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Quelques réflexions sur la liberté, l’Etat et la société : Les Pensées

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Chroniques en liberté
Publié le 08 mars 2019
752 mots - Temps de lecture : 1 - 3 minutes
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1. La pensée libérale n’est pas contre l’Etat en tant que tel. Elle est contre le gaspillage et l’inefficacité engendrés par la dérive des dépenses de l’Etat. Il convient donc de restaurer l’Etat dans ses fonctions légitimes, c’est-à-dire les seules où il sera le plus efficace.

 

2. Ce n’est pas l’Etat qui garantit la valeur d’un diplôme, mais c’est son titulaire. On n’a aucun mérite à détenir un diplôme dont la valeur est garantie par un tiers. Et on ne peut fixer par avance la valeur d’aucun titre.

Qu’est-ce qui garantit la valeur d’une action en bourse ou d’un prix Nobel ? L’Etat y peut-il quelque chose, sinon prendre le risque de tout dérégler en prétendant garantir a priori la valeur d'un titre.

 

3. Le marché implique l’Etat mais pas n’importe quelle forme étatique. Le marché va de pair avec l’Etat de droit, celui qui garantit et fait respecter les droits individuels, donc les contrats.

 

4. Les enseignants devraient apprendre aux enfants comment penser, mais non ce qu’il convient de penser

 

.

 

5. Il n’y a que trois formes d’Etat dont une seule fonctionne : l’Etat totalitaire qui écrase les individus puisqu’il les nie ; l’Etat-providence qui assiste les individus ce qui est une façon plus insidieuse de nier leur existence réelle ; l’Etat de droit qui garantit les libertés individuelles desquelles surgira le fait économique et social. Seul l’Etat de droit a permis la prospérité pour le plus grand nombre, en mettant en place les conditions d’épanouissement de la croissance durable de l’économie.

 

6. Le socialisme est basé sur l’Etat totalitaire mais peut prendre le chemin de l’Etat providence. La social-démocratie repose sur l’Etat providence qui dégénère toujours en Etat totalitaire lorsqu’il s’agit de partager la pénurie engendrée par l’interventionnisme sans limite. Le libéralisme est fondé sur l’Etat de droit, la seule « troisième voie » qui soit viable (ce qui ne veut pas dire parfaite évidemment) tandis que la première voie implose et la seconde agonise.

 

7. On présente généralement aux gouvernements dits de droite les factures engendrées par les lubies des gouvernements dits de gauche. Au niveau mondial, on se retourne généralement vers les pays capitalistes pour payer les factures laissées par les expériences tragiques réalisées par les pays qui refusent le capitalisme. Et l’on trouve encore à dire que le capitalisme ne marche pas très bien…

 

8. Le capitalisme, certes, marcherait bien mieux s’il n’y avait pas des fantaisistes pour s’obstiner à essayer de faire fonctionner l’économie sur des principes anti-économiques. Est-ce à mettre au débit du capitalisme ? Est-ce la faute du capitalisme s’il nourrit précisément ceux qui le combattent ?

 

9. Si vous considérez qu’une chose est trop précieuse pour votre avenir ou celui de vos enfants, alors n’attendez pas que d’autres s’en occupent à votre place. Si une chose compte vraiment à vos yeux (alors qu’elle n’aura certainement pas la même importance aux yeux des autres), faites la vous-mêmes. Ne vous en remettez pas à l’Etat : au mieux, il fera moins bien que vous ; au pire, il ne fera rien du tout. Alors, si l’éducation, la santé, la retraite, l’emploi…sont des choses véritablement importantes à vos yeux alors éduquez-vous, prenez soin de votre santé, épargnez pour votre retraite et travaillez ! Prenez vos responsabilités ! En un mot, occupez-vous en par vous-mêmes, rapidement et constamment.

 

10. On obtient dans la vie précisément ce qu’on y investit, ni plus, ni moins comme on obtient d’un ami précisément ce qu’on lui a apporté en tant qu’ami. Aucune relation déséquilibrée n’est durable. C’est une des grandes lois de l’économie que d’établir cette proportion entre l’effort et le résultat, entre le travail et la productivité. En conséquence de quoi, celui qui attend tout des autres au nom de la solidarité collective n’obtiendra pas grand chose…mais ce sera gratuit. Piètre consolation…

 

11. Nous sommes tous producteurs d’un bien ou service en particulier ; mais nous sommes tous consommateurs de biens et services en général. De sorte que l’intérêt général ne peut être représenté que par l’intérêt des consommateurs que nous sommes tous.

 

12. Comme nous avons tous en commun d’être consommateur de biens et services en général, la prise en compte effective de l’intérêt du consommateur, imposée par les lois de la concurrence, se rapproche le plus près d’une expression de l’intérêt général.

 

13. Pensez à ce que serait le plus important à vos yeux en tant que consommateur, et vous aurez une idée de la politique économique que devrait exercer un gouvernement réellement soucieux de l’intérêt général.

 

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Jean-Louis Caccomo est Maître de Conférences en Sciences Économiques à l'Université de Perpignan. Chercheur, il est expert international spécialisé dans les questions de croissance, innovation et tourisme international. Responsable de l'atelier tourisme au GEREM (Université de Perpignan). Il est par ailleurs responsable des programmes de coopération avec Prince of Songkla University (Phuket - Thaïlande), avec l'université de Tabasco (Mexique) etavec l'université de Moroni (Comores).
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