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Rapport Spinetta : la SNCF déjà sur le pied de guerre

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Publié le 21 février 2018
1045 mots - Temps de lecture : 2 - 4 minutes
( 3 votes, 3,7/5 ) , 9 commentaires
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Rubrique : Editoriaux

Pendant que la presse essaie d’occuper les esprits avec les petits borborygmes de Wauquiez qui visent à faire croire qu’une opposition de droite existerait encore en France, des informations vraiment pertinentes sont rapidement (et probablement volontairement) passées en arrière-plan. J’en veux pour preuve le peu de cas qui fut fait du rapport Spinetta qui aura nettement moins défrayé la chronique que les récentes guignolades des politiciens.

Pourtant, il y a matière à écrire tant ce fameux rapport contient de petites phrases à même de déclencher un joli prurit syndical.

Il faut dire que le sujet – la réforme de la SNCF !- est particulièrement propice à provoquer des crises internes à cette entreprise et externes au niveau de tout le pays. Quant au rapport, composé de deux parties, l’une consacrée au constat, l’autre aux recommandations, il ne ménage guère la pauvre société publique en dressant un bilan sans concession de la gouvernance actuelle, jugée assez clairement déplorable pour qui sait lire entre les lignes, ainsi qu’une analyse de sa situation économique qui serait dramatique si elle n’était pas déjà connue de tous : un coût stratosphérique pour un réseau nettement moins utilisé que chez ses voisins, un coût par passager transporté difficilement justifiable, nombre de petites lignes dramatiquement pas rentables, une absence franchement inquiétante de transparence sur sa gestion et sur ses méthodes d’évaluation des coûts, dont il apparaît que beaucoup trop sont le résultat de fonctions transverses d’administration, en comparaison avec ses concurrentes.

Au chapitre des recommandations, Spinetta propose par exemple d’abandonner les petites lignes coûteuses et les dessertes inutiles car fréquentées par un nombre trop faibles de clients, de diriger l’essentiel des investissements sur les voies fréquentées pour en améliorer la sécurité ou de recentrer les lignes à grandes vitesses sur les trajets de trois heures ou moins là où la concurrence avec l’avion reste favorable au train.

Notons que la partie « fret SNCF » n’est pas oublié avec de nombreuses recommandations pour revenir à la fois à l’efficacité opérationnelle (vaste programme !) et la rentabilité financière (de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace !).

24hGold - Rapport Spinetta : l...Enfin, Spinetta préconise, en parfait accord avec ce qu’on a finalement toujours lu partout concernant cette entreprise, que s’instaure un dialogue stratégique entre le personnel et la direction. Ça ne mange pas de pain, et outre le fait que ça permet au passage d’égratigner Papy Pépy qui a clairement enterré toute velléité du moindre dialogue avec les syndicats maison, ça rappelle à quel point ce fameux dialogue promet d’être animé lorsqu’on arrivera au cœur du sujet, à savoir les réformes concrètes à mettre en place pour sauver le Titanic français des chemins de fer.

Inévitablement, devant cette liste de recommandations musclées, on pouvait s’attendre à des grognements plus ou moins gutturaux de la part de tout le personnel de la société concernée, habitué à l’immobilisme le plus bétonné. Il faudra y ajouter le remarquable travail de sape d’une partie de la classe journalistique qui ne trouve rien de mieux à faire qu’à – par exemple ici
agiter le spectre de la disparition du statut de cheminot pour déclencher le courroux syndical (quand bien même à peu près rien du statut n’est touché, comme la recommandation 33 en p.98 du rapport le laisse clairement entendre).

Il fallait de toute façon s’attendre à de la mauvaise humeur pour cette vieille dame incontinente des sous des autres. Mauvaise humeur qu’on verra probablement cristalliser sous la forme d’une de ces grèves dont la société a le secret, même si Papy Pépy, montrant une délicieuse déconnexion de la réalité, n’y croit pas. Apparemment, tout le monde ne partage pas son avis.

Bref : les syndicats sortent d’ores et déjà les griffes ; la direction a clairement choisi l’aveuglement ; le gouvernement ne pourra que tenter de ménager la chèvre qui gréviculte à fond et le chou qui continue de grossir sans se préoccuper de la trajectoire délétère prise par l’entreprise.

Culturellement, toute réforme et toute ouverture à la concurrence sont freinées des quatre fers par une entreprise si longtemps en situation de monopole qu’elle en a complètement oublié sa raison d’être, transporter correctement des clients (et non des usagés) d’un point A au point B ; au lieu de s’y préparer, elle renâcle, elle psychose, elle s’interdit même d’y penser, montrant assez clairement ce qu’on peut faire de pire en matière de sclérose industrielle. À ce titre, la comparaison de la France avec d’autres pays, où pourtant la concurrence règne, est dévastatrice.

Et si la SNCF, ce sont des douzaines de TGV, des milliers de kilomètres de lignes, des millions de passagers trimbalés tous les ans, c’est tout aussi concrètement et plus à propos,

  • des accidents ferroviaires graves soit par incurie, soit par une culture de plus en plus relaxe de la sécurité,
  • des dettes qui s’empilent un peu partout, les lignes ultra-rentables ne parvenant plus à éponger les pertes abyssalles partout ailleurs,
  • des grèves récurrentes et systématiques avec des revendications déconnectées de la réalité de terrain vécue par les Français,
  • un service qui, même lorsqu’il fonctionne « normalement » (c’est à dire sans la grève, sans accident mais en produisant quand même des dettes), empile les retards et démontre tous les jours une dégradation globale des prestations tant en quantité qu’en qualité.

Au centre du trio direction, syndicats et gouvernement, tous complices de cette gabegie lamentable qui dure depuis des douzaines d’années, on trouve le contribuable dont tout le monde se fiche presque ouvertement, qui finance ces pertes, ces transports médiocres, ces infrastructures mal entretenues, ces services dégradés, ces retards pléthoriques.

Selon toute vraisemblance, ce contribuable – qui a déjà financé le rapport Spinetta – devra aussi financer la prochaine grève qui se profile, le prochain bras de fer qui s’annonce entre les salariés de l’entreprise publique, sa direction et le gouvernement, et devra se contenter du bricolage qui ressortira de la lutte qu’on sait déjà âpre, tant est faible la probabilité qu’un peu de courage apparaisse au sein du gouvernement.

Forcément, tout ceci va très bien se passer.

24hGold - Rapport Spinetta : l...

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Source : h16free.com
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H Seize écrit sur http://h16free.com ses chroniques humouristiques d’un pays en lente décomposition, et apporte des solutions dans son livre, Egalité, Taxes, Bisous. Dans un monde toujours plus dur, et alors que la crise, la vilénie, les aigreurs et les misères allant de la maladie aux bières tièdes font rage, un pays fait courageusement face et propose toute une panoplie de mesures plaisamment abrasives qui permettront d'aplanir les aspérités, gommer les difficultés et arrondir les angles. Ce pays, rempli de gentils et d'aimables tous les jours mieux pensant, est devenu un véritable phare scintillant dans la nuit noire de l'obscurantisme des méchants et des vilains. Et pour mieux scintiller, il s'est doté d'une devise qui est parvenue à se hisser au rang de slogan, d'accroche et de modus vivendi : pour chacun et pour tous, il faudra de l'égalité, des taxes, et des bisous.
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Analyse graphique de l'argent intéressant...


https://deviantinvestor.com/wp-content/uploads/2018/02/word-image-21.jpeg
Encore un rapport qui certainement dit la même chose que les précédents. A la sortie rien ne changera vraiment. Il faudra en arriver à une solution choc sans discussions, sans ménagement. La main de fer sans le gant de velours. La essencéeffe ne peut pas continuer ad vitam æternam à fonctionner grâce aux perfusions avec l'argent public, ceci ne relevant que du simple bon sens.
A propos d'argent public, tous les propos notre cher Laurent Wauquiez ne sont pas relayés par la presse: ayant reçu les représentants de la cgt de sa région qui venaient chercher leur chèque annuel approvisionné par le con-tribuable, il leur a gentiment expliqué qu'il était pour l'indépendance des syndicats et qu'il ne leur graisserait donc pas la patte comme cela semblait être une habitude récurrente. Adieu donc les 3 millions d'€ annuels dont devront se passer les pro de la grève et de l'archaïsme intellectuel.
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c est bien pire la cgt et cfdt ont touches 18,56 millions d’euros chacun
122,8 millions d’euros ont été partagés en 2016 entre syndicats et patronats, via le fonds de financement du dialogue social
https://www.capital.fr/votre-carriere/la-jolie-hausse-des-subventions-aux-syndicats-1260667
syndicats payes par l etat = celui qui paye l orchestre choisis la musique
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@ houm
Je suis allé voir le lien de votre commentaire et concernant le rinçage de syndicats avec l'argent public, au nom du dialogue social (!!!)
c'est incroyable la quantité de pognon que coûte au contribuable l'entretien du foutage de m*** dans ce pays...
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Cela va sans dire que tout est faussé, si les syndicats qui sont présents pour "aider" le personnel, s'égarent dans des discussions et des polémiques de deuxième zone comme l'intervention sur les migrants par le collectif de la CGT, ils perdent leur pertinence quand il s'agit de défendre l'employé corvéable à merci.
Ce que nous ne savons pas c'est le niveau de rétribution des syndicats Cgt à la Sncf.
Mais quoiqu'il en soit le dialogue social a ceci de bon, c'est que lorsqu'une grève est justifiée, et oui, cela arrive, ce fameux dialogue social est étouffé par les contributions de l' Etat auprès des syndicats qu'on peut justement dire achetés pour la paix sociale.
La nouvelle loi de programmation de la dérégulation du travail de la fin 2017 a trouvé sa place car plus aucun syndicat ne s'élève contre.
Martinez est au abonné absent. la grève s'est dégonflée complètement alors qu'il y avait urgence..
Quand un syndicat est acheté, la pertinence de la revendication est étouffée.
et dès lors la Direction qui n'est pas toujours très claire dans sa gestion peut tout se permettre. Je n'imagine pas un seul instant que Pepy passera le reste de sa vie comme un vagabond sous les ponts pas plus que tous les hauts dirigeants d'entreprise de ... au hasard d' AIRFrance qui ont 2 milliards de bénefs et se permettent de n'accorder qu'à peine 1% d'augmentation aux employés et encore quand ceux-ci commencent à manifester.
Personnellement je trouve cela inique; quand la plupart des salariés suent tout les jours à la peine pour faire un travail honnête avec parfois 1500€ de revenu net, ceux-d'en haut se font des gueuletons mémorables avec comme Joly de l Airfrance qui part avec 600 000 millions de bonus.
Ceux qui se moquent de ceux qui font grève, même si parfois ce sont pour des motifs un peu limites, devraient regarder de l'autre côté , les actionnaires qui impunément s'augmentent de façon scandaleuse, ceux-là qui se moquent ont forcément quelques trains de retard.D'ailleurs si la SNCF était privatisé, il est fort à parier que le prix du billet triplerait sur n'importe quelle ligne. On passerait de 200€ en moyenne à 600 € pour un paris-marseille.
Le TGVitesse a ceci de bon, c'est que les dettes sont satellisées. Et qui s'étonnent du trou de la gestion SNCF,... de 30 milliards de perte ?
Forcément il y a quelque chose qui ne colle pas. Et c'est pire à Airfrance dont les dirigeants voulaient délocalisés leur bureau en Inde...
Pepy devrait soit changer de tête soit changer de taille de costume, il y a un truc qui ne colle pas, à moins que ce soit le regard ! De vous à moi, on se croirait dans une bande dessinée, où le trait de crayon... de gestion a déraillé. Pour Airfrance, c'est plutôt les bénéfices qui s'envolent avec les spéculateurs comme pilote de ligne.
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@blitzel
Décidément, là je n’en reviens pas! La CGT ne revendique pas assez selon vous! Ces pauvres « employés corvéables à merci », toujours selon vous, dont on ne paie pas leur dû? Vous n’avez aucune idée des efforts de nombres d’entrepreneurs et de leurs employés, pour rentabiliser leur petits commerces (je parle des petits parce que c’est plus sympathique et que, pour bien des gens en France, dans les plus grande entreprise on se contente de se tourner les pouces et de regarder les entrées d’argent, toujours selon la mentalité Française), les employés de la SNCF sont très choyés si on compare avec d’autres secteurs d’activité.

Vous dites également :
« D'ailleurs si la SNCF était privatisé, il est fort à parier que le prix du billet triplerait sur n'importe quelle ligne. »
Nous payons déjà au moins 3 fois le prix affiché avec les déficits, les taxes qu’on nous prélève à cette fin et la dette accumulée!
Vous faite une comparaison avec Air France, non mais là, s’il vous plait, ne comparez pas une entreprise privée avec cet éléphant étatique de la SNCF, encore que la mentalité chez Air France n’a guère été différente pendant des années. Vous reprochez des surplus chez Air France alors qu’elle sort à peine la tête de l’eau et qu’elle traîne un lourd passif. Savez-vous au moins ce dont vous parlez? Toute concurrence au ferroviaire, qu’elle vienne du transport routier ou de l’avion, a été réglementé en faveur du train. Mais bon, il y a des gens comme Charles Sannat qui affirment que le train ne saurait exister sans l’état et que cela justifie des ponctions et que seul les dirigeants de la SNCF sont responsables. Je crois au contraire qu’il faudrait remettre en question le système dans lequel on vit pour changer les choses, mais vous ne semblez pas comprendre. Lisez les articles de Von Mises, Hayek et Rothbart sur ce site et vous changerez d’avis sur bien des sujets.
Désolé mais les arguments s’opposant à la privatisation de la SNCF ne tiennent pas.
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Je comprend votre coup de gueule, mais j'ai travaillé 25 ans à la Sncf et je sais de quoi je parle. j'ai fait les services administratifs, et je suis passé aux services actifs comme à la Suge en 3/8.
Croyez moi, la plupart des agents de la SNCF ne se tournent pas les pouces, loin de là. j'ai vu passé bon nombre de burnout et des dépressions graves. C'est pourquoi aussi certains se font arrêtés comme partout.
Il n'en demeure pas moins qu'il faut mettre en parallèle le peu de revenus des employés de la Sncf avec leur protection sociale qui se compensent. La Sncf a un statut protecteur, mais je trouve que ce n'est pas plus mal au lieu de se faire virer et licencier comme un malpropre.
Il appartient au RH de serrer la vis sur ceux qui "traînent la patte"... mais comme partout. La Sncf n'est pas un sanctuaire de vieux planqués.
Les gens ne connaissent pas la Sncf et parle sans savoir, hélas.
Je ne défend pas la SNCF en soi, car j'ai d'énormes reproches à lui faire, mais ce n'est pas dans ces critères.
j'avoue que faire un parallèle avec Airfrance est un peu osé, mais comme partout ce sont toujours les petits qui trinquent et qui partent avec moins de 1500 à la retraite et chialent car ils n'ont pas prévu que leurs avantages dégringoleraient quand ils toucheraient leur retraite. La Sncf vient de connaître depuis au moins 15 ans des restructurations très pénibles et je ne la reconnais plus.
les Services dans lesquels j'était sont détruits et délocalisés. Quelle pitié, et pourtant j'en suis parti avec plaisir car la dépression me tenait.
Croyez moi je ne fais pas un combat d'arrière garde, mais force est de reconnaître qu'il y aurait tout lieu de reprendre le macaron CGT rouge quand on voit ce qui se passe et pourtant, je ne ferais pas car leur combat n'est pas le mien pour d'autres motifs et jamais vous ne me verrez dans un défilé que intrinsèquement je honnie.
C'est un vaste sujet mais nous n'avons pas les renseignements de fonds pour nous prononcer définitivement. Ce qui est certain, c'est que ce ne sont pas les patrons qui se prennent des primes à gogos qui seront à la rue demain, pour les employés si ... que la cgt défend! Le problème est qu'ils touchent aussi des dons de l' Etat en millions et on peut les acheter comme on veut pour qu'ils calment leurs revendications.
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@ blitzel
Je ne connais pas la sncf (ni Air France d'ailleurs). En tant qu'ancien artisan, contribuable et père de famille, je constate simplement que cette entreprise a un trou tout de même phénoménal de 30Md d'€ si j'en crois votre commentaire. En tout cas un déficit abyssal. (comme la sécu, mais c'est un autre problème).
C'est tout simplement surréaliste! Et totalement anormal.
Des ministères comme la justice ou les armées sont nécessaires mais ne rapportent pas d'argent, ils sont financés par l'impôt.
A ma connaissance la sncf est un moyen de transport avec un coût au km, pour les passagers et les marchandises. Ceux qui l'utilisent payent.
Si ce moyen de transport pour des tas de raisons ne peut se rentabiliser en tout ou partie, il faut prendre les décisions qui s'imposent, même si elles sont radicales... Mais surtout être bien clair avec la population. Est-ce que l'impôt doit financer en partie cette entreprise alors que par exemple Air France semblerait faire des bénéfices de son côté???
Ou alors le transport par le rail est-il devenu en grande partie obsolète face au développement de la voiture, des transports en commun par route ou face à l'avion???
Mais encore une fois il faut être clair avec les utilisateurs car on ne peut pas raisonnablement passer son temps à remplir le tonneau des Danaïdes.
Et c'est là où se situe le problème des syndicats: ont-ils des propositions à faire de leur côté pour que la boutique arrive à joindre les 2 bouts ou se bornent-ils à défendre une situation qui dure depuis des décennies???




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Pour Airfrance je me réfère plus précisément sur le constat qu'a fait Jovanovic récemment, c'est tout à faite instructif, sur son blog, ca vaut vraiment le détour.(côté rémunération/profit).
voir :http://www.jovanovic.com/blog.htm
Je n'ai d'à priori ni pour la Scnf , ni pour Airfrance, car leurs statuts sont différents, mais côté profit, il y a du scandale dans l'air, peut-être pas pour les mêmes motifs, mais j'en ai marre d'entendre qu'une entreprise comme Airfrance qui a fait de lourd bénéfice ne les répercutent pas en petite partie sur les employés avec des délocalisations scandaleuses.
A la Sncf c'est différent, mais elle a toujours été en déficit et toujours supervisé par l' Etat. Celui-ci est dans le rouge depuis 10 ans au moins et ne peut plus se permettre de renflouer une Entreprise de cet ordre, c'est pourquoi aujourd'hui les Services de tout côté ont été remaniés ou abandonnés, Fret, Services gare, Directions centrales, Services annexes sanitaire et de sécurité avec la séparation Sncf et RFF, le Service contraventions. c'est devenu une usine à gaz. Si les trains sont réduits en rames (nombre de wagons), en nombre de passage et en horaire, sans compter le non renouvellement du matériel, avec des locos vétustes, il y a bien une raison, alors que depuis10/15 ans, la fréquentation n'a fait qu'augmenter du moins dans les grandes villes. Quid de la communication et des panneaux horaires, il y a des failles partout alors que nous sommes au numérique et que tout devrait marcher sur des roulettes.
Dans le temps, il n'y avait pas tous ces impondérables. le train partait à l'heure et on avait ni internet, ni soucis de trains en panne, etc. Chacun était présent et avait sa place.
Maintenant c'est le désert. Soit ils se débrouillent comme des manches, soit ils le font exprès.
Aujourd'hui il y a l' Europe ! Alors cette grande dame il faut l'aduler en sacrifiant ses enfants !
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@ blitzel Je ne connais pas la sncf (ni Air France d'ailleurs). En tant qu'ancien artisan, contribuable et père de famille, je constate simplement que cette entreprise a un trou tout de même phénoménal de 30Md d'€ si j'en crois votre commentaire. En tout  Lire la suite
merisier - 03/03/2018 à 20:00 GMT
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