris, depuis trois décennies, de mettre à bas l’économie du pays.

 

Citoyens, réveillez-vous, on ne demande jamais des soins et des médicaments aux apprentis sorciers qui vous ont inoculés la maladie incurable. Croire que l’on peut fixer ou garantir des prix, comme le demandent encore les agriculteurs désespérés, témoigne de notre inculture économique crasse, preuve que l’on est incapable de comprendre les enseignements du prix Nobel d’économie français, Jean Tirole, salué à l’étranger et ignoré en France. J’ai encore en tête les sentences proclamées par les apôtres de la pensée unique qui nous disaient hier encore qu’il fallait s’habituer à vivre désormais avec un prix du pétrole définitivement élevé… et les prix du pétrole se sont effondrés.

 

La seule certitude en sciences économique, c’est que, dans un monde dynamique et évolutif, il est urgent de s’habituer à ne s’habituer à rien, sinon, on disparait.

 

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Jean-Louis Caccomo est Maître de Conférences en Sciences Économiques à l'Université de Perpignan. Chercheur, il est expert international spécialisé dans les questions de croissance, innovation et tourisme international. Responsable de l'atelier tourisme au GEREM (Université de Perpignan). Il est par ailleurs responsable des programmes de coopération avec Prince of Songkla University (Phuket - Thaïlande), avec l'université de Tabasco (Mexique) etavec l'université de Moroni (Comores).
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bsr
ca ne fera pas plaisir aux agriculteurs ni a ceux qui vivent qu'en emettant des factures pour les autres mais c'est la realite , cet article n'est que du bon sens , perdu à jamais par nos gouvernants , ce qui me fait dire que ca finira pas tres bien - faudra bien qu'un jour que cette verite s'impose
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Dernier commentaire publié pour cet article
bsr ca ne fera pas plaisir aux agriculteurs ni a ceux qui vivent qu'en emettant des factures pour les autres mais c'est la realite , cet article n'est que du bon sens , perdu à jamais par nos gouvernants , ce qui me fait dire que ca finira pas tres bie  Lire la suite
jacques V. - 01/09/2016 à 19:26 GMT
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